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Bien connaître la réalité du pèlerinage, les règles et les secrets qui sous-tendent l’instauration de ses rites sont autant dâtouts qui sont susceptibles dâider à mieux préparer le pèlerinage pour le rendre un hajj mabrour. Il est vrai que ce genre de préparation rappelle celles que fait un individu qui cherche à accomplir sa prière avec dévotion, sachant que, plus il est dévoué, plus sa prière est méritoire. Il en est de même pour le pèlerinage. Plus on est imbibé de son esprit, de ses règles et préceptes et des objectifs pour lesquels il a été institué, plus on est en mesure de lâccomplir de façon plus acceptable et plus conforme aux normes et donc plus méritoire et plus édifiante. Cependant, on ne saurait arriver à ce stade que si on s’y prépare bien, que si on étudie profondément les véritables enjeux du pèlerinage, faute de quoi le risque est grand de voir celui-ci se transformer en tourisme gâté par une fatigue insupportable.
Parmi les préceptes et les objectifs que le pèlerin doit garder à l’esprit il y a essentiellement:
1-la réalisation du taqwa (crainte d’Allah)
L’objectif essentiel du pèlerinage est la réalisation du taqwa ; c’est pourquoi le Coran cite les deux toujours ensemble dans les versets où il est question du pèlerinage :
« […]. Et craignez Allah. Et sachez qu’Allah est dur en punition. » (Coran : 2/196)

« Le pèlerinage à lieu dans des mois connus. Si l’on se décide de lâccomplir, alors point de rapport sexuel, point de perversité, point de dispute pendant le pèlerinage. Et le bien que vous faites, Allah le sait. Et prenez vos provisions; mais vraiment la meilleure provision est la piété (Taqwa). Et redoutez-Moi, ô doués d’intelligence ! » (Coran : 2/197)

2-la consolidation et la confirmation de la question de l’unicité d’Allah dans les esprits

Le pèlerinage insiste sur la nécessité absolue pour le serviteur d’orienter sa volonté et ses actes uniquement et exclusivement vers Allah et Allah Seul Qui dit (sens des versets) : «Et accomplissez pour Allah le pèlerinage et l’Umra. » (Coran : 2/196)

« Voilà [ce qui doit être observé] et quiconque prend en haute considération les limites sacrées d’Allah cela lui sera meilleur auprès de Son Seigneur. Le bétail, sauf ce qu’on vous a cité, vous a été rendu licite. Abstenez-vous de la souillure des idoles et abstenez-vous des paroles mensongères. (Soyez) exclusivement [acquis à la religion] d’Allah ne Lui associez rien; car quiconque associe à Allah, c’est comme s’il tombait du haut du ciel et que les oiseaux le happaient, ou que le vent le précipitait dans un abîme très profond.» (Coran : 22/30-31)

Même dans la Talbiya (le fait de dire : « Me voici, Ô Allah ! Me voici, Ô Toi qui n’a pas d’associé. Certes, les louanges, les biens, la royauté T’appartiennent, sans associé ») il est clair que lâppel est adressé à Allah et à Lui Seul.
Aussi le pèlerinage insiste t il sur le suivi absolu du Prophète () et sur la nécessité de prendre toutes les précautions pour ne pas se livrer à une dévotion teintée d’innovation ou d’idolâtrie. Dâilleurs c’est le rite où il n’y a de place ni aux caprices, ni aux us, ni aux coutumes. Le chemin est seulement celui déjà tracé par le Prophète (): il faut et il suffit de le suivre.

3-Observer les rites tout en se gardant de transgresser les limites tracées par Allah

Le pèlerinage est sensé nous inculquer le respect, la révérence et lâmour des rites d’Allah ainsi que la crainte réelle de sâpprocher ou, à plus forte raison, de transgresser ses interdictions. Ainsi, il est dit dans le Coran (sens du verset) :« Voilà [ce qui est prescrit]. Et quiconque exalte les injonctions sacrées d’Allah, s’inspire en effet de la piété des cœurs. » (Coran : 22/32)

4-Cultiver la bonne morale et les bonnes qualités :
a) La retenue: Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset) : « Le pèlerinage à lieu dans des mois connus. Si l’on se décide de lâccomplir, alors point de rapport sexuel, point de perversité, point de dispute pendant le pèlerinage.» (Coran : 2/197). Le mot arabe Al-Ravath mentionné dans le verset signifie les rapports sexuels ainsi que des paroles et actes les concernant.
b) La maîtrise de sois au moment de la colère et le souci d’éviter, à tout prix, de s’engager dans des controverses ou dans des rixes. Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset) : « Le pèlerinage à lieu dans des mois connus. Si l’on se décide de lâccomplir, alors point de rapport sexuel, point de perversité, point de dispute pendant le pèlerinage.» Les controverses défendues ici sont, apparemment, celles qui n’ont aucun intérêt pour la religion.
c) L’aménité, la civilité et la tranquillité. Ayant entendu un grand vacarme, des tumultes, des réprimandes et des voix émanant du côté des chameaux devant lui se ruant en direction d’Almouzdeliva, le Prophète () a fait cette mise en garde : »ô pèlerins, restez calmes, la dévotion nâ rien à voir avec la précipitation. »
d) Lâbnégation et l’immersion totale dans l’ensemble: en plein pèlerinage le serviteur fait preuve d’une abnégation totale au point de ne tenir aucun compte de lui-même préférant plutôt se joindre, corps et âmes, à ses autres frères, s’habillant de la même façon, répétant les mêmes paroles et faisant les mêmes gestes qu’eux.
e) La responsabilisation de l’individu: cela transparaît clairement au niveau du rituel de l’offrande qui devient obligatoire à tout pèlerin qui, délibérément, transgresse l’une des interdictions de l’Ihram, ne fait pas correctement l’étape d’Arafat ou se rend à Mouzdeliva avant le coucher du soleil …etc.
f) L’apprentissage de la modestie : cela apparaît clairement dans l’uniformité qui caractérise les rites et les actes de dévotion mais aussi et surtout dans l’élimination complète de toute forme de différence liée à la langue, au rang, au sang ou aux moyens financiers …etc. D’ailleurs le prêche fait par le Prophète () à l’occasion du Pèlerinage d’Adieu, insistait beaucoup sur cet aspect des choses : « Vous nâvez qu’un seul Dieu et vous nâvez qu’un seul et même ancêtre (Adam). Un Arabe n’est pas meilleur qu’un non-Arabe, et un non-Arabe n’est pas meilleur qu’un Arabe. Et un rouge (un blanc au teint rouge) n’est pas meilleur qu’un noir, et un noir n’est pas meilleur qu’un rouge, sauf au niveau de la piété (taqwa).»
g) L’apprentissage de la patience et de la persévérance : En s’éloignant des interdictions liées à l’Ihram et en renonçant à certaines choses non prohibées (en dehors de l’Ihram) le pèlerin, non seulement se prive des plaisirs mais s’expose aussi à beaucoup de désagréments et à la fatigue excessive dans le but avoué de se conformer aux ordres et aux injonctions d’Allah, en l’occurrence l’accomplissement des rites du pèlerinage. En agissant ainsi il se sentira encouragé voire carrément poussé à abandonner, pour la cause du pèlerinage, les péchés en faveur des actes de dévotion et à mieux supporter les tracasseries et les torts causés par les autres.
h) L’apprentissage de la générosité et de la dépense des biens: cela se voit car l’individu prend en charge les dépenses liées à son pèlerinage.

5 – Rappeler le Dernier Jour

Le pèlerinage avec tous ses rites rappelle le Jour Dernier et ses différentes et terribles étapes dans la mesure où :

En partant de chez lui, en se séparant de ses amis et de ses parents, il se rappellera du jour inéluctable où il devra faire autant en allant pour le grand voyage ;
En se séparant de tout habit cousu et de toute forme d’ornement, il se rappellera du linceul et de la sortie, le Jour Dernier, des hommes de leurs tombes, corps nus, pieds nus et non excisés ;
En se déplaçant sans cesse et en s’éreintant de fatigue, il se rappellera du stress et de l’angoisse qui s’empareront de lui au cours de cette Journée terrible du Jugement Dernier où certains seront submergés par la sueur qui leur arrivera jusqu’à la bouche.

6- Apprendre à se soumettre et à se plier aux ordres d’Allah

Le pèlerinage est l’occasion par excellence qui permet de cultiver, chez le serviteur, l’esprit de soumission, de résignation, de docilité et d’obéissance absolue à Allah, le Seigneur de l’Univers. Ainsi cela transparaît il dans les actes même du pèlerinage tel l’abandon des habits cousus, de toute forme d’ornement, l’accomplissement du tawaf, du sa’y, de l’étape d’Arafat, du lancement des jamarat, du passage de la nuit à Minen, du rasage ou de la coupure des cheveux… et autres aspects du pèlerinage qui, même si leur sens n’est pas toujours suffisamment clair, n’en constituent pas moins des actes que l’individu fait sans y être mû par ses sentiments propres ou par un désir personnel apparent. C’est là aussi un moment à charge émotionnelle intense à cause des souvenirs immémoriaux remontant à l’époque d’Abraham (Alaihi Sallam) et qui, à l’instant même, reviennent à l’esprit du pèlerin qui sera tout de même consolé de constater que tous ces événements ont eu pour conséquence la soumission et la résignation totales aux ordres d’Allah et la recherche de sa satisfaction, dût cela être au dépend des désirs et des caprices de la personne elle-même.

7-consolidation de la fraternité religieuse et de l’unité islamique

En dépit des barrières de la langue qui les séparent, de la différence de couleur, de pays et d’ ethnie, les pèlerins se réunissent et s’entassent dans un seul lieu, en un seul moment, en un même uniforme, avec un même appel et pour un même objectif qui est la concrétisation de la croyance en Allah, l’obéissance à Ses ordres et au renoncement aux péchés. Ainsi se sentiront ils plus proches les uns des autres et plus soucieux de l’approfondissement de leur connaissance et de leur coopération mutuelles. Ils pourraient alors envisager de réfléchir ensemble à une approche globale qui leur permettra d’échanger leurs points de vue, leurs expertises et leurs expériences à fin qu’ils puissent les mettre au service de l’Islam, cette grande religion qui est à l’origine de cette retrouvaille on ne peut plus auguste.

8-Le pèlerinage : moyen de relier les pèlerins à leurs ancêtres

Les actes accomplis par le pèlerin ont une profonde signification historique dans la mesure où ils nous font revivre l’épisode relatif à l’émigration , à destination du Hijaz, d’Abraham (Alaihi Sallam) accompagné de son épouse ainsi que sa décision audacieuse d’offrir son fils en offrande, sa construction de la Kaaba, son appel solennel aux hommes pour qu’ils viennent faire le pèlerinage, appel dont le retentissement s’est poursuivi jusqu’à l’arrivé du Prophète Mohamed () pour être repris et d’avantage souligner dans son fameux Pèlerinage d’Adieu auquel a assisté une centaine de mille de ses honorables Compagnons où justement il leur a enjoint de le suivre, et de le recopier à la lettre, en matière d’accomplissement des rites du Pèlerinage. Ensuite le cours de l’histoire a continué et le nombre de pèlerins n’a depuis cessé d’augmenter jusqu’ à dépasser aujourd’hui la barre de deux millions, ce qui doit pousser le pèlerin à se rappeler de cette multitude de personnes venues ici, au fil des siècles, exprimer leurs sentiments envers leur Seigneur et à le pousser également à méditer sur la série de conflits qui ont émaillé l’histoire tant bouleversées des partisans de l’unicité d’Allah et des adeptes de l’idolâtrie. Ce sont des conflits où les adeptes de l’unicité d’Allah ont tout sacrifié (personnes, moyens matériels et financiers, prestige, plaisirs de la vie…. ) en vue de sauver la foi en Allah contre laquelle s’acharnent les polythéistes dont l’intransigeance, l’injustice et le zèle à défendre leurs propres intérêts et leurs caprices n’a d’égal que leur volonté d’en découdre avec la religion. Ainsi le pèlerin réalisera t il la raison pour laquelle certains ont péri alors que d’autres ont été sauvés et alors il fera attention et prendra ses dispositions pour ne pas « chuter » lui aussi. Bien plus il se considérera comme faisant partie intégrante du cortège dirigé par les Prophètes et les justes et mettra les autres en garde contre les causes de la perte. Désormais il se comptera parmi les ennemis jurés des criminels, tout en restant convaincu au fond de lui-même que tout finira bien pour les vertueux. Aussi sentira t il que ceux, parmi ces pèlerins, qui passeront de vie à trépas auront tous le même sort auquel lui-même n’échappera pas. Autant donc s’y préparer pour ne pas être pris au dépourvu et pour être de ceux qui seront sauvés.

9 – Multiplier les invocations d’Allah, le Tout Puissant:

Quiconque se prend à méditer les rites du pèlerinage tels la Talbiya, le Takbir ( dire allahou akbar), le Tahlil(dire la ilaha illa lah), bref toute sorte d’invocations … Etc., ainsi que les textes de la Révélation (le Coran et le Hadith ) ne manquera pas de constater que l’invocation répétée du nom d’Allah en constitue non seulement l’objectif mais également l’essence. Voir le verset 198 de sourate Al-Baqarah et les hadiths relatifs le Tawaf autour de la kaaba, à la course entre Safa et Marwah ainsi qu’au le lancement des Jamarat. Celui qui médite sur ce verset et ses hadiths ne manquera pas de constater que tous les rites du Hajj ne sont établis que pour faire prévaloir et perpétuer l’invocation du nom d’Allah sur la terre.

10 – S’habituer aux règles de discipline et d’éducation:

Le pèlerinage comporte des restrictions, des limitations, des engagements et des aspects auxquels le pèlerin est astreint et que donc il ne saurait violer, ce qui l’habituera au mode de l’organisation qu’il chérira alors et y tiendra beaucoup, il apprendra aussi la discipline et le respect des ordres reçus et des consignes. Quant aux textes religieux qui soulignent cet aspect des choses ils ne manquent pas.

11 – Autres avantages:

Il y a d’autres avantages matériels et spirituels, individuels et collectifs qu’on ne sauraient citer exhaustivement c’est pourquoi le verset en parle de manière aussi indéfinie qu’ambiguë : « pour participer aux avantages qui leur ont été accordés et pour invoquer le nom d’Allah aux jours fixés, sur la bête de cheptel qu’Il leur a attribuée, « Mangez-en vous-mêmes et faites-en manger le besogneux misérable » (Coran : 22/28).

Nous demandons à Allah le Tout Puissant de nous guider sur la bonne voie et de nous inscrire parmi ceux qui en bénéficient au maximum.


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La perception de la réalité du Hadj par le musulman ainsi que les sagesses et les secrets pour lesquels ces rites ont été prescrits le préparent afin que son Hadj soit accepté (Mabrour). Ceci se manifeste par exemple à travers le recueillement dans la prière : plus la personne fait preuve de recueillement dans sa prière, plus la prière est acceptée. Il en est de même pour le Hadj, plus l’homme perçoit la réalité du Hadj, son esprit, les sagesses et les objectifs pour lesquels il a été prescrit et prend cela comme moyen de corriger sa croyance et son comportement, plus son Hadj est accepté et plus la récompense et le bénéfice sont grands. Nul ne sera en mesure de faire cela sans s’y préparer et sans s’être immergé dans la méditation et la recherche des secrets du Hadj et de ses sagesses. Quant à celui qui ne fait pas cela, qu’il craigne que son action ne soit qu’un mélange de tourisme et d’efforts vains ; rien de plus.

Les sagesses et les objectifs les plus apparents qu’il convient au pèlerin de percevoir sont les suivants:
1. Parvenir à la piété :
L’objectif du Hadj est de parvenir à la piété: nous constatons le lien entre la piété et le Hadj dans des versets du Hadj de façon claire et nette, Allah, Exalté soit-il, dit (sens des versets) :
· « Et accomplissez pour Allah le pèlerinage et l’Omra. […] Et craignez Allah.[…] » (Coran : 2/196)
· « […] Et prenez vos provisions ; mais vraiment la meilleure provision est la piété. […] » (Coran : 2/197)
2. Enraciner la question du monothéisme dans les esprits et la consolider :
Le Hadj est fondé sur le fait de restreindre l’intention à Allah, Exalté soit-il, exclusivement et sur la recherche de Son agrément par le biais des rituels. Allah, Exalté soit-il, dit (sens des versets) :
· « Et accomplissez pour Allah le pèlerinage et l’Omra. » (Coran : 2/196)
· « […] Abstenez-vous de la souillure des idoles et abstenez-vous des paroles mensongères.(Soyez) exclusivement [acquis à la religion] d’Allah ne Lui associez rien […] » (Coran : 22/30-31)
Lors de la Talbiya, qui est le symbole le plus marquant du Hadj, l’unicité d’Allah, Exalté soit-il, est explicitement déclarée: « Me voici, ô Allah, me voici. Me voici, Tu nâs aucun associé, me voici. La louange, la grâce et la souveraineté sont à Toi, Tu nâs pas dâssocié. ». Le Hadj est basé sur le monothéisme à travers la conformité à la pratique du Prophète, Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam, et le fait de s’écarter de tout polythéisme en matière d’obéissance, de ne laisser aucune place à l’influence des passions et des mœurs dans l’accomplissement des rites. Au contraire, il incombe d’imiter le Prophète, Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam, et de faire ce qu’il faisait.
3. L’exaltation des rites d’Allah, Exalté soit-il, et de Ses ordres sacrés :
L’un des objectifs les plus éminents du Hadj et l’une de ses sagesses est l’éducation des serviteurs à l’acceptation des rituels d’Allah, Exalté soit-il, de Ses ordres sacrés, leur exaltation, leur amour et le fait de s’abstenir de les transgresser. Allah, Exalté soit-il, dit (sens du verset) : « Voilà [ce qui est prescrit]. Et quiconque exalte les injonctions sacrées d’Allah, s’inspire en effet de la piété des cœurs. » (Coran : 22/32)
4. L’éducation fondée sur le bon comportement et des bonnes mœurs, notamment :
a) La chasteté : Allah, Exalté soit-il, dit (sens du verset) : « Le pèlerinage a lieu dans des mois connus. Si l’on se décide de lâccomplir, alors point de rapport sexuel […] »(Coran : 2/197), on entend par rapport sexuel, le coït et ce qui y mène comme paroles et actes.
b) Contenir sa colère et délaisser les disputes et les controverses : Allah, Exalté soit-il, dit (sens du verset) : « […] point de dispute pendant le pèlerinage. […] »(Coran 2/197), ‘Ata’ a dit : « Les disputes signifient : discuter avec votre Compagnon jusqu’à le mettre en colère contre vous et à vous mettre en colère contre lui, et ce qui apparaît dans le verset est que le sens de l’interdiction des disputes désigne l’interdiction relative à un genre particulier de disputes, à savoir les disputes répréhensibles uniquement, c’est-à-dire les conflits et les controverses sans intérêts légitimes. »
c) La gentillesse, la douceur et le calme : Le Prophète, Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam, a dit lorsqu’il entendit des cris, des coups et les bruits des chameaux lors du départ de Mouzdalifa : « Ô gens, soyez calme, car l’obéissance n’est pas dans l’empressement » (Boukhari)
d) L’abnégation et l’intégration dans la masse : Durant le Hadj, le serviteur accomplit le sacrifice de soi-même, se débarrasse de ce qui peut lui être personnel et fusionne avec ses frères pèlerins en matière d’habillement, de cris, de mouvement et d’action.
e) L’apprentissage du fait d’assumer la conséquence de ses erreurs : Ceci est clairement reflété dans l’expiation obligatoire pour celui qui a commis l’un des interdits de l’ I’Ihram (état de sacralisation) volontairement et pour celui qui a commis une erreur lors de la station à Arafat ou qui est parti de Mouzdalifa avant le coucher du soleil, etc.
f) L’apprentissage de l’humilité : Cela se reflète clairement dans l’unité de tous les pèlerins dans les rituels et les sentiments, et l’abolition des différences matérielles entre eux telles que la langue, l’origine, la richesse, etc. Cela faisait certes partie du sermon du Prophète, Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam, lors de son pèlerinage d’adieu : « Ô bonnes gens, votre Seigneur est Unique et votre père est unique. Un Arabe n’est pas supérieur à un non-Arabe et un non-Arabe n’est pas supérieur à un Arabe, une personne claire de peau n’est pas supérieure à celle qui a la peau foncée, si ce n’est par sa piété. » (Ahmad)
g) L’apprentissage des différentes formes de patience : En considérant le fait que le pèlerin doit contrôler ses passions en délaissant les interdits de l’Ihram, se prive de certaines choses autorisées (en dehors de l’état d’ Ihram) et s’expose aux peines et à la fatigue pour obéir aux ordres d’Allah, Exalté soit-il, pour accomplir le rituel de manière intégrale. Par conséquent, tout cela incite au délaissement des péchés, à l’accomplissement des actes d’obéissance et à l’endurance quant aux nuisances sur cette voie après le Hadj.
h) La munificence et la générosité : Cela est évident par rapport aux frais du Hadj assumés par le serviteur.
5. Le rappel du Jour Dernier :
Le pèlerin se rappelle du Jour Dernier et ce qu’il comporte comme situations et horreurs et celade façon claire, notamment :
· La sortie de son pays et la séparation d’avec sa famille : cela lui rappelle sa séparation d’avec sa famille lorsqu’il quittera ce bas monde pour l’au-delà.
· Le fait de ne pas mettre d’habit cousu ni de porter de parure : cela rappelle le linceul et la sortie des serviteurs de leur tombe le Jour de La Résurrection, pieds nus et non circoncis.
· Le voyage et la fatigue : cela nous rappelle la difficulté et les peines du Jour de la Résurrection comme le fait que certains transpireront à tel point que le niveau de sueur recouvrira leur bouche et leur nez.
6. L’éducation à la soumission et à l’obéissance à Allah, Exalté soit-il :
Le serviteur fait l’apprentissage, durant le Hadj, de la soumission, de l’obédience, de la subordination et de l’obéissance totale à Allah, Seigneur de l’univers, que ce soit lors des rites du Hadj lui-même tels que le fait de ne pas porter d’habit cousu, le délaissement de toute parure, le Tawaf, le Saây, la station à Arafat, le jet des cailloux, le campement à Mina, le rasage des cheveux (ou leur coupe); il est de même d’autres actes dont le sens n’apparaît peut-être pas de façon évidente, ou d’actes qui n’ont pas de sens particulier, et qui n’ont, pour le serviteur, ni avantage ni d’intérêt apparent. Quant à certains actes, ils rappellent à l’esprit des serviteurs des souvenirs anciens de l’époque d’Ibrahim, , et ce qui en résulta comme soumission, obédience et priorité donnée à l’amour pour d’Allah, Exalté soit-il, et à Sa satisfaction par rapport aux désirs et aux passions de l’âme.
7. L’approfondissement de la fraternité religieuse et de l’unité islamique :
Les pèlerins se rassemblent malgré la différence de leurs langues, de leurs couleurs, de leurs contrées et de leurs races en un lieu unique, en un seul moment, avec la même apparence, une seule voix et pour une seule raison qui est la foi en Allah, Exalté soit-il, le respect de Ses commandements, l’évitement de la désobéissance et afin que ainsi s’approfondira leur amour mutuel, de sorte à les pousser à se connaître, à s’entraider, à réfléchir, à se conseiller, à échanger expériences et expertises, à s’encourager ainsi à accomplir les commandements de cette religion qui les a rassemblés et à l’action d’élever ses conditions agir pour relever son rang.
8. Le maintien des liens entre les pèlerins et leurs prédécesseurs :
Les actes du Hadj contiennent dans leurs esprits des souvenirs anciens tels que la migration d’Ibrahim, , lorsqu’il laissa son épouse et son fils en bas âge dans le Hidjaz, son histoire lorsqu’il reçut l’ordre d’immoler son fils, sa construction de La Maison Sacrée, son appel aux gens au pèlerinage jusqu’à ainsi que l’envoi de notre Prophète, Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam, le rappel du pèlerinage d’adieu lorsque près de cent mille Compagnons accomplirent le Hadj en sa compagnie et qu’il, Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam, leur dit : « Apprenez de moi vos rites » (Mouslim). Puis, les époques islamiques se succédèrent jusqu’à notre époque où le nombre de pèlerins dépasse les deux millions de musulmans. Ceci fait que le pèlerin se rappelle ces générations parmi celles qui ont été témoins de territoires sacrés avant lui. Il médite sur le conflit religieux qui a eu lieu entre les monothéistes et les polythéistes sur ces territoires, ce qu’ont enduré les monothéistes, eux qui ont fait le sacrifice de leur âme et des plaisirs de la vie tels que la famille, l’argent et le prestige. Ils se rappellent l’intransigeance des polythéistes, leur injustice et la défense de leurs intérêts personnels et de leurs désirs afin que se réalisent les causes de la perte pour les perdants et celles de la délivrance pour ceux qui seront sauvés parmi les Prophètes et les vertueux.
Le pèlerin a donc recours aux causes de la délivrance et se voit dans le prolongement ce ceux qui seront sauvés parmi les Prophètes et les pieux. Il s’écarte des causes qui mènent à la perte et se considère comme ennemi des criminels. Il acquiert la certitude que la récompense est pour les pieux. Il comprend, à travers l’exemple de ceux qui ont accompli le pèlerinage et quitté ce bas monde pour rejoindre leur Seigneur parmi ces peuples, que la destinée de tous est unique et qu’ils repartiront eux aussi comme ils sont arrivés et il s’attachera donc à piété afin d’être sauvé et sauvegardé le jour où il se présenteradevant Allah Exalté soit-il.
9. La multiplication de l’évocation d’Allah, Exalté soit-il :
Celui qui médite les rites du Hadj tels la Talbiya, le Takbir, la proclamation de l’unicité d’Allah, Exalté soit-il, les invocations, etc. et qui médite les textes révélés qui parlent de cela, constate que la multiplication de l’évocation d’Allah, Exalté soit-il, est une des sagesses et objectifs les plus remarquables du Hadj; nous voyons cela notamment dans la Parole suivante d’Allah, Exalté soit-il (sens du verset) : « […]Puis, quand vous déferlez depuis Arafat, invoquez Allah, à al-Mashar-al-Haram (Al-Muzdalifa). […] » (Coran : 2/198), ainsi que la parole suivante du Prophète, : « Certes, le Tawaf autour de La Maison et entre As-Safaa et Al-Marwa ainsi que la lapidation des stèles ont été établis pour l’évocation d’Allah, Exalté soit-il. » (Ahmad)
10. L’habitude de l’organisation et l’éducation à la discipline :
Il y a dans le Hadj des restrictions, des limites, des engagements que le pèlerin ne peut transgresser, et des situations auxquelles il doit se conformer, ce qui l’aide à aimer l’organisation et à la respecter; ceci contribue à lui apprendre la discipline, à respecter les ordres et à délaisser les interdits; les textes qui démontrent cela sont nombreux et évidents.

11. Autres avantages :
Il y a également d’autres avantages innombrables individuels et collectifsqui concernent ce bas monde et l’au-delà; Allah, Exalté soit-il, mentionne cela lorsqu’Il, Exalté soit-Il, dit (sens du verset) : « pour participer aux avantages qui leur ont été accordés […] » (Coran : 22/28)
Nous demandons à Allah, Exalté soit-il, de nous guider dans tous nos affaires et de nous en réserver la meilleure part.

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