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Au nom d’Allah, l’Infiniment Miséricordieux, le Très-Miséricordieux

   

Cet essai s’adresse à tous les hommes et à toutes les femmes à travers le monde.

Je demande à Dieu de faire en sorte que cet essai parvienne à toutes les oreilles, tombe sous tous les yeux, et que chaque cœur le comprenne…

Mohammed, fils d’Abdoullah, est le Prophète de Dieu et le dernier des messagers envoyés par Dieu aux habitants de la Terre.

Sachez que le messager Mohammed, fils d’Abdoullah (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui) est réellement et véritablement le Messager de Dieu ; les preuves qui le démontrent sont nombreuses. Seuls un ignorant ou un orgueilleux pourraient nier ces preuves.

Parmi ces preuves, citons à titre d’exemples :

1.            Mohammed (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui) était un illettré qui ne savait ni lire ni écrire, et qui l’est demeuré jusqu’à sa mort. Parmi son peuple, il était connu pour être véridique et digne de confiance. Avant de recevoir la révélation pour la première fois, il n’avait aucune connaissance des religions ou des messages qui avaient été révélés à certains peuples. Il passa ainsi les quarante premières années de sa vie. C’est alors qu’il commença à recevoir la révélation ; Dieu lui révéla le Coran tel que nous le connaissons aujourd’hui. Ce Coran contenait plusieurs des récits qui se trouvaient également dans les écritures révélées avant lui, les rapportant dans les moindres détails, à la manière d’un témoin qui rapporte ce qu’il a vu. Ils étaient relatés précisément de la même manière que les récits qui se trouvaient dans la Torah, envoyée à Moïse, et dans l’Évangile, envoyée à Jésus. Ni les juifs ni les chrétiens ne purent le démentir ; ils savaient que tout ce qu’il contenait était vrai.

2.            Mohammed (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui) a prédit tout ce qui allait arriver, à lui et à sa communauté, après sa mort : les victoires qu’ils allaient remporter, la suppression des royaumes dictatoriaux des rois zoroastriens de Perse et de César, et l’implantation de l’islam à travers le monde. Tous ces événements sont survenus exactement comme Mohammed l’avait prédit ; c’était comme s’il avait lu le futur dans un livre ouvert.

3.            Le Coran révélé à Mohammed (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui), en arabe, est un summum d’éloquence et de clarté. Dieu, dans le Coran, a mis les Arabes de l’époque (qui étaient connus pour être très éloquents et pour très bien manier la langue arabe, et qui avaient tenté, au départ, de démentir le Coran) au défi de produire ne serait-ce qu’une seule sourate semblable à celles du Coran. Ils n’y parvinrent jamais.
Jusqu’à aujourd’hui, personne n’a jamais osé prétendre avoir composé des versets équivalant – ou même approchant – en ordre, en grâce, en beauté et en magnificence ceux du glorieux Coran.

4.            La biographie de ce noble prophète est un exemple parfait d’honnêteté, de clémence, de compassion, de vérité, de courage, de générosité, loin de tout écart de langage ou de mauvais caractère, et un exemple d’ascétisme et d’efforts faits dans l’unique but de recevoir la récompense de Dieu et de l’au-delà. De plus, dans toutes ses actions et dans ses relations avec les gens, il se rappelait et craignait toujours Dieu.

5.            Dieu a insufflé beaucoup d’amour pour Mohammed (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui) dans le cœur des croyants et de tous ceux qui l’ont rencontré. Cet amour était si fort que n’importe lequel de ses compagnons aurait volontairement sacrifié sa vie, sa mère ou son père pour lui. Jusqu’à nos jours, ceux qui croient à Mohammed l’honorent et l’aiment plus que tout. Ne serait-ce que pour le voir un court instant, ceux qui croient en lui donneraient en rançon leur propre famille et tous leurs biens.

6.            Dans toute l’histoire, aucune biographie n’a été préservée avec autant de souci que celle de Mohammed, qui a été l’homme le plus influent de l’histoire. Et la terre entière n’a pas connu une autre personne à laquelle les gens pensent chaque jour, matin et soir, de même que tout au long de la journée. Chaque fois que les croyants mentionnent le nom de Mohammed, ils le saluent et demandent à Dieu de le bénir. Ils le font de bon cœur et par amour sincère pour lui.

7.            Et il n’y a jamais eu un homme sur terre dont le mode de vie est toujours, quatorze siècles plus tard, imité par ceux qui croient en lui. Ceux qui croient à Mohammed dorment de la façon qu’il dormait ; se purifient (en faisant des ablutions et des toilettes rituelles) de la façon qu’il se purifiait ; et ils imitent sa façon de manger, de boire et de se vêtir. En fait, ceux qui croient à Mohammed appliquent ses enseignements et suivent le chemin qu’il a tracé tout au cours de son existence sur terre dans tous les aspects de leur vie. Les croyants de chaque génération, depuis son époque jusqu’à nos jours, ont strictement adhéré à ses enseignements. Pour certains, cela va jusqu’à vouloir suivre le Prophète (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui) dans ses choix personnels auxquels Dieu n’a pas demandé aux croyants de se conformer. Par exemple, certains ne mangeront que les aliments ou ne porteront que le genre de vêtements que le Messager aimait. Sans parler du fait que ceux qui croient en lui répètent les louanges à Dieu, les prières spéciales et les invocations qu’il disait avant ou durant chacune de ses actions, jour et nuit, comme : ce qu’il disait quand il rencontrait des gens, en entrant dans une maison et en en sortant, en entrant dans une mosquée et en en sortant, en entrant dans une salle de bain et en en sortant, au moment où il s’apprêtait à dormir et au moment où il se réveillait, quand il remarquait un nouveau croissant de lune ou de nouveaux fruits sur un arbre, avant de manger, de boire, de s’habiller, de monter à chameau ou à cheval, au moment de voyager et au retour du voyage, etc. Et sans parler du fait que ceux qui croient en lui accomplissent à la lettre – jusque dans les moindres détails – chaque acte d’adoration – comme la prière, le jeûne, la charité et le pèlerinage – de la façon que le noble Messager (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui) leur a appris et qu’il accomplissait lui-même. Tout cela permet à ceux qui croient en lui de calquer leur vie sur la sienne comme s’il était là, devant eux, et qu’ils n’avaient qu’à suivre son exemple.

8.            Jamais il n’y a eu, et jamais il n’y aura de par le monde un homme qui a été ou qui sera si aimé, si respecté, si honoré et si obéi dans tous les détails, qu’ils soient infimes ou majeurs, que ne l’a été ce noble prophète.

9.            Depuis son époque, dans toutes les régions de la terre et à chaque ère, l’exemple de ce noble Prophète a été suivi par des individus de toutes races, couleurs et nationalités. Parmi ceux qui ont suivi ses traces, plusieurs avaient été chrétiens, juifs, païens, idolâtres ou athées, et beaucoup étaient connus pour leur sens du jugement, leur sagesse, leur esprit d’analyse et leur sérieux. Ils ont choisi de suivre les traces du noble Prophète après avoir constaté les signes de sa véracité et avoir été témoins de ses miracles, et non pas parce qu’ils y avaient été forcés ou parce qu’ils souhaitaient suivre le mode de vie de leurs parents. Plusieurs des fidèles de ce Prophète (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui) ont choisi de le suivre au moment où l’islam était encore faible, au moment où les musulmans étaient peu nombreux et souffraient de cruelles persécutions. Ils ne l’ont point fait dans le but d’obtenir quelques gains matériels, car la plupart d’entre eux ont enduré les pires formes d’afflictions et de persécution à cause de leur choix. Et en dépit de tous ces maux et de toutes ces persécutions, ils n’ont pas abandonné l’islam. Tous ces signes indiquent clairement à quiconque jouissant de sa raison, que ce Prophète était véritablement le messager de Dieu et qu’il n’était pas qu’un homme prétendant être prophète ou parlant de Dieu sans en avoir une connaissance claire.

10.        Mohammed a été envoyé avec une religion dont les fondements de foi et les pratiques cultuelles sont hors du commun. Mohammed a décrit Dieu en lui attribuant des qualités d’absolue perfection et d’une façon qui ne lui assigne aucune défectuosité. Ni les philosophes ni les savants n’auraient pu décrire Dieu de cette manière. Il est impossible d’imaginer qu’un esprit humain puisse concevoir de lui-même un être possédant une capacité, des connaissances et une grandeur si infinies ; un Être qui a assujetti la création, qui a le pouvoir sur tout ce que l’univers renferme, aussi infime ou gigantesque soit-il, et qui possède une si parfaite miséricorde. Et il n’est pas dans les capacités d’un être humain d’établir une loi parfaite basée sur la justice, l’égalité, la clémence et l’objectivité qui s’applique à toutes les sphères de la vie sur terre – comme le commerce, le mariage et le divorce, la location, le témoignage, la garde des enfants, et tous les autres contrats qui sont nécessaires au maintien et à la bonne gestion de la vie et de la civilisation sur terre.

11.        Nul être humain n’a la capacité de concevoir de lui-même une sagesse, une moralité, des bonnes manières et de la noblesse de caractère telles que celles que nous a transmises cet honorable Prophète (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui). Mohammed (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui) a propagé un enseignement complet relatif aux bonnes manières envers les père et mère, les parents, les amis, l’humanité en général, les animaux, les plantes, et même les objets inanimés. Il est impossible à l’esprit humain d’acquérir la connaissance, par lui-même, de tous ces enseignements ou d’élaborer un enseignement semblable. Tout cela indique de façon non équivoque que ce Messager n’a pas tenté d’expliquer cette religion de son propre chef, mais qu’il s’agissait plutôt d’un enseignement lui ayant été inspiré par Celui qui a créé la terre et les cieux, et qui a créé notre univers et lui a donné cette miraculeuse architecture et perfection.

12.        Les composantes de la croyance et du culte de l’Islam avec lequel le Messager Mohammed (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui) a été envoyé rappellent l’architecture sur laquelle reposent les cieux et la terre. Tout cela indique que Celui qui a créé les cieux et la terre est Celui qui nous a envoyé cette loi et cette religion de droiture. Tout comme la création des cieux et de la terre est inimitable à tous points de vue, la loi divine avec laquelle Mohammed (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui) a été envoyé est également inimitable. De la même manière que l’humanité est incapable de créer un univers comme celui que nous connaissons, elle est également incapable d’élaborer une loi semblable à celle de Dieu, avec laquelle Il a envoyé Son serviteur et messager Mohammed (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui).

 

 

Publié par le bureau de prêche de Rabwah (Riyadh)

www.islamhouse.com

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La campagne de Khyber

Au cours de la septième année de la Hijrah, le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) mena une campagne contre Khyber, bastion des tribus juives dans le Nord de l’Arabie qui était devenu un véritable guêpier pour ses ennemis.  C’est à Khyber qu’une juive avait servi de la viande empoisonnée au Prophète, viande dont il n’avait prit qu’une seule bouchée.  À peine la viande avait-elle touchée ses lèvres qu’il s’était rendu compte qu’elle était empoisonnée.  Sans l’avaler, il avait mis en garde ses compagnons, mais un des musulmans en avait déjà avalé un morceau et il en était mort.  La femme qui avait préparé et servi cette viande fut condamnée à mort.

Pèlerinage à la Mecque

Au cours de la même année, la vision que le Prophète avait eue au sujet du pèlerinage à la Mecque se réalisa : il entra à la Mecque sans trouver de résistance.  Respectant les clauses de la trêve, les idolâtres évacuèrent la cité et, à partir des hauteurs environnantes, regardèrent les musulmans accomplir leur pèlerinage.

La trêve violée par Qouraysh

Un peu plus tard, une tribu alliée à Qouraysh viola la trêve en attaquant une tribu alliée au Prophète et en massacrant ses membres jusque dans le sanctuaire de la Mecque.  Par la suite, terrifiés à l’idée des conséquences que pourrait avoir leur geste, ses membres envoyèrent Abou Soufyan à Médine pour demander à ce que le traité soit renouvelé et que ses clauses soient prolongées.  Ils espéraient qu’il y arriverait avant que les nouvelles du massacre n’atteignent Médine.  Mais un messager de la tribu qui avait été attaquée avait devancé Abou Soufyan et ce dernier ne put entamer aucunes négociations.

La conquête de la Mecque

Le Prophète rassembla tous les musulmans en âge de porter les armes et marcha sur la Mecque.  Qouraysh en fut terriblement effrayé.  Sa cavalerie se mit en position de défense devant la cité mais fut rapidement mise en déroute sans effusion de sang.  C’est ainsi que le Prophète entra dans sa ville natale en conquérant.

Ses habitants craignaient qu’il cherche à se venger d’eux, mais le Prophète proclama une amnistie générale.  Surprise et soulagée, la plus grande partie de la population s’empressa de lui prêter serment d’allégeance.  Le Prophète ordonna la destruction de toutes les idoles se trouvant dans le sanctuaire et ajouta : « La vérité est venue et les ténèbres se sont dissipées ».  Puis, on entendit l’appel à la prière résonner dans toute la Mecque.

La bataille de Hounayn

Au cours de la même année, il y eut un rassemblement de tribus païennes en colère qui souhaitaient reprendre le contrôle de la Ka’aba.  Le Prophète les affronta avec une armée de douze milles hommes.  À Hounayn, dans un profond ravin, ses troupes furent prises dans une embuscade et passèrent près d’être mises en déroute.  C’est avec beaucoup de difficulté qu’elles parvinrent à rejoindre le Prophète et ses fidèles compagnons qui, seuls, faisaient face à l’ennemi.  Mais la victoire, lorsqu’elle vint, fut éclatante et ils récoltèrent un important butin, car plusieurs des tribus ennemies avaient apporté avec elles tout ce qu’elles possédaient.

La conquête de Taïf

La tribu de Thaqif faisait partie des ennemis qu’ils affrontèrent à Hounayn.  Après cette victoire, la ville de Taïf fut assiégée par les musulmans et finit par rendre les armes.  Par la suite, le Prophète nomma un gouverneur à la Mecque et, de son côté, retourna à Médine à la plus grande joie des Ansars qui avaient craint qu’en retrouvant sa ville natale il ne décide de les abandonner et de faire de la Mecque la capitale.

L’expédition de Tabook

Au cours de la neuvième année de la Hijrah, apprenant que des troupes ennemies étaient en train de se rassembler en Syrie, le Prophète appela tous les musulmans à participer avec lui à une importante campagne.  Malgré quelques ennuis de santé, il dirigea son armée jusqu’à la frontière syrienne en plein été.  La grande distance, la chaleur accablante, le prestige de l’ennemi et le fait que c’était la saison des récoltes poussèrent certains musulmans à s’excuser et plusieurs autres à rester chez eux sans même s’excuser.  Ce soir-là, à la frontière, ils campèrent sans eau ni nourriture, s’abritant derrière leurs chameaux.

Par la suite, ils atteignirent l’oasis de Tabook, puis retournèrent à la Mecque après avoir converti plusieurs tribus.  La campagne prit fin dans le plus grand calme.

Déclaration d’immunité

Bien que la Mecque fût conquise et que la majorité de ses habitants fussent désormais musulmans, les règles officielles du pèlerinage n’avaient pas été modifiées : les païens le faisaient toujours à leur manière et les musulmans, à la leur.  Ce n’est qu’après que la caravane musulmane eût quitté Médine pour aller faire le Hajj, au cours de la neuvième année de la Hijrah et alors que l’islam était devenu prédominant dans le Nord de l’Arabie, que la déclaration d’immunité fut révélée.  Selon cette déclaration, seuls les musulmans auraient droit d’accomplir le pèlerinage après cette année, à l’exception des idolâtres qui avaient conclu un traité encore en vigueur avec les musulmans, qui n’avaient jamais violé aucun de leurs traités et n’avaient jamais soutenu quelque tribu que ce soit contre ceux avec qui ils avaient conclu des traités.  Ceux-là pourraient continuer de jouir des privilèges que leur accordait leur traité jusqu’à son terme.  Cependant, à l’expiration du traité, ils redeviendraient comme tous les autres idolâtres et seraient assujettis aux mêmes lois.  Cette proclamation marqua la fin de l’idolâtrie en Arabie.

the religion of islam

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Les Hadiths réputés bons et authentiques parlant du mérite du Pèlerinage et de la ‘Omra (visite sainte) sont nombreux. Le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Salam) encourageait les musulmans à visiter aussi souvent qu’ils le pouvaient la Kaâba, pour mériter le pardon et la récompense d’Allah et pour se rencontrer entre eux et fortifier les liens de fraternité.

Voici, ci-après, quelques uns de ces hadiths se rapportant au pèlerinage et à la ‘Omra (visite sainte).

Abou Houreira (Radhiya Allahou ‘Anhou) rapporte la conversation suivante:
L’un des compangnons demanda au Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Salam): « Quelle est la meilleure action que l’on puisse faire ?  » Il répondit:  » Croire en Allah et en Son Messager  » On lui demanda :  » et quoi d’autre ?  » Il dit:  » Faire le Djihad dans le sentier d’Allah.  » On lui demanda:  » Et quoi encore ?  » Il dit :  » Accomplir un pèlerinage sincère » (Rapporté par Boukhari et Mouslim).

Il rapporte aussi qu’il a entendu le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Salam) dire :
« Celui qui accomplit le pèlerinage sans proférer des paroles obscènes, ni commettre des actes indécents, sort de son pèlerinage aussi innocent que le jour de sa naissance. » (Rapporté par Boukhari et Mouslim)

«La Omra (visite sainte) est un acte expiatoire des péchés. Le pèlerinage sincère nâ dâutre récompense que le Paradis. » (Rapporté par Boukhari, Mouslim et At-Tirmidhi)

Ibn Abbas rapporte que le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Salam) a demandé à une femme médinoise, qui sâppelait Oum Sinane : « Pourquoi n’es-tu pas venue au pèlerinage avec nous ? » Elle répondit : « Nous nâvions que deux dromadaires. Mon mari a pris l’un d’eux pour aller au pèlerinage avec son fils et notre serviteur utilise le deuxième pour irriguer nos palmiers. » Le Prophète – Salla Allahou Alaihi wa Salam – a lui dit suite à sa réponse: « Faits alors une ‘Oumra (visite sainte) au mois de Ramadan car elle équivaut à un pèlerinage en ma compagnie. » Hadith réputé bon.

Aïcha (Radia Allah ‘Anha) rapporte cette conversation entre elle et le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Salam):
« Je lui ai dit : « ô Messager d’Allah, puisque le Djihad est la meilleure des actions, pourquoi nous, les femmes, ne le faisons pas ?  » Il répondit :  » Vous avez droit au meilleur Djihad, le pèlerinage sincère.  » dans une autre version  » Vous avez droit à un Djihad sans combat, faire le pèlerinage et la visite sainte. » (Rapporté par Boukhari et Ibn Khouzaima).

Abdoullah ibn Messaoud (Radia Allahou ‘Anhou) rapporte la parole suivante du Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Salam) : « Faites souvent des pèlerinages et des visites saintes [à la Mecque], car ils éradiquent la pauvreté et les péchés, à l’instar du feu qui éradique les déchets de l’or et de lârgent et les purifie. Un pèlerinage sincère nâ pas dâutre récompense que le Paradis. » (Rapporté par Ibn Hibbane, At-Tirmidhi et Ibn Khouzaima)

Djaber (Radia Allahou Anhou) rapporte la parole suivante du Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Salam) :
« Le pèlerinage sincère nâ dâutre récompense que le Paradis. » On lui demanda : « Comment accomplir sincèrement un pèlerinage ? » Il répondit : « En offrant la nourriture aux autres et en diffusant la bonne parole. »

Abou Houreira (Radia Allahou Anhou) rapporte la parole suivante du Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Salam) : « Les pèlerins et les visiteurs de la Demeure sainte sont les hôtes d’Allah. Quand ils L’invoquent, Il leur répond et quand ils demandent le pardon, Il le leur pardonne» (Rapporté par An-Nassaï, Ibn Maja, Ibn Khouzaima et Ibn Hibbane)

Abou Houreira (Radia Allahou Anhou) a dit que le Messager d’Allah (Salla Allahou Alaihi wa Salam) a dit: « Les hôtes d’Allah sont au nombre de trois: le combattant (dans le sentier d’Allah), le pèlerin et celui qui effectue une Oumra » (Rapporté par An-Nassa’i et déclaré authentique par Al-Albani)

Bourayda rapporte que le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Salam) a dit à propos des dépenses du pèlerin : « Dépenser lârgent pour aller en pèlerinage vaut sept cent fois sa dépense dans le sentier d’Allah. » (Rapporté par Al-Bayhaqi, Ahmed et At-Tabarani).

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Une Education parfaite et réaliste:

L’éducation que le saint Coran fait aux croyants est à la fois merveilleuse et de haute qualité. Non seulement elle les prépare à regarder, à contempler et à suivre le bon et le parfait exemple mais également les fait atterrir sur le terrain inébranlable et ferme de la réalité. C’est donc une éducation idéale et réaliste que le musulman acquiert en développant de bons rapports avec son Seigneur (exalté soit-Il), mais aussi avec sois même et les autres autour de lui et ce en accomplissant correctement ses actes d’adoration et ses transactions et en se pliant, à la lumière de la religion, aux us et aux coutumes, bref dans chaque aspect de sa vie.

Prenons un exemple: l’islam appelle à une justice complète et générale à laquelle il encourage ses adeptes afin qu’ils adoptent l’idéal qu’il poursuit :
« Certes, Allah commande l’équité, la bienfaisance et lâssistance aux proches. Et Il interdit la turpitude, lâcte répréhensible et la rébellion. Il vous exhorte afin que vous vous souveniez. » (Coran: 16/90). Il prône aussi la tolérance et le pardon mutuel
«Le désistement est plus proche de la piété. Et n’oubliez pas votre faveur mutuelle. » (Coran : 2/237)
«Quiconque est tué injustement, alors Nous avons donné pouvoir à son proche [parent]. Que celui-ci ne commette pas d’excès dans le meurtre, car il est déjà assisté (par la loi).» (Coran : 17/33).
Cependant l’Islam ne néglige pas la vraie nature intrinsèque de l’individu, à savoir son désir inné de se défendre une fois attaqué, sinon il aurait préconisé un idéalisme chimérique insupportable pour l’être humain. C’est pourquoi il reconnaît la légitimité de la vengeance qu’il ne conçoit pas comme étant une invitation à la vengeance seulement sans pardon, ni ne l’envisage t-il en tant qu’invitation au pardon sans reconnaissance du droit à la vengeance. « C’est dans le talion que vous aurez la préservation de la vie, ô vous doués d’intelligence, ainsi atteindrez-vous la piété. » (Coran : 2/179).
L’Islam vise et applique une formule beaucoup plus globale sous forme d’une légalisation en bonne et due forme, faite par Allah lui-même, pour les deux cas en même temps. Ainsi si tu réclames vengeance et justice de ton agresseur, tu as raison parce que c’est dans ton droit; mais si tu pardonnes et tu oublies alors c’est une faveur que tu accordes parce que tu es magnanime.

La conscientisation :
Le Prophète () a été si magnanime et si merveilleux avec les siens quand il leur a donné pareilles directives et a laissé le croyant, dans chaque action qu’il entreprend ou n’entreprend pas, s’en remettre à sa propre conscience et à son esprit éveillé. Il a dit () : « Vous vous disputez et vous vous referez à moi pour trancher entre vous, or il se peut que certains parmi vous soit plus éloquents que les autres en échafaudant bien leur argumentation et alors je tranche en leur faveur. Dans ce cas s’ils ont tort cela veut dire que je ne leur soustrais qu’un morceau de feu ! Qu’ils le prennent alors ou qu’ils le laissent». (Rapporté par Boukhari et Mouslim)
Quelle éducation émotionnelle, sentimentale et morale pour l’individu ! Celle qui ne se suffit pas de la production de preuves matérielles, mais réfère l’individu à sa propre conscience. Ainsi il se peut que l’un des adversaires arrive, à force d’arguments bien étayés, à réfuter les preuves avancées par son frère qui a peut être raison et alors à lui soustraire un droit qui, au fond, n’en est pas un, c’est tout simplement un morceau de feu ! Que l’on se méfie donc et que l’on sache que la décision rendue par un juge ou par une autre autorité ne transforme pas le licite en illicite, ni l’illicite en licite.

Trois tribunaux moraux ….et une issue de sortie
Dans le Saint Coran nous sommes devant trois tribunaux moraux [Cette idée a été suffisamment développée par Cheikh Mohammad Abdoullah Draz, dans son livre sur la responsabilité.] que sont : la Cour de la Conscience dont le siège est nos coeurs, la Cour de la Société qui nous entoure et la Cour du Ciel au dessus de nous. Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset): « Et dis : « Œuvrez, car Allah va voir votre œuvre, de même que Son messager et les croyants, et vous serez ramenés vers Celui qui connaît bien l’invisible et le visible. Alors Il vous informera de ce que vous faisiez ».» (Coran : 9/105).
Le seul et unique moyen que nous avons pour éviter de comparaître devant la Cour du ciel, c’est la promotion du sentiment religieux alors que le moyen d’échapper à la seconde Cour réside dans le développement d’un sens aigu de l’éducation sociale tandis que pour la première cour (tribunal de la conscience dont le siége est notre cœur), le seul moyen de l’éviter consiste à purifier et à sanctifier nos sentiments, à développer notre conscience morale dans le but de faire en sorte que l’individu arrive à se blâmer lui-même avant que les autres ne le lui fassent. C’est ainsi que le Prophète () nous a mis en garde contre tout acte de nature à entraîner chez nous des remords et nous a ordonné de nous référer à cette conscience ainsi développée pour s’en enquérir : « Enquière toi d’abord auprès de ton cœur et ne te fie pas aux suggestions des autres.» (Ahmed, Abou Chayba et Abou Ya’la Al-Mawsili)
Le Pèlerinage c’est le développement de la conscience:
Dans la plupart des rites et des rituels le pèlerin ressent une charge émotionnelle intense doublée du sentiment d’être mis à l’épreuve pour le sondage du degré d’éveil de sa conscience religieuse surtout dans cet examen (pèlerinage) qu’il s’impose à lui-même pour développer son taqwa (crainte d’Allah) jusqu’à devenir l’arbitre et le juge de lui-même dans beaucoup d’actes qu’il fait pendant le pèlerinage.
Allah sait bien ce qu’on fait :
Après s’être engagé à fond dans les rituels le pèlerin trouve son attention, une fois de plus, attirée par le contexte coranique, de façon merveilleuse, à cet aspect des choses : « Le pèlerinage à lieu dans des mois connus. Si l’on se décide de lâccomplir, alors point de rapport sexuel, point de perversité, point de dispute pendant le pèlerinage. Et le bien que vous faites, Allah le sait. » (Coran : 2/197).

Ainsi toute bonne œuvre, toute dévotion et tout culte sont bien connus d’Allah qui en récompense au maximum leur auteur et le fait, en conséquence, élever de plusieurs degrés. C’est l’unique chemin pour sanctifier et purifier l’âme et pour l’absoudre après l’avoir débarrassée de toute forme et de tout reliquat de transgression, de rébellion et disputes.
Il est bien évident qu’en comparant devant Allah, exalté soit-Il, en cette forme propre, lumineuse et brillante et en faisant la navette entre un rite et un autre, entre un acte de dévotion et un autre on se retrouvera enfin de compte débarrassés des effets et des ténèbres du péché pour redevenir une autre personne, ayant une autre vie, pleinement consciente et responsable de ses actes.

Il suffit pour le musulman de se rendre compte qu’Allah est parfaitement au courant de tout ce qu’il fait et qu’Il le suit de très prés pour le récompenser en conséquence pour se sentir encouragé, voire poussé à faire toujours mieux.

Mais qui donc ne veut pas que son Seigneur le voie quand il est en pleine dévotion ? Et qui donc n’aspire pas à ce que le bien qu’il fait soit connu et reconnu au maximum …? C’est ce qu’on appelle le degré d’Al-Ihsan que le prophète () définit de la façon suivante : « Adore Allah comme si tu le vois, et si tu ne le vois pas Lui, par contre te voit » (Extrait du hadith de Jibril (Alaihi Sallam) au sujet de l’Islam, la foi et de charité, rapporté par Boukhari et Mouslim.)

L’impact de l’imploration, de la prière et de la supplication:
L’homme n’aura jamais une conscience religieuse suffisamment vive et éveillée tant qu’il n’aura pas établi de bons rapports avec son Seigneur Qui l’a crée et Qui lui demandera des comptes pour les actes qu’il a accomplis, tant qu’il ne s’est pas engagé dans les implorations, dans la prière et dans les supplications franches et sincères mais aussi et bien sûr dans les Talbiyah que le pèlerin fait à haute voix …
Autant donc de moyens et de procédures pour cultiver et revaloriser les sentiments sublimes et pour purifier et sanctifier l’âme car c’est une situation où l’on fait preuve de beaucoup d’humilité, de soumission et de recours sincère à Allah le Très Haut.

Contrôle rigide de sois même contre les violations:
Une fois engagé dans les rites du pèlerinage, le musulman se sent en pleine dévotion et donc s’impose un contrôle strict sur son comportement, un contrôle qui tient compte du moindre écart de conduite. Ainsi quand il transgresse l’une des interdictions de l’Ihram le voilà qui revient à sa conscience qui, d’emblée, lui ordonnera de se racheter par une offrande, par une aumône ou par l’observation d’un jeûne. Il est vrai que l’autorité de contrôle et le tribunal qui enregistrent ceci sont uniquement la conscience. Il n’existe aucune autre autorité en dehors d’elle … Il y a donc en cela une bonne éducation et une revalorisation de la conscience religieuse du pèlerin qui, en conséquence, devient méritant du pardon d’autant plus qu’il s’est écarté, pendant son Hajj, des relations sexuelles, de la débauche et des controverses.

Le Tawaf, une façon de se conscientiser davantage:
Si tu observes les autres rites tu te rendras compte qu’ils stimulent, sans exception aucune, cette autocensure de la conscience. Ainsi, beaucoup d’hommes et de femmes font ensemble le tour (Tawaf) autour de la Kaaba, ce qui fait produire une foule immense où se bousculent, pèle mêle, tout ce monde et où les regards, non rigoureusement et religieusement contrôlés, se croisent trompant la vigilance de toute autorité de contrôle, qui d’ailleurs ne pourra pas grand-chose devant une telle marée humaine. Et pourtant, l’Islam nâ ni interdit le Tawaf mixte, ni institué un Tawaf séparé pour les femmes. C’est peut-être une conséquence directe de cette conscientisation que l’Islam cherche à promouvoir chez le musulman qui est ici abandonné à sa propre conscience et à son propre esprit de croyant qui l’empêcheront de transgresser quand il atteint ce niveau de responsabilité personnelle. D’ailleurs comment pourrait il agir autrement lui qui sait qu’Allah le contrôle et le suit de très prés et que les transgressions faites dans l’enceinte du Haram sont beaucoup plus graves que celles faites ailleurs dans la mesure où elles sont multipliées au dépend de leurs auteurs. Cependant quand il n’y a pas de transgression mais seulement préméditation alors nous sommes devant un péché qui mérite un châtiment douloureux. Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset) : «Quiconque cherche à y commettre un sacrilège injustement, Nous lui ferons goûter un châtiment douloureux» (Coran : 22/25) .

L’accomplissement des rites est en lui-même éducateur
Lorsque le pèlerin aura accompli ses rites, invoqué et imploré Allah (le Tout Puissant), dans les journées connues et précises, renouvelé son engagement vis-à-vis d’Allah d’être désormais plus conforme avec ses ordres et ses injonctions ce qu’il concrétise par un repentir franc et sincère émanant d’une âme croyante et pleine d’humilité et de remords, lorsque ces rites l’auront remis sur les rails et sur la voie de la responsabilité, alors certainement il ne se laissera plus dérapé ou s’écarté de la voie tracée par Allah. Bien mieux, sa modestie et son humilité devant Lui ainsi que son sentiment vis-à-vis de cette grande dévotion développeront en lui une conscience religieuse éveillée et une éducation à charge émotionnelle intense.

Conclusion:
Ce sont là quelques idées relatives à l’impact du pèlerinage sur la conscientisation et la responsabilisation du serviteur et qui donc viendront s’ajouter à bon nombre d’autres impacts et avantages que le pèlerin gagne pour l’occasion.

Félicitations donc à ces musulmans humbles, obéissants et soumis ; félicitations pour leur pèlerinage et leur dévotion qui les ont hissés à ce niveau brillant et lumineux, qui ont raffiné et sanctifié leur âme, cultivé et développé leurs consciences, absous leurs péchés et leurs crimes. Nous implorons Allah de nous choisir parmi eux. Louange à Allah, Seigneur de l’Univers.

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Bien connaître la réalité du pèlerinage, les règles et les secrets qui sous-tendent l’instauration de ses rites sont autant dâtouts qui sont susceptibles dâider à mieux préparer le pèlerinage pour le rendre un hajj mabrour. Il est vrai que ce genre de préparation rappelle celles que fait un individu qui cherche à accomplir sa prière avec dévotion, sachant que, plus il est dévoué, plus sa prière est méritoire. Il en est de même pour le pèlerinage. Plus on est imbibé de son esprit, de ses règles et préceptes et des objectifs pour lesquels il a été institué, plus on est en mesure de lâccomplir de façon plus acceptable et plus conforme aux normes et donc plus méritoire et plus édifiante. Cependant, on ne saurait arriver à ce stade que si on s’y prépare bien, que si on étudie profondément les véritables enjeux du pèlerinage, faute de quoi le risque est grand de voir celui-ci se transformer en tourisme gâté par une fatigue insupportable.
Parmi les préceptes et les objectifs que le pèlerin doit garder à l’esprit il y a essentiellement:
1-la réalisation du taqwa (crainte d’Allah)
L’objectif essentiel du pèlerinage est la réalisation du taqwa ; c’est pourquoi le Coran cite les deux toujours ensemble dans les versets où il est question du pèlerinage :
« […]. Et craignez Allah. Et sachez qu’Allah est dur en punition. » (Coran : 2/196)

« Le pèlerinage à lieu dans des mois connus. Si l’on se décide de lâccomplir, alors point de rapport sexuel, point de perversité, point de dispute pendant le pèlerinage. Et le bien que vous faites, Allah le sait. Et prenez vos provisions; mais vraiment la meilleure provision est la piété (Taqwa). Et redoutez-Moi, ô doués d’intelligence ! » (Coran : 2/197)

2-la consolidation et la confirmation de la question de l’unicité d’Allah dans les esprits

Le pèlerinage insiste sur la nécessité absolue pour le serviteur d’orienter sa volonté et ses actes uniquement et exclusivement vers Allah et Allah Seul Qui dit (sens des versets) : «Et accomplissez pour Allah le pèlerinage et l’Umra. » (Coran : 2/196)

« Voilà [ce qui doit être observé] et quiconque prend en haute considération les limites sacrées d’Allah cela lui sera meilleur auprès de Son Seigneur. Le bétail, sauf ce qu’on vous a cité, vous a été rendu licite. Abstenez-vous de la souillure des idoles et abstenez-vous des paroles mensongères. (Soyez) exclusivement [acquis à la religion] d’Allah ne Lui associez rien; car quiconque associe à Allah, c’est comme s’il tombait du haut du ciel et que les oiseaux le happaient, ou que le vent le précipitait dans un abîme très profond.» (Coran : 22/30-31)

Même dans la Talbiya (le fait de dire : « Me voici, Ô Allah ! Me voici, Ô Toi qui n’a pas d’associé. Certes, les louanges, les biens, la royauté T’appartiennent, sans associé ») il est clair que lâppel est adressé à Allah et à Lui Seul.
Aussi le pèlerinage insiste t il sur le suivi absolu du Prophète () et sur la nécessité de prendre toutes les précautions pour ne pas se livrer à une dévotion teintée d’innovation ou d’idolâtrie. Dâilleurs c’est le rite où il n’y a de place ni aux caprices, ni aux us, ni aux coutumes. Le chemin est seulement celui déjà tracé par le Prophète (): il faut et il suffit de le suivre.

3-Observer les rites tout en se gardant de transgresser les limites tracées par Allah

Le pèlerinage est sensé nous inculquer le respect, la révérence et lâmour des rites d’Allah ainsi que la crainte réelle de sâpprocher ou, à plus forte raison, de transgresser ses interdictions. Ainsi, il est dit dans le Coran (sens du verset) :« Voilà [ce qui est prescrit]. Et quiconque exalte les injonctions sacrées d’Allah, s’inspire en effet de la piété des cœurs. » (Coran : 22/32)

4-Cultiver la bonne morale et les bonnes qualités :
a) La retenue: Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset) : « Le pèlerinage à lieu dans des mois connus. Si l’on se décide de lâccomplir, alors point de rapport sexuel, point de perversité, point de dispute pendant le pèlerinage.» (Coran : 2/197). Le mot arabe Al-Ravath mentionné dans le verset signifie les rapports sexuels ainsi que des paroles et actes les concernant.
b) La maîtrise de sois au moment de la colère et le souci d’éviter, à tout prix, de s’engager dans des controverses ou dans des rixes. Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset) : « Le pèlerinage à lieu dans des mois connus. Si l’on se décide de lâccomplir, alors point de rapport sexuel, point de perversité, point de dispute pendant le pèlerinage.» Les controverses défendues ici sont, apparemment, celles qui n’ont aucun intérêt pour la religion.
c) L’aménité, la civilité et la tranquillité. Ayant entendu un grand vacarme, des tumultes, des réprimandes et des voix émanant du côté des chameaux devant lui se ruant en direction d’Almouzdeliva, le Prophète () a fait cette mise en garde : »ô pèlerins, restez calmes, la dévotion nâ rien à voir avec la précipitation. »
d) Lâbnégation et l’immersion totale dans l’ensemble: en plein pèlerinage le serviteur fait preuve d’une abnégation totale au point de ne tenir aucun compte de lui-même préférant plutôt se joindre, corps et âmes, à ses autres frères, s’habillant de la même façon, répétant les mêmes paroles et faisant les mêmes gestes qu’eux.
e) La responsabilisation de l’individu: cela transparaît clairement au niveau du rituel de l’offrande qui devient obligatoire à tout pèlerin qui, délibérément, transgresse l’une des interdictions de l’Ihram, ne fait pas correctement l’étape d’Arafat ou se rend à Mouzdeliva avant le coucher du soleil …etc.
f) L’apprentissage de la modestie : cela apparaît clairement dans l’uniformité qui caractérise les rites et les actes de dévotion mais aussi et surtout dans l’élimination complète de toute forme de différence liée à la langue, au rang, au sang ou aux moyens financiers …etc. D’ailleurs le prêche fait par le Prophète () à l’occasion du Pèlerinage d’Adieu, insistait beaucoup sur cet aspect des choses : « Vous nâvez qu’un seul Dieu et vous nâvez qu’un seul et même ancêtre (Adam). Un Arabe n’est pas meilleur qu’un non-Arabe, et un non-Arabe n’est pas meilleur qu’un Arabe. Et un rouge (un blanc au teint rouge) n’est pas meilleur qu’un noir, et un noir n’est pas meilleur qu’un rouge, sauf au niveau de la piété (taqwa).»
g) L’apprentissage de la patience et de la persévérance : En s’éloignant des interdictions liées à l’Ihram et en renonçant à certaines choses non prohibées (en dehors de l’Ihram) le pèlerin, non seulement se prive des plaisirs mais s’expose aussi à beaucoup de désagréments et à la fatigue excessive dans le but avoué de se conformer aux ordres et aux injonctions d’Allah, en l’occurrence l’accomplissement des rites du pèlerinage. En agissant ainsi il se sentira encouragé voire carrément poussé à abandonner, pour la cause du pèlerinage, les péchés en faveur des actes de dévotion et à mieux supporter les tracasseries et les torts causés par les autres.
h) L’apprentissage de la générosité et de la dépense des biens: cela se voit car l’individu prend en charge les dépenses liées à son pèlerinage.

5 – Rappeler le Dernier Jour

Le pèlerinage avec tous ses rites rappelle le Jour Dernier et ses différentes et terribles étapes dans la mesure où :

En partant de chez lui, en se séparant de ses amis et de ses parents, il se rappellera du jour inéluctable où il devra faire autant en allant pour le grand voyage ;
En se séparant de tout habit cousu et de toute forme d’ornement, il se rappellera du linceul et de la sortie, le Jour Dernier, des hommes de leurs tombes, corps nus, pieds nus et non excisés ;
En se déplaçant sans cesse et en s’éreintant de fatigue, il se rappellera du stress et de l’angoisse qui s’empareront de lui au cours de cette Journée terrible du Jugement Dernier où certains seront submergés par la sueur qui leur arrivera jusqu’à la bouche.

6- Apprendre à se soumettre et à se plier aux ordres d’Allah

Le pèlerinage est l’occasion par excellence qui permet de cultiver, chez le serviteur, l’esprit de soumission, de résignation, de docilité et d’obéissance absolue à Allah, le Seigneur de l’Univers. Ainsi cela transparaît il dans les actes même du pèlerinage tel l’abandon des habits cousus, de toute forme d’ornement, l’accomplissement du tawaf, du sa’y, de l’étape d’Arafat, du lancement des jamarat, du passage de la nuit à Minen, du rasage ou de la coupure des cheveux… et autres aspects du pèlerinage qui, même si leur sens n’est pas toujours suffisamment clair, n’en constituent pas moins des actes que l’individu fait sans y être mû par ses sentiments propres ou par un désir personnel apparent. C’est là aussi un moment à charge émotionnelle intense à cause des souvenirs immémoriaux remontant à l’époque d’Abraham (Alaihi Sallam) et qui, à l’instant même, reviennent à l’esprit du pèlerin qui sera tout de même consolé de constater que tous ces événements ont eu pour conséquence la soumission et la résignation totales aux ordres d’Allah et la recherche de sa satisfaction, dût cela être au dépend des désirs et des caprices de la personne elle-même.

7-consolidation de la fraternité religieuse et de l’unité islamique

En dépit des barrières de la langue qui les séparent, de la différence de couleur, de pays et d’ ethnie, les pèlerins se réunissent et s’entassent dans un seul lieu, en un seul moment, en un même uniforme, avec un même appel et pour un même objectif qui est la concrétisation de la croyance en Allah, l’obéissance à Ses ordres et au renoncement aux péchés. Ainsi se sentiront ils plus proches les uns des autres et plus soucieux de l’approfondissement de leur connaissance et de leur coopération mutuelles. Ils pourraient alors envisager de réfléchir ensemble à une approche globale qui leur permettra d’échanger leurs points de vue, leurs expertises et leurs expériences à fin qu’ils puissent les mettre au service de l’Islam, cette grande religion qui est à l’origine de cette retrouvaille on ne peut plus auguste.

8-Le pèlerinage : moyen de relier les pèlerins à leurs ancêtres

Les actes accomplis par le pèlerin ont une profonde signification historique dans la mesure où ils nous font revivre l’épisode relatif à l’émigration , à destination du Hijaz, d’Abraham (Alaihi Sallam) accompagné de son épouse ainsi que sa décision audacieuse d’offrir son fils en offrande, sa construction de la Kaaba, son appel solennel aux hommes pour qu’ils viennent faire le pèlerinage, appel dont le retentissement s’est poursuivi jusqu’à l’arrivé du Prophète Mohamed () pour être repris et d’avantage souligner dans son fameux Pèlerinage d’Adieu auquel a assisté une centaine de mille de ses honorables Compagnons où justement il leur a enjoint de le suivre, et de le recopier à la lettre, en matière d’accomplissement des rites du Pèlerinage. Ensuite le cours de l’histoire a continué et le nombre de pèlerins n’a depuis cessé d’augmenter jusqu’ à dépasser aujourd’hui la barre de deux millions, ce qui doit pousser le pèlerin à se rappeler de cette multitude de personnes venues ici, au fil des siècles, exprimer leurs sentiments envers leur Seigneur et à le pousser également à méditer sur la série de conflits qui ont émaillé l’histoire tant bouleversées des partisans de l’unicité d’Allah et des adeptes de l’idolâtrie. Ce sont des conflits où les adeptes de l’unicité d’Allah ont tout sacrifié (personnes, moyens matériels et financiers, prestige, plaisirs de la vie…. ) en vue de sauver la foi en Allah contre laquelle s’acharnent les polythéistes dont l’intransigeance, l’injustice et le zèle à défendre leurs propres intérêts et leurs caprices n’a d’égal que leur volonté d’en découdre avec la religion. Ainsi le pèlerin réalisera t il la raison pour laquelle certains ont péri alors que d’autres ont été sauvés et alors il fera attention et prendra ses dispositions pour ne pas « chuter » lui aussi. Bien plus il se considérera comme faisant partie intégrante du cortège dirigé par les Prophètes et les justes et mettra les autres en garde contre les causes de la perte. Désormais il se comptera parmi les ennemis jurés des criminels, tout en restant convaincu au fond de lui-même que tout finira bien pour les vertueux. Aussi sentira t il que ceux, parmi ces pèlerins, qui passeront de vie à trépas auront tous le même sort auquel lui-même n’échappera pas. Autant donc s’y préparer pour ne pas être pris au dépourvu et pour être de ceux qui seront sauvés.

9 – Multiplier les invocations d’Allah, le Tout Puissant:

Quiconque se prend à méditer les rites du pèlerinage tels la Talbiya, le Takbir ( dire allahou akbar), le Tahlil(dire la ilaha illa lah), bref toute sorte d’invocations … Etc., ainsi que les textes de la Révélation (le Coran et le Hadith ) ne manquera pas de constater que l’invocation répétée du nom d’Allah en constitue non seulement l’objectif mais également l’essence. Voir le verset 198 de sourate Al-Baqarah et les hadiths relatifs le Tawaf autour de la kaaba, à la course entre Safa et Marwah ainsi qu’au le lancement des Jamarat. Celui qui médite sur ce verset et ses hadiths ne manquera pas de constater que tous les rites du Hajj ne sont établis que pour faire prévaloir et perpétuer l’invocation du nom d’Allah sur la terre.

10 – S’habituer aux règles de discipline et d’éducation:

Le pèlerinage comporte des restrictions, des limitations, des engagements et des aspects auxquels le pèlerin est astreint et que donc il ne saurait violer, ce qui l’habituera au mode de l’organisation qu’il chérira alors et y tiendra beaucoup, il apprendra aussi la discipline et le respect des ordres reçus et des consignes. Quant aux textes religieux qui soulignent cet aspect des choses ils ne manquent pas.

11 – Autres avantages:

Il y a d’autres avantages matériels et spirituels, individuels et collectifs qu’on ne sauraient citer exhaustivement c’est pourquoi le verset en parle de manière aussi indéfinie qu’ambiguë : « pour participer aux avantages qui leur ont été accordés et pour invoquer le nom d’Allah aux jours fixés, sur la bête de cheptel qu’Il leur a attribuée, « Mangez-en vous-mêmes et faites-en manger le besogneux misérable » (Coran : 22/28).

Nous demandons à Allah le Tout Puissant de nous guider sur la bonne voie et de nous inscrire parmi ceux qui en bénéficient au maximum.


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