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Posts Tagged ‘Mouslim’

La Sunna prophétique est l’ensemble des dires, des actions et des décisions du Prophète () et est considérée par les Musulmans, comme la deuxième partie du discours religieux en Islam. C’est la Sagesse dont Allah (exalté soit-Il) dota le Prophète quand Il lui a révélé le Coran. Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset): «Allah a fait descendre sur toi le Livre et la Sagesse, et t’a enseigné ce que tu ne savais pas. Et la grâce d’Allah sur toi est immense.» (Coran : 4/113). Ce que dit le Prophète, ce qu’il transmet aux hommes avec toute la sincérité d’un homme probe est la pure vérité, et Allah le démontre bien quand il dit (sens des Versets): «Et il ne prononce rien sous l’effet de la passion; ce n’est rien d’autre qu’une révélation inspirée.» (Coran : 53/3-4)

La Sunna comprend, entre autres, les dires du Prophète () qui sont de deux sortes :
–       Le Hadith Qodsi (divin) :
Ce sont les Hadiths que le Prophète Mohammed () rapporte directement au nom d’Allah. C’est en quelque sorte la parole d’Allah dite par le Prophète, comme ce Hadith qui dit : «Certainement Je suis comme Mon serviteur M’a présumé être, Je suis avec lui à chaque fois qu’il Me mentionne, s’il Me mentionne en lui-même, Je le mentionnerai en Moi-même, s’il Me mentionne en public, Je le mentionnerai devant un public meilleur encore, s’il s’approche de Moi d’un empan, Je Me rapproche de lui d’une coudée, et s’il s’approche de Moi d’une coudée, Je Me rapproche de lui d’une brasse, et s’il vient à Moi à petits pas, Je M’avancerai à toute vitesse.» (Boukhari et Mouslim)
Il ne s’agit pas là de Coran, car celui-ci -expression et contenu- émane d’Allah (exalté soit-Il) et est, de ce fait, inimitable.
–       Le Hadith de tradition :
Il s’agit ici de paroles dites par le Prophète () loin de toute inspiration divine directe. C’est le Prophète lui-même qui s’exprime sur les choses de la vie.
La Sunna a pour rôle d’expliciter ce qui a été dit brièvement dans le Coran. Elle explique en détails ses lois et ses préceptes. Il arrive des fois qu’elle décrète de nouvelles lois. Celles-ci sont alors le fruit d’une inspiration divine au plan du contenu et non point de l’expression, autrement dit l’idée est d’Allah (exalté soit-Il), mais l’expression est de Mohammad (). Ne font pas partie de la Sunna les mouvements innés du Prophète (), comme sa façon de marcher par exemple ou ses avis proprement personnels comme les idées émises par lui sur la fécondation du palmier.
Les thèmes abordés par la Sunna sont nombreux. On y trouve de tout : des ordres et des interdictions, des directives et des conseils, des prières et des invocations, etc … Tous les dires du Prophète (), ses actions et ses décisions sont des explicitations des préceptes islamiques dont la base est le Coran. Dans ce sens, on peut dire que la Sunna prophétique est le prolongement et le complément du Coran.

Le contenu de la Sunna comprend:

Les paroles du Prophète () adressées au Seigneur où il implore Son aide afin qu’il puisse réussir à répandre le Bien autour de lui, éviter les turpitudes, se rapprocher des nécessiteux et les aimer. Le Prophète implore Allah, demande Son pardon, se rapproche de Lui par les prières et communie avec Lui en Le glorifiant.
Les discours du Prophète adressés aux croyants pour leur donner plus de détails sur les préceptes religieux mentionnés laconiquement dans le Coran, leur apprendre les cinq piliers de l’Islam, les renseigner sur la foi et ses différentes facettes, sur la charité et ses degrés et les guider vers le chemin de la piété et de la droiture. Mohammad () dit aux croyants : «Ce qui est licite est évident, ce qui est illicite l’est de même et, entre les deux il existe des choses suspectes susceptibles d’induire en erreur et qui sont inconnues de beaucoup de gens. Quiconque les évite aura défendu sa foi et sauvé sa dignité et quiconque s’y laisse prendre est pareil à un berger dont le troupeau paît dans un endroit interdit qui risque de lui être fatal»
Les directives prodiguées par le Prophète () à la Umma afin qu’elle veille à son union et à sa fraternité. Les croyants, dans leur union fraternelle, l’amour qui les lie et les liens d’affection qu’ils entretiennent entre eux, sont solidaires comme les organes qui constituent le corps humain. Si un organe est atteint par un quelconque dysfonctionnement, c’est tout le corps qui lui vient en aide pour le protéger et lui porter secours et remède. Le Musulman est le frère du Musulman. Il ne doit ni l’opprimer, ni le trahir. L’entraide doit être de rigueur entre les Musulmans qui doivent éviter de se faire du mal les uns aux autres. L’équité pour tous doit être leur devise. Toutes les actions humaines doivent être régies et déclenchées par de bonnes intentions et chaque individu sera rétribué pour les actions qu’il aura accomplies, selon ses intentions, bonnes ou mauvaises
Les ordres et les recommandations du Prophète () adressés aux Musulmans pour qu’ils propagent la paix à travers le monde. Selon ‘Abd Allah Ibn ‘Amr, un homme a demandé au Prophète () : «Quel est le meilleur message de l’Islam?» Le Prophète lui a répondu : Venir en aide aux nécessiteux et saluer (dire «paix soit sur vous») ceux qu’on connaît et ceux qu’on ne connaît». Les Musulmans ont le devoir de répandre le Bien autour d’eux. Ils doivent être équitables dans leur jugement et éviter de trahir, de médire et de calomnier autrui.
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La hijrah, en l’an 622

Pendant que les musulmans fuyaient la Mecque par petits groupes, le Prophète, en compagnie de quelques proches, attendait l’ordre divin qui lui permettrait d’aller rejoindre les autres à Yathrib.  Quand l’ordre descendit enfin, il donna son manteau à Ali et le fit étendre sur son lit de sorte que quiconque aurait l’idée de regarder à l’intérieur croirait le voir, lui.  Les assassins devaient frapper au moment où il sortirait de chez lui, durant la nuit ou tôt le matin.  Il savait qu’ils ne feraient aucun mal à Ali.  Ils entouraient déjà sa maison lorsqu’il en sortit en douce, sans être vu.  Il se rendit chez Abou Bakr et ils allèrent tous deux se réfugier dans une caverne située dans une montagne déserte; ils y restèrent cachés jusqu’à ce que l’agitation et les clameurs s’estompent.  À la tombée de la nuit, le fils, la fille et le berger d’Abou Bakr leur apportaient de la nourriture et les informaient des dernières nouvelles.  Une fois, un groupe de recherche ennemi passa si près de leur cachette qu’ils arrivaient à saisir leurs paroles.  Abou Bakr eut peur et dit : « Ô Messager de Dieu!  Si l’un d’eux vient à regarder vers le bas, il nous verra! »  Mais le Prophète répondit :

« Que penses-tu de deux personnes dont le troisième compagnon est Dieu?  Ne crains rien, car Dieu est avec nous. » (Sahih al-Boukhari)

Lorsque le groupe de recherche s’éloigna, Abou Bakr envoya demander qu’on apporte des chameaux et un guide à la tombée du jour, puis ils entreprirent le voyage jusqu’à Yathrib.

Après avoir voyagé durant plusieurs jours en empruntant des chemins peu fréquentés, ils atteignirent une banlieue de Yathrib appelée Qoubaa.  À cet endroit, comme les gens avaient entendu dire que le Prophète avait quitté la Mecque, ils sortaient chaque matin, grimpaient sur les collines pour guetter au loin sa venue, jusqu’à ce que la chaleur insupportable les force à rentrer.  Le Prophète et ses compagnons de voyage arrivèrent en milieu de journée, après que les gens se soient retirés chez eux.  Un juif qui était à l’extérieur les vit approcher et informa les musulmans que ceux qu’ils attendaient étaient enfin arrivés.  Les musulmans sortirent les accueillir.

Le Prophète resta quelques jours à Qoubaa, où il établit les fondations de la première mosquée de l’histoire de l’islam.  Entre-temps, Ali, qui avait quitté la Mecque à pied trois jours après le Prophète, était lui aussi arrivé.  Le Prophète, ses compagnons de la Mecque et les « alliés » de Qoubaa se rendirent avec lui à Médine, où les gens attendaient leur arrivée avec impatience.

Les habitants de Médine (Yathrib) n’avaient jamais connu un jour plus heureux que celui-là.  Anas, un proche compagnon du Prophète, a raconté :

« J’étais présent le jour où le Prophète arriva à Médine et je n’ai jamais connu un jour meilleur et plus heureux que celui-là.  J’étais présent, également, le jour où il quitta ce monde et je n’ai jamais connu un jour plus sombre que celui-là. »  (Ahmed)

Chaque famille de Médine espérait que le Prophète viendrait s’installer chez elle et certaines personnes tentèrent même de diriger sa chamelle vers leur maison.  Mais il les arrêta et dit :

« Laissez-la, car elle est guidée par Dieu. »

Elle dépassa plusieurs maisons, puis elle s’arrêta et s’agenouilla sur la terre de Banou Najjaar.  Le Prophète n’en descendit pas tout de suite; elle se releva, marcha un peu, puis se retourna et revint au même endroit et s’agenouilla de nouveau.  Alors le Prophète en descendit.  Il était satisfait du choix de sa chamelle, car Banou Najjaar comptait ses oncles maternels parmi ses membres et il souhaitait les honorer en allant chez eux.  Lorsque des membres de la famille commencèrent à sortir de leur maison pour l’inviter à y entrer, un certain Abou Ayyoub s’avança vers sa monture et la guida vers sa maison.  Le Prophète dit :

« Un homme suit sa monture. »  (Sahih al-Boukhari, Sahih Mouslim)

La première tâche qu’il entreprit, à Médine, fut la construction d’une mosquée.  Il envoya chercher les deux garçons qui possédaient la palmeraie qui occupait le terrain qu’il avait choisi pour sa construction et leur en demanda le prix.  Ils répondirent : « Nous t’en faisons cadeau, ô prophète de Dieu! ».  Le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) refusa toutefois leur offre, les paya et construisit une mosquée à cet endroit, participant lui-même aux travaux.  Tout en travaillant, les gens l’entendirent prononcer les paroles suivantes :

« Ô Dieu!  La seule vie est celle de l’au-delà.  Pardonne aux alliés et aux émigrants.  (Sahih al-Boukhari)

La mosquée servait de lieu de prière pour les musulmans.  La prière, qui avait jusque-là été un acte individuel accompli en secret, était maintenant accomplie ouvertement et elle était devenue le symbole de la société musulmane.  L’époque où les musulmans et l’islam étaient opprimés et écrasés était révolue.  Maintenant, le adhan, c’est-à-dire l’appel à la prière, serait prononcé à voix haute et son appel retentirait jusque dans chaque maison afin de rappeler à chaque musulman de respecter ses obligations envers son Créateur.  En plus d’être un lieu de prière, la mosquée était une école où les musulmans apprenaient les divers éléments de leur religion, un lieu de rencontre où les différends de divers groupes étaient résolus et un lieu administratif à partir duquel on gérait les affaires sociales; c’était un véritable symbole de la façon dont l’islam englobe toutes les facettes de la vie quotidienne.  On s’acquittait de toutes ces tâches en ce lieu que l’on avait construit à partir des troncs des palmiers qui y étaient déjà et dont le toit avait été fait à partir des branches de ces mêmes palmiers.

Lorsque la construction de la mosquée fut terminée, il construisit également des maisons de chaque côté de celle-ci pour sa famille, encore une fois à partir des troncs de palmiers.  La mosquée et la maison du Prophète à Médine sont toujours là, de nos jours.

La hijrah était terminée.  C’était le 23 septembre 622 et l’ère islamique (le calendrier musulman) commence à partir de ce jour-là.  C’est également ce jour-là  que Yathrib fut rebaptisée : on lui donna le nom de Madinat-oun-Nabi, c’est-à-dire la Cité du Prophète, communément appelée Médine.

C’est ainsi que se déroula la hijrah, l’émigration de la Mecque à Yathrib.  Les treize années d’humiliation, de persécution, de succès mitigé et d’une mission prophétique difficile à mener faisaient maintenant partie du passé.

C’était le début de dix années de succès à venir, du plus grand succès ayant jamais couronné les efforts d’un homme.  Jusque-là, il n’avait été qu’un prêcheur.  Mais à partir de ce moment, il devint le dirigeant d’un État, d’abord un tout petit État qui, en l’espace de dix ans, allait devenir l’empire d’Arabie.  La hijrah marque une division claire dans l’histoire de la mission du Prophète, division que l’on retrouve également dans le Coran.  Les révélations de Dieu dont lui et ses fidèles avaient besoin, maintenant, n’étaient pas du même genre que celles dont ils avaient eu besoin lorsqu’ils étaient opprimés, à la Mecque.  C’est pourquoi, dans le Coran, les sourates révélées à la Mecque diffèrent de celles révélées à Médine; les premières s’adressent aux individus et à leurs états d’âme, de même qu’au Prophète en tant qu’avertisseur, tandis que les autres s’adressent surtout aux musulmans en tant que communauté sociale et politique et au Prophète en tant qu’exemple à suivre, législateur et réformateur.

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An-Nawwas bin Sam’aan a rapporté que le prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a dit :

« La piété équivaut au bon caractère; et le péché est ce qui tourmente votre conscience et que vous ne voulez pas que les gens sachent. »  (Sahih Mouslim)

An-Nawwas bin Sam’aan était un des compagnons du Prophète.  Il appartenait à la tribu arabe de Kallaab et s’installa en Syrie après la mort du Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui).

Cette narration a été recueillie par un spécialiste de hadith nommé Mouslim bin Hajjaj, né en 817 de notre ère dans la ville de Naishapour, au nord-est de l’Iran, et mort en 875 à l’âge de 58 ans.  Mouslim a commencé à étudier les hadiths à l’âge de 15 ans et a voyagé en Irak, au Hijaz (Arabie Saoudite occidentale), en Syrie et en Égypte pour étudier avec de grands spécialistes du hadith comme al-Boukhari, Ahmad ibn Hanbal, et d’autres.  Il a rédigé une compilation de plus de 9200 hadiths connue sous le titre de Sahih Mouslim.  Les érudits musulmans considèrent cette compilation comme la plus authentique après Sahih al-Boukhari.

Cette narration est importante car elle révèle certains aspects plus subtils de la piété et du péché, nous aidant à les définir avec plus d’exactitude.  Comme l’islam accorde une très grande importance au fait de croire en un seul Dieu et de L’adorer de façon exclusive, on pourrait croire que cela suffit à rendre une personne pieuse.  Mais ce hadith indique que l’une des principales conséquences d’une foi correcte et sincère est le bon caractère et qu’il s’agit d’un aspect intrinsèque de la définition de la piété.  Ce hadith met l’accent sur le sens profond du verset ci-dessous où Dieu affirme que la piété, en plus d’être une combinaison de croyances justes et de rituels d’adoration, consiste également en un comportement approprié dans nos relations avec les autres :

« La piété ne consiste pas à tourner vos visages vers l’Est ou l’Ouest ; mais pieux est celui qui croit en Dieu et au Jour dernier, aux anges, au Livre et aux prophètes, et qui donne ses biens, par amour pour Dieu, à ses proches, aux orphelins, aux indigents, aux voyageurs, à ceux qui demandent (de l’aide) et pour libérer des esclaves ; [et pieux est celui] qui observe assidûment ses prières et qui paie la zakat.  Et [sont pieux] ceux qui respectent leurs engagements lorsqu’ils s’engagent, et ceux qui sont patients en période de tribulations, d’adversité et de grande tension.  Les voilà, ceux qui sont sincères et les voilà ceux qui craignent vraiment Dieu. » (Coran 2:177)

Plutôt que d’être une fin en soi, l’un des principaux objectifs de l’adoration est de faire naître chez les gens des qualités qui leur seront bénéfiques, à eux personnellement, de même qu’à la société en général.  Dieu dit, au sujet de la prière :

« Certes, la prière préserve de l’indécence et des actes d’injustice. » (Coran 29:45)

Nous pouvons donc dire sans risquer de nous tromper que l’islam a été révélé pour parfaire les bonnes manières.  Le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a dit :

« J’ai été envoyé pour parfaire les caractères et les ennoblir. » (Sahih Mouslim)

Comme l’islam n’est pas qu’une religion, mais un mode de vie complet touchant à tous les aspects du quotidien, les bonnes manières sont considérées comme une forme d’adoration qui peut mériter la même rétribution que d’autres actes d’adoration volontaires.  Le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a dit :

« Par ses manières et son bon comportement, le croyant peut atteindre le statut d’une personne qui jeûne fréquemment et qui se lève la nuit pour prier. » (Abou Daoud)

Le Prophète a même affirmé qu’il s’agissait d’une des meilleures formes d’adoration venant immédiatement après les actes obligatoires :

« Au jour de la Résurrection, rien ne pèsera plus lourd (en bonnes actions) dans la balance du croyant que le bon comportement.  Dieu déteste ceux qui jurent et qui hurlent des obscénités. » (Abou Daoud, at-Tirmidhi)

En possédant de bonnes manières, le musulman, serviteur de Dieu, devient cher aux yeux de Celui-ci.  Le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a dit :

« Les serviteurs de Dieu qui sont le plus chers à Ses yeux sont ceux qui possèdent les plus belles manières. » (al-Hakim)

Le musulman qui réalise l’importance du bon caractère et qui comprend que ce dernier définit en partie la piété sait également qu’il doit travailler sur cet aspect de sa foi; car si le bon caractère est absent de sa personnalité, il ne deviendra pas « pieux » simplement en croyant et en adorant Dieu.

Mais que considère-t-on comme un bon caractère?  Le Coran et la sounnah le définissent comme toute qualité qui est bénéfique aux humains, à celui ou celle qui la possède comme à autrui, tout en n’étant pas réprouvée par l’islam, de manière générale ou spécifique.  Dieu dit, dans le Coran :

« …  [ceux] qui contrôlent leur colère et qui pardonnent à autrui.  Dieu aime les bienfaisants. » (Coran 3:134)

La piété, c’est traiter de façon juste, honnête et polie les membres de sa famille.  Le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a dit :

« Les croyants dont la foi est la plus parfaite sont ceux dont la conduite et les manières sont les plus parfaites.  Et les meilleurs d’entre vous sont ceux qui se comportent le mieux envers les membres de leur famille. » (at-Tirmidhi)

La sincérité est un aspect essentiel du bon caractère.  Le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a dit :

« En vérité, la sincérité et la piété vont de pair; et la piété mène au Paradis. » (Sahih Mouslim)

Ce ne sont là que quelques exemples des nombreux textes qui exhortent les musulmans à parfaire leurs manières et leur caractère.  Bien que la piété soit définie par ces actions qui sont naturellement agréables et acceptables à la conscience humaine, la religion joue un rôle essentiel dans cette définition.  Par exemple, toute chose dont l’aspect négatif l’emporte sur l’aspect positif ne peut faire partie de la piété, même si certains la considèrent bonne et pieuse.  Par exemple, le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a dit :

« Ce n’est pas de la piété que de jeûner en voyage. » (Sahih al-Boukhari)

Bien que le jeûne soit l’un des actes les plus méritoires qui soient, dans ce cas-ci, il n’est pas considéré comme un acte de piété, car il risque de nuire à l’individu, de même qu’à ses compagnons de voyage. 

Par ailleurs, un acte qui est parfois considéré comme sévère peut être considéré comme bénéfique dans certaines circonstances, comme le fait de frapper un enfant d’un certain âge pour l’éduquer.  Le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a dit :

« Dites à vos enfants de prier lorsqu’ils ont sept ans et frappez-les [s’ils refusent de prier] lorsqu’ils ont dix ans… » (Abou Daoud)

C’est pour cette raison que lorsque vient le temps de définir les bonnes manières et le bon caractère, nous devons nous en remettre à ce qui a été révélé par Dieu et mis en pratique par le Prophète, car Dieu a dit :

« Tu es certes, [ô Mohammed], d’un caractère exceptionnel. » (Coran 68:4)

Dieu a également dit :

« Vraiment, vous avez dans le messager de Dieu un excellent exemple (à suivre)… » (Coran 33:21)

On interrogea ‘Aisha, l’une des épouses du Prophète, sur le caractère de ce dernier.  Elle dit :

« Son caractère, c’était le Coran. » (Sahih Mouslim, Abou Daoud)

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Selon les hadiths authentiques, le Jour du Jugement, les gens demanderont aux Prophètes et aux Messagers d’intercéder en leur faveur. Mais chaque Prophète et Messager déclinera et les gens arriveront au Messager d’Allah  (Salla Allahou ‘Alayhi wa Sallam) qui dira alors : « Je suis l’homme de cette station ». Puis il se prosterne et Allah lui inspire des louanges qu’il Lui adressera. Puis on lui dira : « Relève ta tête. Demande, ta demande sera exaucée. Intercède, ton intercession sera acceptée ».

 D’après Abou Hourayra (), le Prophète (Salla Allahou ‘Alayhi wa Sallam) a dit : « Pour chaque Prophète une invocation est satisfaite, tous les Prophètes (que le salut soit sur eux) se sont empressés de demander l’attribution de leur souhait, j’ai gardé le mien pour ma communauté jusqu’au jour du Jugement Dernier. Elle sera satisfaite, si Allah le veut, et accordée à celui de ma communauté qui jusqu’à sa mort n’aura rien associé à Allah ». (Hadith rapporté par Boukhari et Mouslim)
Le Prophète (Salla Allahou ‘Alayhi wa Sallam) dit: « Mon intercession en faveur de ceux qui auront commis des péchés majeurs sera exclusivement réservée aux gens de ma communauté ». (Tirmidhi, Abou Dâoûd, Ibn Mâja)
 
Abdallah Ibn ‘Omar (ma) a rapporté que l’Envoyé d’Allah (Salla Allahou ‘Alayhi wa Sallam) a dit : « J’ai eu à choisir entre l’intercession et l’entrée de la moitié de ma communauté au Paradis. J’ai choisi l’intercession parce qu’elle est plus générale et plus satisfaisante. Elle n’est pas réservée aux premiers croyants mais à concerne tout pécheur qui a commis des mauvaises actions et s’en est repenti ». (Ibn Maja)
Le Prophète  (Salla Allahou ‘Alayhi wa Sallam) dira alors : « Ma communauté ! Ma communauté ! ». Par cette intercession, sortiront de l’Enfer ceux qui n’ont rien associé à Allah.
« J’ai épargné mon invocation, je l’ai gardée pour ma communauté le Jour du Jugement Dernier ».
« Mon intercession est en faveur de ceux, parmi ma communauté, qui ont commis des péchés capitaux ». (Rapporté par At-Tirmidhi et Abû Dawoud, avec une bonne chaîne narration)
Selon Houdhayfa et Abou Hourayra, le Messager d’Allah (Salla Allahou ‘Alayhi wa Sallam) a dit : « Allah, exalté soit-Il, ressemblera les gens. Les Croyants resteront debout jusqu’à ce qu’on fasse venir le Paradis tout près d’eux. Ils vont alors trouver Adam (‘Alayhi Salam) et lui diront : « Ô notre père! Prie pour nous ton Seigneur pour qu’Il nous ouvre les portes du Paradis! »
Il leur répond : « Qu’est-ce donc qui vous a sortis du Paradis si ce n’est la faute de votre père? Non, ce n’est pas à moi que revient cet honneur. Allez plutôt voir mon fils Abraham, l’ami intime d’Allah ».
Ils vont donc trouver Abraham qui leur dira : « Ce n’est pas à moi que revient cet honneur. Je n’ai été l’ami intime d’Allah que de derrière un écran. Allez plutôt trouver Moïse à qui Allah a adressé directement Sa parole ».
Ils iront voir Moïse qui leur dira : « Ce n’est pas à moi que revient cet honneur. Allez plutôt trouver Jésus, le Verbe d’Allah et Son Esprit ».
Jésus leur dit : « Ce n’est pas à moi que revient cet honneur ».
Ils iront alors voir Mohammed qui se lèvera et voilà qu’on lui permettra d’ouvrir les portes du Paradis ». (Mouslim)
D’après Abou Hourayra, le Prophète a dit « La wassila est le degré le plus élevé au Paradis ». [Mouslim]
D’après Abdallah Ibn ‘Amr Ibn Al ‘As, le Prophète a dit : « Demandez pour moi la Wassila, car c’est un degré au Paradis qui est réservé à un seul serviteur parmi les serviteurs d’Allah Dieu. Et je souhaite être ce serviteur. Et mon intercession sera en faveur de quiconque aurait demandé à Allah de m’accorder la Wassila. » (Hadith rapporté par Mouslim)
« Nul ne me salue sans que Dieu me rende mon âme afin que je lui retourne la salutation » (Hadîth authentique, authentifié par un certain nombre de savants, dont Ibn Taymiyah dans son livre Iqtidâ’ As-Sirât Al-Moustaqîm)
« Nul ne me salue, sans qu’Allah ne me restitue mon esprit afin que je réponde à ses salutations. » (Rapporté par Abou Dawoud selon une bonne chaîne de narrateurs)
 « Celui qui priera sur moi une fois, Allah priera sur lui dix fois. » (Hadith rapporté par Muslim)
 « Ceux qui mériteront le plus mon intercession au Jour Dernier seront ceux qui auront prié sur moi le plus souvent. » (Hadith rapporté par At-Tirmidhi)

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