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« Et celui qui fait revivre ma Sunna m’aime. Et celui qui m’aime sera avec moi dans le Paradis. » Quel musulman et quelle musulmane ne connaissent pas ces mots du célèbre Hadith du Prophète (sur lui la paix) ? Et qui ne voudrait pas être en compagnie du Prophète dans le Paradis ? Et qui ne voudrait pas mettre en pratique la Sunna, c’est-à-dire « la voie du Prophète » (sur lui la paix) ?

Le problème c’est que trop souvent certains musulmans ont adopté une vision étriquée de « la Sunna du Prophète » (sur lui la paix). En effet, celle-ci est considérée par ces musulmans comme se constituant avant tout – voire presque uniquement – des faits de « manger avec ses doigts, manger en s’asseyant par terre, porter des sandales » et d’autres sunna de ce genre, qui relèvent des sunna ‘âdiyya ». Or la Sunna est constituée avant tout des « sunna ta’abbudiyya » (dont certaines sont obligatoires, d’autres fortement recommandées, d’autres conseillées). La Sunna, c’est ce que le Prophète a dit, fait et approuvé, et elle concerne, en tant que telle, tous les domaines auxquels est lié l’islam.
Voici ci-après, des paroles du Prophète où il a employé le mot « sunna » pour décrire certains de ces domaines :
Suivre la Sunna du Prophète à propos des croyances (‘aqâ’ïd) :
Le Prophète a dit : « … Et celui d’entre vous qui vivra verra de nombreuses déviances. Attachez-vous alors à ma Sunna et à la Sunna des califes bien guidés après moi (al-khulafâ ar-râshidûn) (rapporté par at-Tirmidhî). Ces déviances dont parlait le Prophète sont celles qui allaient surgir à propos des croyances, comme celles d’Ibn Sabâ qui ont conduit au kharidjisme etc., ou encore comme celles qui ont conduit au mutazilisme, etc.
Face à des déviances, qui concernent donc les croyances, le Prophète demande de s’attacher à la Sunna, donc aux croyances que lui il a enseignées. Suivre les croyances (‘aqâ’ïd) qu’a enseignées le Prophète, c’est donc suivre la Sunna du Prophète.
Suivre la Sunna du Prophète à propos de ce qui est purement cultuel (ta’abbudât) :
Le Prophète a dit : « Chaque fois qu’un peuple invente une innovation (bid’a), une quantité semblable de Sunna est enlevée de lui. Car s’en tenir à une Sunna vaut mieux que rajouter une innovation (bid’a) » (rapporté par Ahmad, hadîth dhaîf lada-l-Albânî, wa lâkin hunâka hadîth sahîh ladayhi, rawâhu ad-Dârimî, wa huwa fî ma’nâhu). Il s’agit ici de tout ce qui est purement cultuel, où il faut s’en tenir strictement à ce que le Prophète a fait, et où on ne peut rien rajouter sous peine de tomber dans la Bid’a. S’en tenir, dans le domaine du purement cultuel, à ce qu’a fait le Prophète, c’est donc suivre la Sunna du Prophète.
Suivre la Sunna du Prophète à propos des règles du droit (fiqh) :
Deux Compagnons étaient partis en voyage. L’heure de la prière arriva et n’ayant pas d’eau, ils firent la purification par la poussière (tayammum) et accomplirent leur prière. Mais ensuite, avant que l’heure de cette prière se termine, ils trouvèrent de l’eau. L’un se dit alors que la prière accomplie avec la purification par la poussière (tayammum) était suffisante. Mais l’autre fit les ablutions (wudhû) et refit la prière qu’il avait déjà faite après avoir fait la purification par la poussière (tayammum). Arrivés auprès du Prophète à Médine, ces deux Compagnons lui racontèrent ce qu’ils avaient fait. Le Prophète donna alors raison au premier et lui dit : « Tu as pratiqué la Sunna » (rapporté par Abû Dâoûd). Voici ce que nous avons appris être une « règle de droit » dans les « ouvrages de jurisprudence » : « On n’avait pas d’eau, on a fait la purification par la poussière (tayammum) et on a accompli la prière. Puis, avant la fin de l’heure de la prière, on a trouvé de l’eau. Il ne faut pas refaire cette prière. » C’est vrai : cela relève du droit. Mais c’est aussi une sunna du Prophète. Les règles du droit musulman sont, ainsi, soit directement, soit indirectement issues des paroles du Prophète (que ces règles concernent ce qui est purement cultuel ou ce qui est financier, ce qui est social, etc.). Suivre les règles juridiques (fiqh) qu’a enseignées le Prophète, c’est donc suivre la Sunna du Prophète.
Suivre la Sunna du Prophète à propos de ce qu’on pense et dit des autres, et de son comportement vis-à-vis d’eux :
Le Prophète avait dit à Anas ibn Mâlik : « Mon petit, si tu es capable d’avoir, chaque matin et chaque soir, le cœur pur de rancœur (« ghissh ») vis-à-vis de chacun, fais-le. Mon petit, cela fait partie de ma Sunna. Et celui qui fait revivre ma Sunna m’aime. Et celui qui m’aime sera avec moi dans le Paradis » (rapporté par at-Tirmidhî, hadîth dh’aîf wa lâkin yasluhu lil-fadhîlah wa lil-istish’hâd fil-hukm).
Où est notre mise en pratique de la Sunna par rapport à cette parole ? Les cœurs sont-ils purs de rancœur vis-à-vis de ceux que l’on côtoie ? Ou bien sont-ils pleins de ce qui fait de leur possesseur un « double visage » (dhu-l-wajhayn selon les mots du Prophète) ? En plus, c’est dans cette parole que se trouve justement la phrase que l’on aime répéter : « Et celui qui a fait revivre ma Sunna m’aime. Et celui qui m’aime sera avec moi dans le Paradis ». Où est-elle dans notre Communauté, la Sunna, sur ce point ?
Certains frères disent : « Par amour pour le Prophète, nous, nous portons des sandales qui ressemblent aux siennes plutôt que des chaussures européennes, de même que nous mangeons par terre plutôt qu’à table ». C’est un choix respectable pour ce qui relève de « sunna ‘âdiyya ». Mais le problème c’est que ces mêmes personnes, ensuite, vous racontent des rumeurs qu’elles ont entendues ici et là. Et quand vous leur dites que le contenu en est faux, elles vous récitent le proverbe : « Il n’y a pas de fumée sans feu ! »
Bravo. Tu considères que, par amour pour le Prophète, il s’agit de ne pas adopter des chaussures qui sont différentes du modèle de celles du Prophète. Mais ça ne gêne pas ta conception de l’amour du Prophète que d’adopter le proverbe « Il n’y a pas de fumée sans feu » bien que celui-ci contredise les paroles du Prophète ?
– En effet, le proverbe dit que s’il y a une rumeur, c’est qu’il y a forcément une vérité.
– Et le Prophète, lui, a dit qu’il y a des gens qui inventent des propos, que ces propos se répandent ensuite partout sous forme de rumeur sans que ce soit vrai, et que ces gens subiront dans leur tombe (al-barzakh) le châtiment d’avoir le visage sans cesse déchiré (rapporté par al-Bukhârî, hadîth n° 5745 et n° 1320). Le Prophète a dit aussi : « Il est suffisant, comme mensonge, qu’un homme répète tout ce qu’il entend » (rapporté par Muslim). Le Prophète dit : « Dieu (…) déteste le « qîla wa qâla » (rapporté par Muslim) (« qîla wa qâla » désigne les rumeurs et les on-dit). Le Prophète a dit encore : « Quelle mauvaise monture pour un homme que « za’amû » (« on dit que… ») (rapporté par Abû Dâoûd).
Et malgré toutes ces paroles du Prophète, on adopte l’autre proverbe la conscience tranquille… et on prétend être de ceux qui suivent le modèle du Prophète.
La vérité est là, affligeante : on s’est focalisé, en matière de Sunna du Prophète, uniquement sur la forme de ses chaussures, la couleur de ses vêtements, et le fait de manger par terre. Le reste, est devenu secondaire, à la limite de l’utile. Est-ce là la conception de la Sunna qu’avaient le Prophète et ses Compagnons ?!
Conclusion :
1. La Sunna concerne non pas seulement la façon de s’habiller, de manger et de boire, mais aussi et surtout les croyances, les règles juridiques, le fait de s’en tenir à ce que le Prophète a fait comme acte purement cultuel, le comportement vis-à-vis d’autrui, etc.
2. Certaines Sunna sont obligatoires, d’autres fortement recommandées, d’autres conseillées.
3. On ne peut pas – et cela relève de l’enseignement même du Prophète – considérer ce qui est conseillé comme étant primordial, et considérer ce qui est obligatoire comme étant secondaire !
4. Pour toute chose relevant du domaine de ce qui est purement cultuel (al-‘ibâdât), on ne peut rien faire que le Prophète n’ait pas fait, sous peine de tomber dans l’innovation religieuse (bid’ah). Par contre, pour ce qui relève du domaine de ce qui n’est pas purement cultuel (al-‘âdât), pratiquer la Sunna du Prophète revient à intégrer de nouvelles choses aux principes laissés par le Prophète (les « sunna ‘âdiyya »), même si le Prophète n’avait pas fait ces nouvelles choses.
5. Et si le Prophète avait, dans ce domaine des ‘âdât, pratiqué certaines choses liées à son époque à lui, on peut les pratiquer par amour pour lui, ce qui relèvera alors des « sunna ‘âdiyya » et sera source de récompenses pour un acte recommandé, comme on peut ne pas les pratiquer sans les mépriser. Ainsi, on ne doit pas mépriser une « sunna ‘âdiyya » telle que manger avec ses doigts – car c’est une chose qu’a faite le Prophète – , mais on ne doit pas non plus faire de reproche à ceux des musulmans qui choisissent de manger avec une fourchette dès qu’ils tiennent compte des « sunna ta’abbudiyya » du Prophète en la matière (entre autres utiliser sa main droite, ne pas manger de choses interdites dans les Hadîths, etc.).
« Pratiquer et faire revivre la Sunna du Prophète » « pratiquer l’excellent modèle (uswa hassana) que constitue le Prophète, c’est tenir compte de tout cela…
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Un don d’Egypte

Maria , la copte (Chrétienne Egyptienne) naquit dans un village appelé Hifin, situé sur le bord oriental du Nil. Son père, était copte et sa mère aussi. Après sa première enfance, au début donc de sa jeunesse, elle alla résider, avec sa soeur Sérine, dans le palais du dirigeant des coptes. Elle vivait en ce lieu quand elle entendit parler d’un Prophète, habitant la Presqu’île arabique, qui appelait à une nouvelle religion céleste. Elle se trouvait dans le palais quand Hatib Ibn Abi Balta’a vint en délégation, porteur d’un message au roi. Celui-ci entra et remit la lettre en question.

Après : Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, la lettre appelait à embrasser l’Islam. Le roi lut le message, le plia avec soin et le plaça dans un étui qu’il remit à l’une de ses servantes. Ensuite, il se tourna vers Hatib et lui demanda de lui parler de ce Prophète et de le décrire. A la fin de l’exposé de l’émissaire du Prophète, il dit à Hatib :

– Je savais qu’il restait encore un prophète à envoyer. Je pensais qu’il allait se manifester dans le Shâm car c’est dans cette région que les messagers sont issus. Je vois qu’il vient d’apparaître dans une terre arabe… Malheureusement, les coptes ne m’obéiront pas.

Il ne pouvait donc embrasser l’Islam, sans quoi il risquerait certainement de perdre son trône. Or, il ne voulait pas se séparer de son autorité sur son peuple.

Dans sa réponse au Prophète , le roi le remercia en l’informant qu’il envoyait, avec son émissaire, deux femmes coptes, de hautes conditions sociales, ainsi que des vêtements somptueux et un mulet qu’il pourrait monter.

En remettant le message à Hatib, il s’excusa de ne pas répondre favorablement à son appel d’adhésion à l’Islam car les coptes sont attachés à leur religion. Il lui demanda également de garder secret ce qui vient de se produire entre eux, afin que son peuple n’en sache absolument rien.

Après quoi, Hatib partit avec les présents royaux et les deux soeurs, Maria et Sérine. Il était compréhensible que ces dernières quittent avec regret leur patrie. Pour apaiser leur tristesse et leur faire oublier quelque peu ce qu’elles viennent d’abandonner, Hatib se mit, en cours de route, à leur raconter l’histoire antique du pays des Arabes. Il leur conta les récits et les légendes que le temps avait tissés autour de la Mecque et du Hijaz au cours des siècles. Après quoi, il leur parla du Prophète et de l’Islam. Il sut choisir les faits les plus convaincants et les arguments les plus probants, si bien que les deux soeurs furent réjouies de ce qu’elles venaient d’entendre et leurs coeurs s’ouvrirent à l’Islam et à son Prophète.

Arrivée et vie à Médine

L’arrivée de Maria et de sa soeur eut lieu en l’an VII de l’Hégire. Le Prophète  venait de revenir de Hudaybiyya où il conclut un pacte avec les Qurayshites. Maria lui plut et la prit pour épouse. Quant à sa soeur, il la maria avec son poète Hasan Ibn Thabit. Le bruit courut à travers la ville qu’une belle Egyptienne, aux cheveux longs, venait d’arriver des rivages du Nil et qu’elle avait été offerte en cadeau à l’Elu de Dieu.

Une année s’écoula et Maria menait une vie heureuse. Sa nostalgie de l’Egypte s’estompa. A présent, elle se familiarisa avec la vie médinoise et vivait paisiblement dans la Maison du Prophète. Aussi, accepta-t-elle volontiers de porter le Hijab, au même titre que les Mères des croyants.

Sa situation s’identifiait quelque peu à Hagar, la femme d’Abraham, qui, elle aussi, quitta l’Egypte, dans son état d’esclave, pour venir s’installer au Hijaz, en femme libre. Présentement, la différence portait sur le fait que sa compatriote donna naissance à Ismael. Allait-elle, à son tour, donner un enfant au Prophète ? C’est que son mari, depuis la mort de Khadija eut plusieurs épouses, pourtant, aucune d’elles ne lui donna un héritier mâle.

La bonne nouvelle

Deux années s’étaient écoulées depuis son mariage avec l’Envoyé de Dieu. Le souvenir de Hagar et d’Ismael continuait à habiter son esprit quand, un jour, elle sentit qu’elle portait un enfant dans son ventre. Cependant, elle n’y croyait pas, se figurant que ce n’était qu’une illusion qu’elle se faisait. C’était peut-être son imagination qui lui jouait un tour. C’est pourquoi, vivant encore dans le doute, elle cacha la nouvelle pendant un ou deux mois. Cependant, au fur et à mesure que la grossesse prenait forme, le doute se transforma en certitude. Ce n’était plus un rêve mais bel et bien une réalité.

Maria communiqua d’abord la bonne nouvelle à sa soeur Sérine qui l’assura qu’elle portait bien un enfant dans son ventre. Elle fut transportée de joie et elle annonça au Prophète  la prochaine naissance d’un enfant. Celui ci leva les yeux au Ciel et remercia, à son tour, son Créateur. Sa joie atténua quelque peu la tristesse qui l’envahi après le décès de ses filles Zaynab, Ruqiya et Umm Kaltoum.

L’évènement ne tarda pas à faire le tour de la ville :

– L’Elu de Dieu attendait un enfant de Maria l’Egyptienne.

Nous pouvons imaginer le désarroi des autres épouses. Voilà une femme étrangère enceinte alors qu’elle n’avait séjourné qu’une année avec le Prophète, au moment où elles-mêmes n’avaient pas porté de descendant dans leur ventre après plusieurs années dans sa Maison. C’était le destin.

Le Prophète craignait pour la santé de Maria. Aussi, la transporta-t-il dans les faubourgs de Médine afin qu’elle jouisse du calme et préserve la santé de l’enfant qui allait naître. Sérine resta auprès de sa soeur Maria pour prendre soin d’elle jusqu’au jour de la naissance, à savoir la nuit du mois de Dhu-l-Hijja, an VIII de l’Hégire. Le Prophète  fit appel à une sage-femme et s’isola dans un coin de la maison où il s’adonna aux prières et aux implorations.

La sage femme lui annonça la naissance d’un garçon qui, issu d’un homme libre, allait affranchir sa mère de son état d’esclave. L’envoyé de Dieu  était transporté de joie. Il nomma son fils Ibrahim, nom du père des croyants. Il distribua en aumônes une quantité d’orge égale au poids du nourrisson.

Un jour, le Prophète  prit son fils dans ses bras et le porta chez Aisha afin que celle-ci puisse y voir les traits similaires aux siens. Certes, l’épouse préférée retint ses larmes de joie. Elle se retint de montrer sa jalousie mais elle la manifesta sous une autre forme :

– Je ne vois aucune ressemblance entre toi et ce fils.

Aisha avait dit plus tard, qu’elle n’avait jamais été jalouse d’une femme autant que de Maria car elle était non seulement belle mais aussi Dieu lui accorda un enfant alors que les autres épouses en étaient privées.

Le décès d’Ibrahim

Hélàs ! Le bonheur de Maria ne dura qu’une année et un peu plus. Elle allait connaître une épreuve terrible et une période amère : la perte de son enfant. Celui ci tomba malade alors qu’il n’avait pas encore clos ses deux années. Maria fit appel à sa soeur pour lui tenir compagnie et veillait avec elle autour du lit d’Ibrahim. Cependant, la vie de ce dernier commença à s’éteindre petit à petit.

Le Prophète , apprenant la mauvaise nouvelle, arriva à la maison, appuyé sur l’épaule de Abd ar-Rahman ibn Awf, parce que la douleur et la souffrance lui firent perdre ses forces. Il prit son fils dans les bras de sa mère et le mit sur ses genoux, le coeur triste.

Il ne restait plus à l’Elu de Dieu qu’à dire que telle était la volonté divine. La mort était le lot de tous les humains. Les derniers rejoindront toujours les premiers, ajoutant un deuil à un autre. Certes, les yeux pleurent et le coeur est triste, mais, en aucune manière, ils ne se lamentent du sort décidé par le Créateur.

Il se tourna vers Maria, attendri par l’état où elle se trouvait. Il lui dit :

– Ibrahim est mon fils. Son allaitement se poursuivra au Paradis.

Il fit alors appel à son neveu, al-Fadl, le fils de ‘Abbas pour laver le petit garçon tandis que lui, il demeura assis dans un coin, triste. Ensuite, il ensevelit son fils, s’acquitta d’une prière de quatre unités et l’ensevelit lui-même dans le cimetière d’al-Baqi.

L’éclipse solaire

Au retour de l’enterrement, le soleil se voila et l’horizon s’obscurcit. Quelqu’un dit :

– L’éclipse du soleil est conséquente à la mort d’Ibrahim.

Cette réflexion parvint aux oreilles du Prophète . Il se tourna vers ses compagnons et leur dit :

– Le soleil et la lune sont deux des signes de Dieu. Ni l’un ni l’autre ne s’éclipsent ni à la mort ni à la vie de quelqu’un.

De son côté Maria, la blessure au coeur, fit preuve de patience, acceptant avec résignation la volonté de Dieu. Elle resta cloîtrée dans sa chambre pendant la durée de l’enterrement. Ensuite, elle alla au cimetière, s’assit près de la tombe de son fils. Elle ne pouvait retenir ses larmes. Elle les avait retenues jusque là devant son mari, pour ne pas aggraver la blessure de ce dernier. Mais là, seule, ses yeux exprimaient la forte douleur de son coeur.

Le Prophète  mourra une année plus tard. Il laissa Maria veuve. Celle-ci mourut en l’an XVI de l’hégire. Le calife Umar appela les gens à se rassembler et à suivre le cercueil. Il pria sur sa tombe et l’enterra dans le cimetière de Baqi.

Islammedia 2011

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« Et celui qui fait revivre ma Sunna m’aime. Et celui qui m’aime sera avec moi dans le Paradis. » Quel musulman et quelle musulmane ne connaissent pas ces mots du célèbre Hadith du Prophète (sur lui la paix) ? Et qui ne voudrait pas être en compagnie du Prophète dans le Paradis ? Et qui ne voudrait pas mettre en pratique la Sunna, c’est-à-dire « la voie du Prophète » (sur lui la paix) ?

Le problème c’est que trop souvent certains musulmans ont adopté une vision étriquée de « la Sunna du Prophète » (sur lui la paix). En effet, celle-ci est considérée par ces musulmans comme se constituant avant tout – voire presque uniquement – des faits de « manger avec ses doigts, manger en s’asseyant par terre, porter des sandales » et d’autres sunna de ce genre, qui relèvent des sunna ‘âdiyya ». Or la Sunna est constituée avant tout des « sunna ta’abbudiyya » (dont certaines sont obligatoires, d’autres fortement recommandées, d’autres conseillées). La Sunna, c’est ce que le Prophète a dit, fait et approuvé, et elle concerne, en tant que telle, tous les domaines auxquels est lié l’islam.
Voici ci-après, des paroles du Prophète où il a employé le mot « sunna » pour décrire certains de ces domaines :
Suivre la Sunna du Prophète à propos des croyances (‘aqâ’ïd) :
Le Prophète a dit : « … Et celui d’entre vous qui vivra verra de nombreuses déviances. Attachez-vous alors à ma Sunna et à la Sunna des califes bien guidés après moi (al-khulafâ ar-râshidûn) (rapporté par at-Tirmidhî). Ces déviances dont parlait le Prophète sont celles qui allaient surgir à propos des croyances, comme celles d’Ibn Sabâ qui ont conduit au kharidjisme etc., ou encore comme celles qui ont conduit au mutazilisme, etc.
Face à des déviances, qui concernent donc les croyances, le Prophète demande de s’attacher à la Sunna, donc aux croyances que lui il a enseignées. Suivre les croyances (‘aqâ’ïd) qu’a enseignées le Prophète, c’est donc suivre la Sunna du Prophète.
Suivre la Sunna du Prophète à propos de ce qui est purement cultuel (ta’abbudât) :
Le Prophète a dit : « Chaque fois qu’un peuple invente une innovation (bid’a), une quantité semblable de Sunna est enlevée de lui. Car s’en tenir à une Sunna vaut mieux que rajouter une innovation (bid’a) » (rapporté par Ahmad, hadîth dhaîf lada-l-Albânî, wa lâkin hunâka hadîth sahîh ladayhi, rawâhu ad-Dârimî, wa huwa fî ma’nâhu). Il s’agit ici de tout ce qui est purement cultuel, où il faut s’en tenir strictement à ce que le Prophète a fait, et où on ne peut rien rajouter sous peine de tomber dans la Bid’a. S’en tenir, dans le domaine du purement cultuel, à ce qu’a fait le Prophète, c’est donc suivre la Sunna du Prophète.
Suivre la Sunna du Prophète à propos des règles du droit (fiqh) :
Deux Compagnons étaient partis en voyage. L’heure de la prière arriva et n’ayant pas d’eau, ils firent la purification par la poussière (tayammum) et accomplirent leur prière. Mais ensuite, avant que l’heure de cette prière se termine, ils trouvèrent de l’eau. L’un se dit alors que la prière accomplie avec la purification par la poussière (tayammum) était suffisante. Mais l’autre fit les ablutions (wudhû) et refit la prière qu’il avait déjà faite après avoir fait la purification par la poussière (tayammum). Arrivés auprès du Prophète à Médine, ces deux Compagnons lui racontèrent ce qu’ils avaient fait. Le Prophète donna alors raison au premier et lui dit : « Tu as pratiqué la Sunna » (rapporté par Abû Dâoûd). Voici ce que nous avons appris être une « règle de droit » dans les « ouvrages de jurisprudence » : « On n’avait pas d’eau, on a fait la purification par la poussière (tayammum) et on a accompli la prière. Puis, avant la fin de l’heure de la prière, on a trouvé de l’eau. Il ne faut pas refaire cette prière. » C’est vrai : cela relève du droit. Mais c’est aussi une sunna du Prophète. Les règles du droit musulman sont, ainsi, soit directement, soit indirectement issues des paroles du Prophète (que ces règles concernent ce qui est purement cultuel ou ce qui est financier, ce qui est social, etc.). Suivre les règles juridiques (fiqh) qu’a enseignées le Prophète, c’est donc suivre la Sunna du Prophète.
Suivre la Sunna du Prophète à propos de ce qu’on pense et dit des autres, et de son comportement vis-à-vis d’eux :
Le Prophète avait dit à Anas ibn Mâlik : « Mon petit, si tu es capable d’avoir, chaque matin et chaque soir, le cœur pur de rancœur (« ghissh ») vis-à-vis de chacun, fais-le. Mon petit, cela fait partie de ma Sunna. Et celui qui fait revivre ma Sunna m’aime. Et celui qui m’aime sera avec moi dans le Paradis » (rapporté par at-Tirmidhî, hadîth dh’aîf wa lâkin yasluhu lil-fadhîlah wa lil-istish’hâd fil-hukm).
Où est notre mise en pratique de la Sunna par rapport à cette parole ? Les cœurs sont-ils purs de rancœur vis-à-vis de ceux que l’on côtoie ? Ou bien sont-ils pleins de ce qui fait de leur possesseur un « double visage » (dhu-l-wajhayn selon les mots du Prophète) ? En plus, c’est dans cette parole que se trouve justement la phrase que l’on aime répéter : « Et celui qui a fait revivre ma Sunna m’aime. Et celui qui m’aime sera avec moi dans le Paradis ». Où est-elle dans notre Communauté, la Sunna, sur ce point ?
Certains frères disent : « Par amour pour le Prophète, nous, nous portons des sandales qui ressemblent aux siennes plutôt que des chaussures européennes, de même que nous mangeons par terre plutôt qu’à table ». C’est un choix respectable pour ce qui relève de « sunna ‘âdiyya ». Mais le problème c’est que ces mêmes personnes, ensuite, vous racontent des rumeurs qu’elles ont entendues ici et là. Et quand vous leur dites que le contenu en est faux, elles vous récitent le proverbe : « Il n’y a pas de fumée sans feu ! »
Bravo. Tu considères que, par amour pour le Prophète, il s’agit de ne pas adopter des chaussures qui sont différentes du modèle de celles du Prophète. Mais ça ne gêne pas ta conception de l’amour du Prophète que d’adopter le proverbe « Il n’y a pas de fumée sans feu » bien que celui-ci contredise les paroles du Prophète ?
– En effet, le proverbe dit que s’il y a une rumeur, c’est qu’il y a forcément une vérité.
– Et le Prophète, lui, a dit qu’il y a des gens qui inventent des propos, que ces propos se répandent ensuite partout sous forme de rumeur sans que ce soit vrai, et que ces gens subiront dans leur tombe (al-barzakh) le châtiment d’avoir le visage sans cesse déchiré (rapporté par al-Bukhârî, hadîth n° 5745 et n° 1320). Le Prophète a dit aussi : « Il est suffisant, comme mensonge, qu’un homme répète tout ce qu’il entend » (rapporté par Muslim). Le Prophète dit : « Dieu (…) déteste le « qîla wa qâla » (rapporté par Muslim) (« qîla wa qâla » désigne les rumeurs et les on-dit). Le Prophète a dit encore : « Quelle mauvaise monture pour un homme que « za’amû » (« on dit que… ») (rapporté par Abû Dâoûd).
Et malgré toutes ces paroles du Prophète, on adopte l’autre proverbe la conscience tranquille… et on prétend être de ceux qui suivent le modèle du Prophète.
La vérité est là, affligeante : on s’est focalisé, en matière de Sunna du Prophète, uniquement sur la forme de ses chaussures, la couleur de ses vêtements, et le fait de manger par terre. Le reste, est devenu secondaire, à la limite de l’utile. Est-ce là la conception de la Sunna qu’avaient le Prophète et ses Compagnons ?!
Conclusion :
1. La Sunna concerne non pas seulement la façon de s’habiller, de manger et de boire, mais aussi et surtout les croyances, les règles juridiques, le fait de s’en tenir à ce que le Prophète a fait comme acte purement cultuel, le comportement vis-à-vis d’autrui, etc.
2. Certaines Sunna sont obligatoires, d’autres fortement recommandées, d’autres conseillées.
3. On ne peut pas – et cela relève de l’enseignement même du Prophète – considérer ce qui est conseillé comme étant primordial, et considérer ce qui est obligatoire comme étant secondaire !
4. Pour toute chose relevant du domaine de ce qui est purement cultuel (al-‘ibâdât), on ne peut rien faire que le Prophète n’ait pas fait, sous peine de tomber dans l’innovation religieuse (bid’ah). Par contre, pour ce qui relève du domaine de ce qui n’est pas purement cultuel (al-‘âdât), pratiquer la Sunna du Prophète revient à intégrer de nouvelles choses aux principes laissés par le Prophète (les « sunna ‘âdiyya »), même si le Prophète n’avait pas fait ces nouvelles choses.
5. Et si le Prophète avait, dans ce domaine des ‘âdât, pratiqué certaines choses liées à son époque à lui, on peut les pratiquer par amour pour lui, ce qui relèvera alors des « sunna ‘âdiyya » et sera source de récompenses pour un acte recommandé, comme on peut ne pas les pratiquer sans les mépriser. Ainsi, on ne doit pas mépriser une « sunna ‘âdiyya » telle que manger avec ses doigts – car c’est une chose qu’a faite le Prophète – , mais on ne doit pas non plus faire de reproche à ceux des musulmans qui choisissent de manger avec une fourchette dès qu’ils tiennent compte des « sunna ta’abbudiyya » du Prophète en la matière (entre autres utiliser sa main droite, ne pas manger de choses interdites dans les Hadîths, etc.).
« Pratiquer et faire revivre la Sunna du Prophète » « pratiquer l’excellent modèle (uswa hassana) que constitue le Prophète, c’est tenir compte de tout cela…
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  Chère sœur en Islam. Nous nous adressons à ton cœur. Ce cœur qui croit qu’Allah est son Seigneur, que l’Islam est sa religion et que Mouhammed e est le Messager d’Allah.

     Nous nous adressons à ton cœur qui croit que la mort est vérité, que la résurrection est vérité, que le jour des Comptes est vérité, que le Sirat (Pont dressé au dessus de l’Enfer et qui mène vers le Paradis.) est vérité, que le Paradis est vérité, que l’Enfer est vérité,  » qu’Allah est la vérité ; et c’est Lui qui rend la vie aux morts et c’est lui qui est Omnipotent. Et que l’Heure arrivera, pas de doute à son sujet ; et qu’Allah ressuscitera ceux qui sont dans les tombeaux. Nous disons cela car ne tire avantage de l’exhortation que celui qui se rappelle la mort, et qui croit qu’il retournera, un jour, à Son Seigneur qui le jugera sur toutes les œuvres accomplies dans la vie d’ici bas.

       Nous sommes un groupe de prédicateurs qui ont porté sur leurs dos un lourd fardeau.

     Nous essayons de te faire parvenir notre voix, même si nous avons longuement tenté de le faire mais en vain. sœur en Islam, nous t’avons demandé souvent de nous aider à porter ce lourd fardeau mais sans succès. Nous t’avons souvent et longuement sollicité jusqu’à ce que certains parmi nous aient désespéré de ta repentance. Cependant, la plupart de nous ont dit : Non, c’est la femme algérienne, noble d’origine, qui n’a besoin que d’être rappelée et exhortée pour qu’elle puisse de nouveau renaître, telle une belle plante qui a besoin d’être arrosée pour qu’elle  » donne à tout instant ses fruits, par la grâce de Son Seigneur.  » [Ibrahim.25]

       sœur en Islam. Saches que ta sortie de ton foyer exhibant une partie de ton corps qu’Allah t’a contrainte de cacher, est l’une des plus grandes manifestations d’injustice envers Allah et Ses serviteurs. Et là il faut que tu te rappelles qu’Allah a dit :  » Et Allah ne guide pas les gens injustes.  » [Al-Baqarah.258] : Il ne les guide pas vers leur bien-être sur ce monde et sur l’au-delà ; car  » Allah n’aime pas les injustes.  » [Al-Imran.57]

     sœur en Islam. Ecoutes le Seigneur de la puissance, qui t’a accordé beaucoup de faveurs, quand Il dit : « O enfants d’Adam ! Nous avons fait descendre sur vous un vêtement pour cacher vos nudités, ainsi que des parures. Mais le vêtement de la piété (taqwa) est bien meilleur.  » [Al-Araf.26] Vêtement de la piété . . Ce vêtement que mettent le croyant et la croyante, pour qu’ils adorent Allah. Ce vêtement qui protège en la femme sa dignité, sa chasteté et sa pudeur, qui sont les vraies valeurs de la beauté féminine.

      sœur sais-tu que l’Islam n’est pas la seule religion à avoir instituée le port du Hidjab ? Sais tu que toutes les lois célestes s’entendent sur le fait que le port du Hidjab soit une prescription divine, donc une obligation ? Il a été rapporté dans les Livres de ceux qui nous ont précédés, la Thora et l’Evangile, que c’est une obligation d’Allah à Ses serviteurs; et les paragraphes qui le stipulent ont, jusqu’à ce jour, survécus, par la grâce d’Allah, aux falsifications que ces Livres ont subies. Nous pouvons lire dans la Thora :  » Dieu punira les filles d’Israël parce qu’elles se parent et se vantent par leurs bijoux de chevilles, en leur ôtant la parure de leurs bijoux de chevilles, leurs nattes, leurs anneaux, leurs bracelets, leurs voiles et leurs bandeaux. » Gloire à Allah! Veux tu prêter attention à ces mots; qui signifient que celles qui se parent sont punies en les incitant à se parer davantage !! Ce faisant, l’acte de se parer n’est donc qu’un châtiment à l’encontre de celles qui violent les interdits d’Allah à cause de leur désobéissance. En effet, Allah a puni nos parents, Adam et Eve, lorsqu’ils lui ont désobéi, en leur dévoilant leurs nudités.  » Puis lorsqu’ils eurent goûté de l’arbre, leurs nudités leurs devinrent visibles; et ils commencèrent tous deux à y attacher des feuilles du Paradis. « [Al-Araf.22] Et ceci t’amène à percevoir que le Hidjab est une grâce et non pas une sanction, comme s’acharnent à le présenter les prétendants de la liberté ; et qu’il est un honneur avant qu’il ne soit une obligation. Alors, ma sœur, veux tu suivre les filles d’Israël dans ce qui n’est en vérité qu’un pur châtiment ?

      sœur, sache que le Hidjab n’a pas été une vertu dans les religions précédentes uniquement. Même les mécréants arabes d’avant l’Islam (Jahiliyah) considéraient que le port du Hidjab était un signe de noblesse, comme le soulignent leurs poèmes. Dans cette ère, la femme libre restait dans sa demeure comme une maîtresse servie, et ne sortait qu’après avoir caché toutes ses nudités. Dans cette ère, l’exhibition du corps n’était pratiquée que par les femmes esclaves pour lesquelles la prostitution était un acte de coutume, largement admis.

      sœur, sais tu que la guerre des Libertins (Foudjar) qui a opposé Coraïch à Hawazin avait pour cause le harcèlement d’une femme par des jeunes de Kinana qui voulaient lui ôter son voile ? Elle demanda alors secours à la famille des Beni

Amer qui n’ont pas tardé à venir à sa rescousse par leurs épées.

      sœur, sais-tu pourquoi alors Allah a blâmé les femmes de cette époque en leur disant :  » Restez dans vos foyers et ne vous parez pas à la manière de la Jahiliyah. « [Al-Ahzab.33] ? Ce fut parce que ces femmes exhibaient le haut de leurs poitrines et une partie de leurs cheveux ! Oui, c’est ce genre d’exhibition qu’Allah a désapprouvé et qualifié de retour à la Jahiliah. Alors que dire de l’impudence des femmes des temps que nous vivons ?

        sœur, quelle sera ta réponse si Allah Ton Seigneur te demandait ta réaction envers Son verset :  » OProphète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles, elles seront plus vite reconnues et éviteront d’être offensées. « [Al-Ahzab.59] ?

N’as-tu point entendu parler du Hadith du Prophète (( qui dit :  » La femme est nudité.  » [Tirmidhi] ? Une phrase pleine de sagesse et dont l’analyse révèle un degré éminent de clairvoyance : Si chaque musulman attache une grande importance à cacher les parties intimes de son corps, il faut qu’il en fasse de même quant à sa femme, ses sœurs, et ses filles.

     Apprends bien ces arguments pour que tu puisses répondre aux partisans de l’exhibition de la femme et aux propagandistes de sa débauche qui se sont faits serment de semer la turpitude dans les rangs des croyants, et qui n’hésitent pas d’user de tous leurs moyens médiatiques, pour accomplir leur sale besogne. Malheureusement, nous, nous n’avons que ces quelques mots tirés de la révélation d’Allah, et Allah suffit pour guider ton cœur vers Son droit chemin.

     sœur en Islam, tu sais que ceux-ci veulent te tromper pour qu’ils puissent jouir de toi comme les occidentaux jouissent de femmes. Ce ne sont, en vérité, que des loups qui guettent ton inadvertance pour qu’ils déchirent ta dignité avec leurs sales griffes.

       sœur, il ne se passe aucun jour sans que ceux qui aiment te voir dans le bon chemin n’éprouvent regret et lamentation, face aux plans des ennemis d’Allah et devant l’indifférence de la plupart des musulmans.

sœur, ton cœur ne bat-il pas pour ta foi ? Ne pleures tu pas sur cette foi qui est devenue quotidiennement la cible de tous les opportunistes ? Ne sais tu pas que ton exhibition est un coup de poignard dans le dos de tes frères et soeurs ? Ne

    sais tu pas que ton port du Hidjab peut soutenir l’Islam mieux que des milliers de prêches. Oh que si, car le port du Hidjab par une seule femme induit dans les cœurs des croyants fermeté et ténacité devant les obstacles qu’ils rencontrent ; et submerge les ennemis d’Allah d’exaspération et d’indignation qui les font battre en retraite, abjects et vaincus.

     sœur rappelles toi ces scènes épouvantables et ces moments difficiles que tu encourras lorsque tu quitteras cette vie vers une tombe obscure.

Le Prophète e nous a parlé de ces scènes et de ces moments pour lesquels les cheveux des enfants grisonnent. Il nous a parlé de châtiments effrayants pour des gens qui ont désobéi à Allah en commettant des péchés moins graves que ton exhibition. Alors que dire du châtiment de celle qui se pare ?

     Rappelles toi de la parole du Prophète e :  » Il y a deux genres d’hommes de ma nation que je n’ai pas vu : des hommes aux fouets ressemblant à des queues de vaches, qu’ils utilisent pour battre les gens ; et des femmes habillées mais déshabillées, penchées et penchantes, leurs coupes ressemblent à des bosses de chameaux inclinées. Certes, elles n’entreront pas au Paradis et ne trouveront guère son odeur, même si son odeur peut être perçue à une très grande distance. Maudissez les car elles sont maudites. « [Mouslim, IbnHibban]

    sœur, l’heure est venue pour te dire au revoir. Nous te rappelons enfin que toute journée que tu passes en te parant, t’éloigne d’Allah, Ton Seigneur, et te rapproche du Diable, ton ennemi. Tous les jours que tu passes ainsi, tu reçois la malédiction d’Allah, des Anges et de tous les hommes, jusqu’à ce que tu reviennes au droit chemin, le chemin d’Allah. Tous les jours tu te rapproches de ta tombe, et l’Ange de la mort s’apprête à prendre ton âme.

    Rappelles toi que par-dessus les sept cieux, Un Seigneur Tout Puissant te voit, et auquel tu retourneras dans un jour qui va sans doute venir.

 » Pour chaque communauté il y a un terme. Quand leur terme vient, ils ne peuvent le retarder d’une heure et ils ne peuvent le hâter non plus.

    enfants d’Adam ! Si des Messagers choisis parmi vous viennent vous exposer Mes Signes, alors ceux qui acquièrent la piété et se réforment n’auront aucune crainte et ne seront point affligés.

Et ceux qui traitent de mensonges Nos signes et s’en écartent avec orgueil sont les gens du Feu et ils y demeureront éternellement. « [Al-Araf.34-36]

Redigé en arabe par abdelhalim toumiete


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Abou Hourayra rapporte :

Nous étions invités à un repas en compagnie de l’Envoyé d’Allah (Salla Allahou ‘Alayhi wa Sallam); on lui offrit une épaule qui était son morceau préféré. Il en mangea une bouchée puis il déclara :

Je serai le seigneur des hommes au jour de Jugement !
Savez vous pourquoi ? (Ce jour là), Allah réunira les premiers et les derniers en un seul endroit. Tout observateur les verra, le héraut se fera entendre d’eux et le soleil se rapprochera. Les hommes seront dans un souci et une affliction insupportables. Ils diront : Ne voyez-vous pas la situation dans laquelle vous trouvez ? Ne chercherez-vous pas quelqu’un qui intercède en votre faveur auprès de votre Seigneur ? 
Certains hommes se diront entre eux : Votre père Adam (‘Alayhi Salam)?
Ils iront alors le trouver et lui diront :
Ô Adam, tu es le père de l’humanité. Allah t’a créé de Sa Main, Il a insufflé en toi Son Esprit, Il a ordonné à Ses anges de se prosterner devant toi et t’a fait demeurer en Paradis.
Ne pourrais-tu pas intercéder en notre faveur auprès de ton Seigneur ? Ne vois-tu pas notre situation ? Ne vois-tu pas se qui nous arrive ?
Adam (‘Alayhi Salam)  répondra :
Mon Seigneur s’est mit en ce jour dans une colère telle que jamais Il n’en a connue de semblable et qu’Il n’en connaîtra jamais plus de semblable.
Il m’a autrefois interdit de manger de l’Arbre et je Lui ai désobéi.
J’ai assez à faire avec moi-même ! J’ai assez à faire avec moi-même ! J’ai assez à faire avec moi-même ! Allez trouver quelqu’un d’autre ! Allez donc voir Noé !
Ils iront trouver Noé (‘Alayhi Salam)  lui diront :
Ô Noé tu es le premier de ceux qui ont été envoyés vers les hommes. Allah t’a qualifié de serviteur reconnaissant ; Ne vois-tu pas notre situation ? Ne vois-tu pas se qui nous arrive ? Ne pourrais-tu pas intercéder en notre faveur auprès de ton Seigneur ?
Il répondra :
Mon Seigneur s’est mit en ce jour dans une colère telle que jamais Il n’en a connue de semblable et qu’Il n’en connaîtra jamais plus de semblable. Or j’avais invoqué Allah contre ma communauté.
J’ai assez à faire avec moi-même ! J’ai assez à faire avec moi-même ! J’ai assez à faire avec moi-même ! Allez trouver quelqu’un d’autre ! Allez trouver Abraham !
Ils iront trouver Abraham (‘Alayhi Salam) lui diront :
O Abraham tu es le Messager d’Allah et Son Ami intime, choisi parmi tous les hommes. Sers-nous d’intercesseur auprès de ton Seigneur. Ne vois-tu pas notre situation ?
Il leur répondra :
Mon Seigneur s’est mit en ce jour dans une colère telle que jamais Il n’en a connue de semblable et qu’Il n’en connaîtra jamais plus de semblable. Or dans le passé j’ai proféré trois mensonges ! J’ai assez à faire avec moi-même ! J’ai assez à faire avec moi-même ! J’ai assez à faire avec moi-même ! Allez trouver quelqu’un d’autre ! Allez trouver Moïse !
Ils iront trouver Moïse (‘Alayhi Salam) lui diront :
O Moïse tu es l’Envoyé d’Allah. Allah t’a accordé la préférence sur les hommes en te donnant la prophétie et en te parlant sans intermédiaire. Intercède en notre faveur auprès de ton Seigneur.
Moïse (‘Alayhi Salam) répondra :
Mon Seigneur s’est mit en ce jour dans une colère telle que jamais Il n’en a connue de semblable et qu’Il n’en connaîtra jamais plus de semblable. J’ai tué un homme sans en avoir reçu l’ordre. J’ai assez à faire avec moi-même ! J’ai assez à faire avec moi-même ! J’ai assez à faire avec moi-même ! Allez trouver quelqu’un d’autre ! Allez trouver Jésus !
Ils iront trouver Jésus (‘Alayhi Salam) lui diront :
O Jésus tu es l’Envoyé d’Allah, Son verbe et un Esprit venant de Lui. Tu t’es adressé aux hommes dans  le berceau ! Intercède en notre faveur auprès de ton Seigneur. Ne vois-tu pas notre situation ?
Jésus (‘Alayhi Salam) répondra :
Mon Seigneur s’est mit en ce jour dans une colère telle que jamais Il n’en a connue de semblable et qu’Il n’en connaîtra jamais plus de semblable.
(Mais il ne fera pas état de péchés qu’il aurait commis antérieurement)
J’ai assez à faire avec moi-même ! J’ai assez à faire avec moi-même ! Allez trouver quelqu’un d’autre! Allez trouver Mohammed!
Ils iront trouver Mohammed et lui diront :
Ô Mohammed ! Tu es l’Envoyé d’Allah, le sceau des Prophètes ! Et Allah t’a pardonné tes péchés antérieurs et à venir. Intercède en notre faveur auprès de ton Seigneur. Ne vois-tu pas notre situation ?
Alors je partirai me placer sous le Trône divin ; je me tiendrai prosterné devant mon Seigneur. Puis Allah m’inspirera des formules de louange et de glorification qu’Il n’aura inspirées à personne d’autre avant moi. Puis il me sera dit:
Ô Mohammed relève la tête !
Demande et il te sera accordé, intercède et tu seras exaucé !
Alors je relèverai la tête et je dirai :
O Seigneur, ma communauté ! Seigneur, ma communauté ! Seigneur, ma communauté !
Puis il sera dit :
O Mohammad introduis au Paradis ceux de ta communauté qui n’ont pas de compte à rendre par la porte de droite et ils seront également associés aux autres (élus) pour entrer par les autres portes.
Puis, le Prophète (Salla Allahou ‘Alayhi wa Sallam) ajouta :
Et par celui qui détient mon âme entre Ses Mains, la distance entre les vantaux de chacune des portes de Paradis équivaut à celle qui sépare La Mecque de Hajar, ou à celle qui sépare La Mecque de Bousra (le transmetteur a eu ici un doute, Hajar est situé dans le Bahrayn et Bousra en Syrie) (Hadith rapporté par Boukhari et Mouslim)

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