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Au nom d’Allah, l’infiniment Miséricordieux, le Très Miséricordieux
Introduction
Louange à Dieu seul, et que son salut et la bénédiction soient sur le dernier des prophètes… Ce qui distingue les musulmans des autres est qu’ils croient en tous les prophètes et les messagers que Dieu envoya : le premier fut Adam et le dernier fut Muhammad et entre eux, on peut citer Noé, Abraham, Moïse et Jésus (que la paix de Dieu soit sur eux). L’Islam prescrit de croire en tous ces messagers, mais aussi d’authentifier leur message, de les aimer et de croire fermement que leur mérite est supérieur à toutes autres créatures. L’Islam déclare également que démentir un seul messager revient à mécroire en tous les prophètes. Le musulman qui croit en Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et mécroit en Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), est considéré comme mécréant au vu de l’Islam. Cela, même s’il croit en Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), car il a mécru en un des prophètes de Dieu. Cette règle est valable pour celui qui mécroit en Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), alors qu’il croit en d’autres prophètes. Le Coran mentionne que les caractéristiques et les œuvres du prophète Muhammad furent citées dans la Thora et la Bible. Dieu dit :
(Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré qu’ils trouvent mentionné chez eux dans la Thora et l’Évangile. Il leur ordonne le bien, leur défend le mal, leur rend licites les bonnes choses, leur interdit les mauvaises, et les libère de la charge et des carcans qui pesaient sur eux. Ceux qui croient en lui, l’honorent, lui portent secours et suivent la lumière descendue avec lui, ceux-là sont les gagnants.)[1][1]
Le Coran relate l’histoire d’Abraham (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) invoquant son Seigneur d’envoyer un prophète qui s’avéra être Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) : (Seigneur ! Envoie-leur un messager pris parmi eux, afin qu’il leur récite tes versets, leur enseigne le Livre et la Sagesse, et les purifie. Tu es certes le Puissant, le Sage ! » )[1][2]
Le Coran mentionne également Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) lorsqu’il annonça la venue du prophète Muhammad r : (Et quand Jésus fils de Marie dit : « Ô Enfants d’Israël ! Je suis vraiment l’envoyé de Dieu vers vous, confirmant ce qui est venu avant moi dans la Thora, et pour annoncer un Messager après moi, dont le nom sera « Ahmad ». »)
Le prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) confirma ces faits en disant : « Je suis auprès de Dieu, le dernier des prophètes[1][3] alors qu’Adam était encore étendu sur la terre et je vais vous informer comment se déroulèrent les prémices de ma prophétie : Je suis le résultat de l’invocation de mon père Abraham, je suis également l’annonce de Jésus et la vision de ma mère (le jour où je suis né, lorsqu’elle vit une lumière éclairant les palais de la grande Syrie (le Chêm)). »[1][4]
 Ceci ne fut pas restreint à Abraham et Jésus (sur eux la paix), mais Dieu prit l’engagement de l’ensemble des prophètes de croire en l’ultime prophétie de Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et de lui accorder victoire. Dieu dit :
(Et lorsque Dieu prit cet engagement des prophètes : « Chaque fois que je vous accorderai un Livre et de la Sagesse, et qu’ensuite un messager viendra confirmer ce qui est avec vous, vous devrez croire en lui et lui porter secours. » Dieu leur demanda : « Consentez-vous et acceptez-vous mon pacte à cette condition ? » Ils dirent : « Nous consentons », Dieu dit : « Soyez-en donc témoins, et me voici, avec vous, parmi les témoins.)[1][5]
D’après ‘Atâ Ibn Yassâr qui rapporte : « J’ai rencontré ‘Amr Ibn Al-‘Âss (qu’Allah l’agrée) et je lui demandai : Informe-moi de la description faite du messager de Dieu (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) dans la Thora. » Il dit : « Oui, je suis d’accord pour te répondre. Je jure par Dieu qu’il est décrit dans la Thora par des caractéristiques mentionnées dans le Coran :
« (Ô Prophète ! Nous t’avons envoyé comme témoin, annonciateur et avertisseur)[1][6], tu protégeras le peuple illettré (les Arabes), tu es mon serviteur et mon messager, je t’ai nommé Al-Moutawakkil (celui qui place sa confiance en Dieu), tu n’es point une personne rude au cœur dur, tu ne cries pas dans les marchés, tu ne rends pas un mal par un autre, mais au contraire tu pardonnes et excuses. Son âme ne remontera vers Dieu que lorsqu’il redressera par son biais la communauté tordue, pour qu’enfin elle prononce : Il n’y a point de divinité digne d’être adorée si ce n’est Dieu (Lâ Ilâha Illal-lâh) ; par sa cause, Dieu rendra clairvoyant des yeux auparavant aveugles, rendra discernant, des oreilles auparavant sourdes et ouvrira des cœurs auparavant scellés. »[1][7]
Les juifs et les chrétiens ne croient pas en Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Cependant, les juifs ne croient pas également en Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), mais tous sont d’accord pour dire : « Muhammad n’est point mentionné dans la Thora et la Bible et s’il était un prophète digne de ce nom, il aurait été mentionné dans ces deux livres. »
Les chrétiens disent : « Il n’y a pas de prophète après Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Toutefois, nous devons nous poser une question primordiale : « Jésus, a-t-il vraiment dit cela ? Y a-t-il dans la Bible un seul extrait déclarant que Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) est le dernier des prophètes ? Nous, nous répondons, sans le moindre doute, qu’il n’y a pas d’extrait indiquant cela.
Nous pouvons aussi nous demander, si la véracité d’une prophétie doit respecter la condition suivante : tout prophète doit-il être mentionné dans les livres sacrés qui l’ont précédé ? Nous répondons à cette condition qu’elle n’est pas obligatoire et la preuve à cela est que Moïse (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) ne fut en aucun cas mentionné dans les livres sacrés qui l’ont précédé.
Supposons, donc, que le prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) fut un imposteur doublé d’un menteur – loin de lui cette infâme description – pourquoi alors les gens croient-ils encore aujourd’hui à l’authenticité de son message ? Pour quelle raison, ceux qui embrassent la religion de ce prophète ne cessent d’augmenter jour après jour jusqu’à ce que leur nombre ait atteint aujourd’hui plus d’un milliard trois cents millions, répartis dans la plupart des régions du monde ?
Pour quelle raison de nombreux chrétiens, connus pour leur intelligence et leur raison, embrassent-ils l’Islam ? Pourquoi tant de travailleurs, de médecins, de musiciens, d’artistes, de politiciens, de sportifs et même des prêtres et des religieux, non par dizaines ou centaines, mais bien par milliers, embrassent-ils tous cette religion ? Leur nombre est devenu tellement important que les responsables politiques commencent à mettre en garde contre l’avancée accrue de l’Islam en Europe et aux États-Unis et font tout pour l’enrayer. Est-ce que l’ensemble de ces nouveaux musulmans a embrassé l’Islam en s’attachant aveuglément à des chimères ou à une imposture ou bien ont-ils trouvé dans l’Islam la paix et la sérénité de l’esprit et vu en le prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) le parfait modèle humain ? C’est en effet, lui le dernier des prophètes (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et le messager tant attendu en qui nous devons croire. Nous devons suivre son exemple et appliquer ses enseignements.
L’annonce du prophète Muhammad dans les Écritures sacrées
Dire que le prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) n’est pas mentionné dans la Thora et l’Évangile, revient à proférer un mensonge évident. Manifestement, ces propos malhonnêtes ont été perpétués de sorte à dissimuler la vérité et l’étouffer dans le simple but de tromper. Les religieux juifs et chrétiens ont intentionnellement camouflé la mention du prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) dans leurs Écritures saintes. Parfois, ils ajoutent ou retirent des phrases, mais peuvent aussi faire preuve de falsification de textes entiers ou souvent optent pour une explication incongrue du texte, très loin de la réelle interprétation. Dieu dit à leur propos :
(Ils détournent les paroles de leur sens et oublient une partie de ce qui leur a été rappelé.)[1][8]
Et Dieu dit également :
( Ô gens du Livre ! Pourquoi dissimulez-vous la vérité derrière le mensonge et cachez la vérité alors que vous savez ? )[1][9]
L’extrême divergence entre les quatre Évangiles prouve, sans le moindre doute, à ceux qui sont ancrés dans la science, que les textes ont été falsifiés, manipulés à outrance, en y rajoutant des paragraphes et en y supprimant d’autres. Pour ceux qui n’en sont pas encore convaincus, nous leur disons : comment alors expliquer le fait que l’Évangile décrive en détail l’histoire de la crucifixion de Jésus, ce qui lui est advenu, ce qu’il a pu endurer durant ce jour-ci et ce jour-là puis le récit de sa résurrection après trois jours, etc. ; autant d’étranges passages qui ne peuvent être admis par l’homme doué de raison comme étant la parole de Dieu.
Tout ce que l’on peut en déduire est que ces récits sont, à moindre mal, les paroles des disciples de Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), que les religieux chrétiens introduisirent avec les Écritures saintes et nommèrent l’ensemble « Évangile ».
C’est pour cette raison que les Évangiles sont au nombre de quatre [1][10] et divergent énormément entre elles. Les savants chrétiens reconnaissent que les Évangiles furent écrits par quatre différentes personnes : l’Évangile selon Matthieu aurait été rédigé par Matthieu, la neuvième année après l’élévation au ciel de Jésus. [1][11]
Il fut écrit en hébreu. Quant à l’Évangile selon Marc, il fut rédigé par Marc, élève de Paul[1][12] puis Pierre, vingt-trois ans après l’élévation au ciel de Jésus. Il fut écrit en langue grecque. Quant à l’Évangile selon Jean, il aurait été rédigé par Jean, soixante-trois années après l’élévation au ciel de Jésus. [1][13] Il fut écrit en langue grecque également. Enfin, l’Évangile selon Luc fut rédigé par Luc, médecin en Anatolie et élève de Paul. Il fut écrit après celui de Marc.[1][14]
Il est donc logiquement impossible que la mention de celui qui se prétendra dernier des prophètes et qui sera suivi par des milliards de personnes soit omise dans les Écritures saintes. Ceci est encore plus probant, lorsque l’on sait que les Écritures saintes se sont énormément attardées dans la description de choses secondaires en comparaison.
Comment peut-on alors concevoir qu’on n’y mentionne pas, au minimum, le nom de ce prophète ou quelques-unes de ses caractéristiques ?! Comment Moïse et Jésus n’ont-ils pas mis en garde contre Muhammad (que les juifs et les chrétiens prétendent être un imposteur) sachant que son message bouleversa la face du monde et envahit toutes ses contrées ?! Comment peut-on croire en la non-altération de ces Livres célestes successifs alors qu’ils ont omis de nous prévenir de l’arrivée de ce prophète ?! Comment peut-on en la non-altération de ces Livres célestes successifs après qu’ils aient négligé cette phase importante et jamais observée de l’histoire mondiale ?!
Malgré toutes les tentatives des religieux juifs et chrétiens pour supprimer de la Thora et de l’Évangile tout ce qui peut être un indice de la venue du prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), ils ne réussirent pas [à tout effacer] tellement sont nombreuses les annonces de son arrivée. Par contre, ils se réfugièrent derrière un autre procédé : « l’interprétation erronée et falsifiée des textes». Ils imposent, encore de nos jours, au lecteur crédule une explication purement et simplement inconcevable n’ayant pour but que la déformation du sens réel des Ecritures.
Les annonces prophétiques qui vont suivre sont tirées des Écritures bibliques. Elles prouvent l’authenticité de la prophétie de Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) par qui la prophétie fut parachevée. Nous ne citerons que quelques-unes des nombreuses annonces faites à ce sujet par Moïse et Jésus (sur eux la paix) :
Les annonces de la prophétie de Muhammad dans l’Ancien Testament (la Thora)
1)     On trouve dans le Deutéronome : « Moïse dit aux enfants d’Israël : N’obéissez pas aux devins […], car le Seigneur vous suscitera un prophète comme moi de parmi vos frères. Obéissez donc à ce prophète. »
2)     On trouve également dans Deutéronome (18 : 18) : « Je leur susciterai au sein de leurs frères un Prophète comme toi [Moïse], Je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que Je lui commanderai. »
 Le prophète en question ne correspond pas à Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), car il est dit « au sein de leurs frères » et les frères des enfants d’Israël sont les enfants d’Ismaël. Aucun prophète ne fut envoyé parmi les enfants d’Ismaël si ce n’est Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui).
Nous pouvons remarquer qu’aucun prophète ne ressemble vraiment à Moïse (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) si ce n’est Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). En effet, les deux se distinguent par un message qui leur est propre. Ils ont tous les deux été décrits comme étant puissants et courageux. On leur a ordonné à tous les deux de combattre leurs adversaires. En somme, cette prophétie ne peut être la description de Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), car il n’a pas été envoyé avec un message qui lui est propre, mais son message fut seulement le complément du message de Moïse (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui).
 De la même façon, Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) n’est pas un frère des enfants d’Israël et ses caractéristiques n’étaient pas semblables à celles de Moïse comme le sont, au contraire, celles du prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui).
3)     On trouve dans la Genèse (21 : 13) : « Mais le fils de la servante (Ismaël), Je le ferai aussi devenir une grande nation, car il est ta postérité » Comme Isaac a été béni dans le même livre (la Genèse), Ismaël est lui aussi spécifiquement béni et donc inclus dans la promesse de Dieu.
4)     Également dans la Genèse, on trouve (16 : 11-12) : « L’Ange de l’Éternel dit à Hajar, mère d’Ismaël : Voici, tu es enceinte, et tu enfanteras un fils, à qui tu donneras le nom d’Ismaël ; car l’Éternel t’a entendue dans ton affliction. Ton fils sera craint par les gens, il fera mainmise sur tout et tous tendront les mains vers lui par humilité […] »
5)     On trouve aussi dans la Genèse (16 : 10) : « L’ange de l’Éternel dit à Hajar : Je multiplierai ta postérité, et elle sera si nombreuse qu’on ne pourra la compter. »
6)     Et dans la Genèse (17 : 20) : « À l’égard d’Ismaël, je t’ai exaucé. Voilà, je le bénirai, je le rendrai fécond, et je le multiplierai à l’infini ; il engendrera douze princes, et je ferai de lui une grande nation. »
7)     Et dans la Genèse (21 : 18): « Lève-toi, prends l’enfant [Ismaël], saisis-le de ta main ; car je ferai de lui une grande nation. »
Ainsi, la seule communauté qui descend d’Ismaël (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) est celle de Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Et lorsqu’il dit : « Ton fils sera craint par les gens, il fera mainmise sur tout et tous tendront les mains vers lui par humilité… » ; cela ne concerne pas Ismaël, puisque la puissance à son époque appartenait à son frère Isaac, et la prophétie et la royauté se trouvaient chez les enfants d’Israël. Donc, cette annonce concerne, sans le moindre doute, Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) qui descend d’Ismaël.
Ceci nous rappelle le hadith où le prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) dit : « La victoire m’a été donnée grâce à la peur que je provoque chez l’ennemi à une distance d’un mois. »[1][15] Cela signifie que les adversaires du prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) prenaient peur bien avant (de la durée d’un mois de marche) que le combat ne débute. De plus, ce prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) réussit à soumettre toutes les communautés, il a dominé tous les souverains et toutes les mains se sont vues dirigées vers lui…
8)     On trouve dans le Deutéronome (33 : 2) : « Le Seigneur se manifesta du Sinaï, pour eux il s’est levé à l’horizon du côté de Séïr (Sâ’îr), il a resplendi depuis le mont de Parân.» Ces manifestations du Seigneur font référence aux trois prophéties : celle de Moïse, de Jésus et de Muhammad (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur eux). La manifestation de Dieu au mont Sinaï fait référence à l’endroit où la révélation fut donnée à Moïse (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Cet événement est unanimement reconnu chez les juifs, chrétiens et musulmans. Sa manifestation de l’endroit de Séïr fait référence à l’endroit où la révélation et les Évangiles furent donnés à Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) est originaire de la même région qu’Abraham (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) qui avoisine la ville de Bethléem où se trouve la montagne Séïr (proche des monts Liban). Quant à sa manifestation au mont de Pâran, cela fait référence à la descente de la révélation et du Coran sur Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). En effet, les juifs, chrétiens et musulmans sont unanimes sur le fait que les monts de Pâran sont les monts de La Mecque.
On trouve dans la Genèse (21 : 21) le récit d’Ismaël, où est mentionnée sa terre d’habitation qui n’est autre que Pâran. Le Coran vient confirmer cette prophétie. Dieu dit :
(Par le figuier et l’olivier ! Par le mont Sinaï ! Et par cette cité sûre !)
Dieu évoque les endroits où vécurent ces trois prophètes et le lieu où la révélation leur fut révélée. Lorsque Dieu parle de « Par le figuier et l’olivier ! », cela fait référence à l’endroit où ces deux arbres poussent, qui n’est autre que la terre sacrée, où Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) fut promu prophète. Et « Par le mont Sinaï ! », fait référence à la montagne où Dieu parla à Moïse (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et où il fut promu prophète. Et « Et par cette cité sûre ! », cela fait référence à la Mecque où Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) fut promu prophète.
9)     On trouve dans Ésaïe (29 : 12) : « Ou comme un livre que l’on donne à un homme qui ne sait pas lire, en disant : ‘Lis donc cela !’. Et qui répond : ‘Je ne sais pas lire’. » Qui d’autre ne sait ni lire et ni écrire si ce n’est Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Dieu dit dans le Coran :
(Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré qu’ils trouvent mentionné chez eux dans la Thora et l’Évangile.)[1][16]
Les annonces de la prophétie de Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) sont très nombreuses dans la Thora ; il serait difficile de tout mentionner et ce n’est pas le but de cette recherche, car l’objectif premier est d’inciter les gens à rechercher eux-mêmes la vérité. Cette simple allusion suffira à l’homme libre.
Les annonces de la prophétie de Muhammad dans le Nouveau Testament (les Évangiles)
Les annonces de la prophétie de Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) sont nombreuses également dans le Nouveau Testament (les Évangiles) :
10) On trouve dans l’Évangile selon Jean (14 : 30) : « Je ne vous parlerai plus longtemps, car le meneur de ce monde viendra… » Qui est le meneur du monde qui vint après Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) si ce n’est Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) ? Dieu a parachevé par lui la prophétie et lui donna la plus complète des législations qui convient pour tous les temps et tous les lieux.
11) On trouve dans le même Évangile (8 : 13) : « C’est votre avantage que je m’en aille ; en effet, si je ne pars pas, le Paraclet ne viendra pas à vous : si, au contraire, je pars, je vous l’enverrai. »
12) Et dans (Jean 16 : 13) : « […] car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu… » Cette dernière description n’est autre que celle du prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), car c’est bien lui qui ne parle pas de son propre chef, comme il est mentionné dans le Coran : (Et il ne prononce rien sous l’effet de la passion ; ce n’est qu’une révélation qui lui est faite.)[1][17]
Par contre, le terme « le paraclet » – qui peut s’écrire aussi « paraklêtos » – signifie le consolateur ou celui qui est appelé au secours ou l’avocat. Mais le mot en latin peut aussi s’écrire de plusieurs façons. Il peut aussi avoir le sens de celui qui est loué, le plus loué, la louange ou celui qui loue énormément. Ceci est la signification du mot « Muhammad » en arabe : celui qui est loué ou encore l’autre prénom du prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) qui est « Ahmad », qui signifie le plus loué.
Quelle que soit la signification du mot « paraclet », nous pouvons conclure que Jésus a laissé derrière lui une œuvre inachevée et que quelqu’un allait venir pour compléter sa mission. Par ailleurs, les religieux chrétiens cherchent à ne pas divulguer l’autre sens de paraclet en prononçant ce mot de la deuxième façon, car il deviendrait clair à tout le monde qu’il s’agit de Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Les religieux jouent sur cette ambiguïté, car le mot original qui fut traduit n’est plus connu ! Ils traduisirent donc « paraclet » par « consolateur » pour que ce mot ait le sens du « Saint-Esprit ».
 Mais, ce qui est étrange est de voir le mot « Saint-Esprit » utilisé mot pour mot dans d’innombrables versets des quatre Évangiles. Si « paraclet » signifiait réellement « Saint-Esprit », les quatre rapporteurs des Évangiles se seraient empressés de le mentionner ad litteram !
Le Saint Coran mentionne dans la sourate le Rang, v.6, que Jésus a explicitement mentionné le nom Ahmad : (Et quand Jésus fils de Marie dit : « Ô Enfants d’Israël ! Je suis vraiment envoyé de Dieu vers vous, confirmant ce qui est venu avant moi dans la Thora, et pour annoncer un Messager après moi, dont le nom sera « Ahmad ». Puis, lorsque celui-ci vint à eux avec des preuves claires, ils dirent : « C’est une magie évidente. » »)
Ahmad est le second nom du Prophète Muhammad et qui veut dire littéralement celui qui est le plus loué, le même sens que le « paraclet ». Cependant, examinons tout de même, dans le contexte de la Bible, si ce consolateur convient au personnage du Prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui)[1][18] ou pas :
a. Jean (14 : 16) : « Un autre consolateur. » Donc, plusieurs consolateurs étaient déjà venus et il y en avait un qui devait encore venir. Ainsi, cette annonce ne convient plus au « Saint-Esprit ».
b. Jean : « Afin qu’il demeure éternellement avec vous ». Étant donné que le besoin pour un autre de venir après lui n’existait plus et qu’il serait le dernier de tous les prophètes. En effet, l’enseignement du prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) demeure pour toujours et reste intact : le Coran et tous ses enseignements demeurent comme ils l’étaient il y a 1400 ans.
c. Jean (16 : 8) : « Il convaincra le monde en ce qui concerne le péché » : Tous les autres Prophètes, y compris Abraham, Moïse, David et Salomon corrigeaient leurs voisins et leur peuple pour leurs péchés, mais pas le monde comme l’a fait Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Il n’extirpa pas seulement l’idolâtrie de l’Arabie en l’espace de 23 ans, mais envoya aussi des émissaires à Héraclius, aux souverains des empires de Perse (Chosroês) et de Rome, au Négus, le roi d’Éthiopie, et à Mouqawqis, le gouverneur d’Égypte. Il réprimandait les chrétiens pour avoir divisé l’unité de Dieu en trinité, et pour avoir élevé Jésus au rang de fils de Dieu et ensuite de Dieu lui-même. C’est lui qui condamna les juifs et les chrétiens pour avoir corrompu leurs Écritures, et c’est lui qui a blanchi tous les Prophètes des imputations d’adultère, inceste, viol et idolâtrie.
c. Jean (16 : 13) : « Car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu » Le Saint Coran est la parole de Dieu. Il n’y a pas un seul mot du Prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) ni de ses compagnons qui y a été inclus. L’ange Gabriel le lui récita, le Prophète le mémorisa, et les paroles furent notées par ceux qui étaient chargés d’écrire les versets du Coran. Les propres paroles du Prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et ses enseignements furent enregistrés dans les Hadith ou traditions. Comparez avec le Deutéronome (18 : 18) : « […] je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui commanderai.»
Ceci correspond avec la sourate l’Étoile (versets 2-4) : (Et il ne prononce rien sous l’effet de la passion ; ce n’est qu’une révélation qui lui est faite.)
d. Jean (16 : 13) : « et il vous annoncera les choses à venir. » Toutes les prophéties du prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) se réalisent. Le prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) annonça nombre de signes révélant l’approche du jour dernier, qu’ils soient mineurs ou majeurs. Déjà, beaucoup de signes mineurs ont fait leur apparition, et les signes majeurs suivront sans le moindre doute, comme notre prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) nous en a informé…
 
Conclusion
En conclusion, nous conseillons toute personne de rechercher la vérité et ceci même si quelques personnes s’efforcent de la dissimuler. Nous sommes convaincus qu’une recherche dénuée de toute passion et de fanatisme religieux se conclura par la prononciation de l’attestation de foi :
« La ilâha illa-llâh, muhammadoun rassoûlou-llâh »
 
« Nulle divinité digne d’être adorée si ce n’est Dieu et Muhammad est le messager de Dieu… »
 
FIN
Ce livre est conseillé par les sites suivants :
L’islam à la portée de tous !

[1][1] (Al-A’râf, v.157)
[1][2] (La vache, v.129)
[1][3] Cela signifie que Dieu inscrivit cela dans la Table gardée (Al-Lawh al-Mahfoûdh) à l’époque où Adam n’était pas encore créé, comme il nous a été rapporté dans d’autres hadiths dont le sens est proche. En effet, nous disons cela, car la science de Dieu n’est point précédée par une ignorance comme celle des humains. Dieu quant à lui, connaît toute chose. Note du Traducteur.
[1][4] Rapporté par Ahmad, Ibn Hibbân et Hâkim et authentifié par Albâny dans Michkât al-Massâbîh
[1][5] (La famille d’Imrâne, v.81)
[1][6] Cette description est faite dans la sourate les Coalisés, v45.
[1][7]Rapporté par Boukhâry.
[1][8] (La Table servie, v.13)
[1][9] (La famille d’Imrâne, v.71)
[1][10] Il en existe en réalité plus d’une centaine (!), dont quatre seulement ont été canonisés en 364 apr. J.-C. lors du concile de Laodicée, l’Église ayant estimé, « guidée dans cette opération par le Saint-Esprit », que tous les autres évangiles étaient apocryphes et hérétiques. Gilles Kervenn.
[1][11] En réalité, la majorité des exégètes estiment aujourd’hui que l’évangile selon Matthieu est postérieur à l’évangile selon Marc, qui aurait été l’une de ses sources, et ils émettent même l’hypothèse que le diacre Philippe (qui doit être distingué de l’apôtre Philippe) serait l’auteur réel de cet évangile, après concertation avec Luc, compagnon de Paul lors du séjour en Palestine de ce dernier, vers 57-59. Philippe et Luc auraient ensuite composé indépendamment l’un de l’autre, en grec, leur évangile respectif, l’un à Césarée maritime (Philippe), et l’autre à Rome (Luc). Philippe (ou l’Église après lui) aurait laissé le premier évangile sous le patronage de l’apôtre Matthieu, car il reproduisait largement les logia de l’apôtre Matthieu et parce que le nom d’un apôtre était plus prestigieux. Gilles Kervenn.
[1][12] Personnalité controversée du christianisme, juif d’origine (Saul de son nom hébraïque) (vers 10 à Tarse – vers 65 à Rome). Il fit tout d’abord preuve d’un zèle profond pour sa religion (le judaïsme, de la secte des pharisiens). Sur le chemin de Damas où il devait se rendre pour persécuter les premiers chrétiens, il prétendit voir le Christ en apparition et se convertit au christianisme. Il s’autoproclama alors, par la grâce de cette apparition, disciple de Jésus et apôtre du Christ, bien qu’en réalité il n’ait jamais assisté aux enseignements de Jésus comme ont pu le faire les apôtres. Il prêcha ensuite certaines théories contraires à ce que les réels disciples de Jésus avaient prêché, comme l’affranchissement à la loi (la Torah) – que Jésus respectait pourtant et appelait à respecter, tel le shabbat –, le rejet de la circoncision, le fait que la foi seule sauve l’âme et que le travail n’y est pour rien ; il prôna le prêche des nations païennes, bien que Jésus ait précisé n’avoir été envoyé qu’aux fils d’Israël, prétendit que Jésus était le « Fils de Dieu », alors que Jésus s’appelait le fils de l’homme, et affirma que la raison de sa venue était de se faire crucifier pour que soient pardonnés les péchés des croyants. C’est donc lui qui est le réel fondateur de la version du christianisme qui allait finalement sortir vainqueur des luttes intestines entre les différents courants chrétiens des premiers siècles.. Gilles Kervenn.
[1][13] Là encore, l’attribution de cet évangile est un sujet de controverse depuis au moins le IIe siècle. Dans la tradition chrétienne, l’auteur en est l’apôtre Jean (à ne pas confondre avec le prophète et cousin de Jésus, Jean Le baptiste, fils de Zacharie). Ce point de vue est toujours défendu par certains érudits chrétiens, mais pour la plupart des experts modernes, l’auteur (ou les auteurs) est un inconnu, non contemporain de Jésus, le texte ayant été écrit vers 90 apr. J-C (avec une fourchette allant de 60 à 140). Gilles Kervenn.
[1][14] Comme on l’a vu, les noms et dates des évangiles donnés par l’auteur sont à prendre avec une grande précaution. La question de l’identité de l’auteur de chacun des évangiles est d’ailleurs, aujourd’hui encore, sujette à débat. Gilles Kervenn.
[1][15] Rapporté par Boukhâry.
[1][16] (Al-A’râf, v.157)
[1][17] (L’étoile, v.3-4).
[1][18] Tiré du livre « dialogue entre un musulman et un chrétien » de Hassan Baagil.

Écrit par

Khâlid Abou Sâlih

Traduction et adaptation
Abu Hamza Al-Germâny
Éditions
Madar Al-Watan
Publié par
Le bureau de prêche de Rabwah (Riyad)
Exclusivité :

Nous tenons à remercier notre frère Mahmoud et notre frère Gilles Kervenn pour leur généreuse participation…

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La hijrah, en l’an 622

Pendant que les musulmans fuyaient la Mecque par petits groupes, le Prophète, en compagnie de quelques proches, attendait l’ordre divin qui lui permettrait d’aller rejoindre les autres à Yathrib.  Quand l’ordre descendit enfin, il donna son manteau à Ali et le fit étendre sur son lit de sorte que quiconque aurait l’idée de regarder à l’intérieur croirait le voir, lui.  Les assassins devaient frapper au moment où il sortirait de chez lui, durant la nuit ou tôt le matin.  Il savait qu’ils ne feraient aucun mal à Ali.  Ils entouraient déjà sa maison lorsqu’il en sortit en douce, sans être vu.  Il se rendit chez Abou Bakr et ils allèrent tous deux se réfugier dans une caverne située dans une montagne déserte; ils y restèrent cachés jusqu’à ce que l’agitation et les clameurs s’estompent.  À la tombée de la nuit, le fils, la fille et le berger d’Abou Bakr leur apportaient de la nourriture et les informaient des dernières nouvelles.  Une fois, un groupe de recherche ennemi passa si près de leur cachette qu’ils arrivaient à saisir leurs paroles.  Abou Bakr eut peur et dit : « Ô Messager de Dieu!  Si l’un d’eux vient à regarder vers le bas, il nous verra! »  Mais le Prophète répondit :

« Que penses-tu de deux personnes dont le troisième compagnon est Dieu?  Ne crains rien, car Dieu est avec nous. » (Sahih al-Boukhari)

Lorsque le groupe de recherche s’éloigna, Abou Bakr envoya demander qu’on apporte des chameaux et un guide à la tombée du jour, puis ils entreprirent le voyage jusqu’à Yathrib.

Après avoir voyagé durant plusieurs jours en empruntant des chemins peu fréquentés, ils atteignirent une banlieue de Yathrib appelée Qoubaa.  À cet endroit, comme les gens avaient entendu dire que le Prophète avait quitté la Mecque, ils sortaient chaque matin, grimpaient sur les collines pour guetter au loin sa venue, jusqu’à ce que la chaleur insupportable les force à rentrer.  Le Prophète et ses compagnons de voyage arrivèrent en milieu de journée, après que les gens se soient retirés chez eux.  Un juif qui était à l’extérieur les vit approcher et informa les musulmans que ceux qu’ils attendaient étaient enfin arrivés.  Les musulmans sortirent les accueillir.

Le Prophète resta quelques jours à Qoubaa, où il établit les fondations de la première mosquée de l’histoire de l’islam.  Entre-temps, Ali, qui avait quitté la Mecque à pied trois jours après le Prophète, était lui aussi arrivé.  Le Prophète, ses compagnons de la Mecque et les « alliés » de Qoubaa se rendirent avec lui à Médine, où les gens attendaient leur arrivée avec impatience.

Les habitants de Médine (Yathrib) n’avaient jamais connu un jour plus heureux que celui-là.  Anas, un proche compagnon du Prophète, a raconté :

« J’étais présent le jour où le Prophète arriva à Médine et je n’ai jamais connu un jour meilleur et plus heureux que celui-là.  J’étais présent, également, le jour où il quitta ce monde et je n’ai jamais connu un jour plus sombre que celui-là. »  (Ahmed)

Chaque famille de Médine espérait que le Prophète viendrait s’installer chez elle et certaines personnes tentèrent même de diriger sa chamelle vers leur maison.  Mais il les arrêta et dit :

« Laissez-la, car elle est guidée par Dieu. »

Elle dépassa plusieurs maisons, puis elle s’arrêta et s’agenouilla sur la terre de Banou Najjaar.  Le Prophète n’en descendit pas tout de suite; elle se releva, marcha un peu, puis se retourna et revint au même endroit et s’agenouilla de nouveau.  Alors le Prophète en descendit.  Il était satisfait du choix de sa chamelle, car Banou Najjaar comptait ses oncles maternels parmi ses membres et il souhaitait les honorer en allant chez eux.  Lorsque des membres de la famille commencèrent à sortir de leur maison pour l’inviter à y entrer, un certain Abou Ayyoub s’avança vers sa monture et la guida vers sa maison.  Le Prophète dit :

« Un homme suit sa monture. »  (Sahih al-Boukhari, Sahih Mouslim)

La première tâche qu’il entreprit, à Médine, fut la construction d’une mosquée.  Il envoya chercher les deux garçons qui possédaient la palmeraie qui occupait le terrain qu’il avait choisi pour sa construction et leur en demanda le prix.  Ils répondirent : « Nous t’en faisons cadeau, ô prophète de Dieu! ».  Le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) refusa toutefois leur offre, les paya et construisit une mosquée à cet endroit, participant lui-même aux travaux.  Tout en travaillant, les gens l’entendirent prononcer les paroles suivantes :

« Ô Dieu!  La seule vie est celle de l’au-delà.  Pardonne aux alliés et aux émigrants.  (Sahih al-Boukhari)

La mosquée servait de lieu de prière pour les musulmans.  La prière, qui avait jusque-là été un acte individuel accompli en secret, était maintenant accomplie ouvertement et elle était devenue le symbole de la société musulmane.  L’époque où les musulmans et l’islam étaient opprimés et écrasés était révolue.  Maintenant, le adhan, c’est-à-dire l’appel à la prière, serait prononcé à voix haute et son appel retentirait jusque dans chaque maison afin de rappeler à chaque musulman de respecter ses obligations envers son Créateur.  En plus d’être un lieu de prière, la mosquée était une école où les musulmans apprenaient les divers éléments de leur religion, un lieu de rencontre où les différends de divers groupes étaient résolus et un lieu administratif à partir duquel on gérait les affaires sociales; c’était un véritable symbole de la façon dont l’islam englobe toutes les facettes de la vie quotidienne.  On s’acquittait de toutes ces tâches en ce lieu que l’on avait construit à partir des troncs des palmiers qui y étaient déjà et dont le toit avait été fait à partir des branches de ces mêmes palmiers.

Lorsque la construction de la mosquée fut terminée, il construisit également des maisons de chaque côté de celle-ci pour sa famille, encore une fois à partir des troncs de palmiers.  La mosquée et la maison du Prophète à Médine sont toujours là, de nos jours.

La hijrah était terminée.  C’était le 23 septembre 622 et l’ère islamique (le calendrier musulman) commence à partir de ce jour-là.  C’est également ce jour-là  que Yathrib fut rebaptisée : on lui donna le nom de Madinat-oun-Nabi, c’est-à-dire la Cité du Prophète, communément appelée Médine.

C’est ainsi que se déroula la hijrah, l’émigration de la Mecque à Yathrib.  Les treize années d’humiliation, de persécution, de succès mitigé et d’une mission prophétique difficile à mener faisaient maintenant partie du passé.

C’était le début de dix années de succès à venir, du plus grand succès ayant jamais couronné les efforts d’un homme.  Jusque-là, il n’avait été qu’un prêcheur.  Mais à partir de ce moment, il devint le dirigeant d’un État, d’abord un tout petit État qui, en l’espace de dix ans, allait devenir l’empire d’Arabie.  La hijrah marque une division claire dans l’histoire de la mission du Prophète, division que l’on retrouve également dans le Coran.  Les révélations de Dieu dont lui et ses fidèles avaient besoin, maintenant, n’étaient pas du même genre que celles dont ils avaient eu besoin lorsqu’ils étaient opprimés, à la Mecque.  C’est pourquoi, dans le Coran, les sourates révélées à la Mecque diffèrent de celles révélées à Médine; les premières s’adressent aux individus et à leurs états d’âme, de même qu’au Prophète en tant qu’avertisseur, tandis que les autres s’adressent surtout aux musulmans en tant que communauté sociale et politique et au Prophète en tant qu’exemple à suivre, législateur et réformateur.

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Le prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) est né à la Mecque, en Arabie Saoudite, aux environs de l’an 570 de notre ère.  Il est un exemple à suivre pour toute l’humanité, car c’était un homme des plus remarquables et ce, dans tous les domaines d’activités.  C’était un prophète, un dirigeant, un philosophe, un orateur, un soldat, un mari, un ami, un père, un neveu et un grand-père.  C’était un homme d’amour, de patience, de courage, de sagesse, de générosité et d’intelligence, et il a inspiré des millions de personnes à travers le monde et à travers les siècles.

Dans le Coran, Dieu dit qu’il a été envoyé comme une miséricorde aux peuples du monde :

« Et Nous ne t’avons envoyé qu’en miséricorde pour l’univers. » (Coran 21:107)

Sa mission prophétique a débuté alors qu’il avait quarante ans, aux environs de l’an 610 de notre ère, et s’est poursuivie jusqu’en l’an 632.  L’humanité, qui suivait alors la voie de l’ignorance, a été guidée sur la voie de la vertu par la grâce de Dieu.

Peu de temps avant sa mort, et alors qu’il faisait le pèlerinage (Hajj) à la Mecque, le prophète Mohammed a prononcé un sermon qui allait par la suite être connu sous le nom de « dernier sermon du prophète ».  Ce dernier sermon n’était pas qu’un rappel destiné à ses fidèles, mais aussi un important avertissement.  Il confirmait également la fin de sa mission prophétique.

L’année 10 de l’Hégire (i.e. du calendrier musulman) est considérée comme une des plus importantes pour trois raisons.  Premièrement, c’est l’année où le Prophète a prononcé son dernier sermon au cours de son pèlerinage d’adieu, à la Mecque.  Deuxièmement, c’est l’année où de nombreuses délégations sont venues faire la paix avec les musulmans.  Troisièmement, il s’agit de l’âge d’or de l’islam, où de nombreuses personnes se sont converties en acceptant le message que le Prophète avait prêché.

Le prophète a entrepris son pèlerinage d’adieu en l’an 10 de l’Hégire.  Ce pèlerinage est un des événements historiques les plus marquants pour les musulmans, car il s’agissait à la fois de son premier et de son dernier pèlerinage.

Le prophète Mohammed a prononcé son dernier sermon au cours du Hajj de l’an 632, au neuvième jour du mois de dhoul hijjah, qui est le douzième mois du calendrier lunaire.  Il se tenait sur le mont Arafat, devant des milliers de musulmans.

Le dernier sermon

Après avoir loué et remercié Dieu, le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a déclaré :

« Ô peuple!  Écoutez-moi attentivement, car je ne sais pas si, après cette année-ci, je serai encore parmi vous. Écoutez, donc, ce que je vous dis avec beaucoup d’attention et transmettez ce message à ceux qui ne pouvaient être présents parmi nous aujourd’hui.

« Ô peuple!  Tout comme vous considérez ce mois, ce jour, cette cité comme sacrés, considérez aussi la vie et les biens de chaque musulman comme sacrés. Retournez à leurs légitimes propriétaires les biens qui vous ont été confiés. Ne blessez personne afin que personne ne puisse vous blesser. Souvenez-vous qu’en vérité, vous rencontrerez votre Seigneur et qu’effectivement, Il vous demandera compte de vos actes.  Dieu vous a défendu de pratiquer l’usure [de prendre ou payer de l’intérêt], donc tout intérêt non-payé sera maintenant annulé.  Votre capital, cependant, vous revient.  Vous n’infligerez ni d’endurerez aucune injustice.  Dieu a décidé de rendre l’intérêt illicite, et tout intérêt qui était dû à Abbas ibn Abd’al Mouttalib sera maintenant annulé.

« Méfiez-vous de Satan, pour le salut de votre religion. Il a perdu tout espoir de ne pouvoir jamais vous amener à commettre les grands péchés; attention, donc, à ne pas le suivre dans les péchés mineurs. 

« Ô peuple!  Il est vrai que vous avez certains droits à l’égard de vos femmes, mais elles aussi ont des droits sur vous.  Souvenez-vous que c’est par la permission de Dieu que vous les avez prises pour épouses et que c’est Dieu qui vous les a confiées.  Si elles respectent vos droits, alors à elles appartient le droit d’être nourries et habillées convenablement. Traitez donc bien vos femmes et soyez gentils envers elles, car elles sont vos partenaires et elles sont dévouées envers vous. Il est de votre droit qu’elles ne se lient pas d’amitié avec des gens que vous n’approuvez pas, et qu’elles ne commettent jamais l’adultère. 

« Ô peuple!  Écoutez-moi bien : adorez Dieu, faites vos cinq prières quotidiennes, jeûnez pendant le mois de Ramadan, et donnez votre richesse en zakat.  Accomplissez le Hajj si vous en avez les moyens.  Toute l’humanité descend d’Adam et Ève.  Un Arabe n’est point supérieur à un non-Arabe, et un non-Arabe n’est point supérieur à un Arabe; et les Blancs ne sont point supérieurs aux Noirs, de même que les Noirs ne sont point supérieurs aux Blancs.  Aucune personne n’est supérieure à une autre, si ce n’est en piété et en bonnes actions. Vous savez que chaque musulman est le frère de tous les autres musulmans.  Vous êtes tous égaux.  Vous n’avez aucun droit sur les biens appartenant à l’un de vos frères, à moins qu’on ne vous ait fait un don librement et de plein gré.  Par conséquent, ne soyez pas injustes les uns envers les autres.

« Souvenez-vous, un jour vous vous présenterez devant Dieu et répondrez de vos actes.  Prenez garde, donc, ne vous écartez pas du droit chemin après ma mort.  Ô peuple!  Aucun prophète ni messager ne viendra après moi, et aucune nouvelle religion ne naîtra. »

« Raisonnez bien, ô peuple, et comprenez bien les mots que je vous transmets. Je laisse derrière moi deux choses : le Coran et mon exemple, la Sounnah. Et si vous les suivez, jamais vous ne vous égarerez.

« Que tous ceux qui m’écoutent transmettent ce message à d’autres, et ceux-là à d’autres encore; et que les derniers puissent le comprendre mieux que ceux qui m’écoutent directement.  Sois témoin, ô Dieu, que j’ai transmis Ton message à Tes serviteurs. »

C’est ainsi que le Prophète termina son dernier sermon et, alors qu’il se tenait près du sommet de Arafat, le verset suivant lui fut révélé :

« … Aujourd’hui, J’ai parfait votre religion pour vous et J’ai accompli Mon bienfait sur vous.  Et J’ai choisi l’islam comme religion pour vous. » (Coran 5:3)

De nos jours encore, le dernier sermon du prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) est transmis à chaque musulman partout à travers le monde et par divers moyens de communication.  On le rappelle aux musulmans dans les mosquées et lors de conférences.  En fait, les différents messages que renferme ce sermon concernent certains des droits les plus importants de Dieu sur l’humanité, et des hommes les uns sur les autres.  Bien que le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) ait quitté ce monde, ses paroles demeurent toujours bien vivantes dans nos cœurs.

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Comme les paroles du hadith dont nous avons discuté dans la première partie sont de portée générale, nous pouvons en retenir qu’une personne peut être également rétribuée pour ses actions quotidiennes, à la condition que son intention soit bonne et que l’action en question ne soit pas interdite par la religion.  L’islam encourage, et parfois même impose, au niveau de la vie de tous les jours, certains comportements ou manières qui ont pour effet d’offrir une meilleure vie, tant au niveau personnel qu’en société.  L’islam a établi diverses façons d’accomplir plusieurs de nos activités quotidiennes, que ce soit notre façon de dormir ou de manger.  Si une personne accomplit ses activités quotidiennes en conformité avec la législation de l’islam, elle en sera rétribuée.

Cet aspect de l’intention nous donne la possibilité de transformer toute notre vie en acte d’adoration, à la condition que notre objectif soit la recherche de la satisfaction de Dieu.  En effet, une personne peut transformer toutes ses actions quotidiennes en actes d’adoration en purifiant son intention et en recherchant de manière sincère, à travers ces actions, la seule et unique satisfaction de Dieu.  Le Messager de Dieu (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a dit :

« Aider une personne à grimper sur sa monture ou à y installer ses effets est un acte de charité.  Une bonne parole est une charité.  Chaque pas que vous faites pour aller accomplir vos prières est une charité.  Retirer un obstacle du chemin est une charité. » (Sahih al-Boukhari)

Gagner sa vie est aussi une action qui peut être rétribuée par Dieu.  Une fois, les compagnons du Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) virent un homme dont l’ardeur et le zèle au travail forçaient l’admiration.  Ils dirent : « Si seulement il travaillait aussi fort pour la satisfaction de Dieu… ».  Le Prophète répondit :

« S’il travaille pour subvenir aux besoins de ses jeunes enfants, c’est pour la satisfaction de Dieu.  S’il travaille pour subvenir aux besoins de ses parents âgés, c’est pour la satisfaction de Dieu.  S’il travaille pour éviter l’oisiveté et les vices qui l’accompagnent, c’est pour la satisfaction de Dieu.  Si, cependant, il travaille par ostentation et pour se faire une réputation, alors il travaille pour Satan. » (al-Moudhiri, as-Souyouti)

Une personne peut être rétribuée même pour les gestes qui vont de soi, s’ils sont accompagnés de la bonne intention.  Le Messager de Dieu (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a dit :

«  Lorsque l’un de vous a des rapports avec son épouse, c’est un acte de charité. » (Sahih Mouslim)

C’est également le cas d’actions quotidiennes comme manger, dormir et travailler, de même que des traits de bon caractère comme la franchise, l’honnêteté, la générosité, le courage et l’humilité.  Ces actions, si elles sont accompagnées de la bonne intention, se transforment en actes d’adoration et d’obéissance envers Dieu.

Pour que ces actions quotidiennes méritent une rétribution divine, elles doivent répondre aux conditions suivantes :

A.    Elles doivent être licites.  S’il s’agit d’actions interdites par Dieu, la personne qui les commet risque d’être châtiée.  Le Messager de Dieu a dit :

« Dieu est pur et bon, et Il n’accepte que ce qui est pur et bon. » (Sahih Mouslim)

B.    Ces actions doivent être conformes à la Loi islamique.  La tromperie, l’oppression et l’injustice ne doivent pas en faire partie.  Le Messager de Dieu a dit :

« Celui qui trompe [les autres] n’est pas des nôtres. »  (sahih Mouslim)

C.    Ces actions ne doivent pas empêcher la personne de remplir ses obligations religieuses.  Dieu dit, dans le Coran :

« Ô vous qui croyez!  Ne laissez pas vos biens et vos enfants vous distraire du rappel de Dieu.  Ceux qui s’en laissent distraire, ce sont eux les perdants. » (Coran 63:9)

Ces deux articles nous ont fait découvrir à quel point ce hadith est important, de même que son rôle dans le concept d’acceptabilité des actions et de leur rétribution par Dieu.  Ce hadith nous fait également comprendre que le concept d’adoration, en islam, ne se limite pas au fait d’accomplir certains actes rituels ordonnés par Dieu, mais englobe toute la vie du musulman, faisant ainsi de lui un véritable serviteur de Dieu.

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sermon : les qualités du prophète paix et bénédiction sur lui donné par

Cheikh Abdel Mouhsine  al-Quassim à la mosquée du Prophète paix et bénédiction sur lui 

 

         Louange à Allah, nous le louons et nous implorons son secours et nous demandons son pardon, nous demandons à Allah de nous protéger du mal de nos âmes et de nos mauvaises actions. Celui qu’Allah guide, personne alors ne l’égarera, et celui qu’il égare, personne ne pourra le guider.

         Je témoigne qu’il n’y a pas de divinité (méritant l’adoration) si ce n’est Allah, lui seul, sans associé, et je témoigne que notre prophète Mohammed est son serviteur et son envoyé, qu’Allah prie sur lui, sur sa famille et ses compagnons, et le salue d’un grand salut.

         Ensuite, craignez Allah, serviteurs d’Allah, celui qui craint Allah est sauvé et celui qui s’en détourne sera jeté (au feu).

         Ô vous les musulmans, (sachez) qu’Allah a choisi le meilleur de ses contrées et de ses pays, et il choisi la plus noble des âmes. Il a élu d’entre les hommes, des prophètes dont les paroles, les actes et les mœurs sont la balance avec lesquels toutes les autres paroles, actes et mœurs sont mesurés. La connaissance de notre prophète Mohammed, que la prière et le salut d’Allah soient sur lui, fait partie des trois bases que l’homme doit apprendre. Chaque homme sera questionné à son sujet lorsqu’il sera dans sa tombe.

         Ibn Al Quayim a dit : « la nécessité des hommes de la connaissance du prophète et de ce avec quoi il est venu, de croire fermement en ce qu’il nous a informé et lui obéir dans ce qu’il nous a ordonné, est au-dessus de toutes autres nécessités »[1].

        Le maître des enfants d’Adam et leur honneur (fierté) dans cette vie d’ici-bas et dans l’au-delà est Mohammed Ibn Abdallah Ibn Abdel Al-Mouttalib. Allah l’a choisi de la tribu des Bani-Hâchim, et il a choisi Bani Hâchim de la tribu de Quouraich dont la descendance remonte au prophète d’Allah : Ibrahim, que la paix soit sur lui. Le messager d’Allah, que la prière et le salut d’Allah soient sur lui, est l’élite parmi les créatures et dont le lignage est meilleur que l’ensemble des gens de la terre. Le prophète, que la prière et le salut d’Allah soient sur lui, a dit : « Il (Allah) m’a placé dans la meilleure famille dont le lignage est le plus parfait « [2].

         Il a grandi en étant orphelin de père et de mère et sans qu’il ne reçoive leur affection. Allah dit :

) أَلَمْ يَجِدْكَ يَتِيماً فَآوَى (

« Ne t’a-t-Il pas trouvé orphelin ? Alors, Il t’a accueilli !»

(Le jour montant – 6)

         Il a été bercé de bras en bras sous la garde et la protection d’Allah. L’adoration des idoles et la soumission devant les statues lui furent détestées. Allah l’a protégé durant son enfance et l’a préservé durant son adolescence. Il n’a donc jamais touché une statue ou effleuré une idole. Il s’est marié, avant sa mission, avec une noble femme, illustre et intelligente : Khadidja, la plus noble et la plus clairvoyante des femmes, qu’Allah l’agrée.  

         Allah l’a envoyé alors que la terre était submergée par l’adoration vouée aux idoles, les prédictions des devins, l’effusion de sang et la coupure des liens filiaux. Il appela alors à l’adoration d’Allah l’unique, endurant les épreuves de différentes natures comme le fait de l’avoir traité de menteur, de l’avoir repoussé et de s’être comporté envers lui avec froideur.

         Allah a élevé sa renommée et son rang. Ses miracles rayonnent et les preuves (de sa prophétie) sont de toutes évidences. Il est assisté par la peur (jetée dans le cœur de ses ennemis) et ses péchés lui sont pardonnés. Il est le premier à sortir de sa tombe et à intercéder auprès d’Allah le jour du jugement. Il est le celui qui a le plus d’adeptes d’entre les prophètes et le premier à frapper la porte du paradis et le premier à franchir la passerelle (qui surplombe le feu de l’enfer et qui mène au paradis).

         Il était un adorateur (d’Allah) reconnaissant, il veillait la nuit en priant jusqu’à ce que ses pieds se fissurent, la prière était la joie de ses yeux. Il se consacrait à Allah avec une sincérité pure et avec une crainte révérencielle. Abdallah Ibn A-chikhir, qu’Allah l’agrée, vint auprès du prophète, que la prière et le salut d’Allah soient sur lui,  alors qu’il priait. Un gémissement causé par les pleurs émanait de son intérieur comme le bruit produit par une marmite en état de bouillonnement[3]. Il dit à propos de lui-même : « Par Allah, je suis celui dont la crainte d’Allah est la plus élevée »[4].

         Il magnifiait son seigneur, son comportement envers lui était des plus raffinés, il ne prétendait pas pour lui-même ce que seul Allah possède, Allah, pureté à lui, dit :

)قُلْ لا أَمْلِكُ لِنَفْسِي نَفْعاً وَلا ضَرّاً إِلاَّ مَا شَاءَ اللَّهُ وَلَوْ كُنتُ أَعْلَمُ الْغَيْبَ لاسْتَكْثَرْتُ مِنْ الْخَيْرِ وَمَا مَسَّنِي السُّوءُ إِنْ أَنَا إِلاَّ نَذِيرٌ وَبَشِيرٌ لِقَوْمٍ يُؤْمِنُونَ (

« Dis : ‹Je ne détiens pour moi-même ni profit ni dommage, sauf ce qu’Allah veut. Et si je connaissais l’Inconnaissable, j’aurais eu des biens en abondance, et aucun mal ne m’aurait touché. Je ne suis, pour les gens qui croient, qu’un avertisseur et un annonciateur›.»

(Les limbes – 188)

         Un homme est venu auprès du prophète r et lui dit : « Si Allah veut et si tu veux », Il répliqua alors : « M’as-tu placé comme équivalent à Allah ! Dis plutôt : « Ce qu’Allah seul a voulu »[5]. Allah dit :

  )قُلْ إِنِّي لا أَمْلِكُ لَكُمْ ضَرّاً وَلا رَشَداً(

« Dis : ‹Je ne possède aucun moyen pour vous faire du mal, ni pour vous mettre sur le chemin droit›»

(Les djinns – 21)

 

         Ibn kathir, qu’Allah lui fasse miséricorde, dit à propos de ce verset : « C’est à dire : Je suis un être humain comme vous sur qui la révélation descend et un serviteur parmi les serviteurs d’Allah, rien ne m`appartient pour ce qui est de votre guidée ou votre égarement, cela revient en exclusivité à Allah exalté soit-il ».[6]

         Il est le plus modeste des hommes et le meilleur d’entre eux, il s’assoit avec les pauvres, il nourrit les indigents, il recoud lui-même ses souliers, il se met au service de sa famille et s’occupe de lui-même. Il but d’une outre usée et porta avec ses compagnons les briques pour la construction de la mosquée. Il n’a jamais fait de remarque à son servant et ne l’a point injurié, Anas y a dit : « J’ai été au service de l’envoyé d’Allah durant neuf années, il ne m’a jamais fait une seule remarque »[7].

         Il respecte les personnes âgées et fait preuve de modestie et de simplicité envers les petits ; s’il passe devant un groupe d’enfants, il les salue[8]. Il vit Abou ‘Oumair qui était alors enfant, et lui dit tout en le distrayant : « Ô Abou ‘Oumair qu’a donc fait A-noughair ?»[9] (Serin – petit passereau, à bec cour et épais, au plumage généralement jaune -). Anas, qu’Allah l’agrée, dit : « Je n’ai jamais vu quelqu’un plus clément envers les enfants que l’envoyé d’Allah »[10]

         Il était d’une très grande modestie, loin de tout orgueil, de toute arrogance et de toute prééminence. Il dit en effet : « Je ne suis qu’un serviteur, dites alors : « Serviteur d’Allah et son envoyé »[11]. Son âme était généreuse, sa main, généreuse, ses dons étaient en abondance. Il donnait sans compter avec bonté et en portant une confiance totale envers son seigneur. Pas une chose de cette vie d’ici-bas ne lui fut demandée et qu’il possédait sans qu’il l’eût refusé. Anas, qu’Allah l’agrée, dit : « On n’a pas demandé une chose pour l’islam à l’envoyé d’Allah, que la prière et le salut d`Allah soient sur lui, sans qu’il l’ait donné »[12].

         Il ne fut pris de colère pour ce qui est des intérêts de cette vie d’ici bas, il s’en est détourné, (ne lui donnant de valeur) et œuvra en vue de la demeure éternelle. Il, que la prière et le salut d’Allah soient sur lui, disait : « qu’est-ce que cette vie d’ici bas à mes yeux (que vaut-elle auprès de moi)? Cette vie et moi sommes comme un passager qui se repose à l’ombre d’un arbre puis s’en va, le laissant ainsi »[13].

         Plus d’un croissant de lune passait son cycle, mois après mois, sans que l’on allumât chez lui de feu (afin de cuisiner). Ilr passait des nuits consécutives affamé et sa famille ne trouvait de quoi souper, Omar Ibn Al-Khattab t disait : « J’ai certes vu le prophète, que la prière et le salut d’Allah soient sur lui, se tordre de faim, il ne trouvait même pas de datte de basse qualité qui puisse atténuée sa faim »[14].

         Il sortit de sa maison à cause de la faim, il serrait autour de son ventre une pierre pour alléger sa souffrance. Les compagnons, qu’Allah les agrée, reconnaissaient la faim qui le peinait à travers le changement de sa voix, Abou Talha t dit : « J’ai entendu le prophète, que la prière et le salut d`Allah soient sur lui, (il me parut) faible, je remarquais qu’il avait  faim[15]». Les jours passaient et on ne trouvait absolument rien dans la maison du prophète r si ce n’est de l’eau. Un homme vint au prophète, que la prière et le salut d’Allah soient sur lui et lui dit : « Je suis éreinté », il envoya une personne vers certaines de ses femmes. Une d’elle dit : « Par celui qui t’a envoyé avec la vérité, je ne possède que de l’eau, ensuite il envoya voir chez une autre qui lui dit la même chose, jusqu’à ce que toutes ses femmes dirent pareil[16]. Sa peur, en son seigneur, était complète malgré ce qu’il endura à cause de la faim. En effet, il trouvait parfois sur son lit quelques dattes et il disait : « Si je ne craignais pas que cela provienne d’une aumône, je l’aurais consommé »[17]

         Il a rencontré les épreuves les plus dures de la vie et les événements les plus sombres. Il a grandi orphelin dépourvu affection maternelle et son père est mort avant même que ses yeux se réjouissent en le contemplant. Son peuple l’a persécuté par la parole et l’acte, Anas, qu’Allah l’agrée, a dit : « Une fois, ils frappèrent le prophète, que la prière et le salut d`Allah soient sur lui, jusqu’à ce qu’il perdit connaissance »[18]. Ils l’ont accusé d’être fou, l’ont imputé d’être un sorcier et l’ont décrit comme étant un menteur. Les mécréants dirent : « C’est un sorcier menteur ». Et dans la grotte, il fut submergé par la détresse, l’angoisse, la peur et la tristesse.

) إِذْ يَقُولُ لِصَاحِبِهِ لا تَحْزَنْ إِنَّ اللَّهَ مَعَنَا(

« Quand ils étaient dans la grotte et qu’il disait à son compagnon : ‹Ne t’afflige pas, car Allah est avec nous.› » (Le repentir – 40)

         Et lors de la bataille d’Ouhoud, une de ses incisives fut cassée, son visage fut éraflé, son sang fut versé, sa faim atteignit un haut degré et de ses ennemis, il se heurta à la dureté. Ils placèrent un poison dans son repas et l’ensorcelèrent au sein même de son foyer. Les dures épreuves se succédèrent autour de lui et les malheurs advinrent les uns après les autres et son Seigneur U lui dit :

)  فَاصْبِرْ كَمَا صَبَرَ أُوْلُوا الْعَزْمِ مِنْ الرُّسُلِ(

« Endure (Muhammad) donc, comme ont enduré les messagers qui possèdent une détermination à toute épreuve » (Al-ahqaf – 35)

         Il communiqua ses afflictions et ses tristesses à sa femme en lui disant : « Ô ‘Aicha, j’ai enduré de ton peuple tant d’épreuves ».

         Six de ses enfants sont morts durant sa vie, mais cela ne l’a point détourné de son prêche en Allah. Il patienta devant les jours sombres de la vie et ses tourments, il dit :  » J’ai été persécuté pour (la cause) d’Allah comme personne ne l’a été, et j’ai été éprouvé par la peur (pour la cause) d`Allah comme personne ne le fut »[19].

          Son cœur était doux et débordant de clémence. En effet, au moment où il entendait les pleurs d’un enfant, il hâtait sa prière, car il savait que cela tourmentait sa mère[20]. Il visitait le cimetière « Al-baqi` » qui lui rappelait l’au-delà et il y pleurait. Il visitait son fils Ibrahim qui vivait auprès de sa nourrice alors qu’il n’était qu’un nourrisson. Ibrahim, couvert de poussière, s’approchait du prophète qui le serrait contre lui, l’embrassait en sentant son odeur, extériorisant ainsi son amour paternel. Lorsque Ibrahim mourut, il pleura à chaudes larmes et dit : « Les larmes coulent des yeux, le cœur s’attriste, mais nous ne disons que ce qui satisfait notre seigneur, nous sommes tristes de devoir te quitter, ô Ibrahim »[21].

        Sa raison était parfaite et son comportement éminent ; sa main n’a jamais frappé personne, Aicha, qu’Allah l’agrée, a dit : « L’envoyé d’Allah n’a jamais frappé personne, que ce soit une femme ou un servant »[22].

         Il était le plus chaste et le plus noble des hommes, sa main n`a jamais effleuré une femme qui ne lui est pas permise. Sa fidélité fut exemplaire envers les gens de sa famille et ses compagnons, qu’Allah les agrée. Il égorgeait un mouton puis le découpait en morceau et l’envoyait aux amies de khadija après sa mort, qu’Allah l’agrée, par fidélité envers elle[23]. Il pria sur les morts de la bataille d’Ouhoud huit ans après, comme pour leur rendre un dernier adieu[24]. Il honorait ses compagnons et ne privilégiait pas sa propre personne sur eux. ‘Othmane a dit : « L’envoyé d’Allah faisait part égale entre nous dans ce qui est peu et beaucoup »[25]. Son caractère touchait les gens, il était doux et jamais il ne rendait un mal par un autre, bien au contraire, il pardonnait et faisait grâce. Il ne se mettait point en colère pour sa propre personne et ne cherchait pas à la faire triompher. Un Bédouin l’empoigna en lui demandant de l’argent et le prophète, que la prière et le salut d’Allah soient sur lui, s’adressa à lui en souriant et lui octroya ce qu’il demandait. Il pardonna à celui qui l’ensorcela, ni ne réprimanda celui qui mit du poison dans sa nourriture. Il fit grâce à ceux qui le combattirent, il leur annonça le jour de l’ouverture de La Mecque : « partez, vous êtes libre »[26]. Aicha, qu’Allah l’agrée, a dit : « Jamais il ne s’est vengé d’une personne qui lui fit du mal »[27].

         Accommodant et abordable, le visage toujours épanoui, Jarir Ibn Abdallah dit : « A chaque fois que le Prophète r me rencontrait, il me souriait. »[28]. Il demandait toujours après ses compagnons et sa politesse fascinait les gens de mérite. Sa compagnie était très appréciée et ses relations avec autrui étaient très bonnes. Il visitait sa famille et ne refoulait jamais qui que ce soit. Son langage étaitcourtois, il n’a jamais été impoli et vulgaire, mais il était plutôt plus pudique qu’une vierge dans son gynécée. Ses sentiments s’exprimaient naturellement et il n’aimait pas l’exagération dans la démonstration des sentiments et détestait le parler avec emphase. Des gens vinrent auprès de lui et lui dirent :

 

« Ô envoyé d’Allah, ô le meilleur d’entre nous et le fils du meilleur d’entre nous, ô notre maître et le fils de notre maître. » il dit : « Ô vous les gens, dites ce que vous avez à dire et que le diable ne vous induise pas en erreur ; je ne suis que Mohammed, le serviteur d’Allah et son envoyé. Je n’aime pas que vous m’éleviez au-dessus de mon rang qu’Allah (qu’il soit exalté) m’a octroyé. »[29].

         Il proposait à son invité ce qu’il possédait de nourriture sans exagération. Les compagnons l’aimaient profondément : s’il parlait, ils l’écoutaient et s’il donnait un ordre, ils s’empressaient de l’exécuter. Anass y a dit : « Ils n’ont aimé personne autant que le prophète, que la prière et le salut d’Allah soient sur lui. »[30]. Les plus belles qualités et les plus nobles vertus furent réunies en lui.

         Le cheikh de l’islam (Ibnou Taimiyya) a dit : « Pas un mensonge ne lui fut attribué, que la prière et le salut d’Allah soient sur lui, pas même une injustice envers quelqu’un ou une trahison. Il était le plus sincère des hommes, le plus juste, et celui qui respectait le plus ses engagements, malgré avoir vécu des changements de situation marquée parfois par la sécurité et parfois par l’insécurité, mais aussi pendant les périodes de puissance et de faiblesse »[31].

         Il tenait en grande estime les gens de sa famille (ahlou al-bayt) et entretenait, avec eux, de parfaites relations. Lorsque sa fille, Fatima, qu’Allah l’agrée, se présentait à lui, il se levait en sa direction et lui disait : « Bienvenue », puis il la faisait asseoir auprès de lui.[32] Il disait :

« Les meilleurs d’entre vous sont les meilleurs avec leur famille, et moi je suis le meilleur avec ma famille »[33].

Son seigneur a attesté de son caractère élevé :

) وَإِنَّكَ لَعَلى خُلُقٍ عَظِيمٍ(

« Et tu es certes, d’une moralité imminente »

 (la plume – 4)

         Son visage était des plus beaux et son aspect était resplendissant. Son visage rayonnait de lumière comme le rayonnement de la pleine lune. Al-Bara’, qu’Allah l’agrée, a dit : « Je n’ai jamais rien contemplé d’aussi beau (que le prophète, que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) »[34]. Son corps était sain et son odeur pure. Anass, qu’Allah l’agrée, a dit : « Je n’ai jamais senti d’ambre, de musc et rien d’autre plus agréable que l’odeur de l’envoyé d’Allah, que la prière et le salut d’Allah soient sur lui »[35].

         Il employait un arabe littéraire dont l’éloquence était significative et l’argumentation parfaite. Sa parole touchait les cœurs. Il consacrait tout son temps à l’obéissance et l’agrément d’Allah :

  )قُلْ إِنَّ صَلاتِي وَنُسُكِي وَمَحْيَاي وَمَمَاتِي لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ (162) لا شَرِيكَ لَهُ وَبِذَلِكَ أُمِرْتُ وَأَنَا أَوَّلُ الْمُسْلِمِينَ(

« Dis : « En vérité, ma prière, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Allah, Seigneur de l’Univers. (162). A Lui nul associé ! Et voilà ce qu’il m’a été ordonné, et je suis le premier à me soumettre. » (Les bestiaux – 162, 163)

         Depuis le début de sa mission jusqu’à sa mort, il appela à l’adoration de son Seigneur et interdit sa communauté de tomber dans le polythéisme. Il n’y a pas un bien sans qu’il ne l’ait indiqué à sa communauté, et pas un mal sans qu’il ait prévenu sa communauté : suivez donc sa voie et accrochez-vous à sa conduite et sa sunna et prenez garde de la transgresser, ainsi, vous triompherez dans cette vie d’ici-bas et dans l’au-delà. En effet, Allah U dit : 

) لَقَدْ جَاءَكُمْ رَسُولٌ مِنْ أَنفُسِكُمْ عَزِيزٌ عَلَيْهِ مَا عَنِتُّمْ حَرِيصٌ عَلَيْكُمْ بِالْمُؤْمِنِينَ رَءُوفٌ رَحِيمٌ (

« Certes, un Messager pris parmi vous, est venu à vous, auquel pèsent lourd les difficultés que vous subissez, qui est plein de sollicitude pour vous, qui est compatissant et miséricordieux envers les croyants. » (Le repentir – 128)

        […] Ô vous les musulmans, notre prophète est un homme semblable aux humains, il tombe malade, il est atteint de faim, de tristesse et de sommeil. Il ne détient aucune spécificité de la souveraineté[36] et de la divinité, il est uniquement un envoyé qui communique (aux hommes) le message de son Seigneur. Allah, exalté soit-il, dit :

) قُلْ إِنَّمَا أَنَا بَشَرٌ مِثْلُكُمْ يُوحَى إِلَيَّ أَنَّمَا إِلَهُكُمْ إِلَهٌ وَاحِدٌ فَمَنْ كَانَ يَرْجُوا لِقَاءَ رَبِّهِ فَلْيَعْمَلْ عَمَلاً صَالِحاً وَلا يُشْرِكْ بِعِبَادَةِ رَبِّهِ أَحَداً(

« Dis : ‹Je suis en fait un être humain comme vous. Il m’a été révélé que votre Dieu est un Dieu unique ! Quiconque, donc, espère rencontrer son Seigneur, qu’il fasse de bonnes actions et qu’il n’associe dans son adoration aucun à son Seigneur›. » (La caverne – 110)

         On ne l’élève pas au-dessus de son rang et on ne dévalorise pas son mérite. On doit le suivre et se conformer à son ordre. L’auteur du livre intitulé Fath al-majid dit : « Révérer le prophète, que la prière et le salut d’Allah soient sur lui, se concrétise par respecter profondément ses ordres et ses interdictions et par suivre sa voie et se conformer à sa sunna »[37]. Les miséricordes descendent en lui obéissant et les bienfaits se succèdent :

)وَأَطِيعُوا اللَّهَ وَالرَّسُولَ لَعَلَّكُمْ تُرْحَمُونَ(

« Et obéissez à Allah et au Messager afin qu’il vous soit fait miséricorde ! »

(La famille d’Imrane – 132)

         Son amour se concrétise par son obéissance qui devance l’amour des parents et des enfants. En effet, le Prophète, que la prière et le salut d’Allah soient sur lui, a dit :

« Nul d’entre vous n’aura la foi complète tant que je ne serais pour lui, plus aimé que ses enfants, ses parents et l’ensemble des gens»[38].

         Le suivre, c’est obtenir le bien-être dans cette vie et la sérénité pour l’ensemble de l’humanité, Allah U a dit :

)مَنْ عَمِلَ صَالِحاً مِنْ ذَكَرٍ أَوْ أُنثَى وَهُوَ مُؤْمِنٌ فَلَنُحْيِيَنَّهُ حَيَاةً طَيِّبَةً وَلَنَجْزِيَنَّهُمْ أَجْرَهُمْ بِأَحْسَنِ مَا كَانُوا يَعْمَلُونَ(

« Quiconque, mâle ou femelle, fait une bonne oeuvre tout en étant croyant, Nous lui ferons vivre une bonne vie. Et Nous les récompenserons, certes, en fonction des meilleures de leurs actions. »

(Les abeilles – 97)

        Le bonheur de l’homme dans les deux vies, celle d’ici-bas et de l’au-delà, dépend de son attachement à la voie prophétique, son honneur dépend du niveau d’intensité de son suivi et la victoire ne s’obtient qu’en marchant sur les traces du Prophète r.

 

Traduit par Abdelmalik Abou Adam al-fransi, le 29/01/1427, à Joubail –Arabie saoudite –

Révisé par Abu Hamza Al-Germâny

 


[1]Tiré du livre « zâd Al-Ma’âd ».

[2] Rapporté par Tirmidhi dans ses sunnans (Hadith 3532) d’après Al-Mouttalib Ibn Abi Wouida’a. Tirmidhi dit à propos de ce hadith : « hassan » (bon). Quant à son authenticité, son isnad (chaîne de transmission) est sujet à divergence entre les savants.

[3]Rapporté par Ahmed, Abou Dawoud, A-Nassai, Abou Ya’la, Al-Bayhaqui (fi-alkoubra), Ibn Khouzaima, Ibn Hiban et Al-Hakim. Ibn Hajar dit au sujet de sa chaîne de transmission : « sa chaîne est forte… ».

[4] Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim.

[5] Rapporté par A-Nassai (fi al-koubra), Ahmed, Ibn Madja et A-Tabarani (fi al-kabir). Al-Albani a jugé ce hadith comme bon (hassan) comme dans a-silsilatou-a-sahiha (hadith 139 et 1093).

[6] Tafsir Ibn Kathir (4/433).

[7] Rapporté Mouslim (Hadith 2309).

[8] Rapporté par Al-Boukhari (Hadith 6247) et Mouslim (Hadith 2168) d’après un hadith de Anass y.

[9] Rapporté par Al-Boukhari (Hadith 6203, 6129) et Mouslim (Hadith 2150) d`après un hadith de Anass y.

[10] Rapporté Mouslim. (Hadith 2316).

[11]Rapporté par Al-Boukhari (Hadith 3445) d’après Omar y.

[12]Rapporté par Mouslim (Hadith 2312).

[13]Rapporté par Tirmidhi (hadith 2377), Ahmed, Ibn Madja, A-Tiyalissi, Al-Bazarre, Abou Ya’la et Al-Hakim d`après Ibn Mass’oud y. Tirmidhi dit à propos de ce hadith : « C’est un hadith bon-authentique ». Il est sorti dans le livre a-silsilatou a-sahiha de cheikh Al-Albani (Hadith 438).

[14]Rapporté par Mouslim (Hadith 2978).

[15]Rapporté par Al-Boukhari (Hadith 3578) et Mouslim (Hadith 2040).

[16]Rapporté par Al-Boukhari (Hadith 3798) et Mouslim (Hadith 2054) d’après Abou Houraira y.

[17]Rapporté par Al-Boukhari (Hadith 2433, 2431) et Mouslim (Hadith 1071) d’après Anass y.

[18] Rapporté par Al-Bazzare et Abou ya’la et authentifié par Al-Hakim et Al-‘Iraqui (takhrije al-ihyai) et Ibn Hajar dans fath-al-bari.

[19] Rapporté par Ahmed et Ibn Madjah et Al-Bazzare et Abou Ya’la. Tirmimidi à propos de sa chaîne de transmission : « bon – authentique » et ce hadith est authentifié par Ibn Hibane et Ibn Al-Quayim et Al-Albani dans sahih-a-targhib (Hadith 3281)

[20]  Rapporté par Al-Boukhari (Hadith 709,710) et Mouslim (Hadith 470) d’après Anass y.

[21] Rapporté par Al-Boukhari (Hadith 1303) et Mouslim (Hadith 2315) d’après Anass y.

[22] Rapporté par Mouslim (Hadith 2328).

[23] Rapporté par Al-Boukhari (Hadith 3816, 3818) et Mouslim (Hadith 2435) d’après ‘Aicha.

[24] Rapporté par Al-Boukhari (Hadith 4042) et Mouslim (Hadith 2296) d`après `Ouqba Ibn ‘Amir y.

[25] Rapporté par Ahmed et authentifié par Al-Diya (fi al-moukhtara).

[26] Rapporté par Ibn Ishaq dans a-siratou a-nabaouiya avec une chaîne de transmission faible.

[27] Rapporté par Mouslim (Hadith 2328).

[28] Rapporté par Al-Boukhari (Hadith 6090) et Mouslim (Hadith 2475).

[29] Rapporté par Ahmed et Nassai (sunnan al-koubra) et authentifié par Al-Albani dans la silsilatou a-sahiha (hadith 1097 et 1572).

[30] Rapporté par Ahmed, Al-Boukhari dans al-adabou al-moufrad, Tirmidhi et autres et authentifié par Al-Albani dans la silsilatou a-sahiha (hadith 358).

[31] La réponse authentique (al-jawabou a-sahih) (4/83).

[32] Rapporté par Al-Boukhari (Hadith 3624) et Mouslim (Hadith 2450).

[33] Rapporté par Tirmidhi (Hadith 3895) et A-Darimi (Hadith 2360) et Al-Bayhaqui (fi sunnane al-koubra) et authentifié par Al-Albani dans silsilatou a-sahiha (Hadith 285).

[34] Rapporté par Al-Boukhari (Hadith 3551) et Mouslim (Hadith 2337).

[35] Rapporté par Mouslim (Hadith 2330).

[36] C’est à dire que la souveraineté (ce qui est relatif aux actes d’Allah comme la création, la gestion de l’univers etc.) est exclusivement réservée à Allah d’où le terme « l’unicité d’Allah dans sa souveraineté » (tawhid a-rouboubiya). (N.D.T)

[37] Fath al-majid (305).

[38] Rapporté par Al-Boukhari (Hadith 15) et Mouslim (Hadith 44) d’après Anass y.

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