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Posts Tagged ‘sounnah’

Ils sont ceux qui sont sur la voie des Compagnons et ceux qui les ont suivit dans la droiture, en s’accrochant au Livre et à la Sounnah, y mordant avec leurs molaires, et les laissant [le Qor’ân et la Sounnah] prendre le dessus sur toute affirmation ou manière d’agir, que ce soit dans la croyance ou les actes d’adoration tels que les contrats et transactions, le comportement, la politique et la vie sociale.

Ils sont ceux qui sont fermes en ce qui concerne les fondements de la religion et ses branches, sur ce qu’Allâh a fait descendre sur Son Serviteur et Messager (sallallahu ’alayhi wa sallam).

Ils sont ceux qui ont mis en place l’appel à cela avec tous les efforts, la sincérité et la ferme volonté.

Ils sont ceux qui portent le savoir du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam), en en expulsant toutes les distorsions de ceux qui ont exagéré et les affirmations illégitimes de gens du mensonge [de la fausseté] et les interprétations des ignorants.

Ils sont ceux qui observent et sont à l’affût de tout groupe qui a dévié du chemin de l’Islâm, tels que les Djahmites, les Mou’tazilites, et les Khawâridj, et les Mourji’ah, et les Qadariyah, et tous ceux qui ont dévié du chemin d’Allâh et ont suivi leurs passions, et ce, à toutes les époques, et dans tous les lieux.

Ils ne sont pas affectés par les reproches de ceux qui les blâment, pour la cause d’Allâh.

Ils sont le groupe que le Messager (sallallahu ’alayhi wa sallam) d’Allâh a loué et désigné dans sa parole :

« Il ne cessera d’y avoir un groupe de ma Ummah manifeste sur le chemin de la vérité, et qui n’est pas touché par ceux qui les délaissent ni par ceux qui s’opposent à eux, jusqu’à ce que l’Heure soit établie. » [1]

Ils sont le « Groupe Victorieux », ferme sur ce sur quoi le Messager (sallallahu ’alayhi wa sallam) et Ses Compagnons (radhiallâhu ’anhum) étaient, ceux qui ont été différenciés et distingués précisément lorsque le Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam) mentionna que cette Ummah se diviserait en 73 sectes, toutes allant au Feu excepté une et il fut demandé :

« Qui sont-ils, Ô Messager d’Allâh ? »

Il répondit : « Ils sont ceux qui sont sur ce sur quoi je suis moi et mes Compagnons. »

Et ce n’est pas quelque chose que nous disons avec exagération, ni une simple prétention, mais véritablement nous parlons d’une réalité dont les textes du Qor’ân et de la Sounnah témoignent, dont l’histoire témoigne, et dont leurs [c-a-d les gens du hadîth] paroles, leur condition, leurs écrits et travaux témoignent.

Ils sont ceux qui mettent devant leurs yeux la Parole d’Allah (traduction rapprochée) :

« Et tenez fermement au « habl » [câble/ corde] d’Allâh »

Et à Sa Parole (traduction rapprochée) :

« Que ceux, donc, qui s’opposent à son commandement prennent garde qu’une épreuve ne les atteigne ou que ne les atteigne un châtiment douloureux » [2]

Ils sont les plus assidus dans le fait de s’éloigner de désobéir aux ordres du Messager et les plus éloignés de la « fitnah » [discorde].

Ils sont ceux qui font de leur constitution (traduction rapprochée) :

« Non !… Par ton Seigneur ! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu’ils ne t’auront demandé de juger de leurs disputes et qu’ils n’auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu’ils se soumettent complètement (à ta sentence). » [3]

Ils sont ceux qui donnent au Qor’ân et à la Sounnah leur vraie valeur, et leur donne l’honneur et la vénération qu’ils méritent, leur donnant priorité au-dessus de toute parole humaine, et qui donnent préséance à leur guidance par-dessus la guidance de toute personne, et qui jugent par eux dans toutes les affaires avec une satisfaction totale, avec des cœurs dévoués et sans resserrement ni restriction, et ils se soumettent à Allâh et à Son Messager (sallallahu ’alayhi wa sallam) d’une soumission totale dans leur ’Aqîdah et leur adoration et leurs affaires.

 

Il sont ceux pour lesquels la Parole d’Allâh tient vrai que (traduction rapprochée) :

« La seule parole des croyants, quand on les appelle vers Allah et Son messager, pour que celui-ci juge parmi eux, est : « Nous avons entendu et nous avons obéi ». Et voilà ceux qui réussissent » [4]

Ils sont, après tous les Compagnons, et dont à leur tête sont les Califes bien guidés et les leaders des tabi’înes et à leur tête :

sortbook  Sa’îd Ibn al-Mousayyib [m. 90H],

sortbook  ’Urwah Ibn Zoubair [m. 94H],

sortbook  ’Alî Ibn al-Houssayn Zain al-’Âbidin [m. 93H],

sortbook  Mouhammad Ibn Hanafiyyah [m. 80H],

sortbook  ’Ubaydullâh Ibn ’Abdillâh Ibn ’Utbah Ibn Mas’oud [m. 94H],

sortbook  Salim Ibn ’Abdillâh Ibn ’Umar [m. 106H],

sortbook  Qâsim ibn Mouhammad Ibn Abî Bakr as-Sadiq [m. 106H],

sortbook  al-Hasan al-Basrî [m. 110H],

sortbook  Mouhammad Ibn Sîrîn [m. 110H],

sortbook  ’Umar Ibn ’Abdul-’Aziz [m. 101H]

sortbook  et Mouhammad Ibn Shihâb az-Zuhrî [m. 125H]

Puis les « Tabî’ at-Tâbi’în », et à leur tête :

sortbook  Imâm Mâlik [m. 179H],

sortbook  al-Awzâ’î [m. 157H],

sortbook  Sufyân Ibn Sa’îd ath-Thawrî [m. 161H],

sortbook  Sufyân Ibn Uyayna [m. 198H],

sortbook  Ismâ’îl Ibn Ubya [m. 193H],

sortbook  Layth Ibn Sa’d [m. 175H]

sortbook  et Abû Hanîfa an-Nou’mân [m. 150H ]

Puis ceux qui les ont suivit, et à la tête desquels :

sortbook  ’Abdullâh Ibn al-Mubârak [m. 181H],

sortbook  Waki’ Ibn al-Djarrâh [m. 197H],

sortbook  l’ Imâm Mouhammad Ibn Idris ash-Shâfi’î [m. 204H],

sortbook  ’Abdur-Rahmân Ibn Mahdî [m. 198H],

sortbook  Yahya Ibn Sa’id al-Qatân [m. 198H]

sortbook  et Afân Ibn Muslim [m.219H].

Puis leurs étudiants qui les ont suivit dans cette voie [méthodologie], et à la tête desquels :

sortbook  l’Imâm Ahmad ibn Hanbal [d. 241H],

sortbook  Yahya Ibn Ma’în [m. 233H]

sortbook  ’Alî Ibn al-Madinî [m. 234H]

Puis leurs étudiants tels que :

sortbook  Al-Bukhârî [m. 256H],

sortbook  Muslim [m. 261H],

sortbook  Abî Hâtim [m. 277H], Abî Zara’ [Abû Zur’ah] [m. 264H],

sortbook  Abû Dâwoud [m. 275H],

sortbook  at-Tirmidhî [m. 279H]

sortbook  et an-Nassâ’î [m. 303H] »

Puis ceux qui ont pris leur voie dans les générations qui leurs ont succédées comme :

sortbook  Ibn Djarîr [at-Tâbarî] [m. 310H],

sortbook  Ibn Khouzaymah [m. 311H],

sortbook  ad-Dâraqoutnî [m. 385H] à son époque,

sortbook  al-Khatib al-Baghdâdî [m. 463H]

sortbook  et Ibn ’Abdel-Barr an-Niwârî [m. 463H]

Et :

sortbook  ’Abd ul-Ghanî al-Maqdasî [m. 620H],

sortbook  Ibn Salâh [m. 643H],

sortbook  Ibn Taymiyyah [m. 728H],

sortbook  al-Mizzî [m. 743H], adh-Dhahabî [m. 748H],

sortbook  Ibn Kathîr [m. 774H]

et leurs contemporains et ceux qui vinrent après eux, et suivirent leurs pas en s’accrochant fermement au Livre et à la Sounnah jusqu’à ce jour.

Ce sont ceux qui sont désignés par : « Les gens du hadîth ». [5]

Notes

[1] Hadîth authentique, rapporté par Muslim (3/1523), Ahmad (5/278-279), Abû Dâwoûd (3/4), Tirmidhî (4/420), Ibn Mâdjah (1/4-5), al-Hâkim (4/449-450), at-Tabarânî dans Mou’djam al-Kabîr (7643) et Abû Dâwoûd at-Tayâlisî (p. 94, no. 689) – Authentifié par SHeikh al-Albânî dans « As-Sahîhah n°270-1955 »

[2] Coran 24/63

[3] Coran 4/65

[4] Coran 24/51

[5] kitâb « Makânat Ahl ul-Hadîth » – traduit par Bilal Davies – salafipublications.com

copié de manhajulhaqq.com

Cheikh Rabi Ibn Hadi al-Madkhali
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La différence entre la sounnah et le Coran

Le Coran est le fondement de la Loi islamique.  C’est la parole miraculeuse de Dieu, révélée au prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui), par l’intermédiaire de l’archange Gabriel.  Il nous a été transmis par tant de sources fiables que son authenticité historique est incontestable.  Il forme un livre en soi, tandis que sa récitation constitue une forme d’adoration.

Quant à la sounnah, elle est constituée de tout ce qui nous est parvenu du messager de Dieu en dehors du Coran.  Elle explique les lois du Coran ou les complète en les détaillant.  Elle fournit également des exemples pratiques sur l’application de ces lois.  On y retrouve des révélations directes de Dieu ou des décisions du Prophète qui furent confirmées ou approuvées par la révélation.  Par conséquent, la source de la sounnah est la révélation.

Le Coran est une révélation dont la récitation constitue un acte d’adoration, tandis que la sounnah n’est jamais récitée.  Mais il demeure que la sounnah est une révélation au même titre que le Coran et qu’elle doit être suivie et appliquée comme telle.  Le Coran a cependant la priorité sur la sounnah.  Le Coran est composé des paroles miraculeuses de Dieu, du début à la fin.  Quant à la sounnah, elle n’est pas toujours composée des paroles exactes de Dieu, mais plutôt de leur signification, expliquée par le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui).

La position de la sounnah au sein de la Loi islamique

Du vivant du messager de Dieu, le Coran et la sounnah étaient les deux sources uniques de la Loi islamique.

Le Coran contient les injonctions qui ont constitué, au départ, le fondement de la Loi, mais sans aller dans les détails ni dans la législation secondaire, à l’exception de quelques rares injonctions qui furent établies avec les principes généraux.  Ces injonctions ne peuvent être modifiées ni en fonction du temps ni en fonction des circonstances.  De même, le Coran contient les principes de la foi, établit les actes d’adoration, raconte les histoires des anciens peuples et fournit aux hommes une ligne de conduite morale.

La sounnah ne va jamais à l’encontre du Coran.  Elle explique les passages du Coran qui peuvent prêter à confusion, fournit des détails sur les passages rédigés en termes généraux et explique les injonctions coraniques.  La sounnah contient par ailleurs des injonctions qui n’apparaissent pas dans le Coran mais qui sont toujours en harmonie avec les principes coraniques et qui poursuivent les mêmes objectifs.

La sounnah est l’expression pratique du contenu du Coran et elle peut prendre plusieurs formes.  Parfois, elle se présente sous forme d’une action accomplie par le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui).  À d’autres moments, elle prend la forme d’une déclaration qu’il a faite en réponse à une situation donnée.  Parfois encore, elle prend la forme d’une déclaration ou d’une action d’un des compagnons qu’il n’a ni empêchée ni désapprouvée, sur laquelle il est demeuré silencieux ou au sujet de laquelle il a exprimé son approbation.

La sounnah explique et clarifie le Coran de diverses façons.  Elle explique, entre autres, comment accomplir les actes d’adoration prescrits par le Coran, de même que la façon d’appliquer les lois qu’il contient.  Par exemples, Dieu ordonne aux croyants de prier, mais sans mentionner à quels moments de la journée ni de quelle manière.  C’est le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) qui a enseigné la façon de prier aux musulmans.  Il leur a dit : « Priez comme vous m’avez vu prier. »

Par ailleurs, Dieu mentionne, dans le Coran, l’obligation du Hajj (pèlerinage) sans en expliquer les rites en détail.  Encore une fois, le Prophète a dit à ses fidèles :

« Prenez de moi les rites du Hajj. » (i.e. observez ma façon de faire et suivez mon exemple).

Aussi, dans le Coran, Dieu rend la zakat obligatoire sans préciser de quels biens, au juste, elle doit être prélevée.  Il ne mentionne pas non plus le montant minimal de biens à partir duquel la zakat devient obligatoire.  La sounnah, cependant, clarifie tout cela.

La sounnah précise certaines déclarations générales contenues dans le Coran.  Par exemple, Dieu dit :

« Voici ce que Dieu vous enjoint au sujet de (l’héritage à transmettre) à vos enfants : au fils, une part équivalente à celle de deux filles. » (Coran 4:11)

Il s’agit d’une règle générale, s’appliquant à chaque famille.  Mais la sounnah la précise davantage en y excluant les enfants des prophètes.  Le messager de Dieu a dit :

« Nous, prophètes, ne laissons aucun héritage.  Si nous laissons quelque chose, il s’agit d’une charité. »

La sounnah délimite certaines déclarations dont la portée n’est pas limitée, dans le Coran.  Par exemple, Dieu dit :

« …[et si] vous ne trouviez pas d’eau, alors ayez recours à de la terre pure et passez-en sur votre visage et vos mains… » (Coran 5:6)

Le verset ne mentionne pas jusqu’à quelle hauteur des mains il faut passer de la terre; est-ce jusqu’aux poignets ou jusqu’aux avant-bras?  La sounnah clarifie ce point avec l’exemple du Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui); lorsqu’il se retrouva dans cette situation, il se passa de la terre jusqu’aux poignets.

Parfois aussi, la sounnah met l’accent sur certains contenus du Coran ou fournit une législation secondaire pour certaines de ses lois.  Cela inclut tous les hadiths qui indiquent que la prière, la zakat, le jeûne et le Hajj sont obligatoires.

Un exemple où la sounnah apporte une législation secondaire pour une injonction coranique est la règle selon laquelle il est interdit de vendre des fruits avant qu’ils n’aient commencé à mûrir.  L’injonction coranique à la base de cette règle est la suivante :

« Ô vous qui croyez!  Ne dilapidez pas vos biens, entre vous, par pure vanité; mais faites des affaires par consentement mutuel. » (Coran 4:29)

La sounnah contient des règles qui ne sont pas mentionnées dans le Coran et qui ne viennent pas nécessairement éclaircir des choses mentionnées dans le Coran.  Un exemple de cela est l’interdiction de manger la viande d’âne et des prédateurs.  Un autre exemple est l’interdiction d’avoir pour épouses une femme et sa tante en même temps.  Ces règles, de même que les autres que l’on retrouve dans la sounnah, doivent être respectées.

L’obligation d’adhérer à la sounnah

L’une des conditions de la croyance en la prophétie est le fait d’accepter comme vrai tout ce que le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a dit.  Dieu a choisi Ses messagers parmi Ses adorateurs afin qu’ils transmettent Sa Loi aux hommes.  Dieu dit, dans le Coran :

« Dieu est plus à même de savoir à qui confier Son message. » (Coran 6:124)

Dieu dit également :

« Quelle est la mission des messagers sinon de transmettre le message en toute clarté? » (Coran 16:35)

Dieu a protégé Son messager de l’erreur, Il a protégé sa langue de toute parole qui irait à l’encontre de la vérité, et Il a protégé ses membres contre le fait de commettre toute mauvaise action.

De même, Dieu l’a protégé contre le fait d’approuver quoi que ce soit qui irait à l’encontre de la Loi islamique.  Il est la créature de Dieu la plus complète.  Cela est démontré par la façon dont Dieu le décrit, dans le Coran :

« Par l’étoile à son déclin!  Votre compagnon ne s’égare point et n’a pas été induit en erreur.  Et il ne prononce rien selon ses propres désirs. » (Coran 53:1-4)

Il est clair, à la lecture des hadiths, qu’en toutes circonstances, et même dans les circonstances les plus difficiles, jamais rien ne retenait le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) de dire la vérité.  Même s’il était fâché, il disait toujours la vérité.  Jamais il ne mentait, pas même par gestes, et jamais ses intérêts personnels ne le retenaient de dire la vérité.  Son seul et unique objectif était la satisfaction de Dieu, le Tout-Puissant.

Abdoullah bar al-Aas rapporte qu’il mettait par écrit tout ce que disait le messager de Dieu.  Puis, un jour, des hommes de la tribu de Qouraysh le lui interdirent en disant : « Quoi!  Tu écris tout ce que dit Mohammed alors que c’est un homme qui ne parle que sous l’effet de la colère et par satisfaction personnelle? »

Abdoullah b.Amr cessa alors d’écrire et rapporta leurs propos au messager de Dieu, qui lui dit :

 « Écris : car par Celui dans les mains duquel se trouve mon âme, rien d’autre que la vérité ne sort d’ici » (et il pointa sa bouche du doigt).

Le Coran, la sounnah et le consensus des juristes musulmans indiquent tous qu’obéir au messager de Dieu est obligatoire.   Dieu dit, dans le Coran :

« Ô vous qui croyez !  Obéissez à Dieu et obéissez au messager, ainsi qu’à ceux d’entre vous qui détiennent l’autorité.  Et si vous vous disputez au sujet de quoi que ce soit, reportez-vous à Dieu et au messager si vous croyez (vraiment) en Dieu et au Jour dernier. » (Coran 4:59)


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Selon les érudits musulmans, la sounnah est constituée du recueil des paroles du prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui), de ses déclarations, de ses actions, de ses approbations tacites, des traits de sa personnalité qui ont été rapportés, de sa description physique et de sa biographie.  Ces informations peuvent provenir de l’époque précédent sa mission prophétique ou de l’époque de sa mission comme telle.

Les déclarations du Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) incluent tout ce que ce dernier a dit au cours de diverses occasions.  Par exemple, on rapporte qu’il a dit :

« En vérité, les actions ne valent que par leurs intentions; alors chaque personne n’obtiendra que ce pour quoi elle a fait une action. »

Les actions du Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) incluent toutes ces actions qu’il a faites et qui ont été rapportées par ses compagnons.  Cela inclut, entre autres, sa manière de faire ses ablutions, sa manière de prier, et la façon dont il a accompli le Hajj (pèlerinage à la Mecque).

Ses approbations tacites incluent toutes les choses qu’ont dit ou fait ses compagnons et auxquelles il s’est montré favorable ou, à tout le moins, ne s’est pas objecté.  Toutes ces choses qu’il a tacitement approuvées sont aussi valides que ces choses qu’il a dites ou faites lui-même.

Un exemple de cela est l’approbation du Prophète lorsque ses compagnons décidèrent à quel moment prier au cours de la bataille de Bani Qouraydhah.  Le messager de Dieu leur avait dit :

« Nul d’entre vous ne doit accomplir sa prière de l’après-midi avant d’arriver à Bani Qouraydhah. »

Mais les compagnons n’arrivèrent à Bani Qouraydhah qu’après le coucher du soleil.  Certains prirent les paroles du Prophète au sens littéral et reportèrent leur prière d’après-midi, disant : « Nous ne prierons qu’après être arrivés là-bas. »  D’autres comprirent que le Prophète les poussait simplement à se dépêcher; ils s’arrêtèrent donc en chemin et firent leur prière de l’après-midi à l’heure.

Quand le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) apprit que chaque groupe avait pris une décision différente, il ne critiqua ni l’un ni l’autre.

On retrouve également des hadiths décrivant la personnalité du Prophète, tels que celui-ci, provenant de son épouse Aisha :

« Le messager de Dieu n’était jamais vulgaire ni indécent, et n’élevait jamais la voix lorsqu’il se trouvait au marché.  Il ne répondait jamais aux abus d’autrui en les abusant à son tour.  Il était plutôt tolérant et indulgent. »

La description physique du Prophète a été faite par plusieurs de ses compagnons, dont Anas :

« Le messager de Dieu n’était ni grand ni petit.  Sa peau n’était ni très claire ni foncée.  Et ses cheveux n’étaient ni très bouclés ni raides. »

Le lien entre la sounnah et la révélation

La sounnah est la révélation de Dieu à Son prophète.  Dieu dit, dans le Coran :

« … rappelez-vous le bienfait dont Dieu vous a gratifiés, ainsi que ce qu’Il vous a révélé du Livre et de la sagesse, par lesquels Il vous exhorte. » (Coran 2:231)

La sagesse dont il est question dans ce verset fait référence à la sounnah.  Le grand juriste ash-Shafi’i a dit : « Dieu mentionne le Livre, qui est le Coran.  J’ai entendu, de personnes que je considère comme des autorités en matière de Coran, que la sagesse est la sounnah du messager de Dieu (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui). »  Dieu a dit :

« Dieu a vraiment fait une faveur aux croyants en leur envoyant un messager issu d’eux-mêmes, qui leur récite Ses révélations, les purifie de leurs péchés et leur enseigne le Livre et la sagesse… » (Coran 3:164)

Il est clair, à la lecture du verset ci-dessus, que Dieu a révélé à Son prophète à la fois le Coran et la sounnah, et qu’Il lui a ordonné de transmettre ces deux révélations aux hommes.  Des hadiths attestent du fait que la sounnah est une révélation.  Mak’hool a rapporté que le messager de Dieu a dit :

« Dieu m’a donné le Coran et ce qui lui ressemble de la sagesse. »

Al-Miqdam b.Ma’di Karab a rapporté que le messager de Dieu a dit :

« J’ai reçu le Livre et quelque chose qui lui est similaire. »

Hisan b.Atiyyah a rapporté que l’archange Gabriel venait voir le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) avec la sounnah, de la même façon qu’il venait le voir pour lui transmettre le Coran.

Les opinions du Prophète ne se résumaient pas à ses pensées personnelles ou à son jugement sur une affaire; elles provenaient de la révélation de Dieu.  Le Prophète, on l’avait compris, était différent du commun des mortels; il était soutenu par la révélation.  Lorsqu’il usait de son raisonnement et que son jugement était bon, Dieu le confirmait; et s’il commettait une erreur, Dieu la corrigeait et le guidait vers la vérité.

C’est pour cette raison que l’on rapporte qu’un jour, le calife ‘Omar dit, du haut de sa chaire : « Ô vous qui m’écoutez!  Les opinions du messager de Dieu étaient bonnes uniquement parce que Dieu les lui révélait.  Quant à nos opinions, elles ne constituent que des pensées personnelles et des conjectures. »

La révélation reçue par le Prophète était de deux types :

A.    Révélation instructive : Dieu l’informait d’une chose par le biais de la révélation et ce, par divers moyens, tel que mentionné dans le verset coranique suivant :

« Il n’a été (donné) à aucun mortel que Dieu s’adresse à lui autrement que par révélation ou de derrière un voile, ou encore par l’envoi d’un messager, [un ange], qui révèle, avec Sa permission, Ses volontés à l’homme.  Certes, (Dieu) est le Très-Haut, le Sage. » (Coran 42:51)

Aisha a rapporté qu’al-Harith b.Hisham demanda un jour au Prophète de quelle façon il recevait la révélation.   Ce dernier lui répondit :

« Parfois, l’ange vient à moi dans un bruit de tintement de clochette et c’est la forme la plus éprouvante, pour moi.  Je sens comme un poids sur moi et je retiens ce que me dit l’ange.  Parfois encore, l’ange vient vers moi sous la forme d’un homme; il me parle et je mémorise tout ce qu’il me dit. »

Aisha dit :

« Je l’ai vu, lors d’une journée très froide, alors que la révélation descendait sur lui.  Lorsque ce fut terminé, son front était couvert de sueur. »

Il arrivait que des gens viennent poser une question au Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) et qu’il demeure silencieux jusqu’à ce qu’une révélation descende au sujet de la question posée.  Par exemple, les païens de la Mecque l’interrogèrent au sujet de l’âme, mais il demeura silencieux jusqu’à ce que Dieu révèle :

« Et ils t’interrogent au sujet de l’âme.  Dis : « L’âme relève de l’ordre de mon Seigneur; et on ne vous a donné que bien peu de connaissances. » (Coran 17:85)

On l’interrogea aussi sur la façon dont devait être divisé l’héritage, mais il ne répondit rien, jusqu’à ce que Dieu révèle :

« Voici ce que Dieu vous enjoint au sujet de (l’héritage à transmettre) à vos enfants… » (Coran 4:11-12)

B.    Révélation affirmative : Ce sont les fois où le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a usé de son jugement personnel.  Si son jugement était bon, la révélation venait le confirmer; et s’il était mauvais, la révélation venait le corriger, devenant ainsi une révélation instructive.  La seule différence, dans ces cas, étant que la révélation était le résultat d’une action faite par le Prophète.

Lorsque le Prophète prenait une décision personnelle sur un cas particulier, Dieu approuvait sa décision par révélation si sa décision était bonne.  Et si Dieu n’aimait pas la décision qu’il avait prise, il la corrigeait par révélation afin de protéger l’intégrité de la religion.  Car jamais Dieu n’aurait permis à Son messager de transmettre aux gens une information erronée, qui les aurait menés vers l’erreur à leur tour.  Cela aurait contredit la sagesse d’envoyer des messagers aux gens, lesquels auraient alors eu des arguments contre Dieu.  Le Prophète était donc protégé contre ses propres erreurs, la révélation le corrigeant au fur et à mesure.

Les compagnons du Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) savaient que son approbation tacite équivalait à l’approbation de Dieu, car du vivant du Prophète, s’ils faisaient quoi que ce soit de contraire à l’islam, la révélation descendait pour condamner leur acte.

Par exemple, Jabir, un des compagnons du Prophète, raconte : « Nous avions l’habitude de pratiquer le coïtus interruptus[1]  du temps du messager de Dieu. »  Soufyan, un des narrateurs de ce hadith, l’a ainsi commenté : « Si une chose comme celle-là avait été interdite, le Coran l’aurait prohibée. »


Footnotes:

[1] Coïtus interruptus : durant l’acte intime, le retrait du pénis avant l’éjaculation.

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Une image de la terre montrant ses couches intérieures.  Windows to the Universe (http://www.windows.ucar.edu) à l’University Corporation for Atmospheric Research (UCAR).  ©1995-1999, 2000 The Regents of the University of Michigan; ©2000-05 University Corporation for Atmospheric Research.  

La sounnah du prophète Mohammed est la deuxième source de révélation en islam.  Comme le Coran, elle contient des informations à caractère scientifique qui n’étaient pas connues à l’époque.  Parmi ces informations miraculeuses, on retrouve les « sept terres » mentionnées par le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui).  Voici deux exemples de hadiths où il les a  mentionnées :

Hadith 1

Abou Salamah rapporte qu’une dispute éclata entre lui-même et d’autres personnes (au sujet d’un terrain).  Lorsqu’il en fit part à ‘Aisha (l’épouse du Prophète), elle lui dit : « Ô Abou Salamah!  Ne prends aucune terre injustement, car le Prophète a dit :

 « Quiconque s’approprie injustement ne serait-ce qu’un empan de terre se le verra suspendu autour du cou, au jour du Jugement, son étendue prise dans les sept terres. »  (Sahih al-Boukhari, « le livre de l’oppression »)

Hadith 2

Salim a rapporté que, selon son père, le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a dit :

 « Quiconque s’approprie injustement une parcelle de terre sera précipité au fond des sept terres au jour de la Résurrection. » (Sahih al-Boukhari, « le livre de l’oppression »)

Les hadiths mentionnés ci-dessus interdisent l’oppression en général, et plus particulièrement de s’approprier injustement une parcelle de terre appartenant à autrui.  Quelles sont les sept terres auxquelles ils font référence?

Des études en géologie ont démontré que la terre est composée de sept couches, identifiées à partir du centre jusqu’à la couche externe comme suit :

(1)  Noyau interne solide : 17% de la masse terrestre, profondeur de 5,150 à 6,370 kilomètres

Le noyau interne est solide et n’est pas attaché au manteau; il est suspendu dans le noyau externe liquide.  On croit qu’il s’est solidifié sous l’effet d’extraordinaires pressions, ce qui se produit avec la plupart des liquides soumis à des baisses de température et à des hausses de pression.

(2)  Noyau externe liquide : 30,8% de la masse terrestre, profondeur de 2,890 à 5,150 kilomètres

Le noyau externe est composé d’un liquide brûlant conducteur d’électricité qui transfère l’énergie par convection.  Cette couche conductrice s’allie à la rotation de la Terre pour créer un effet dynamo maintenant un système de courants électriques connus sous le nom de champ magnétique de la Terre.  Il est également responsable des légères secousses dans la rotation de la Terre.  Cette couche n’est pas aussi dense que le serait du pur fer en fusion, ce qui indique la présence d’éléments plus légers.  Les scientifiques soupçonnent qu’environ 10% de cette couche est composé de soufre et/ou d’oxygène car ces éléments sont abondants dans le cosmos et se dissolvent facilement dans le fer en fusion.

(3)  La couche « D » : 3% de la masse terrestre, profondeur de 2,700 à 2,890 kilomètres.

Cette couche fait de 200 à 300 kilomètres d’épaisseur et représente environ 4% du manteau.  Bien qu’elle soit souvent identifiée comme faisant partie du manteau inférieur, des discontinuités sismiques suggèrent que la couche « D » diffère, chimiquement, du manteau inférieur.  Des scientifiques supposent que ce qui la compose s’est soit dissout dans le noyau, ou a réussi à passer au travers du manteau sans atteindre le noyau à cause de sa densité.

(4)  Manteau inférieur : 49,2% de la masse terrestre, profondeur de 650 à 2,890 kilomètres.

Le manteau inférieur forme 72,9% de la masse totale du manteau et est probablement composé essentiellement de silicone, de magnésium et d’oxygène.  Il contient aussi probablement du fer, du calcium et de l’aluminium.  Les scientifiques font ces déductions en présumant que la Terre contient des proportions d’éléments cosmiques similaires à celles qui se trouvent dans le soleil et dans les météorites primitives.

(5)  Manteau intermédiaire (région transitoire) : 7,5% de la masse terrestre, profondeur de 400 à 650 kilomètres.

La région transitoire, parfois appelée la couche fertile, forme 11,1% de la masse du manteau et constitue la source du magma basaltique.  Elle contient aussi du calcium, de l’aluminium et du grenat, qui est un minerai de silicate d’aluminium.  À cause du grenat, cette couche devient très dense lorsque refroidie.  Elle devient légère lorsque chaude parce que les minerais fondent facilement pour former du basalte, qui peut alors s’élever à travers les couches supérieures du magma.

(6)  Manteau supérieur : 10,3% de la masse terrestre, profondeur entre 10 et 400 kilomètres.

Le manteau supérieur forme 15,3% de la masse totale du manteau.  Des fragments ont été extraits près de montagnes érodées et de volcans.  L’olivine (Mg, Fe) 2Si04 et le pyroxène (Mg, Fe) Si03 sont les principaux minerais qu’on y a trouvés.  Ceux-ci, de même que d’autres minerais, sont réfractaires et cristallins à hautes températures; par conséquent, la plus grande partie s’échappe du magma montant et soit se transforme en de nouveaux éléments, soit ne quitte jamais le manteau.  On présume qu’une partie du manteau supérieur appelée l’asthénosphère est partiellement en fusion.

(7)  Lithosphère : 0,099% de la masse terrestre, profondeur  entre 0 et 10 kilomètres.

La couche rigide superficielle de la Terre, constituée de la croûte et du manteau supérieur, est appelée lithosphère.  La croûte océanique forme 0,147% de la masse du manteau.  Pour la plus grande partie, la croûte de la Terre s’est formée à partir d’activités volcaniques.  Les dorsales océaniques, un réseau d’activité volcanique que l’on peut suivre sur plus de 60 000 kilomètres génère près de 17 km3 de nouvelle croûte océanique par année, recouvrant le fond sous-marin de basalte.  On trouve des coussins de basalte accumulé, entre autres, à Hawaï et en Islande.

Cette image montre une coupe transversale de la croûte terrestre et de la partie supérieure du manteau.  On y voit les plaques tectoniques de la lithosphère (composées de la croûte et de la partie supérieure du manteau) se mouvant au-dessus de l’asthénosphère. Windows to the Universe, à (http://www.windows.ucar.edu) at the University Corporation for Atmospheric Research (UCAR).  ©1995-1999, 2000 The Regents of the University of Michigan; ©2000-05 University Corporation for Atmospheric Research.  Croûte continentale : 0.374% de la masse terrestre; profondeur entre 0-50 kilomètres.

La croûte continentale forme 0,554% de la masse du manteau.  C’est la partie superficielle de la Terre, composée essentiellement de roches cristallines.  Ce sont des minéraux légers de faible densité comprenant surtout du quartz (SiO2) et du feldspath (minéral à base de silicate).  Les croûtes océanique et continentale forment la surface de la Terre et donc, la partie la plus froide de notre planète.  Parce que les roches froides se déforment très lentement, nous appelons cette enveloppe rigide superficielle la lithosphère (couche rocheuse).

Cette image montre les sept couches de la Terre.  (Adaptée de Beatty, 1990).

Conclusion

Les sept couches de la Terre ont donc bel et bien été mentionnées par le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui).  Le miracle est double :

(1)  L’expression utilisée dans le hadith (il sera précipité au fond des sept terres au jour de la Résurrection) indique la stratification de ces sept « terres » autour d’un centre.

(2)  L’exactitude avec laquelle le Prophète fait référence aux sept couches intérieures de la Terre.

Il y a 1400 ans, la seule façon, pour un habitant du désert, de connaître ces faits était par révélation divine.

Références

Beatty, J. K. et A. Chaikin, eds.  The New Solar System.  Massachusetts: Sky Publishing, 3e édition, 1990.

Press, Frank et Raymond Siever.  Earth.  New York: W. H. Freeman and Company, 1986.

Seeds, Michael A. Horizons. Belmont, California: Wadsworth, 1995.

El-Najjar, Zaghloul.  Treasures In The Sunnah: A Scientific Approach: Cairo, Al-Falah Foundation, 2004.

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