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Posts Tagged ‘Muhammad’

A cause du pacte des Quraysh, – De leur pacte [concernant] les voyages d´hiver et d´été. – Qu´ils adorent donc le Seigneur de cette Maison (la Kaaba). – qui les a nourris contre la faim et rassurés de la crainte! (Coran, 106)

Ces versets nous renseignent sur le commerce que les Mecquois entretenaient en hiver et en été, tantôt vers la Syrie et tantôt vers le Yémen. Le Prophète  avait entrepris ces voyages avec son oncle Abu Talib alors qu’il était encore un tout jeune enfant.

Mariage du Prophète

Khadija  était une riche commerçante de la Mecque. Celle-ci avait entendu parler du sérieux de Muhammad et de sa probité. Elle connaissait la valeur des hommes d’abord parce qu’en tant que commerçante avisée, elle traitait des affaires avec eux et, qu’ensuite, elle avait été mariée deux fois. Ses époux morts, elle demeura veuve.

Un jour, Abou Talib dit à son neveu : « Je suis un homme sans fortune, les temps sont devenus durs pour nous, nous avons été tourmentés par ces années de misère, et nous n’avons ni possessions matérielles ni marchandises. Cette femme, Khadîdjah, envoie des hommes de ton peuple pour faire des affaires avec sa fortune et ils en gagnent un bénéfice. Alors si elle vient vers toi, montre-lui ton honnêteté. »

Elle avait donc fait appel à Muhammad pour conduire ses caravanes au nord et au sud de la Péninsule arabique.

Ainsi, le temps s’écoulait à la Mecque jusqu’au jour où As-Sayida Khadija s’était confiée à une amie Nafisa Bint Muniyyah. Elle lui avait manifesté son désir d’épouser Muhammad. Ce fut ainsi que cette amie avait fait les démarches nécessaires et avait obtenu son consentement.

Le mariage avait été célébré en présence des familles et des amis. Khadija était âgée de 40 ans quand elle l’épousa, et il en avait 25.

Elle lui donna 2 garçons, Al-Qasim, ‘Abdullah (morts en bas âge), et 4 filles : ZaynabRuqiyaOum Koulthoum, et Fatima.

La Révélation

La Péninsule Arabique était plongée dans l’idolâtrie et la Mecque était le lieu où convergeaient toutes les tribus. Celles-ci venaient chaque année en pèlerinage et se rassemblaient autour de la Ka’ba. Cette Maison antique était devenue un centre païen depuis de longs siècles.

Muhammad  fuyait cette adoration et aimait se réfugier annuellement dans la grotte de Hira. Là, il réfléchissait au mystère de l’univers, en observant son étendue à travers l’immensité du désert et la lumière du ciel étoilé. Il sentait qu’il y avait, derrière et au-dessus de ces espaces, une force invisible qui les organisait et les gérait. Il demeura ainsi jusqu’à l’âge de quarante ans.

Entre temps, Khadija encourageait l’isolement périodique de son époux et lui apportait tout son soutien.

Ce fut lors de la nuit du destin, que Muhammad , agé de 40 ans, avait reçu la Révélation. Dieu l’avait choisi pour être le dernier Messager.

Quant le Prophète  connut la frayeur et douta de ses facultés mentales, à cause de l’apparition surnaturelle de l’archange Gabriel, ce fut vers Khadija qu’il se réfugia et se confia. Aussi était-elle pour lui d’un grand secours et d’un immense réconfort. C’était auprès d’elle qu’il s’armait de patience et reprenait courage car les jours de repos étaient terminés puisque l’ange Gabriel lui transmis cet ordre du Seigneur de l’univers : Lève toi et avertit les gens. Appelle les à n’adorer que Dieu et Lui seul. Mais à qui allait-il faire appel et qui répondrait à son appel ?

La Prédication

Conformément aux instructions reçues de Dieu, le Prophète  commença sa prédication en appelant les membres de sa famille, voire même ses proches amis, à embrasser l’Islam. Il va de soi que cette adhésion devrait regrouper les hommes et les femmes sincères et honnêtes. L’appel a été entendu par une poignée de personnes dont l’ambition et l’orgueil n’obscurcissaient pas l’esprit.

As-sayida Khadija, l’épouse du Prophète  a été la première musulmane de l’histoire. Dès le premier instant, elle sut que sa vision dans la grotte de Hira était le prélude de sa mission prophétique. Elle ne se borna pas seulement à croire au Message, révélé à Muhammad, mais elle lui apporta son soutien moral et matériel. As-sayida Khadija, femme énergique et douée de bon sens, avait la manière d’apaiser les angoisses de son mari et de lui insuffler du courage quand elle sentait que son énergie faiblissait. Sa perspicacité lui laissait comprendre qu’un homme, aussi pur et aussi parfait que lui, ne pouvait pas être le jouet de manoeuvres sataniques.

Des êtres vertueux de son envergure et de sa trempe ne pouvaient pas être abandonnés par Dieu. Ils ne pouvaient s’attendre à aucune défection de la part de leur Créateur et de toutes les personnes qui éprouvaient pour eux de forts sentiments d’amitié. Or Khadija insistait auprès de son époux pour lui expliquer qu’il appartenait à cette catégorie d’homme que le Tout Puissant n’abandonne pas à leur sort, et que les amis bienveillants et chaleureux ne le délaisseront pas dans les moments si critiques soient-ils.

– Certes, jamais Dieu, lui dit-elle, ne t’ingligera d’affronts, car tu es uni avec tes proches, tu soutiens les faibles, tu donnes à ceux qui n’ont rien, tu héberges les hôtes et tu secours les hôtes des vicissitudes du droit.

Selon al-Bayhaqi, As-Sayyida Khadija, afin de tester la sainteté de l’apparition, dit à l’Envoyé de Dieu :

– Ô fils de mon oncle ! Peux tu m’informer du moment ou ton compagnon t’apparaîtra ?

Ainsi, alors que le Prophète se trouvait chez Khadija, l’archange Gabriel se manifesta à lui. Il en avertit son épouse car il le voyait distinctement. Ce qui n’était pas le cas de son épouse. Celle-ci lui demanda de s’asseoir à sa droite et lui demanda s’il continuait à le voir. En effet, l’apparition se maintenanit.

Puis, elle lui demanda une autre fois de poser sa tête sur ses genoux. La vision ne quittait toujours pas l’intérieur de la maison.

Ensuite, elle ôta le foulard qui couvrait sa tête, laissant ses cheveux à l’air libre, ce qui était un geste d’intimité qui détournerait le regard de toute personne pudique. Devant une telle scène, l’archange s’éclipsa aussitôt. Ce fut alors qu’elle dit :

– Ce n’est pas un démon. C’est bien un ange qui se montre à toi, ô fils de mon oncle !

Il n’y avait plus aucun doute dans l’esprit de as-sayyida Khadija. Son époux était bien l’Envoyé d’Allah et l’ange Gabriel le transmetteur du Message divin.

Certes, as-sayyida Khadîja avait une totale confiance en son mari. Cependant, ce n’est pas seulement cette confiance qu’elle lui portait qui l’amena à embrassa la religion de Dieu. La cause profonde de cette adhésion était sa conviction que la religion communiquée au Prophète était celle de la droiture et de la rectitude, celle qui suivrait en droite ligne la guidance spirituelle et morale d’Abraham.

Cette évidence la conduisit à faire confirmer ce qu’elle avait entendu de la bouche de son époux auprès de Waraqa Ibn Nawfal. Cet homme, âgé et d’une grande piété, était versé dans les questions religieuses. Il était aussi attentif à la venue d’un nouveau prophète.

Après lui avoir exposé tous les détails des événements vécus par son conjoint, le vieillard, d’un ton posé et bien assuré de ses paroles, répondit :

– Ô Khadîja ! Si tout ce que tu viens de me dire est absolument véridique, sache que c’est que le grand Nâmous (l’archange Gabriel) qui est venu… (Muhammad) est certainement le prophète de ce peuple. Dis-leur de s’en tenir fermement.

Aussitôt, as-sayyida Khadija retourna chez elle, confiante et assurée de ce qu’elle venait d’entendre. Elle en informa le Prophète.

Son soutien

Le Prophète  ne pouvait pas rester insensible devant la foi aussi profonde que forte de son épouse. La vigueur du caractère de cette dernière exerçait chaque fois une attraction positive sur le moral de l’Envoyé de Dieu. Il en était ainsi chaque fois que son message sur l’Unicité d’Allah rencontrait des obstacles devant l’idolâtrie de son peuple. Elle était toujours là quand les Quraysh manifestaient leur répugnance et leur agressivité aux versets du Coran et quand, injustement, ils le traitaient, lui, de menteur. Elle dynamisait son ardeur et dissipait sa tristesse quand il revenait à la maison, l’air abattu par tant d’obstination et de résistance farouche.

Le Prophète  se réjouissait, chaque fois, de voir que sous son toit, il y a avait constamment quelqu’un pour supporter sa mission, le soutenir dans ses activités si ardues et stimuler sa volonté.

La mort de Khadija

La vie entre les deux conjoints oscillait entre le haut et le bas mais plus souvent vers le bas, surtout le jour où les notables de Quraysh avaient décidé de camper le Prophète  et sa famille en un endroit et d’organiser un blocus qui dura six mois.

Quelques temps après, son oncle paternel Abu Talib Ibn ‘Abd al-Muttalib meurt. Celui-ci était son grand protecteur et son rempart contre l’autoritarisme des Quraysh. A sa suite, ce sera as-sayyida Khadîja, son épouse bien-aimée, qui quittera définitivement le monde terrestre, laissant son époux, provisoirement, seul et sans compagne.

Elle mourut trois années avant l’Hégire.

Cette fois, on peut dire que le Prophète était totalement orphelin. Ibn Ishâq a dit : « qu’elle était pour lui une sorte vizir de sincérité de l’Islam ». Ce fut ce que les historiens appelèrent « L’année du deuil ».

Son souvenir reste

Le souvenir de as-sayyida Khadîja était si intense qu’un jour, à Médine, Hâlah, la sœur de la défunte arriva à Médine. Quand le Prophète  crut entendre sa première femme dans la cour de la maison, tant la voix de l’une ressemblait à l’autre. Son cœur se mit alors à palpiter très fort.

Le corps de as-sayyida Khadîja avait disparu mais son souvenir demeura gravé dans le cœur du Prophète. Il eut pourtant d’autres épouses mais il n’oublia jamais la première d’entre elles. L’amour qu’il portait à Khadîja rendait d’ailleurs ‘Aïsha jalouse de tant de prévenance. Elle lui dit un jour :

« On dirait qu’il n’existe pas de femmes dans le monde en dehors de Khadîja ».

En une autre occasion, à la suite de certains reproches que ‘Aïsha ne manquait pas de lui faire chaque fois qu’il parlait de sa première épouse en termes élogieux, il lui dit :

– Par Allah, elle a cru en moi quand les gens se montraient impies. Elle a tenu pour vrai ce que je disais au moment où les gens me traitaient de menteur. Elle m’a secouru avec ses biens quand les gens m’en privaient. Elle a été la femme qui m’a donné un garçon.

Depuis, ‘Aïsha ne parla plus d’elle pour ne pas remuer la plaie de son époux.

Islammedia 2011

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Les cris et les pleurs de Zaynab vibraient encore entre les quatre murs de la maison, quand une seconde fille, Ruqiyya , était venue égayer la maison du Prophète  et de son épouse Khadija. Cette naissance était comme la première une bonne et heureuse nouvelle.

Comme ses soeurs, elle reçut la meilleure éducation.

Le mariage des deux soeurs :

Quelque temps après le mariage de Zaynab avec Abu l-As Ibnu-r-Rabi’, une délégation de la famille de Abd al-Muttalib arriva dans la maison de Muhammad . Elle etait venue pour demander la main de Ruqiyya et sa petite soeur Um Kaltoum pour ‘Ataba et ‘Utayba, les deux neveux de ‘Abdul-‘Uzza.

Les deux filles n’avaient rien à reprocher aux deux prétendants, mais elles s’inquietèrent de la réputation de Umm Jamila, la femme de ‘Abdul-‘Uzza et mère des deux jeunes hommes, qui était connue pour avoir un coeur dur, insensible aux malheurs des autres. Elle était, de plus, une mauvaise langue.

Mais Ruqiyya et Um Kaltoum ne purent pas décliner la proposition de mariage, car un refus aurait été ressentit comme un affront et une humiliation à Umm Jamila, qui n’aurait pas hésité à créer une zizanie dans le clan Quraychite.

Ainsi, elles acceptèrent de se marier pour ne pas causer de problème entre leur Père Muhammed et ses proches parents. Il ne leur restait qu’à supporter l’animosité de ‘Abdu-l-‘Uzza et la malveillance de sa femme.

Répudiation et Persécution

Le Mariage ne durera pas longtemps. En effet, dès que le Prophète  commença sa mission et se mit a appeler les gens à la religion de la vérité, ses deux filles Umm Kaltoum et Ruqiyya furent chassées de la maison d »Abdu-l-‘Uzza surnommé Abu Lahab et retournèrent auprès de leur père et leur mère.

Les membres de la famille des deux maris, enracinés dans leur idolâtrie, avaient été encouragés par les Quraysh, aussi entêtés dans leur mécréance qu’eux, à répudier les deux filles sans tarder :

– En vous mariant avec ses filles, vous avez soulagé Muhammad de ses soucis. Rendez lui donc ses filles pour le faire replonger dans ses insolubles problèmes.

Ils promirent aux deux fils d’Abu Lahab de les marier avec n’importe quelles autres femmes qurayshites qui leur plairaient.

Umm Jamil etait, en réalité, jalouse de as-sayyida Khadija. Elle éprouvait même de la haine envers elle. En incitant les gens contre Muhammad, elle voulait, par la même occasion, altérer le bonheur de son épouse, bonheur qui était cité en exemple dans le milieu mecquois. Non seulement, elle lui rendit ses deux filles, mais elle, et son mari, descendirent dans l’arène de la bataille qui opposait le Sceau des envoyés aux Qurayshites. Il n’y avait pas quelqu’un d’aussi virulent qu’elle et aussi méchant que son époux.

C’est d’elle et de son mari qu’il est question dans la sourate 111 intitulée « Al-Massad », ce qui augmentera davantage leur colère et leur agression :

Que périssent les deux mains d´Abu-Lahab et que lui-même périsse. Sa fortune ne lui sert à rien, ni ce qu´il a acquis. Il sera brûlé dans un Feu plein de flammes. De même sa femme, la porteuse de bois, à son cou, une corde de fibres.

Lorsque cette sourate fut revelée, Umm Jamil, la femme d’Abu Lahab, chercha le Prophète  qui se trouvait avec Abu Bakr dans l’enceinte de la Ka’ba. Ce dernier, en voyant Umm Jamil s’avancer vers eux, dit au Prophète :

– Mets-toi de côté ou quitte la mosquée car il semble qu’elle est venue t’agresser.

Abu Bakr, quelque peu surpris, reçut cette réponse :

– Il y aura comme un écran entre elle et moi. Ainsi elle ne le vit pas.

La femme d’Abu Lahab dit à Abu Bakr sur un ton coléreux, tout en dévoilant son ignorance sur l’origine et la portée de la révélation divine :

– Ton compagnon fait de la poésie contre moi.

Abu Bakr répliqua comme pour rectifier l’erreur de cette femme perfide et lui expliquer la vraie dimension du Livre de Dieu :

– Par Allah ! Il ne dit pas de la poésie.

Quand elle partit, étonné, Abu Bakr dit à son ami :

– Ô Envoyé de Dieu ! Comment se fait il qu’elle n’a pas pu te voir alors que tu es assis près de moi, aussi visible que moi même ?

Le Prophète  répondit en souriant, insouciant de l’incrédulité de cette femme vouée, incontestablement, aux affres du Feu :

– En effet, un ange s’est interposé entre elle et moi.

Le Mariage de Ruqiyya et ‘Uthman Ibn ‘Affan

En renvoyant les deux filles chez leurs parents, Abu Lahab et sa femme Umm Jamil pensaient perturber la famille du Prophète.

Ainsi, leur tentative échoua lamentablement d’autant que Uthman Ibn Affan ne tarda pas à demander la main de Ruqiyya. Celle ci allait connaître une meilleure vie conjugale avec cet homme qui faisait partie des dix hommes auxquels le Paradis avait été promis. Il appartenait à la jeunesse dorée des Quraysh. Cette union venait renforcer la communauté musulmane, d’autant plus que ses membres étaient disposés à sacrifier leurs biens et leur vie pour le triomphe de la religion de Dieu.

L’émigration en Abyssinie

Lorsque le Prophète  vit que l’oppression s’accentuait et qu’il n’avait aucun moyen de s’y opposer, il ordonna aux croyants d’émigrer en terre d’Abyssinie où régnait un roi juste, incapable de faire du mal aux gens.

Uthman Ibn Affan a été le premier à émigrer accompagné de sa femme Ruqiyya. Celle ci ne pouvait pas retenir ses larmes. Elle embrassa son père, sa mère et ses soeurs avant de suivre son mari vers ce pays étranger qu’elle voyait pour la première fois.

Les Abyssins accueillirent convenablement les premiers émigrants et le Négus les laissa vaquer à leurs occupations en toute liberté. Il leur permit de pratiquer leur religion sans qu’aucun ne puisse exercer sur eux une quelconque contrainte.

Cet état ne fit qu’accroître la colère des associateurs mecquois. Ils n’admettaient pas que des musulmans puissent vivre en sécurité. Ainsi, ils décidèrent d’envoyer une délégation pour convaincre le Négus de renvoyer les émigrants à la Mecque, mais le Roi Chrétien refusa de les expulser à cause de leur croyance à Jésus Christ.

L’échec de la tentative procura une immense joie aux musulmans qui allaient vivre en paix, sans toutefois oublier leur patrie.

Ruqiyya était de celles qui avaient le plus de nostalgie. Il est vrai que c’était la première fois de sa vie qu’elle se séparait de son père, sa mère et ses soeurs. Cependant, les événements qu’elle avait subis à la Mecque et les fatigues du trajet jusqu’en Abyssinie avaient quelque peu épuisé ses forces. Sa santé était si fragile qu’elle ne pouvait supporter le bébé qui était dans son ventre. Ce fut alors qu’elle fit une fausse couche. Dieu merci, elle aura un autre enfant une année plus tard. Elle lui donna le nom de son grand-père : ‘Abd Allah.

La faiblesse ressentie par Ruqiyya ne la découragea pas parce qu’elle était entourée des soins de son mari et de l’attention des émigrants. Leur précieuse aide lui fit surmonter la crise morale dont elle avait été atteinte. Sa santé s’améliora encore davantage quand elle apprit que le blocus organisé autour de sa famille avait été levé.

Les nouvelles lui parvenaient, de temps à autre, de la Mecque. Ce fut ainsi qu’elle apprit que de nouveaux membres étaient venus renforcer la communauté musulmane. L’information la plus importante portait sur l’annonce de la réconciliation des assiciateurs avec son père. Cette fausse nouvelle s’était propagée à la suite de la mauvaise interprétation qui a été faite sur ce qui est appelé « les versets sataniques ». La révélation avait mis les choses au point mais les émigrants ne l’avaient pas appris à temps. Aussi, leur éventuel retour à la Mecque les remplissait de joie.

Le Retour à la Mecque

En effet, quelques temps après, des émigrants firent les préparatifs nécessaires pour leur retour. Les partants étaient au nombre de trente trois conduits par Uthman Ibn Affan, accompagné de sa femme et de son nourrisson Abd Allah. La perspective de revoir leurs familles et leurs amis les comblait de gaieté et d’allégresse. Ils se voyaient déjà vivre dans la tranquillité et la paix.

Hélas ! Ils s’aperçurent que rien n’avait changé. Les musulmans mecquois étaient toujours harcelés et brutalisés par les mécréants. Ruqiyya entra néanmoins dans la maison de ses parents en toute confiance. Elle entoura de ses bras ses soeurs Um Khatum et Fatima, ignorant la mauvaise nouvelle qui l’attendait. Elle tourna son regard à droite et à gauche et demanda :

– Où est mon père et où est ma mère ?

Elle apprit que son père était allé à la rencontre des émigrants. Puis, un silence pesant s’abattit dans la maison. Elle répéta sa question :

Et ma mère où est-elle ? , le coeur palpitant.

Um Kaltoum se tut. Quant à Fatima, elle sortit de la chambre, ses yeux gonflés de larmes. Ruqiyya se dirigea vers la chambre de sa mère qu’elle trouva vide. Elle comprit que celle qui lui donna le jour, n’était plus de ce monde. Elle demeura pétrifiée de douleur jusqu’à l’arrivée de son père qui la consola

L’émigration à Médine et décès de Ruqiyya

Ruqiyya ne resta pas longtemps à la Mecque. Après l’émigration de son père à Médine, ce fut ensuite son tour d’aller le rejoindre, en compagnie de son mari.

A Médine, elle feignit d’oublier la mort de sa mère et les misères qu’elle traversait depuis que son père s’était mis à appeler les gens à se conformer à la religion de Dieu. Hélas, Dieu lui fit connaître de nouvelles épreuves. En effet, son fils Abd Allah mourut alors qu’il n’avait que six ans. Elle tomba elle même malade, entourée par les soins de son mari.

Ruqiyya était dans un état critique quand elle entendit l’appel au Jihad. C’était la mobilisation des Muhajirins et des Ansars qui allaient affronter l’ennemi à Badr. Uthman aurait souhaité répondre à cet appel mais son coeur ne l’autorisait pas à quitter Ruqiyya qui luttait contre les affres de la mort. D’ailleurs, le Prophète  l’en dispensa, lui ordonnant de demeurer au chevet de sa femme mourante. Quelques temps après, elle perdit l’âme, au moment où l’annonce de la victoire des croyants sur les mécréants se répandit dans toute la ville de Médine.

Le Prophète  arriva, s’approcha du lit de la défunte et l’embrassa sur le front en signe d’adieu. Ensuite, il alla consoler Fatima qui, courbée sur le lit de sa soeur, versait de chaudes larmes.

Toutes les croyantes accoururent en apprenant la malheureuse nouvelle de la mort de Ruqiyya. Aucune d’elles ne pouvait retenir ses larmes, tant une profonde tristesse agitait leurs coeurs. Leurs cris irritèrent Umar Ibn Khattab qui les réprimanda en leur disant que ce lieu avait besoin de calme et de tranquillité. Le Prophète , stoppa leurs lamentations en disant :

– Tout ce qui est dans les yeux et le coeur émane de Dieu et de sa Miséricorde. Quant à ce qui vient de la main et de la langue est produit par Satan.

Après quoi, il fit la prière sur sa fille Ruqiyya, cette femme qui avait connu deux émigrations, l’une en Abyssinie et l’autre à Médine et dont la mort coïncida avec l’éclatante victoire de la foi sur la mécréance à Badr.

Qu’Allah soit satisfait de Ruqiyya 

Extrait du Livre

La maison du Prophète : Ses épouses, ses filles,…

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L’ingratitude est une dépravation morale et une perversion de la nature humaine ; c’est un signe d’engourdissement de la conscience humaine. Le point le plus bas de l’échelle de cette immoralité est l’ingratitude manifestée envers les fondateurs de la religion, les enseignants de la morale et les plus grands bienfaiteurs de l’humanité.
Il est maladroit pour n’importe qui, d’être grossier et offensant, qui plus est quand on s’attaque à ces nobles âmes fondatrices des religions, puisqu’on porte atteinte aux sentiments de millions de personnes qui ne font pas que suivre ces grands hommes, mais sont également disposées à donner leur vie pour eux. De telles manœuvres de nature outrageuse intègrent également le rejet de la vérité. Aucun peuple, aucun pays ou aucune société cultivée ne devrait tolérer ou défendre des personnes aussi dépravées, mal élevées et dépourvues de conscience.
Il convient à présent de souligner les hommages rendus au plus grand bienfaiteur de l’humanité par quelques éminents hommes de lettres de cette partie du monde d’où j’interviens. L’un de ces hommes sincères, Lamartine de nationalité française, dit dans son témoignage de la prophétie de Muhammad (Qu’Allah le bénisse et le salue) : Si la grandeur du dessein, la petitesse des moyens, l’immensité du résultat sont les trois mesures du génie de l’homme, qui osera comparer humainement un grand homme de l’histoire moderne à Mahomet ? Les plus fameux n’ont remués que des armes, des lois, des empires ; ils n’ont fondé, quand ils ont fondé quelque chose, que des puissances matérielles, écroulées souvent avant eux. Celui-là a remué des armées, des législations, des empires, des peuples, des dynasties, des millions d’hommes sur un tiers du globe habité ; mais il a remué, de plus, des idées, des croyances, des âmes. Il a fondé sur un Livre, dont chaque lettre est devenue une loi, une nationalité spirituelle qui englobe des peuples de toutes les langues et de toutes les races, et il a imprimé, pour caractère indélébile de cette nationalité musulmane, la haine des faux dieux et la passion du Dieu un et immatériel… Ce patriotisme, vengeur des profanations du ciel, fut la vertu des enfants de Mahomet ; la conquête du tiers de la terre à son dogme fut son miracle, ou plutôt ce ne fut pas le miracle d’un homme, ce fut celui de la raison…
L’idée de l’unité de Dieu, proclamée dans la lassitude des théogonies fabuleuses, avait en elle-même une telle vertu, qu’en jaillissant de ses lèvres elle incendia tous les vieux temples des idoles et alluma de ses lueurs un tiers du monde.
John William Draper, le célèbre auteur de A History of the Intellectual Development of Europe, a écrit : Quatre ans après la mort de Justinien, en 569 après J.C., naissait à la Mecque, en Arabie, l’homme qui, parmi tous les hommes, allait exercer la plus grande influence sur la race humaine… Mahomet. Il ajoute que: Mahomet possédait cette combinaison de qualités qui, plus d’une fois, a décidé du sort des empires… En affirmant cette vérité éternelle, il ne s’engageait pas dans une vaine métaphysique, mais s’appliquait à améliorer les conditions sociales des hommes par des prescriptions sur l’observation de la propreté individuelle, de la sobriété, du jeûne et de la prière.
Le grand historien et philosophe de ce siècle, A. J. Toynbee, a déclaré : La disparition du sentiment racial, comme c’est le cas entre les musulmans, est l’une des plus importantes prouesses de l’Islam, et dans le monde contemporain il existe, justement, un besoin criant de propagation de la vertu islamique. Quelle étrange coïncidence que Thomas Carlyle ait choisi Muhammad (Qu’Allah le bénisse et le salue) comme le héros suprême il y a plus d’un siècle et, qu’aujourd’hui, au cours de la dernière décennie du vingtième siècle, Michael H. Hart des Etats-Unis d’Amérique place le Prophète (Qu’Allah le bénisse et le salue) en tête de sa liste des cent personnalités les plus influentes de l’histoire !
Le Prophète de l’Islam (Qu’Allah le bénisse et le salue) et ses adeptes ont rendu à l’humanité des services qui ont joué un rôle mémorable dans la promotion et le développement de la culture et de la civilisation. Seuls deux de ces services seront retenus ici, mais largement soutenus par des preuves historiques. Les étudiants d’histoire savent qu’au treizième siècle, le monde civilisé, divisé par deux grandes religions, le Christianisme et l’Islam, était subitement confronté à une situation qui menaçait la destruction imminente des deux vastes empires d’alors, leurs arts et sciences, leurs cultures et leur morale. Bref, tout ce que la race humaine avait laborieusement accompli durant les siècles derniers, une fois de plus, risquait de se réduire au barbarisme. À l’origine de cette situation se trouvait l’émergence soudaine de Genghis Khan (Tamuchin), un chef des tribus mongoles nomades, qui possédait des qualités remarquables de leadership qui lui permettaient de soumettre tout sur son passage. En 619/1219, Genghis Khan se tourna vers les pays civilisés de l’occident et du nord, les dévastant à coup de feu et d’épée.
L’ampleur de la gravité du coup assené sur les progrès sociaux et culturels par l’invasion mongole peut être appréciée à travers quelques descriptions graphiques de la rapine et du massacre des Mongoles, comme le présente Harold Lamb, biographe de Genghis Khan : “à leur passage, des villes étaient souvent rasées, les rivières détournées de leurs cours, des déserts peuplés de réfugiés et de mourants, et après leur passage, les loups et les grands corbeaux restaient souvent les seules créatures vivantes dans ces terres autrefois peuplées. La consternation envahit la chrétienté, une génération après la mort de Genghis Khan, lorsque les redoutables cavaliers mongols marchèrent sur l’Europe de l’ouest, lorsque Boleslas de la Pologne et Bela de la Hongrie désertèrent les champs frappés, et Henri, le Duc de Silésie, mourut a coups de flèche avec ses Chevaliers Teutoniques à Liegnitz — partageant ainsi le sort du Grand-Duc George de Russie. Ces détails sont suffisamment horribles pour qu’on s’y attarde aujourd’hui. Il s’agissait d’une guerre de très grande ampleur – une ampleur qui n’était pas très loin de la dernière guerre européenne.
Il s’agissait du massacre d’êtres humains non pas par haine, mais tout simplement pour en finir avec eux. Au mépris des valeurs humaines, ils avaient pu surmonter les terreurs des vastes déserts, les barrières des montagnes et des mers, les affres du climat et les ravages de la famine et de la pestilence. Aucun danger ne les impressionnait, aucun bastion ne leur résistait, aucune prière pour la clémence ne touchait leur sensibilité. Son œuvre est consignée, en grande partie, par ses ennemies. Son impact sur les civilisations était si dévastateur que pratiquement la moitie du monde devait repartir a zéro.
Les empires de Chathay, de Prester John, de Black Cathay, de Kharesem, de Russie, pour une période des principautés de la Pologne, et — après sa mort — le Khalifat de Baghdad, avaient disparu. Lorsque ce barbare indomptable venait à conquérir une nation, tous les autres conflits prenaient fin. Toute la conception des choses, déplorable ou non, s’en trouva bouleversée, et au sein des survivants à la conquête mongole, la paix s’installa dans la durée. Harold Lamd souligne à juste titre que l’impact des Mongols, orchestré par Genghis Khan, a été bien résumé par les auteurs de la Cambridge Medieval History en ces termes : Cette ‘nouvelle puissance de l’histoire’ – la capacité d’un homme à changer la civilisation humaine – avait commencé avec Genghis Khan et pris fin avec son petit fils Kublai, lorsque l’empire mongol fut au bord de l’éclatement. Elle n’a plus refait surface depuis lors. La terreur de l’invasion mongole n’était pas uniquement réduite au Turkestan, en Iran et en iraq. Les atrocités mongoles provoquaient des frémissements même dans les coins les plus éloignés du monde où l’on se serait attendu le moins à la présence de leurs armées.
Edward Gibbon écrit dans son livre History of the Decline and Fall of the Roman Empire : Le monde latin fut assombri par ce nuage d’hostilité sauvage, un fugitif russe avait porté l’alarme en Suède ; et les lointaines nations baltes de l’océan tremblaient à l’approche des Tartares, dont leur peur et ignorance avaient tendance à se départir de l’espèce humaine. Les Mongols ont d’abord attaqué Boukhara qu’ils rasèrent complètement. Aucune âme ne fut épargnée. Ensuite, ils mirent Samarkand en ruine et massacrèrent toute sa population. Les autres centres urbains du monde islamique d’alors subirent le même sort. Les Tartares auraient pu dévaster toute la Chrétienté (alors divisée sur le plan politique et souffrant de nombreux fléaux sociaux), comme le déclarait H.G. Wells : Un visionnaire amateur de l’histoire observant le monde à l’aube du septième siècle aurait conclu très raisonnablement que c’était simplement une question de quelques siècles avant que l’ensemble de l’Europe et de l’Asie ne tombent sous la domination mongole.
Harold Lamb écrit : Nous savons juste que les forces allemandes et polonaises se sont éclatées face à l’assaut de l’étendard mongol et furent exterminées ; Henri et ses barons moururent de la même manière que les Hospitaliers… En moins de deux mois, ils ont envahi l’Europe, des sources de l’Elbe à la mer, ont défait trois grandes armées et une douzaine de petites armées et pris d’assaut toutes les villes, excepté Olmutz.

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Au moment où l’humanité et la civilisation humaine se trouvaient au bord de la destruction, le Seigneur et Créateur du monde fit naître un homme en Arabie, investi de la tâche la plus difficile : non seulement de sauver l’humanité de la destruction imminente, mais également de l’élever à la grandeur sublime, une grandeur jusqu’ici au-delà de la connaissance des historiens et de l’imagination des poètes. S’il n’existait pas de preuves historiques irréfutables pour démontrer ses réalisations, il aurait été difficile de croire à une telle grandeur.
Cet homme, c’était Muhammad (Qu’Allah le bénisse et le salue) qui naquit au sixième siècle. Il a sauvé l’humanité du danger imminent, lui a donné un nouveau souffle de vie, de nouvelles ambitions, un regain d’énergie, un sens revitalisé de la dignité humaine et de l’intelligence, ainsi qu’un idéalisme nouveau. C’est grâce à lui qu’est née une nouvelle ère, une ère de spiritualité dans l’art et la littérature, de sincérité personnelle et de service désintéressé aux autres, toutes choses qui a engendré une culture de l’ordre, de la grâce et de la générosité.
Ses présents les plus précieux à l’homme sont sa dévotion pour la vertu et son aversion pour le mal, sa haine pour les faux dieux et sa passion pour l’établissement de la justice et de la moralité, une disposition à payer de sa vie ces justes causes. Ces causes sont finalement la source et la motivation de toutes les reformes et améliorations. Toutes ces grandeurs sublimes atteintes par l’homme ont été le résultat de ces nobles sentiments – en fait, toutes les ressources matérielles, tous les moyens et toutes les méthodes doivent leur existence à la volonté et à la détermination de l’homme.
Ce grand bienfaiteur de l’humanité a remplacé le barbarisme et la brutalité par la culture de la générosité, de la magnanimité et de la courtoisie. Il se battait sans cesse pour la propagation de ses nobles enseignements au mépris de sa propre personne, de sa vie ou de son prestige. Précisément grâce à cette lutte, il a émergé au sein des peuples peu civilisés et mal élevés des hommes aux cœurs nobles menant une vie gracieuse et gentille, des hommes qui commençaient une nouvelle ère de courtoisie et de chaleur dans l’histoire de l’homme, qui engendraient la douceur et la bonté tout autour d’eux.
Le monde a repris vie ; la justice et l’équité sont devenues ses caractéristiques ; les faibles ont acquis le courage de revendiquer leurs droits auprès des arrogants et des puissants ; la clémence et la générosité se sont établies en normes. C’était l’époque où l’humanitarisme est devenu une force motrice, où la foi et la conviction ont saisis le cœur des hommes, où l’humanité a commencé à tirer la fierté de l’altruisme, et où les comportements vertueux sont devenus une habitude chez les gens.
Ci-dessous se trouve une brève liste des précieux présents de l’Islam qui ont joué un rôle clé dans le progrès des valeurs et de la culture humaines. Un nouveau monde reluisant, tout à fait différent de l’humanité en plein processus de décadence et de désintégration au moment de son avènement, a vu le jour grâce à ces contributions islamiques :
1. La croyance claire et sans ambiguïté à l’Unicité de Dieu.
2. Le concept d’égalité et de fraternité entre les hommes
3. Le concept de la dignité humaine et de l’homme comme le chef-d’œuvre de la création de Dieu
4. La reconnaissance du vrai statut de femme et le rétablissement de leurs droits légitimes
5. Le rejet du désespoir et l’incitation à l’espoir et à la confiance chez les êtres humains.
6. La fusion du séculier et du sacré, le refus de toute dichotomie entre les deux domaines.
7. L’intégration de la religion et de la connaissance, rendant ainsi l’une dépendante de l’autre, et le respect pour la connaissance en la déclarant comme un moyen d’atteindre la proximité de Dieu.
8. L’insistance sur l’utilisation des facultés intellectuelles dans les affaires religieuses et spirituelles et l’encouragement de l’étude et l’observation des phénomènes naturels
9. Charger les adeptes de l’Islam de la responsabilité de propager la vertu et la bonté dans le monde et faire de la restauration de la vérité et de la justice une obligation qui leur incombe.
10. L’établissement d’une croyance et d’une culture universelle. Ces points ne feront pas l’objet d’un développement. Il sera plutôt fait appel à d’éminents penseurs et écrivains occidentaux qui ont reconnu ces vertus de l’Islam. L’un des fondements de la culture et de la civilisation – quelque chose qui encourage la distinction et le raffinement, la civilité dans la conduite aussi bien que dans la littérature – est la reconnaissance d’une vérité, l’appréciation des grandes réalisations des autres et la gratitude envers ceux qui nous ont accordé quelque faveur.
Le jour où ce sentiment noble sera extirpé de nos vies, la littérature, les normes éthiques, les travaux intellectuels et même le droit d’exprimer librement nos pensées, deviendront vides de sens. Ce ne serait un monde ni vivable ni enviable. Ce serait un monde de bêtes et de brutes ayant pour mot d’ordre “chacun pour soi”. Aucun sentiment ne subsistera, hormis la satisfaction des désirs charnels. Toutes les relations convenablement ordonnées entre l’enseignant et l’enseigné, entre le bienfaiteur et le bénéficiaire, entre le médecin et le patient et même entre les parents et les enfants vont disparaître et perdre leur signification. La gratitude telle que la définit William H. Davidson, l’un des auteurs de l’Encyclopedia of Religion and Ethics, est un sentiment spontané ou naturel généré par la générosité et la faveur accordées par une personne. Il s’agit d’une vertu humaine, à la fois durable et universelle.
À ce propos, Davidson a dit : La gratitude a été définie comme cette émotion agréable d’amour envers celui qui nous a accordé de la générosité, dont le véritable sentiment est lui-même une grande partie de la faveur accordée. La gratitude est une réponse désintéressée et joyeuse à la générosité – une réponse qui est immédiate et spontanée, dont la signification ultime est que la nature humaine est constituée de telle sorte que l’affection et l’unité entre les personnes en soient le soubassement, la rancune et l’inimitié (en dépit de toute indication contraire) étant anormales et dépravées. 5

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La Dette de l’Humanité envers le Prophète Muhammad (Qu’Allah le bénisse et le salue) -1-

Dans certaines parties du monde, les gens jouissent de la liberté de conscience et de choix. Ils sont libres de mener leur vie dans la paix et l’amitié, de consacrer leurs énergies à l’enseignement et à la prédication, à la recherche et à l’accomplissement de nouvelles découvertes. Cependant, même ces parties du monde n’ont pas toujours été tolérantes, exemptes de contestations, ou bienveillantes vis-à-vis de la coexistence des différents peuples, sectes ou groupes et font encore preuve de peu d’ouverture d’esprit pour accueillir les différences d’opinion.
L’humanité a semblé, à maintes reprises, s’adonner à l’autodestruction, et a traversé des étapes où, par ses propres méfaits, elle a compromis tout droit à la survie. Les hommes se sont quelques fois comportés comme des bêtes folles et féroces, faisant table rase de toute culture et civilisation, des arts, de la littérature, de la décence, des canons de la morale et du droit civil.
Nous savons tous que les textes historiques ont une origine relativement récente. L’ère ‘préhistorique’ était beaucoup plus longue. Le déclin de l’humanité lorsqu’elle a rechuté dans la sauvagerie n’était guère une tâche agréable à consigner pour les historiens et écrivains. Néanmoins, nous rencontrons des récits d’écroulement d’empires et de décadence de société humaine, racontés par intervalles longs dans les pages de l’histoire. Le premier de ces récits remonte au cinquième siècle après J.C. et certains sont brièvement abordés ici.
Le célèbre historien, H.G. Wells, écrit au sujet de la ruine des empires byzantin et sassanide : La science et la philosophie politiques semblaient alors mortes dans ces deux empires en guerre et sur le déclin. Les derniers philosophes d’Athènes, jusqu’à leur abolition, préservaient le texte de l’importante littérature du passé avec une infinie révérence et un véritable désir de comprendre. Cependant, il ne restait plus aucune catégorie d’hommes dans le monde, aucun gentilhomme libre qui soit audacieux et indépendant dans ses habitudes de pensée pour perpétuer la tradition de déclaration et d’enquête franches contenues dans ces écrits.
Certes, le chaos social et politique est pour une grande partie responsable de la disparition de cette classe, mais il existait une autre raison expliquant pourquoi l’intelligence humaine était stérile et fébrile au cours de cette époque d’intolérance. Les deux empires étaient des empires religieux sous une nouvelle forme, sous une forme qui avait énormément entravé le libre exercice des activités de l’esprit humain. 1
Le même écrivain, après avoir décrit l’assaut des Sassanides contre Byzance et leur victoire finale, fait des observations sur la déchéance sociale et morale dans laquelle avaient sombré ces deux grandes nations : Un visionnaire amateur de l’histoire observant le monde à l’aube du septième siècle aurait conclu très raisonnablement que c’était simplement une question de quelques siècles avant que l’ensemble de l’Europe et de l’Asie ne tombent sous la domination mongole. Il n’y avait aucun signe d’ordre ou d’union en Europe de l’ouest, et les empires byzantin et perse s’adonnaient manifestement à leur destruction mutuelle. L’Inde était divisée et dévastée.
Un autre écrivain, Robert Briffault donne un son de cloche similaire :
Entre le cinquième et le dixième siècle, l’Europe se trouvait dans les profondeurs abyssales sans cesse grandissantes de la barbarie. Il s’agissait d’une barbarie de loin plus épouvantable et horrible que celle des sauvages primitifs, puisqu’il s’agissait de la déliquescence de ce qui avait été autrefois une grande civilisation. Tous les traits et marques de cette civilisation étaient complètement effacés. Partout où son développement avait été le plus accompli, i.e., en Italie et en Gaule, tout était ruine, misère et dissolution.
Les civilisations entretenues par les religions antiques se désintégraient, selon J.H. Denison. Dans Emotion as Civilization (l’Emotion comme Civilisation), il écrit :
Aux cinquième et sixième siècles, le monde civilisé se trouvait au bord du chaos. Les cultures émotionnelles antiques qui avaient rendu la civilisation possible, puisqu’elles avaient donné aux hommes le sens de l’unité et de la révérence à leurs dirigeants, s’étaient effondrées, et rien de convenable n’avait été trouvé pour les remplacer…
Il semblait donc que la grande civilisation qui avait pris quatre cents ans pour se construire se trouvait au bord de la désintégration, et qu’il était probable que l’humanité retourne dans cet état de barbarisme où chaque tribu ou chaque secte s’en prenait à l’autre, et l’ordre était ignoré… Les anciennes sanctions tribales avaient perdu leur pouvoir… Les nouvelles sanctions créées par le Christianisme semaient la division et la destruction plutôt que l’unité et l’ordre. Il s’agissait d’une époque pleine de tragédies.
La civilisation, telle un arbre gigantesque dont le feuillage s’est établi sur le monde et dont les branches ont produit les fruits d’or de l’art, de la science et de la littérature, devenait chancelante… corrompue jusqu’à la moelle.

http://mercyprophet.org/

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Témoignages d’hommes de science et de penseurs occidentaux

  

Compilé par

Khâlid Abou Sâlih

 

Traduction et adaptation

Abu Hamza Al-Germâny

 

 

Éditions

Madar Al-Watan

 

 

 

Publié par

Le bureau de prêche de Rabwah (Riyadh)

 

Exclusivité :

http://www.islamhouse.com

 

 

 

Nous tenons à remercier notre frère Mahmoud et notre frère Gilles Kervenn pour leur généreuse participation…

 

 

L’islam à la portée de tous !

Au nom d’Allah, l’infiniment Miséricordieux, le Très Miséricordieux

 

Avant-propos

 

Louange à Dieu seul, et que son salut et sa bénédiction soient sur le dernier des prophètes…

On croit souvent que la personnalité du prophète Muhammad (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) n’est tenue en grande estime que par les musulmans, mais la réalité est différente : de grands intellectuels et penseurs occidentaux et orientaux non-musulmans vouent, eux aussi, une grande admiration pour le prophète de l’Islam.

Chers lecteurs, vous serez étonnés de lire de tels propos provenant de gens aussi connus, car ces témoignages ne sont volontairement pas publiés, et cela, afin que la méconnaissance de ce prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) domine continuellement les esprits européens ou autres, et que l’image altérée de l’Islam et de son prophète demeure dans leurs pensées. Nous nous faisons donc honneur de porter à votre connaissance ces témoignages pour que le monde considère l’image de l’Islam et de son prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) à leur juste valeur. Ces témoignages ne proviennent pas de penseurs musulmans, car l’imputation d’esprit de parti ou de sectarisme pourrait être évoquée. Dès lors, nous avons délibérément opté pour les témoignages de penseurs occidentaux, étant plus à même de convaincre que si l’on s’était restreint aux témoignages de musulmans.

L’Encylopedia Britannica le proclame : « l’homme de religion qui a connu le plus de succès sur cette terre. » Georges Bernard Shaw (politique et écrivain anglais du XXe siècle)  a déclaré que si Muhammad vivait encore, il réussirait à résoudre tous les problèmes qui menacent notre civilisation, aujourd’hui. Thomas Carlyle, qualifié de « l’une des plus riches « carrières d’idées » du XIXe siècle, fut tout étonné qu’un seul homme, d’un seul tour de main, pût souder des tribus ennemies et des bédouins nomades en une nation, la plus puissante et la plus civilisée qui soit, et ce, en moins de vingt ans. Napoléon et Gandhi rêvaient inlassablement d’une société de la même trempe que celle forgée par cet homme en Arabie.

En effet, nul autre humain n’accomplit autant dans les domaines aussi variés et dans un temps aussi limité que Muhammad (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui). Illettré, il était cependant un enseignant des nations, un réformateur social, un guide moral, un penseur politique, un génie militaire, un maître de l’administration, un ami sincère, un compagnon merveilleux, un époux dévoué et un père affectueux. Aucune personnalité de l’histoire ne put le surpasser ou même l’égaler, dans n’importe quel domaine de la vie. Ce monde a eu son lot de grandes personnalités, mais elles ne furent illustres que dans un ou deux domaines, tels que la pensée religieuse ou la direction des affaires militaires.

 

Les témoignages de …

 

1) Edward Gibbon et Simon Ocklay disaient : « Ce n’est pas la propagation, mais la permanence de sa religion qui mérite notre émerveillement ; la même impression, pure et parfaite, qu’il laissa à la Mecque et à Médine, se retrouve, après douze siècles, chez les Indiens, les Africains et les Turcs, prosélytes du Coran […] Les musulmans ont su résister, unifor­mément, à la tentation de réduire l’objet de leur foi et de leur dévotion au niveau des sens et de l’imagination de l’homme. “Je crois en Un seul Dieu et en Mohammad, son prophète” ; ceci renferme la profession de Foi de l’Islam, de façon simple et invariable. L’image intellectuelle de la Divinité n’a jamais été dégradée par une idole, quelle qu’elle soit ; les hommages rendus au prophète n’ont jamais franchi la mesure de la vertu humaine ; ses préceptes vivants ont restreint l’amour que ses disciples lui portent dans les limites de la raison et de la religion. » Edward Gibbon et Simon Ocklay, History of The Saracen Empire, London, 1870, p. 54.

2) Mahatma K. Gandhi disait : « Je voulais mieux connaître la vie de celui qui aujourd’hui détient indiscutablement les cœurs de millions d’êtres humains. Je suis désormais plus que jamais convaincu que ce ne fut pas l’épée qui créa une place pour l’Islam dans le cœur de ceux qui cherchaient une direction à leur vie. Ce fut cette grande humilité, cet altruisme du prophète, l’égard scrupuleux envers ses engagements, sa dévotion intense à ses amis et adeptes, son intrépidité, son courage, sa confiance absolue en Dieu et en sa propre mission. Ces faits, et non l’épée, lui amenèrent tant de succès et lui permirent de surmonter les problèmes. » Extrait du journal « Young India », cité dans « The light », Lahore, 16/09/1924.

De tous les autres dirigeants de ce monde, aucun ne put combiner autant de qualités diverses et à un degré de perfection aussi impressionnant que Muhammad (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui). La vie et les enseignements des autres grandes personnalités du monde se sont enfouis dans les replis poussiéreux de l’Histoire. L’époque et le lieu de leur naissance, leur mode de vie, la nature et les détails de leurs enseignements, leur degré de réussite ou d’échec est tellement sujet à conjectures qu’il est impossible à l’humanité, aujourd’hui, de reconstituer avec précision la vie et les enseignements de ces hommes. Le Prophète Muhammad (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) était singulier, et son mode de vie ne cesse d’être mis en pratique par des millions de musulmans.  

3) W. Montgomery disait : « La façon dont il accepta les persécutions dues à sa foi, la haute moralité des hommes qui vécurent à ses côtés et qui le prirent pour guide, la grandeur de son œuvre ultime, tout cela ne fait que démontrer son intégrité fondamentale. La supposition selon laquelle Muhammad serait un imposteur soulève plus de problèmes qu’elle n’en résout. Et pourtant, aucune des grandes figures de l’histoire n’est si peu appréciée en Occident que le Prophète Mohammad. » W. Montgomery, Mohammad at Mecca, Oxford, 1953, p. 52.

4) Georges Bernard Shaw disait : « Je l’ai étudié – le merveilleux homme – et à mon avis, loin d’être un antéchrist, il mérite le titre de Sauveur de l’humanité. Je crois que si un homme comme lui prenait la dictature du monde moderne, il réussirait à résoudre ses problèmes d’une façon qui lui apporterait la paix et le bonheur si nécessaires. J’ai prophétisé sur la foi de Mohammad qu’elle sera acceptable à l’Europe de demain, comme elle commence à devenir acceptable à l’Europe d’aujourd’hui. » Georges Bernard Shaw, The genuine Islam, Vol I., No 8, 1936.

5) James A. Michener disait : « À la mort de Muhammad, certains voulurent le déifier, mais son successeur administratif (Abou Bakr le véridique, ndlr.) mit fin à cette vague d’hystérie par une des paroles les plus belles de l’histoire religieuse : « Si l’un d’entre vous adorait Muhammad, qu’il sache que Muhammad est mort. Mais si c’est Dieu qu’il adore, alors Dieu est vivant et ne meurt pas. » James A. Michener, Islam : The Misunderstood Religion, Reader’s Digest (revue américaine), No de mai 1955, p. 68-70.

6) Michael H. Hart disait : « Certains lecteurs seront peut-être étonnés de me voir placer Muhammad en tête des personnalités ayant exercé le plus d’influence en ce monde, et d’autres contesteront probablement mon choix. Cependant, Muhammad est le seul homme au monde qui ait réussi par excellence sur les plans religieux et séculier. » Michael H. Hart, The 100 : A Ranking of the Most Influential Persons in History (Classement des plus influentes personnalités de l’Histoire), Hart Publishing Co. Inc. (New-York), 1978, p. 33.

7) Maurice Bucaille, scientifique français, disait : « Comment un homme, illettré au départ, aurait-il pu, en devenant par ailleurs, du point de vue de la valeur littéraire, le premier auteur de toute la littérature arabe, énoncer des vérités d’ordre scientifique, que nul être humain ne pouvait élaborer en ce temps-là, et cela, sans faire la moindre déclaration erronée sous ce rapport ? » Maurice Bucaille, La Bible, le Coran et la science, 1978, p. 126.

Il disait également : « Une analyse purement objective du Coran, à la lumière des connaissances modernes, nous amène à reconnaître l’harmonie existant entre les deux, ainsi qu’on l’a fait ressortir à maintes reprises. On a du mal à s’imaginer qu’un homme du temps du Mohammad (que la Paix et la Bénédiction soient avec lui) ait pu être l’auteur de telles affirmations, compte tenu du niveau intellectuel de l’époque. De telles considérations répondent en partie de la place exceptionnelle qu’occupe la révélation coranique et contraignent le scientifique impartial à admettre son incapacité de fournir une explication fondée uniquement sur la logique matérialiste. » Maurice Bucaille, Le Coran et la science moderne, 1981, p. 18.

8) Thomas Carlyle, écrivain anglais célèbre, disait : « On remarqua que Muhammad, depuis sa tendre enfance, était considéré comme étant un jeune doué de raison. D’ailleurs, les personnes avec lesquelles il vivait l’avaient surnommé « Al-Amine » (l’honnête, le sincère et le loyal). Ses paroles, ses actes et sa pensée étaient véridiques. Ceux qui le côtoyaient avaient également remarqué que toute parole qui exhalait de lui renfermait une édifiante sagesse. J’ai appris de lui qu’il était extrêmement pondéré, et gardait le silence lorsque les paroles n’étaient plus nécessaires, mais lorsqu’il parlait, ses paroles n’étaient que vérité et raison. […] Tout le long de sa vie, nous avons vu en lui un homme aux principes bien établis et connu pour une implacable détermination. Il se souciait du malheur des autres, était généreux et bienfaisant, clément, faisant preuve de piété et de mérite et était vertueux. Extrêmement sérieux et sincère, il était néanmoins d’un naturel doux, accueillant et accessible. Il était réjouissant, agréable, sociable, et sa compagnie était appréciée. On pouvait parfois le voir plaisanter et s’amuser. Selon les témoignages, son sourire éclatant, qui illuminait son visage, provenait d’un cœur sincère. Il était très intelligent et possédait un cœur magnanime. Il était naturellement grandiose, sans qu’une école lui inculquât la science ni qu’un enseignant se chargeât de son éducation, car il n’en avait aucunement besoin. » Thomas Carlyle, Heroes, Hero Worship, and the Heroic in History, Londres, 1841, p 50-51.

9) Bosworth Smith disait : « Il était César et le Pape réunis en un seul être ; sans armée, sans garde du corps, sans palais et sans revenu fixe ; s’il y avait un homme qui avait le droit de dire qu’il règne par la volonté divine, ce serait Muhammad, puisqu’il a reçu tout le pouvoir sans avoir les instruments ni les supports. » Bosworth Smith, Mohammad and Mohammadanism, Londres, 1874, p.92.

10) Annie Besant (1847-1933), intellectuelle anglaise, disait peu avant sa mort : « Il est impossible pour quelqu’un qui étudie la vie et le caractère du grand Prophète d’Arabie, pour quelqu’un qui sait comment il enseignait et de quelle façon il vivait, d’avoir d’autre sentiment que le respect pour ce prophète prodigieux, l’un des grands messagers de l’Être suprême. Même si ses discours contiennent bien des choses qui sont familières à beaucoup d’entre vous, chaque fois que moi-même je les relis, je sens monter en moi une nouvelle vague d’admiration, un nouveau sentiment de révérence pour ce prodigieux grand maître arabe. » Annie Besant, The Life And Teachings of Mohammad, Madras, 1932, p. 4.

11) Alphonse de Lamartine disait : « Si la grandeur du dessein, la petitesse des moyens, l’immensité de la réussite sont les trois mesures du génie de l’homme, qui osera comparer humainement un grand homme de l’histoire moderne à Muhammad ? Les plus fameux n’ont remué que des armes, des lois, des empires ; ils n’ont fondé (quand ils ont fondé quelque chose) que des puissances matérielles écroulées souvent avant eux. Celui-là a remué des armées, des législations, des empires, des peuples, des dynasties, des millions d’hommes sur un tiers du globe habité ; mais il a remué de plus des autels, des dieux, des religions, des idées, des croyances, des âmes […] Sa longanimité dans la victoire, son ambition toute d’idée, nullement d’empire, sa prière sans fin, […] son triomphe après le tombeau (après sa mort) attestent plus qu’une imposture[1], une conviction. Ce fut la conviction qui lui donna la puissance de restaurer un dogme. […] Orateur, apôtre, législateur, guerrier, conquérant d’idées, restaurateur de dogmes, d’un culte sans images, fondateur de vingt empires terrestres et d’un empire spirituel, voilà Muhammad ! À toutes les échelles où l’on mesure la grandeur humaine, quel homme fut plus grand ? » Lamartine, Histoire de la Turquie, Paris, 1854, Tome 1 et Livre 1, p. 280.

 

Conclusion

 

 

Pour conclure, ceci est un témoignage honnête, et c’est la conclusion objective et inévitable à laquelle mène toute étude impartiale et critique de l’Histoire des religions, comme l’attestent bien des spécialistes non-musulmans. Ne pensez pas par contagion et n’attrapez pas une opinion comme on attraperait un mauvais rhume. Une opinion juste et objective passe obligatoirement par soi-même. La seule chose que chacun doit faire en tant qu’être humain sensible, réfléchi et concerné, c’est de s’arrêter un court instant et de se demander : toutes ces idées extraordinaires et révolutionnaires, sont-elles fondées et justes ? À supposer qu’elles soient justes, et que, ami lecteur, vous ne connaissiez pas encore cet homme, que vous ignoriez ses enseignements, ou encore que vous ne le connaissiez pas suffisamment pour tirer profit de la force de ses enseignements, n’est-il pas temps que vous répondiez à ce grand appel vers la vérité et que vous fassiez un effort pour le connaître ? Cela ne vous coûtera rien, et marquera plutôt le début d’une ère absolument nouvelle dans votre vie…

 

 

 

Fin

 

Ce Livre est conseillé par les sites suivants :

 

 

www.islamhouse.com

www.sourceislam.com

www.fatawaislam.com

www.teleislam.com

 

 

L’islam à la portée de tous !


[1] Chrétien, Alphonse de Lamartine avait des doutes concernant la prophétie de Muhammad r, mais ceci ne l’empêcha pas de le considérer comme le meilleur homme dans l’échelle de la grandeur humaine. NdT.

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Au nom d’Allah, l’infiniment Miséricordieux, le Très Miséricordieux
Introduction
Louange à Dieu seul, et que son salut et la bénédiction soient sur le dernier des prophètes… Ce qui distingue les musulmans des autres est qu’ils croient en tous les prophètes et les messagers que Dieu envoya : le premier fut Adam et le dernier fut Muhammad et entre eux, on peut citer Noé, Abraham, Moïse et Jésus (que la paix de Dieu soit sur eux). L’Islam prescrit de croire en tous ces messagers, mais aussi d’authentifier leur message, de les aimer et de croire fermement que leur mérite est supérieur à toutes autres créatures. L’Islam déclare également que démentir un seul messager revient à mécroire en tous les prophètes. Le musulman qui croit en Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et mécroit en Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), est considéré comme mécréant au vu de l’Islam. Cela, même s’il croit en Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), car il a mécru en un des prophètes de Dieu. Cette règle est valable pour celui qui mécroit en Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), alors qu’il croit en d’autres prophètes. Le Coran mentionne que les caractéristiques et les œuvres du prophète Muhammad furent citées dans la Thora et la Bible. Dieu dit :
(Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré qu’ils trouvent mentionné chez eux dans la Thora et l’Évangile. Il leur ordonne le bien, leur défend le mal, leur rend licites les bonnes choses, leur interdit les mauvaises, et les libère de la charge et des carcans qui pesaient sur eux. Ceux qui croient en lui, l’honorent, lui portent secours et suivent la lumière descendue avec lui, ceux-là sont les gagnants.)[1][1]
Le Coran relate l’histoire d’Abraham (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) invoquant son Seigneur d’envoyer un prophète qui s’avéra être Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) : (Seigneur ! Envoie-leur un messager pris parmi eux, afin qu’il leur récite tes versets, leur enseigne le Livre et la Sagesse, et les purifie. Tu es certes le Puissant, le Sage ! » )[1][2]
Le Coran mentionne également Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) lorsqu’il annonça la venue du prophète Muhammad r : (Et quand Jésus fils de Marie dit : « Ô Enfants d’Israël ! Je suis vraiment l’envoyé de Dieu vers vous, confirmant ce qui est venu avant moi dans la Thora, et pour annoncer un Messager après moi, dont le nom sera « Ahmad ». »)
Le prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) confirma ces faits en disant : « Je suis auprès de Dieu, le dernier des prophètes[1][3] alors qu’Adam était encore étendu sur la terre et je vais vous informer comment se déroulèrent les prémices de ma prophétie : Je suis le résultat de l’invocation de mon père Abraham, je suis également l’annonce de Jésus et la vision de ma mère (le jour où je suis né, lorsqu’elle vit une lumière éclairant les palais de la grande Syrie (le Chêm)). »[1][4]
 Ceci ne fut pas restreint à Abraham et Jésus (sur eux la paix), mais Dieu prit l’engagement de l’ensemble des prophètes de croire en l’ultime prophétie de Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et de lui accorder victoire. Dieu dit :
(Et lorsque Dieu prit cet engagement des prophètes : « Chaque fois que je vous accorderai un Livre et de la Sagesse, et qu’ensuite un messager viendra confirmer ce qui est avec vous, vous devrez croire en lui et lui porter secours. » Dieu leur demanda : « Consentez-vous et acceptez-vous mon pacte à cette condition ? » Ils dirent : « Nous consentons », Dieu dit : « Soyez-en donc témoins, et me voici, avec vous, parmi les témoins.)[1][5]
D’après ‘Atâ Ibn Yassâr qui rapporte : « J’ai rencontré ‘Amr Ibn Al-‘Âss (qu’Allah l’agrée) et je lui demandai : Informe-moi de la description faite du messager de Dieu (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) dans la Thora. » Il dit : « Oui, je suis d’accord pour te répondre. Je jure par Dieu qu’il est décrit dans la Thora par des caractéristiques mentionnées dans le Coran :
« (Ô Prophète ! Nous t’avons envoyé comme témoin, annonciateur et avertisseur)[1][6], tu protégeras le peuple illettré (les Arabes), tu es mon serviteur et mon messager, je t’ai nommé Al-Moutawakkil (celui qui place sa confiance en Dieu), tu n’es point une personne rude au cœur dur, tu ne cries pas dans les marchés, tu ne rends pas un mal par un autre, mais au contraire tu pardonnes et excuses. Son âme ne remontera vers Dieu que lorsqu’il redressera par son biais la communauté tordue, pour qu’enfin elle prononce : Il n’y a point de divinité digne d’être adorée si ce n’est Dieu (Lâ Ilâha Illal-lâh) ; par sa cause, Dieu rendra clairvoyant des yeux auparavant aveugles, rendra discernant, des oreilles auparavant sourdes et ouvrira des cœurs auparavant scellés. »[1][7]
Les juifs et les chrétiens ne croient pas en Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Cependant, les juifs ne croient pas également en Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), mais tous sont d’accord pour dire : « Muhammad n’est point mentionné dans la Thora et la Bible et s’il était un prophète digne de ce nom, il aurait été mentionné dans ces deux livres. »
Les chrétiens disent : « Il n’y a pas de prophète après Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Toutefois, nous devons nous poser une question primordiale : « Jésus, a-t-il vraiment dit cela ? Y a-t-il dans la Bible un seul extrait déclarant que Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) est le dernier des prophètes ? Nous, nous répondons, sans le moindre doute, qu’il n’y a pas d’extrait indiquant cela.
Nous pouvons aussi nous demander, si la véracité d’une prophétie doit respecter la condition suivante : tout prophète doit-il être mentionné dans les livres sacrés qui l’ont précédé ? Nous répondons à cette condition qu’elle n’est pas obligatoire et la preuve à cela est que Moïse (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) ne fut en aucun cas mentionné dans les livres sacrés qui l’ont précédé.
Supposons, donc, que le prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) fut un imposteur doublé d’un menteur – loin de lui cette infâme description – pourquoi alors les gens croient-ils encore aujourd’hui à l’authenticité de son message ? Pour quelle raison, ceux qui embrassent la religion de ce prophète ne cessent d’augmenter jour après jour jusqu’à ce que leur nombre ait atteint aujourd’hui plus d’un milliard trois cents millions, répartis dans la plupart des régions du monde ?
Pour quelle raison de nombreux chrétiens, connus pour leur intelligence et leur raison, embrassent-ils l’Islam ? Pourquoi tant de travailleurs, de médecins, de musiciens, d’artistes, de politiciens, de sportifs et même des prêtres et des religieux, non par dizaines ou centaines, mais bien par milliers, embrassent-ils tous cette religion ? Leur nombre est devenu tellement important que les responsables politiques commencent à mettre en garde contre l’avancée accrue de l’Islam en Europe et aux États-Unis et font tout pour l’enrayer. Est-ce que l’ensemble de ces nouveaux musulmans a embrassé l’Islam en s’attachant aveuglément à des chimères ou à une imposture ou bien ont-ils trouvé dans l’Islam la paix et la sérénité de l’esprit et vu en le prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) le parfait modèle humain ? C’est en effet, lui le dernier des prophètes (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et le messager tant attendu en qui nous devons croire. Nous devons suivre son exemple et appliquer ses enseignements.
L’annonce du prophète Muhammad dans les Écritures sacrées
Dire que le prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) n’est pas mentionné dans la Thora et l’Évangile, revient à proférer un mensonge évident. Manifestement, ces propos malhonnêtes ont été perpétués de sorte à dissimuler la vérité et l’étouffer dans le simple but de tromper. Les religieux juifs et chrétiens ont intentionnellement camouflé la mention du prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) dans leurs Écritures saintes. Parfois, ils ajoutent ou retirent des phrases, mais peuvent aussi faire preuve de falsification de textes entiers ou souvent optent pour une explication incongrue du texte, très loin de la réelle interprétation. Dieu dit à leur propos :
(Ils détournent les paroles de leur sens et oublient une partie de ce qui leur a été rappelé.)[1][8]
Et Dieu dit également :
( Ô gens du Livre ! Pourquoi dissimulez-vous la vérité derrière le mensonge et cachez la vérité alors que vous savez ? )[1][9]
L’extrême divergence entre les quatre Évangiles prouve, sans le moindre doute, à ceux qui sont ancrés dans la science, que les textes ont été falsifiés, manipulés à outrance, en y rajoutant des paragraphes et en y supprimant d’autres. Pour ceux qui n’en sont pas encore convaincus, nous leur disons : comment alors expliquer le fait que l’Évangile décrive en détail l’histoire de la crucifixion de Jésus, ce qui lui est advenu, ce qu’il a pu endurer durant ce jour-ci et ce jour-là puis le récit de sa résurrection après trois jours, etc. ; autant d’étranges passages qui ne peuvent être admis par l’homme doué de raison comme étant la parole de Dieu.
Tout ce que l’on peut en déduire est que ces récits sont, à moindre mal, les paroles des disciples de Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), que les religieux chrétiens introduisirent avec les Écritures saintes et nommèrent l’ensemble « Évangile ».
C’est pour cette raison que les Évangiles sont au nombre de quatre [1][10] et divergent énormément entre elles. Les savants chrétiens reconnaissent que les Évangiles furent écrits par quatre différentes personnes : l’Évangile selon Matthieu aurait été rédigé par Matthieu, la neuvième année après l’élévation au ciel de Jésus. [1][11]
Il fut écrit en hébreu. Quant à l’Évangile selon Marc, il fut rédigé par Marc, élève de Paul[1][12] puis Pierre, vingt-trois ans après l’élévation au ciel de Jésus. Il fut écrit en langue grecque. Quant à l’Évangile selon Jean, il aurait été rédigé par Jean, soixante-trois années après l’élévation au ciel de Jésus. [1][13] Il fut écrit en langue grecque également. Enfin, l’Évangile selon Luc fut rédigé par Luc, médecin en Anatolie et élève de Paul. Il fut écrit après celui de Marc.[1][14]
Il est donc logiquement impossible que la mention de celui qui se prétendra dernier des prophètes et qui sera suivi par des milliards de personnes soit omise dans les Écritures saintes. Ceci est encore plus probant, lorsque l’on sait que les Écritures saintes se sont énormément attardées dans la description de choses secondaires en comparaison.
Comment peut-on alors concevoir qu’on n’y mentionne pas, au minimum, le nom de ce prophète ou quelques-unes de ses caractéristiques ?! Comment Moïse et Jésus n’ont-ils pas mis en garde contre Muhammad (que les juifs et les chrétiens prétendent être un imposteur) sachant que son message bouleversa la face du monde et envahit toutes ses contrées ?! Comment peut-on croire en la non-altération de ces Livres célestes successifs alors qu’ils ont omis de nous prévenir de l’arrivée de ce prophète ?! Comment peut-on en la non-altération de ces Livres célestes successifs après qu’ils aient négligé cette phase importante et jamais observée de l’histoire mondiale ?!
Malgré toutes les tentatives des religieux juifs et chrétiens pour supprimer de la Thora et de l’Évangile tout ce qui peut être un indice de la venue du prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), ils ne réussirent pas [à tout effacer] tellement sont nombreuses les annonces de son arrivée. Par contre, ils se réfugièrent derrière un autre procédé : « l’interprétation erronée et falsifiée des textes». Ils imposent, encore de nos jours, au lecteur crédule une explication purement et simplement inconcevable n’ayant pour but que la déformation du sens réel des Ecritures.
Les annonces prophétiques qui vont suivre sont tirées des Écritures bibliques. Elles prouvent l’authenticité de la prophétie de Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) par qui la prophétie fut parachevée. Nous ne citerons que quelques-unes des nombreuses annonces faites à ce sujet par Moïse et Jésus (sur eux la paix) :
Les annonces de la prophétie de Muhammad dans l’Ancien Testament (la Thora)
1)     On trouve dans le Deutéronome : « Moïse dit aux enfants d’Israël : N’obéissez pas aux devins […], car le Seigneur vous suscitera un prophète comme moi de parmi vos frères. Obéissez donc à ce prophète. »
2)     On trouve également dans Deutéronome (18 : 18) : « Je leur susciterai au sein de leurs frères un Prophète comme toi [Moïse], Je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que Je lui commanderai. »
 Le prophète en question ne correspond pas à Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), car il est dit « au sein de leurs frères » et les frères des enfants d’Israël sont les enfants d’Ismaël. Aucun prophète ne fut envoyé parmi les enfants d’Ismaël si ce n’est Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui).
Nous pouvons remarquer qu’aucun prophète ne ressemble vraiment à Moïse (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) si ce n’est Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). En effet, les deux se distinguent par un message qui leur est propre. Ils ont tous les deux été décrits comme étant puissants et courageux. On leur a ordonné à tous les deux de combattre leurs adversaires. En somme, cette prophétie ne peut être la description de Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), car il n’a pas été envoyé avec un message qui lui est propre, mais son message fut seulement le complément du message de Moïse (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui).
 De la même façon, Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) n’est pas un frère des enfants d’Israël et ses caractéristiques n’étaient pas semblables à celles de Moïse comme le sont, au contraire, celles du prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui).
3)     On trouve dans la Genèse (21 : 13) : « Mais le fils de la servante (Ismaël), Je le ferai aussi devenir une grande nation, car il est ta postérité » Comme Isaac a été béni dans le même livre (la Genèse), Ismaël est lui aussi spécifiquement béni et donc inclus dans la promesse de Dieu.
4)     Également dans la Genèse, on trouve (16 : 11-12) : « L’Ange de l’Éternel dit à Hajar, mère d’Ismaël : Voici, tu es enceinte, et tu enfanteras un fils, à qui tu donneras le nom d’Ismaël ; car l’Éternel t’a entendue dans ton affliction. Ton fils sera craint par les gens, il fera mainmise sur tout et tous tendront les mains vers lui par humilité […] »
5)     On trouve aussi dans la Genèse (16 : 10) : « L’ange de l’Éternel dit à Hajar : Je multiplierai ta postérité, et elle sera si nombreuse qu’on ne pourra la compter. »
6)     Et dans la Genèse (17 : 20) : « À l’égard d’Ismaël, je t’ai exaucé. Voilà, je le bénirai, je le rendrai fécond, et je le multiplierai à l’infini ; il engendrera douze princes, et je ferai de lui une grande nation. »
7)     Et dans la Genèse (21 : 18): « Lève-toi, prends l’enfant [Ismaël], saisis-le de ta main ; car je ferai de lui une grande nation. »
Ainsi, la seule communauté qui descend d’Ismaël (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) est celle de Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Et lorsqu’il dit : « Ton fils sera craint par les gens, il fera mainmise sur tout et tous tendront les mains vers lui par humilité… » ; cela ne concerne pas Ismaël, puisque la puissance à son époque appartenait à son frère Isaac, et la prophétie et la royauté se trouvaient chez les enfants d’Israël. Donc, cette annonce concerne, sans le moindre doute, Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) qui descend d’Ismaël.
Ceci nous rappelle le hadith où le prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) dit : « La victoire m’a été donnée grâce à la peur que je provoque chez l’ennemi à une distance d’un mois. »[1][15] Cela signifie que les adversaires du prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) prenaient peur bien avant (de la durée d’un mois de marche) que le combat ne débute. De plus, ce prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) réussit à soumettre toutes les communautés, il a dominé tous les souverains et toutes les mains se sont vues dirigées vers lui…
8)     On trouve dans le Deutéronome (33 : 2) : « Le Seigneur se manifesta du Sinaï, pour eux il s’est levé à l’horizon du côté de Séïr (Sâ’îr), il a resplendi depuis le mont de Parân.» Ces manifestations du Seigneur font référence aux trois prophéties : celle de Moïse, de Jésus et de Muhammad (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur eux). La manifestation de Dieu au mont Sinaï fait référence à l’endroit où la révélation fut donnée à Moïse (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Cet événement est unanimement reconnu chez les juifs, chrétiens et musulmans. Sa manifestation de l’endroit de Séïr fait référence à l’endroit où la révélation et les Évangiles furent donnés à Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) est originaire de la même région qu’Abraham (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) qui avoisine la ville de Bethléem où se trouve la montagne Séïr (proche des monts Liban). Quant à sa manifestation au mont de Pâran, cela fait référence à la descente de la révélation et du Coran sur Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). En effet, les juifs, chrétiens et musulmans sont unanimes sur le fait que les monts de Pâran sont les monts de La Mecque.
On trouve dans la Genèse (21 : 21) le récit d’Ismaël, où est mentionnée sa terre d’habitation qui n’est autre que Pâran. Le Coran vient confirmer cette prophétie. Dieu dit :
(Par le figuier et l’olivier ! Par le mont Sinaï ! Et par cette cité sûre !)
Dieu évoque les endroits où vécurent ces trois prophètes et le lieu où la révélation leur fut révélée. Lorsque Dieu parle de « Par le figuier et l’olivier ! », cela fait référence à l’endroit où ces deux arbres poussent, qui n’est autre que la terre sacrée, où Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) fut promu prophète. Et « Par le mont Sinaï ! », fait référence à la montagne où Dieu parla à Moïse (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et où il fut promu prophète. Et « Et par cette cité sûre ! », cela fait référence à la Mecque où Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) fut promu prophète.
9)     On trouve dans Ésaïe (29 : 12) : « Ou comme un livre que l’on donne à un homme qui ne sait pas lire, en disant : ‘Lis donc cela !’. Et qui répond : ‘Je ne sais pas lire’. » Qui d’autre ne sait ni lire et ni écrire si ce n’est Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Dieu dit dans le Coran :
(Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré qu’ils trouvent mentionné chez eux dans la Thora et l’Évangile.)[1][16]
Les annonces de la prophétie de Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) sont très nombreuses dans la Thora ; il serait difficile de tout mentionner et ce n’est pas le but de cette recherche, car l’objectif premier est d’inciter les gens à rechercher eux-mêmes la vérité. Cette simple allusion suffira à l’homme libre.
Les annonces de la prophétie de Muhammad dans le Nouveau Testament (les Évangiles)
Les annonces de la prophétie de Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) sont nombreuses également dans le Nouveau Testament (les Évangiles) :
10) On trouve dans l’Évangile selon Jean (14 : 30) : « Je ne vous parlerai plus longtemps, car le meneur de ce monde viendra… » Qui est le meneur du monde qui vint après Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) si ce n’est Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) ? Dieu a parachevé par lui la prophétie et lui donna la plus complète des législations qui convient pour tous les temps et tous les lieux.
11) On trouve dans le même Évangile (8 : 13) : « C’est votre avantage que je m’en aille ; en effet, si je ne pars pas, le Paraclet ne viendra pas à vous : si, au contraire, je pars, je vous l’enverrai. »
12) Et dans (Jean 16 : 13) : « […] car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu… » Cette dernière description n’est autre que celle du prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), car c’est bien lui qui ne parle pas de son propre chef, comme il est mentionné dans le Coran : (Et il ne prononce rien sous l’effet de la passion ; ce n’est qu’une révélation qui lui est faite.)[1][17]
Par contre, le terme « le paraclet » – qui peut s’écrire aussi « paraklêtos » – signifie le consolateur ou celui qui est appelé au secours ou l’avocat. Mais le mot en latin peut aussi s’écrire de plusieurs façons. Il peut aussi avoir le sens de celui qui est loué, le plus loué, la louange ou celui qui loue énormément. Ceci est la signification du mot « Muhammad » en arabe : celui qui est loué ou encore l’autre prénom du prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) qui est « Ahmad », qui signifie le plus loué.
Quelle que soit la signification du mot « paraclet », nous pouvons conclure que Jésus a laissé derrière lui une œuvre inachevée et que quelqu’un allait venir pour compléter sa mission. Par ailleurs, les religieux chrétiens cherchent à ne pas divulguer l’autre sens de paraclet en prononçant ce mot de la deuxième façon, car il deviendrait clair à tout le monde qu’il s’agit de Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Les religieux jouent sur cette ambiguïté, car le mot original qui fut traduit n’est plus connu ! Ils traduisirent donc « paraclet » par « consolateur » pour que ce mot ait le sens du « Saint-Esprit ».
 Mais, ce qui est étrange est de voir le mot « Saint-Esprit » utilisé mot pour mot dans d’innombrables versets des quatre Évangiles. Si « paraclet » signifiait réellement « Saint-Esprit », les quatre rapporteurs des Évangiles se seraient empressés de le mentionner ad litteram !
Le Saint Coran mentionne dans la sourate le Rang, v.6, que Jésus a explicitement mentionné le nom Ahmad : (Et quand Jésus fils de Marie dit : « Ô Enfants d’Israël ! Je suis vraiment envoyé de Dieu vers vous, confirmant ce qui est venu avant moi dans la Thora, et pour annoncer un Messager après moi, dont le nom sera « Ahmad ». Puis, lorsque celui-ci vint à eux avec des preuves claires, ils dirent : « C’est une magie évidente. » »)
Ahmad est le second nom du Prophète Muhammad et qui veut dire littéralement celui qui est le plus loué, le même sens que le « paraclet ». Cependant, examinons tout de même, dans le contexte de la Bible, si ce consolateur convient au personnage du Prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui)[1][18] ou pas :
a. Jean (14 : 16) : « Un autre consolateur. » Donc, plusieurs consolateurs étaient déjà venus et il y en avait un qui devait encore venir. Ainsi, cette annonce ne convient plus au « Saint-Esprit ».
b. Jean : « Afin qu’il demeure éternellement avec vous ». Étant donné que le besoin pour un autre de venir après lui n’existait plus et qu’il serait le dernier de tous les prophètes. En effet, l’enseignement du prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) demeure pour toujours et reste intact : le Coran et tous ses enseignements demeurent comme ils l’étaient il y a 1400 ans.
c. Jean (16 : 8) : « Il convaincra le monde en ce qui concerne le péché » : Tous les autres Prophètes, y compris Abraham, Moïse, David et Salomon corrigeaient leurs voisins et leur peuple pour leurs péchés, mais pas le monde comme l’a fait Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Il n’extirpa pas seulement l’idolâtrie de l’Arabie en l’espace de 23 ans, mais envoya aussi des émissaires à Héraclius, aux souverains des empires de Perse (Chosroês) et de Rome, au Négus, le roi d’Éthiopie, et à Mouqawqis, le gouverneur d’Égypte. Il réprimandait les chrétiens pour avoir divisé l’unité de Dieu en trinité, et pour avoir élevé Jésus au rang de fils de Dieu et ensuite de Dieu lui-même. C’est lui qui condamna les juifs et les chrétiens pour avoir corrompu leurs Écritures, et c’est lui qui a blanchi tous les Prophètes des imputations d’adultère, inceste, viol et idolâtrie.
c. Jean (16 : 13) : « Car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu » Le Saint Coran est la parole de Dieu. Il n’y a pas un seul mot du Prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) ni de ses compagnons qui y a été inclus. L’ange Gabriel le lui récita, le Prophète le mémorisa, et les paroles furent notées par ceux qui étaient chargés d’écrire les versets du Coran. Les propres paroles du Prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et ses enseignements furent enregistrés dans les Hadith ou traditions. Comparez avec le Deutéronome (18 : 18) : « […] je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui commanderai.»
Ceci correspond avec la sourate l’Étoile (versets 2-4) : (Et il ne prononce rien sous l’effet de la passion ; ce n’est qu’une révélation qui lui est faite.)
d. Jean (16 : 13) : « et il vous annoncera les choses à venir. » Toutes les prophéties du prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) se réalisent. Le prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) annonça nombre de signes révélant l’approche du jour dernier, qu’ils soient mineurs ou majeurs. Déjà, beaucoup de signes mineurs ont fait leur apparition, et les signes majeurs suivront sans le moindre doute, comme notre prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) nous en a informé…
 
Conclusion
En conclusion, nous conseillons toute personne de rechercher la vérité et ceci même si quelques personnes s’efforcent de la dissimuler. Nous sommes convaincus qu’une recherche dénuée de toute passion et de fanatisme religieux se conclura par la prononciation de l’attestation de foi :
« La ilâha illa-llâh, muhammadoun rassoûlou-llâh »
 
« Nulle divinité digne d’être adorée si ce n’est Dieu et Muhammad est le messager de Dieu… »
 
FIN
Ce livre est conseillé par les sites suivants :
L’islam à la portée de tous !

[1][1] (Al-A’râf, v.157)
[1][2] (La vache, v.129)
[1][3] Cela signifie que Dieu inscrivit cela dans la Table gardée (Al-Lawh al-Mahfoûdh) à l’époque où Adam n’était pas encore créé, comme il nous a été rapporté dans d’autres hadiths dont le sens est proche. En effet, nous disons cela, car la science de Dieu n’est point précédée par une ignorance comme celle des humains. Dieu quant à lui, connaît toute chose. Note du Traducteur.
[1][4] Rapporté par Ahmad, Ibn Hibbân et Hâkim et authentifié par Albâny dans Michkât al-Massâbîh
[1][5] (La famille d’Imrâne, v.81)
[1][6] Cette description est faite dans la sourate les Coalisés, v45.
[1][7]Rapporté par Boukhâry.
[1][8] (La Table servie, v.13)
[1][9] (La famille d’Imrâne, v.71)
[1][10] Il en existe en réalité plus d’une centaine (!), dont quatre seulement ont été canonisés en 364 apr. J.-C. lors du concile de Laodicée, l’Église ayant estimé, « guidée dans cette opération par le Saint-Esprit », que tous les autres évangiles étaient apocryphes et hérétiques. Gilles Kervenn.
[1][11] En réalité, la majorité des exégètes estiment aujourd’hui que l’évangile selon Matthieu est postérieur à l’évangile selon Marc, qui aurait été l’une de ses sources, et ils émettent même l’hypothèse que le diacre Philippe (qui doit être distingué de l’apôtre Philippe) serait l’auteur réel de cet évangile, après concertation avec Luc, compagnon de Paul lors du séjour en Palestine de ce dernier, vers 57-59. Philippe et Luc auraient ensuite composé indépendamment l’un de l’autre, en grec, leur évangile respectif, l’un à Césarée maritime (Philippe), et l’autre à Rome (Luc). Philippe (ou l’Église après lui) aurait laissé le premier évangile sous le patronage de l’apôtre Matthieu, car il reproduisait largement les logia de l’apôtre Matthieu et parce que le nom d’un apôtre était plus prestigieux. Gilles Kervenn.
[1][12] Personnalité controversée du christianisme, juif d’origine (Saul de son nom hébraïque) (vers 10 à Tarse – vers 65 à Rome). Il fit tout d’abord preuve d’un zèle profond pour sa religion (le judaïsme, de la secte des pharisiens). Sur le chemin de Damas où il devait se rendre pour persécuter les premiers chrétiens, il prétendit voir le Christ en apparition et se convertit au christianisme. Il s’autoproclama alors, par la grâce de cette apparition, disciple de Jésus et apôtre du Christ, bien qu’en réalité il n’ait jamais assisté aux enseignements de Jésus comme ont pu le faire les apôtres. Il prêcha ensuite certaines théories contraires à ce que les réels disciples de Jésus avaient prêché, comme l’affranchissement à la loi (la Torah) – que Jésus respectait pourtant et appelait à respecter, tel le shabbat –, le rejet de la circoncision, le fait que la foi seule sauve l’âme et que le travail n’y est pour rien ; il prôna le prêche des nations païennes, bien que Jésus ait précisé n’avoir été envoyé qu’aux fils d’Israël, prétendit que Jésus était le « Fils de Dieu », alors que Jésus s’appelait le fils de l’homme, et affirma que la raison de sa venue était de se faire crucifier pour que soient pardonnés les péchés des croyants. C’est donc lui qui est le réel fondateur de la version du christianisme qui allait finalement sortir vainqueur des luttes intestines entre les différents courants chrétiens des premiers siècles.. Gilles Kervenn.
[1][13] Là encore, l’attribution de cet évangile est un sujet de controverse depuis au moins le IIe siècle. Dans la tradition chrétienne, l’auteur en est l’apôtre Jean (à ne pas confondre avec le prophète et cousin de Jésus, Jean Le baptiste, fils de Zacharie). Ce point de vue est toujours défendu par certains érudits chrétiens, mais pour la plupart des experts modernes, l’auteur (ou les auteurs) est un inconnu, non contemporain de Jésus, le texte ayant été écrit vers 90 apr. J-C (avec une fourchette allant de 60 à 140). Gilles Kervenn.
[1][14] Comme on l’a vu, les noms et dates des évangiles donnés par l’auteur sont à prendre avec une grande précaution. La question de l’identité de l’auteur de chacun des évangiles est d’ailleurs, aujourd’hui encore, sujette à débat. Gilles Kervenn.
[1][15] Rapporté par Boukhâry.
[1][16] (Al-A’râf, v.157)
[1][17] (L’étoile, v.3-4).
[1][18] Tiré du livre « dialogue entre un musulman et un chrétien » de Hassan Baagil.

Écrit par

Khâlid Abou Sâlih

Traduction et adaptation
Abu Hamza Al-Germâny
Éditions
Madar Al-Watan
Publié par
Le bureau de prêche de Rabwah (Riyad)
Exclusivité :

Nous tenons à remercier notre frère Mahmoud et notre frère Gilles Kervenn pour leur généreuse participation…

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