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Posts Tagged ‘Sahih al-Boukhari’

C’est en fonction de leurs besoins que Dieu facilite les choses aux hommes; Il les rend plus accessibles au fur et à mesure que leurs besoins augmentent.  L’air, l’eau et le soleil sont nécessaires à la survie humaine et c’est pourquoi Dieu les a rendus disponibles à tous.  Mais le plus grand besoin de l’homme est  celui de connaître son Créateur; et Dieu lui a rendu cette tâche facile.  Les preuves de l’existence de Dieu sont de natures diverses.  Les choses de la création sont, chacune à sa façon, des preuves de l’existence de leur Créateur.  Certaines preuves sont si évidentes que le commun des mortels est capable d’y voir l’œuvre du Créateur, comme c’est le cas pour le cycle de la vie et de la mort, par exemple.  D’autres voient l’œuvre du Créateur dans les théorèmes mathématiques, les constantes universelles de la physique ou le développement embryonnaire :

« Certes, dans la création des cieux et de la terre, dans l’alternance de la nuit et du jour, il y a des signes pour les gens doués d’intelligence… » (Coran 3:190)

Et comme pour l’existence de Dieu, les hommes ont besoin de preuves pour établir la véracité des prophètes qui ont parlé en Son nom.  Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui), comme les autres prophètes avant lui, a soutenu qu’il était un prophète de Dieu et, dans son cas, le dernier des prophètes envoyés par Dieu.  Les preuves le confirmant sont nombreuses.  Certaines sont très évidentes tandis que d’autres se révèlent à l’issue d’une profonde réflexion.

Dieu dit, dans le Coran :

« Ne suffit-il pas que ton Seigneur soit témoin de toute chose? » (Coran 41:53)

Le témoignage de Dieu en soi est suffisant et se passe de preuves supplémentaires.  Il se révèle par :

(a) Les révélations qu’Il a faites aux prophètes précédents, dans lesquelles la venue de Mohammed était prophétisée.

(b)            Les actes de Dieu comme tels, c’est-à-dire Ses signes et miracles par lesquels Il a soutenu la revendication de Mohammed.

Comment cela s’est-il passé aux premiers jours de l’islam?  Comment les premiers croyants ont-ils été convaincus que Mohammed était véritablement le prophète de Dieu?

La première personne à croire en la mission prophétique de Mohammed fut sa propre épouse, Khadija.  Lorsqu’il revint chez lui tremblant de peur après avoir reçu, pour la première fois, la révélation divine, il trouva réconfort auprès d’elle :

« Jamais!  Par Dieu, jamais Dieu ne te déshonoreras!  Tu gardes de bonnes relations avec tes parents et amis, tu aides les pauvres et les miséreux, tu sers généreusement tes invités, et assiste ceux qui sont victimes de calamités. » (Sahih al-Boukhari)

Elle voyait en son mari un homme que jamais Dieu n’humilierait à cause de ses nombreuses vertus, dont l’honnêteté, la justice et l’assistance aux pauvres.

Son ami le plus proche, Abou Bakr, qui le connaissait depuis toujours et qui avait à peu près le même âge que lui, a cru dès l’instant où il a entendu de la bouche de Mohammed : « Je suis le messager de Dieu », sans attendre de confirmation ultérieure, car le livre ouvert que constituait jusque-là la vie de son ami lui suffisait.

Une autre personne qui a répondu à son appel sur-le-champ fut ‘Amr b. Abasa Soulami.  Il raconte :

« Avant l’islam, je croyais que les gens étaient dans l’erreur et qu’ils ne suivaient pas la bonne voie, car ils adoraient des idoles.  Puis, j’entendis parler d’un homme qui prêchait à la Mecque, alors j’allai le voir et je lui demandai : « Qui es-tu? »  Il me répondit : « Je suis un prophète ».  Et moi de demander : « Qu’est-ce qu’un prophète? »  Et lui de répondre : « Dieu m’a envoyé. »  Je lui demandai alors : « Avec quoi t’a-t-Il envoyé? »  Il me répondit : « J’ai été envoyé pour unir les liens de parenté, pour détruire les idoles et pour proclamer l’unicité de Dieu afin que rien ne Lui soit associé (dans l’adoration). »  Je dis : « Qui est avec toi [i.e. qui te suit]? »  Il me dit : « Un homme libre et un esclave [faisant référence à Abou Bakr et à Bilal, un esclave qui avait embrassé l’islam]. »  Je dis enfin : « J’ai l’intention de te suivre. » (Sahih Mouslim)

Dimad était un guérisseur du désert qui intervenait surtout dans les cas de maladies mentales.  Lors d’une de ses visites à la Mecque, il entendit des Mecquois affirmer que Mohammed était fou!  Confiant en ses capacités, il se dit en lui-même : « Si j’arrive à rencontrer cet homme, peut-être Dieu le guérira-t-Il par mon intermédiaire. »  Dimad rencontra le Prophète et lui dit : « Mohammed, je suis capable de protéger celui qui souffre d’une maladie mentale ou qui est victime de sorcellerie, et Dieu guérit qui Il veut par mon intermédiaire.  Souhaites-tu être guéri? »  Le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) répondit en commençant par les paroles qu’il utilisait habituellement au début de ses sermons :

« Toutes les louanges et tous les remerciements sont pour Dieu.  Nous Le louons et nous implorons Son aide.  Celui que Dieu guide, nul ne peut l’égarer; et celui qu’Il laisse s’égarer, nul ne peut le guider.  J’atteste que nul ne mérite d’être adoré en dehors de Dieu; Il est Unique, Il n’a aucun associé, et Mohammed est Son serviteur et messager. »

Dimad, saisi par la beauté de ces paroles, lui demanda de les répéter, puis il dit : « J’ai entendu les paroles des devins, des sorciers et des poètes, mais jamais je n’ai entendu de telles paroles; elles atteignent les profondeurs des océans.  Donne-moi ta main afin que je te prête serment d’allégeance. »[1]

Après que Gabriel eût transmis la première révélation au Prophète, son épouse Khadija l’amena voir son vieux cousin, Waraqa bin Nawfal, un érudit chrétien, afin de discuter de ce qui venait de se produire.  Waraqa reconnut Mohammed, car il avait lu dans la Bible les prophéties qui faisaient référence à lui, et il confirma :

« Il s’agit du même Gardien des Secrets [i.e. l’Ange Gabriel] qui vint voir Moïse. »  (Sahih al-Boukhari)

Le visage d’une personne se révèle souvent être une fenêtre sur son âme.  Abdoullah bin Salam, chef des rabbins de Médine, à l’époque, regarda Mohammed, lorsque ce dernier arriva à Médine, et s’exclama :

« Dès le moment où je vis son visage, je sus que ce n’était pas le visage d’un menteur! » (Sahih al-Boukhari)

Nombreux sont ceux, dans l’entourage du Prophète, qui bien qu’ils n’acceptèrent pas l’islam, ne doutèrent jamais de son caractère véridique; pour la plupart, ils refusèrent d’embrasser l’islam pour des raisons diverses.  Son oncle Abou Talib l’assista toute sa vie durant, reconnut la sincérité de Mohammed, mais refusa toujours d’abandonner la religion de ses ancêtres car il avait honte de renier son héritage et préférait ne pas compromettre son statut social.


Footnotes:

[1] Sahih Mouslim.

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La hijrah, en l’an 622

Pendant que les musulmans fuyaient la Mecque par petits groupes, le Prophète, en compagnie de quelques proches, attendait l’ordre divin qui lui permettrait d’aller rejoindre les autres à Yathrib.  Quand l’ordre descendit enfin, il donna son manteau à Ali et le fit étendre sur son lit de sorte que quiconque aurait l’idée de regarder à l’intérieur croirait le voir, lui.  Les assassins devaient frapper au moment où il sortirait de chez lui, durant la nuit ou tôt le matin.  Il savait qu’ils ne feraient aucun mal à Ali.  Ils entouraient déjà sa maison lorsqu’il en sortit en douce, sans être vu.  Il se rendit chez Abou Bakr et ils allèrent tous deux se réfugier dans une caverne située dans une montagne déserte; ils y restèrent cachés jusqu’à ce que l’agitation et les clameurs s’estompent.  À la tombée de la nuit, le fils, la fille et le berger d’Abou Bakr leur apportaient de la nourriture et les informaient des dernières nouvelles.  Une fois, un groupe de recherche ennemi passa si près de leur cachette qu’ils arrivaient à saisir leurs paroles.  Abou Bakr eut peur et dit : « Ô Messager de Dieu!  Si l’un d’eux vient à regarder vers le bas, il nous verra! »  Mais le Prophète répondit :

« Que penses-tu de deux personnes dont le troisième compagnon est Dieu?  Ne crains rien, car Dieu est avec nous. » (Sahih al-Boukhari)

Lorsque le groupe de recherche s’éloigna, Abou Bakr envoya demander qu’on apporte des chameaux et un guide à la tombée du jour, puis ils entreprirent le voyage jusqu’à Yathrib.

Après avoir voyagé durant plusieurs jours en empruntant des chemins peu fréquentés, ils atteignirent une banlieue de Yathrib appelée Qoubaa.  À cet endroit, comme les gens avaient entendu dire que le Prophète avait quitté la Mecque, ils sortaient chaque matin, grimpaient sur les collines pour guetter au loin sa venue, jusqu’à ce que la chaleur insupportable les force à rentrer.  Le Prophète et ses compagnons de voyage arrivèrent en milieu de journée, après que les gens se soient retirés chez eux.  Un juif qui était à l’extérieur les vit approcher et informa les musulmans que ceux qu’ils attendaient étaient enfin arrivés.  Les musulmans sortirent les accueillir.

Le Prophète resta quelques jours à Qoubaa, où il établit les fondations de la première mosquée de l’histoire de l’islam.  Entre-temps, Ali, qui avait quitté la Mecque à pied trois jours après le Prophète, était lui aussi arrivé.  Le Prophète, ses compagnons de la Mecque et les « alliés » de Qoubaa se rendirent avec lui à Médine, où les gens attendaient leur arrivée avec impatience.

Les habitants de Médine (Yathrib) n’avaient jamais connu un jour plus heureux que celui-là.  Anas, un proche compagnon du Prophète, a raconté :

« J’étais présent le jour où le Prophète arriva à Médine et je n’ai jamais connu un jour meilleur et plus heureux que celui-là.  J’étais présent, également, le jour où il quitta ce monde et je n’ai jamais connu un jour plus sombre que celui-là. »  (Ahmed)

Chaque famille de Médine espérait que le Prophète viendrait s’installer chez elle et certaines personnes tentèrent même de diriger sa chamelle vers leur maison.  Mais il les arrêta et dit :

« Laissez-la, car elle est guidée par Dieu. »

Elle dépassa plusieurs maisons, puis elle s’arrêta et s’agenouilla sur la terre de Banou Najjaar.  Le Prophète n’en descendit pas tout de suite; elle se releva, marcha un peu, puis se retourna et revint au même endroit et s’agenouilla de nouveau.  Alors le Prophète en descendit.  Il était satisfait du choix de sa chamelle, car Banou Najjaar comptait ses oncles maternels parmi ses membres et il souhaitait les honorer en allant chez eux.  Lorsque des membres de la famille commencèrent à sortir de leur maison pour l’inviter à y entrer, un certain Abou Ayyoub s’avança vers sa monture et la guida vers sa maison.  Le Prophète dit :

« Un homme suit sa monture. »  (Sahih al-Boukhari, Sahih Mouslim)

La première tâche qu’il entreprit, à Médine, fut la construction d’une mosquée.  Il envoya chercher les deux garçons qui possédaient la palmeraie qui occupait le terrain qu’il avait choisi pour sa construction et leur en demanda le prix.  Ils répondirent : « Nous t’en faisons cadeau, ô prophète de Dieu! ».  Le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) refusa toutefois leur offre, les paya et construisit une mosquée à cet endroit, participant lui-même aux travaux.  Tout en travaillant, les gens l’entendirent prononcer les paroles suivantes :

« Ô Dieu!  La seule vie est celle de l’au-delà.  Pardonne aux alliés et aux émigrants.  (Sahih al-Boukhari)

La mosquée servait de lieu de prière pour les musulmans.  La prière, qui avait jusque-là été un acte individuel accompli en secret, était maintenant accomplie ouvertement et elle était devenue le symbole de la société musulmane.  L’époque où les musulmans et l’islam étaient opprimés et écrasés était révolue.  Maintenant, le adhan, c’est-à-dire l’appel à la prière, serait prononcé à voix haute et son appel retentirait jusque dans chaque maison afin de rappeler à chaque musulman de respecter ses obligations envers son Créateur.  En plus d’être un lieu de prière, la mosquée était une école où les musulmans apprenaient les divers éléments de leur religion, un lieu de rencontre où les différends de divers groupes étaient résolus et un lieu administratif à partir duquel on gérait les affaires sociales; c’était un véritable symbole de la façon dont l’islam englobe toutes les facettes de la vie quotidienne.  On s’acquittait de toutes ces tâches en ce lieu que l’on avait construit à partir des troncs des palmiers qui y étaient déjà et dont le toit avait été fait à partir des branches de ces mêmes palmiers.

Lorsque la construction de la mosquée fut terminée, il construisit également des maisons de chaque côté de celle-ci pour sa famille, encore une fois à partir des troncs de palmiers.  La mosquée et la maison du Prophète à Médine sont toujours là, de nos jours.

La hijrah était terminée.  C’était le 23 septembre 622 et l’ère islamique (le calendrier musulman) commence à partir de ce jour-là.  C’est également ce jour-là  que Yathrib fut rebaptisée : on lui donna le nom de Madinat-oun-Nabi, c’est-à-dire la Cité du Prophète, communément appelée Médine.

C’est ainsi que se déroula la hijrah, l’émigration de la Mecque à Yathrib.  Les treize années d’humiliation, de persécution, de succès mitigé et d’une mission prophétique difficile à mener faisaient maintenant partie du passé.

C’était le début de dix années de succès à venir, du plus grand succès ayant jamais couronné les efforts d’un homme.  Jusque-là, il n’avait été qu’un prêcheur.  Mais à partir de ce moment, il devint le dirigeant d’un État, d’abord un tout petit État qui, en l’espace de dix ans, allait devenir l’empire d’Arabie.  La hijrah marque une division claire dans l’histoire de la mission du Prophète, division que l’on retrouve également dans le Coran.  Les révélations de Dieu dont lui et ses fidèles avaient besoin, maintenant, n’étaient pas du même genre que celles dont ils avaient eu besoin lorsqu’ils étaient opprimés, à la Mecque.  C’est pourquoi, dans le Coran, les sourates révélées à la Mecque diffèrent de celles révélées à Médine; les premières s’adressent aux individus et à leurs états d’âme, de même qu’au Prophète en tant qu’avertisseur, tandis que les autres s’adressent surtout aux musulmans en tant que communauté sociale et politique et au Prophète en tant qu’exemple à suivre, législateur et réformateur.

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C’est durant cette période de sa vie que Mohammed commença à faire des rêves agréables, qu’il voyait ensuite se réaliser. Il ressentait aussi un besoin grandissant de solitude et c’est pourquoi il prit l’habitude de se retirer dans les montagnes rocheuses entourant la Mecque pour aller y méditer. Il se retirait plusieurs jours à la fois, emportant avec lui des provisions. Sous la lumière aveuglante du jour et au cours des nuits claires du désert, quand le scintillement des étoiles est si vif qu’il pénètre l’œil, entouré des « signes » de Dieu, sa retraite le préparait, sans qu’il ne le sache encore, à recevoir une importante révélation et à se voir confier une mission colossale : devenir prophète et transmettre à son peuple et à l’humanité tout entière la vérité provenant de Dieu.

Il reçut la première révélation au cours d’une des dernières nuits du mois de ramadan, connue comme la « nuit du destin » (laylat-oul-qadr) chez les musulmans.

La grotte de Hira (vue aérienne). Le prophète Mohammed y méditait souvent. C’est là qu’il reçut les premières révélations du Coran.

Il était seul dans la grotte du Mont Hira quand il fut soudain interpellé par l’ange de la révélation, Gabriel, le même qui était allé voir Marie, la mère de Jésus. L’ange l’étreignit et lui ordonna : « Iqra! » (Lis!). Il dit: « Je ne sais pas lire! ». L’ange répéta deux fois son ordre et obtint chaque fois la même réponse de la part de Mohammed. Alors il agrippa solidement ce dernier puis, relâchant un peu son étreinte, il lui révéla :

« Lis : au nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l’homme (à partir) d’un caillot (de sang). Lis! Ton Seigneur est le Très Généreux, qui a enseigné par la plume, a enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas. » (Coran 96:1-5)

C’est ainsi que débuta l’extraordinaire histoire de l’ultime révélation de Dieu à l’humanité, révélation qui demeure en vigueur jusqu’à la fin des temps. La rencontre d’un Arabe, il y a quatorze siècles, avec un être sorti tout droit du domaine de l’invisible fut un événement d’une importance si capitale qu’il allait bouleverser des peuples entiers à travers le monde, affecter la vie de centaines de millions d’hommes et de femmes, amener la construction de grandes cités et l’éclosion de grandes civilisations, provoquer la défaite de puissantes armées et faire renaître de leurs cendres des splendeurs insoupçonnées. Cet événement allait également amener des foules aux portes du Paradis. Le mot iqra, se répercutant dans les vallées du Hijaz, brisa le moule dans lequel était coulé le monde; et cet homme, seul parmi les rochers, prit sur ses épaules un fardeau tel qu’il aurait fait s’écrouler les montagnes s’il était descendu sur elles.

Le prophète Mohammed avait quarante ans et avait donc atteint un âge mûr. Cette rencontre extraordinaire provoqua une peur intense chez lui. Terrifié, l’homme qui dévala la montagne à toutes jambes pour aller se réfugier dans les bras de sa femme Khadija n’était plus le même que celui qui l’avait gravie pour aller méditer dans une grotte.

Alors qu’il dévalait la montagne comme s’il était poursuivi, il entendit une puissante voix crier : « Mohammed! Tu es le messager de Dieu et je suis Gabriel! ». Il dirigea son regard vers le ciel et vit Gabriel, énorme, qui occupait tout l’horizon. Dans toutes les directions, il ne voyait que lui. Il courut jusque chez lui, entra en trombe et dit, haletant, à sa femme : « Couvre-moi! Couvre-moi! ». Elle le fit s’allonger et le couvrit d’un manteau. Puis, dès qu’il eut recouvré ses esprits, il lui raconta ce qu’il venait de vivre. Il avait peur, il craignait pour sa vie. Mais elle le rassura :

« Jamais Dieu ne te déshonorera. Tu entretiens de bonnes relations avec ta famille, tu aides les pauvres, tu sers tes invités généreusement et tu portes secours aux victimes de calamités. » (Sahih al-Boukhari)

Elle voyait en son mari un homme que jamais Dieu n’humilierait car il était juste, honnête et altruiste. La toute première personne à croire en lui fut donc sa propre épouse, Khadija. Elle alla voir son oncle, Waraqa, un savant versé dans la Bible. Après l’avoir écoutée raconter l’expérience de son mari, il reconnut en lui l’homme que la Bible décrivait comme le prophète attendu, et il confirma que ce qui lui était apparu dans la grotte était bel et bien l’ange Gabriel, l’ange de la révélation :

« Il s’agit du Gardien des secrets (Gabriel), apparu à Moïse. » (Sahih al-Boukhari)

Le Prophète continua de recevoir des révélations jusqu’à sa mort, révélations que ses compagnons mémorisèrent et mirent par écrit sur des peaux de mouton et autres supports.

Le Coran ou « récitation »
Les paroles transmises à Mohammed par Gabriel sont considérées comme sacrées par les musulmans et ne sont jamais confondues avec celles qu’il a lui-même émises. Les premières forment le Livre sacré, le Coran, tandis que les secondes ont été recueillies sous forme de hadiths. Comme Gabriel récitait oralement le Coran au Prophète, ce Livre sacré est connu sous le nom d’Al-Qour’ane, i.e. « la récitation », la récitation de l’homme qui ne savait pas lire.

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« Je l’ai vu lors d’une nuit de pleine lune et il portait une tunique rouge. Je me mis ensuite, tour à tour, à le regarder et à regarder la lune et voilà que soudain, je le trouvai plus beau que la lune. » (at-Tirmidhi)

Voilà comment Jabir Ibn Samoura a décrit le dernier des prophètes, le chef des pieux, le prince des croyants, l’Élu du Tout Miséricordieux – Mohammed, le Messager de Dieu.

Son visage était agréable, de forme arrondie et de teint clair.  Ses cheveux recouvraient ses oreilles.  Sa barbe était noire et drue.  Lorsqu’il était content, son visage s’illuminait.  Il ne riait jamais aux éclats, mais souriait largement.  Ses yeux étaient de couleur sombre, il avait de longs cils, et il possédait des sourcils joliment courbés.  Lorsque Abdoullah ibn Salam, le grand rabbin de Médine, le vit pour la première fois, il déclara qu’un visage aussi noble ne pouvait être celui d’un menteur.

Il était de taille moyenne, ni grand ni petit.  Il marchait légèrement incliné vers l’avant.  Il portait des sandales de cuir brun et ses pantalons lui descendaient jusqu’à mi-mollet et parfois, juste au-dessus des chevilles.

Sur son dos, et plus précisément sur son omoplate gauche, se trouvait le « sceau de la prophétie ».  Il s’agissait d’une tache de la taille d’un œuf de pigeon, à l’intérieur de laquelle il y avait des points ressemblant à des grains de beauté.  On disait des paumes de ses mains qu’elles étaient plus douces que le brocart.

On détectait sa présence à distance à cause du doux parfum qu’il dégageait.  On disait que ses gouttes de sueur étaient semblables à des perles.  Il est même arrivé que certains de ses compagnons récoltent sa sueur pour la mélanger à leurs propres parfums, ce qui rendait ces derniers encore plus sublimes.

Selon la doctrine islamique, si une personne voit le Prophète en rêve et que cette vision correspond parfaitement à la description que l’on en fait, c’est qu’elle l’a réellement vu, car aucun diable ne peut revêtir son apparence.

Le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) était du genre silencieux et pouvait passer de longues périodes sans parler.

Lorsqu’il parlait, il ne disait que la vérité et ce, d’une voix agréable à entendre.  Il ne parlait pas rapidement comme font beaucoup de gens de nos jours; il s’exprimait de façon très claire, afin que les personnes présentes arrivent à bien mémoriser ses paroles.  On a rapporté que son discours était si clair que quiconque aurait voulu compter ses mots aurait pu le faire facilement.  Ses compagnons ont rapporté qu’il n’était ni vulgaire ni indécent dans son langage.  Jamais il ne maudissait les gens ni ne les injuriait.  Tout au plus les réprimandait-il en disant :

« Mais qu’est-ce qui se passe (avec telle ou telle personne)? » (Sahih Al-Boukhari)

Le défaut le plus détestable à ses yeux était le mensonge.  Parfois, il répétait deux ou trois fois ses paroles afin de s’assurer que les gens aient bien saisi.  Ses sermons étaient brefs et quand il les prononçait, ses yeux devenaient rouges, sa voix montait d’un cran et ses émotions transparaissaient sur son visage comme s’il était entrain de mettre les gens en garde contre une attaque imminente de l’ennemi.

Il menait une vie très simple, sans aucune extravagance, et il détestait le gaspillage.  La vie d’ici-bas ne l’intéressait guère et il s’en détournait constamment; il la considérait comme une prison et non comme un paradis.  S’il l’avait voulu, il aurait pu obtenir tout ce qu’il désirait, car les clefs des trésors de la terre lui avaient été présentées, mais il les avait refusées.  Il ne voulait pas échanger sa part dans l’au-delà contre le monde d’ici-bas, car il savait très bien que ce monde-ci est passager et qu’il ne s’agit nullement de notre séjour permanent.  Il le prenait donc pour ce qu’il valait : un nuage qui allait vite se disperser.

Et pourtant, Dieu affirme, dans le Coran, qu’Il l’a enrichi :

 « Ne t’a-t-Il pas enrichi alors que tu étais pauvre? » (Coran 93:8)

’Aisha, son épouse, a déclaré :

« Il arrivait qu’un mois entier s’écoule sans que le feu ne soit allumé dans les maisons de la famille de Mohammed.  (Les membres de sa famille) subsistaient sur deux aliments : les dattes et l’eau.  Certains de leurs voisins, à Médine, envoyaient [à Mohammed] du lait de brebis, dont il buvait un peu avant de donner le reste à sa famille. » (Sahih al-Boukhari, Sahih Mouslim)

Selon ‘Aisha, la famille de Mohammed n’a jamais mangé de pain de blé à satiété durant trois jours consécutifs, du moment où elle est arrivée à Médine jusqu’à la mort de Mohammed (c’est-à-dire durant une période de dix ans).

Mohammed avait l’habitude de se lever la nuit pour prier son Seigneur et Lui exprimer sa gratitude.  Il priait parfois si longtemps que ses pieds enflaient à force de rester debout.  Lorsque l’une de ses épouses lui demandait pourquoi il priait Dieu à ce point alors qu’il savait que Dieu lui avait pardonné tous ses péchés, il répondait :

« Ne devrais-je pas me comporter en serviteur reconnaissant envers son Seigneur? » (Sahih al-Boukhari, Sahih Mouslim)

’Omar, l’un de ses compagnons, se remémorant les jours entiers qu’il passait avec la faim au ventre, a rapporté que parfois, le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) n’avait pas même de dattes desséchées pour satisfaire sa faim.

Abdoullah ibn Mas’oud, un autre de ses compagnons, a raconté qu’une fois, alors que Mohammed venait de se lever de son lit, les marques de son matelas, fait de fibres de palmier, étaient restées imprimées sur sa peau.  Abdoullah dit :

« Pourquoi ne nous laisses-tu pas te préparer un matelas plus confortable qui ne te blesserait pas de la sorte? »

Il répondit :

« Qu’ai-je à faire de ce bas-monde?  Je n’y suis que comme un cavalier qui se met à l’ombre d’un arbre pour un court instant et qui, après s’être reposé, reprend son trajet en laissant l’arbre derrière lui. » (at-Tirmidhi)

Divers conquérants, dans les annales de l’histoire, sont connus pour avoir répandu des rivières de sang et accumulé des montagnes de cadavres.  Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui), était connu pour sa grande indulgence.  Jamais il ne s’est vengé d’une personne qui lui avait fait du tort et il n’a jamais levé la main sur personne, sauf en temps de guerre et sur un champ de bataille.  Son indulgence s’est clairement manifestée le jour où il est revenu à la Mecque en tant que conquérant, après huit années d’exil à Médine.

Ce jour-là, il a pardonné à tous ceux qui l’avaient persécuté et qui les avaient forcés, lui et sa famille, à s’exiler dans les  montagnes aux premiers temps de l’islam.  Il a pardonné à ceux qui l’avaient accusé d’être un lunatique, un poète, un possédé.  Il a pardonné à Abou Soufyan, un de ses ennemis les plus acharnés, qui avait ourdi un complot contre lui, l’avait persécuté jour et nuit, de même qu’à sa femme, Hind, qui avait mutilé le corps de l’oncle du Prophète et qui était allée jusqu’à manger un morceau de son foie.  En effet, cette dernière avait commandé l’assassinat de l’oncle du Prophète à un de ses esclaves, lui promettant sa liberté en retour; ce dernier tua l’oncle en question et Hind mutila son corps.  Plus tard, ces deux ennemis embrassèrent l’islam en apprenant que Mohammed était disposé à pardonner à tous ceux qui se tourneraient vers Dieu.  Qui d’autre qu’un véritable prophète de Dieu pouvait posséder un caractère aussi noble?

Il pardonna également à Habbar ibn Aswad.  Lorsque Zaynab, la fille du Prophète, avait entrepris sa migration de la Mecque à Médine, les Mecquois avaient tenté de l’en empêcher.  Habbar était l’un d’eux.  Il avait fait tomber Zaynab de son chameau alors qu’elle était enceinte, ce qui lui avait fait perdre l’enfant qu’elle portait.  Il s’était enfui en Iran, mais Dieu avait décidé de le guider vers l’islam.  Alors il revint, se fit recevoir par le Prophète, reconnut ses torts, prononça l’attestation de foi, et le Prophète lui pardonna.

Avec la permission de Dieu, Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a accompli des miracles.  Il a fendu la lune en deux en la pointant de son doigt.  Lors d’un voyage mystique connu sous le nom de Mi’raaj, il a voyagé en une seule nuit de la Mecque à Jérusalem, sur un mont appelé al-Bouraq, y a mené tous les prophètes en prière, puis est monté à travers les sept cieux pour aller rencontrer son Seigneur.  Il a guéri des malades et des aveugles, et  il a exorcisé des personnes possédées par des démons. 

Et pourtant, il demeuré le plus humble des hommes.  Il s’asseyait, mangeait et dormait sur le sol.  On rapporte qu’un étranger arrivant à une réunion à laquelle il était présent n’avait aucun moyen de le reconnaître car il se fondait humblement parmi les gens.  Anas, l’un de ses serviteurs, a juré que durant les neuf années où il a été à son service, le Prophète ne l’a jamais corrigé ni blâmé pour quoi que ce fut.  Ceux qui faisaient partie de son entourage disaient qu’il était si humble que même une fillette de cinq ans pouvait le prendre par la main et le mener là où elle le souhaitait.  Il côtoyait les faibles, parmi les musulmans, visitait les malades et assistait aux funérailles de ceux qui mouraient.  Il avait pour habitude de rester à l’arrière des caravanes pour aider les faibles et prier pour eux.  Il n’hésitait jamais à accompagner dans leurs tâches une veuve ou un pauvre jusqu’à ce que ces derniers n’aient plus besoin de lui.  Il répondait aux invitations faites par des esclaves, même si ce n’était que pour manger du pain d’orge avec eux.

Il était le meilleur des hommes avec ses épouses.  ‘Aisha, l’une d’elles, a décrit à quel point il était humble :

« À la maison, [le Prophète] s’occupait de diverses tâches et aidait les membres de sa famille.  Et lorsque venait l’heure de la prière, il faisait ses ablutions et quittait pour aller prier.  Il réparait ses sandales et rapiéçait ses vêtements.  C’était un homme ordinaire, qui trayait ses brebis et vaquait à ses tâches quotidiennes. » (Sahih al-Boukhari)

Il était le meilleur des hommes envers les membres de sa famille.  Il avait une personnalité attachante qui faisait en sorte que les gens étaient attirés vers lui.

Tel était le noble Prophète de Dieu, que nous devons aimer encore plus que notre propre personne, et au sujet duquel Dieu a dit :

« Vraiment, vous avez dans le Messager de Dieu un excellent exemple (à suivre). » (Coran 33:21)

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Comme les paroles du hadith dont nous avons discuté dans la première partie sont de portée générale, nous pouvons en retenir qu’une personne peut être également rétribuée pour ses actions quotidiennes, à la condition que son intention soit bonne et que l’action en question ne soit pas interdite par la religion.  L’islam encourage, et parfois même impose, au niveau de la vie de tous les jours, certains comportements ou manières qui ont pour effet d’offrir une meilleure vie, tant au niveau personnel qu’en société.  L’islam a établi diverses façons d’accomplir plusieurs de nos activités quotidiennes, que ce soit notre façon de dormir ou de manger.  Si une personne accomplit ses activités quotidiennes en conformité avec la législation de l’islam, elle en sera rétribuée.

Cet aspect de l’intention nous donne la possibilité de transformer toute notre vie en acte d’adoration, à la condition que notre objectif soit la recherche de la satisfaction de Dieu.  En effet, une personne peut transformer toutes ses actions quotidiennes en actes d’adoration en purifiant son intention et en recherchant de manière sincère, à travers ces actions, la seule et unique satisfaction de Dieu.  Le Messager de Dieu (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a dit :

« Aider une personne à grimper sur sa monture ou à y installer ses effets est un acte de charité.  Une bonne parole est une charité.  Chaque pas que vous faites pour aller accomplir vos prières est une charité.  Retirer un obstacle du chemin est une charité. » (Sahih al-Boukhari)

Gagner sa vie est aussi une action qui peut être rétribuée par Dieu.  Une fois, les compagnons du Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) virent un homme dont l’ardeur et le zèle au travail forçaient l’admiration.  Ils dirent : « Si seulement il travaillait aussi fort pour la satisfaction de Dieu… ».  Le Prophète répondit :

« S’il travaille pour subvenir aux besoins de ses jeunes enfants, c’est pour la satisfaction de Dieu.  S’il travaille pour subvenir aux besoins de ses parents âgés, c’est pour la satisfaction de Dieu.  S’il travaille pour éviter l’oisiveté et les vices qui l’accompagnent, c’est pour la satisfaction de Dieu.  Si, cependant, il travaille par ostentation et pour se faire une réputation, alors il travaille pour Satan. » (al-Moudhiri, as-Souyouti)

Une personne peut être rétribuée même pour les gestes qui vont de soi, s’ils sont accompagnés de la bonne intention.  Le Messager de Dieu (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a dit :

«  Lorsque l’un de vous a des rapports avec son épouse, c’est un acte de charité. » (Sahih Mouslim)

C’est également le cas d’actions quotidiennes comme manger, dormir et travailler, de même que des traits de bon caractère comme la franchise, l’honnêteté, la générosité, le courage et l’humilité.  Ces actions, si elles sont accompagnées de la bonne intention, se transforment en actes d’adoration et d’obéissance envers Dieu.

Pour que ces actions quotidiennes méritent une rétribution divine, elles doivent répondre aux conditions suivantes :

A.    Elles doivent être licites.  S’il s’agit d’actions interdites par Dieu, la personne qui les commet risque d’être châtiée.  Le Messager de Dieu a dit :

« Dieu est pur et bon, et Il n’accepte que ce qui est pur et bon. » (Sahih Mouslim)

B.    Ces actions doivent être conformes à la Loi islamique.  La tromperie, l’oppression et l’injustice ne doivent pas en faire partie.  Le Messager de Dieu a dit :

« Celui qui trompe [les autres] n’est pas des nôtres. »  (sahih Mouslim)

C.    Ces actions ne doivent pas empêcher la personne de remplir ses obligations religieuses.  Dieu dit, dans le Coran :

« Ô vous qui croyez!  Ne laissez pas vos biens et vos enfants vous distraire du rappel de Dieu.  Ceux qui s’en laissent distraire, ce sont eux les perdants. » (Coran 63:9)

Ces deux articles nous ont fait découvrir à quel point ce hadith est important, de même que son rôle dans le concept d’acceptabilité des actions et de leur rétribution par Dieu.  Ce hadith nous fait également comprendre que le concept d’adoration, en islam, ne se limite pas au fait d’accomplir certains actes rituels ordonnés par Dieu, mais englobe toute la vie du musulman, faisant ainsi de lui un véritable serviteur de Dieu.

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Une des caractéristiques démontrant qu’une personne a bel et bien reçu une mission prophétique est son honnêteté de tous les instants, qu’elle soit relative aux événements et aux incidents qui se sont produits dans son passé, à ceux qui se réalisent au présent dans sa vie quotidienne ou à ceux qui ne se sont pas encore réalisés.  Outre le Coran, il y a plusieurs déclarations (hadiths) du prophète Mohammed qui renferment des prophéties qu’il a faites relativement à des événements futurs, proches et lointains.  Certaines se sont réalisées tandis que d’autres attendent encore de se produire.  Houdhayfah, un compagnon du prophète Mohammed, rapporte :

« Le Prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a un jour livré un discours, devant nous, où il a mentionné, sans omettre aucun détail, tout ce qui allait arriver jusqu’à l’avènement de l’Heure (du Jugement).  Certains d’entre nous s’en rappellent et d’autres ont oublié.  Après ce discours, je voyais se produire des événements qu’il avait mentionnés mais que j’avais oubliés avant qu’ils ne se réalisent devant moi.  Alors je reconnaissais ces événements comme un homme reconnaît un autre homme qui a été longtemps absent, mais qu’il revoit ensuite et reconnaît immédiatement. » (Sahih al-Boukhari)

 Il y a au moins 160 prophéties connues et confirmées du prophète Mohammad (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) qui se sont réalisées de son vivant et durant la première génération après lui.[1]  Nous en mentionnons ici quelques-unes :

(1)  Avant la bataille de Badr, la première et la plus décisive des confrontations avec les païens de La Mecque qui eut lieu durant la deuxième année suivant l’émigration à Médine, en 623 DC, le Prophète Mohammad (que la paix et les  bénédictions de Dieu soient sur lui) prédit l’endroit exact où tomberait chaque soldat païen mecquois.  Ceux qui étaient présents durant cette bataille ont vu la prophétie se réaliser sous leurs propres yeux.[2]

(2)  Le prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui)  à prophétisé que la bataille des Confédérés (al-Ahzab) serait la dernière tentative d’invasion que la tribu de Qouraysh (les païens de La Mecque) lancerait contre les musulmans.  Cette bataille eut lieu au cours de la cinquième année après la migration, en 626 DC, et fut le dernier conflit militaire entre les deux parties.  Tous les gens de La Mecque embrassèrent l’islam au cours des années suivantes.[3]

(3)  Le prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a informé sa fille, Fatima, qu’elle serait la première parmi les membres de sa famille à mourir après lui.  Ici, il y a deux prophéties en une : Fatima survivrait à son père; Fatima serait la première de sa famille à mourir après lui.  Les deux prophéties se sont réalisées.[4]

(4)  Le prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) à prophétisé que Jérusalem serait conquise après sa mort.[5]  La prophétie s’est réalisée lorsque, selon The Encyclopedia Britannica « En 638, le Calife musulman Omar I conquis Jérusalem. »[6]

(5)  Le prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) à prophétisé la conquête de la Perse.[7]  Elle fut conquise par Sa’ad ibn Abi Waqqas, le commandant de Omar.  Dans The Encyclopedia Britannica on peut lire:

 « … les raids en territoire sassanide furent rapidement repris par les califes (ou successeurs) de Mohammed à Médine –  Abou Bakr et Omar ibn al-Khattab… Une victoire arabe à Al-Qadisiyyah en 636/637 fut suivie par la mise à sac de Ctésiphon, la capitale d’hiver des sassanides sur le Tigre.  La bataille de Nahavand, en 642, acheva la défaite des sassanides. »[8]

(6)  Le prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a prophétisé la conquête de l’Égypte.[9]  Dans The Encyclopedia Britannica on peut lire:

« Amr… entrepris l’invasion en 639 avec une petite armée de 4000 hommes (il reçut du renfort par la suite).  Les forces byzantines furent mises en déroute avec une rapidité déconcertante et se retirèrent d’Égypte en 642… Plusieurs explications furent mises de l’avant pour expliquer la rapidité de cette conquête. »[10]

(7)  Le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) prédit la confrontation avec les Turcs.[11]  Le premier conflit eut lieu durant le califat d‘Omar, en l’an 22 de l’Hégire.[12]

(8)  Le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) prédit la première bataille navale à être entreprise par des musulmans et il prédit qu’Oum Haram y participerait et qu’elle serait la première femme à participer à une expédition navale.  Il prédit également le premier assaut sur Constantinople.[13]

La première bataille navale de l’histoire musulmane eut lieu en l’an 28 de l’Hégire sous le gouvernement de Mou’awiya.  Oum Haram y prit part tel que prédit par le prophète Mohammed, et Yazid ibn Mou’awiya mena la première attaque contre Constantinople en l’an 52 AH.[14]

(9)  Durant la bataille des confédérés, en 626 DC,[15]  le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) prédit que Rome, la Perse et le Yémen seraient conquis; il fit cette prédiction alors que le moral des musulmans était au plus bas, tel que décrit par le Coran :

« [Rappelez-vous] quand elles sont venues d’en haut et d’en bas, quand votre vue s’est brouillée et que vos cœurs sont remontés dans vos gorges, vous avez eu, alors, de (mauvaises) pensées sur Dieu.  Les croyants ont été durement éprouvés, et secoués d’un grand choc.  Et [rappelez-vous] quand les hypocrites et ceux qui avaient une maladie au cœur  disaient : « Dieu et Son messager ne nous promettent que des illusions. » (Coran 33:10-12)

(10)     Le prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a prophétisé que, de son vivant, un imposteur prétendant parler au nom de Dieu serait tué par un homme intègre.[16]  Al-Aswad al-Ansi, un prophète imposteur du Yémen, fut tué par Fayrouz al-Daylami alors que le prophète Mohammed était encore vivant.[17]

Il y a au moins 28 autres prophéties relatives à la fin des temps qui doivent encore se réaliser.

Il est indéniable que ces prophéties, toutes bien documentées, sont des preuves claires que Mohammed était un véritable prophète.  Il n’aurait pu avoir connaissance de ces événements futurs d’aucune autre façon que par une inspiration provenant de Dieu Lui-même.  Ces prophéties ont également servi  de preuves contre ceux qui le traitaient d’imposteur, en démontrant clairement qu’il était un véritable prophète envoyé par Dieu pour sauver l’humanité du feu de l’Enfer.

 


Footnotes:

[1] Elles ont été rassemblées par le Dr Muhammad Wali-ullah al-Nadavi dans son mémoire de maîtrise intitulé ‘Nubuwwat al-Rasul,’ de l’université al-Azhar au Caire, en Égypte.

[2] Sahih Mouslim, Abou Ya’la.

[3] Sahih Al-Boukhari, Bazzar, et Haithami.

[4] ‘Sharh’ Sahih Mouslim,’ par Imam al-Nawawi.

[5] Sahih Al-Boukhari.

[6] “Jerusalem.” Encyclopædia Britannica de l’Encyclopædia Britannica Premium Service. (http://www.britannica.com/eb/article-61909)

[7] Sahih Mouslim.

[8] “Iran.” Encyclopædia Britannica de l’Encyclopædia Britannica Premium Service. (http://www.britannica.com/eb/article-32160)

[9] Sahih Mouslim.

[10] “Egypt.” Encyclopædia Britannica de l’Encyclopædia Britannica Premium Service. (http://www.britannica.com/eb/article-22358)

[11] Sahih Al-Boukhari, Sahih Mouslim.

[12] ‘al-Bidaya wal-Nihaya.’ de Ibn Kathir.

[13] Sahih Al-Boukhari, Sahih Mouslim.

[14] ‘al-Bidaya wal-Nihaya.’ d‘Ibn Kathir.

[15] Sahih Al-Boukhari.

[16] Sahih Al-Boukhari.

[17] Encyclopedia of Islam.

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