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La Dette de l’Humanité envers le Prophète Muhammad (Qu’Allah le bénisse et le salue) -1-

Dans certaines parties du monde, les gens jouissent de la liberté de conscience et de choix. Ils sont libres de mener leur vie dans la paix et l’amitié, de consacrer leurs énergies à l’enseignement et à la prédication, à la recherche et à l’accomplissement de nouvelles découvertes. Cependant, même ces parties du monde n’ont pas toujours été tolérantes, exemptes de contestations, ou bienveillantes vis-à-vis de la coexistence des différents peuples, sectes ou groupes et font encore preuve de peu d’ouverture d’esprit pour accueillir les différences d’opinion.
L’humanité a semblé, à maintes reprises, s’adonner à l’autodestruction, et a traversé des étapes où, par ses propres méfaits, elle a compromis tout droit à la survie. Les hommes se sont quelques fois comportés comme des bêtes folles et féroces, faisant table rase de toute culture et civilisation, des arts, de la littérature, de la décence, des canons de la morale et du droit civil.
Nous savons tous que les textes historiques ont une origine relativement récente. L’ère ‘préhistorique’ était beaucoup plus longue. Le déclin de l’humanité lorsqu’elle a rechuté dans la sauvagerie n’était guère une tâche agréable à consigner pour les historiens et écrivains. Néanmoins, nous rencontrons des récits d’écroulement d’empires et de décadence de société humaine, racontés par intervalles longs dans les pages de l’histoire. Le premier de ces récits remonte au cinquième siècle après J.C. et certains sont brièvement abordés ici.
Le célèbre historien, H.G. Wells, écrit au sujet de la ruine des empires byzantin et sassanide : La science et la philosophie politiques semblaient alors mortes dans ces deux empires en guerre et sur le déclin. Les derniers philosophes d’Athènes, jusqu’à leur abolition, préservaient le texte de l’importante littérature du passé avec une infinie révérence et un véritable désir de comprendre. Cependant, il ne restait plus aucune catégorie d’hommes dans le monde, aucun gentilhomme libre qui soit audacieux et indépendant dans ses habitudes de pensée pour perpétuer la tradition de déclaration et d’enquête franches contenues dans ces écrits.
Certes, le chaos social et politique est pour une grande partie responsable de la disparition de cette classe, mais il existait une autre raison expliquant pourquoi l’intelligence humaine était stérile et fébrile au cours de cette époque d’intolérance. Les deux empires étaient des empires religieux sous une nouvelle forme, sous une forme qui avait énormément entravé le libre exercice des activités de l’esprit humain. 1
Le même écrivain, après avoir décrit l’assaut des Sassanides contre Byzance et leur victoire finale, fait des observations sur la déchéance sociale et morale dans laquelle avaient sombré ces deux grandes nations : Un visionnaire amateur de l’histoire observant le monde à l’aube du septième siècle aurait conclu très raisonnablement que c’était simplement une question de quelques siècles avant que l’ensemble de l’Europe et de l’Asie ne tombent sous la domination mongole. Il n’y avait aucun signe d’ordre ou d’union en Europe de l’ouest, et les empires byzantin et perse s’adonnaient manifestement à leur destruction mutuelle. L’Inde était divisée et dévastée.
Un autre écrivain, Robert Briffault donne un son de cloche similaire :
Entre le cinquième et le dixième siècle, l’Europe se trouvait dans les profondeurs abyssales sans cesse grandissantes de la barbarie. Il s’agissait d’une barbarie de loin plus épouvantable et horrible que celle des sauvages primitifs, puisqu’il s’agissait de la déliquescence de ce qui avait été autrefois une grande civilisation. Tous les traits et marques de cette civilisation étaient complètement effacés. Partout où son développement avait été le plus accompli, i.e., en Italie et en Gaule, tout était ruine, misère et dissolution.
Les civilisations entretenues par les religions antiques se désintégraient, selon J.H. Denison. Dans Emotion as Civilization (l’Emotion comme Civilisation), il écrit :
Aux cinquième et sixième siècles, le monde civilisé se trouvait au bord du chaos. Les cultures émotionnelles antiques qui avaient rendu la civilisation possible, puisqu’elles avaient donné aux hommes le sens de l’unité et de la révérence à leurs dirigeants, s’étaient effondrées, et rien de convenable n’avait été trouvé pour les remplacer…
Il semblait donc que la grande civilisation qui avait pris quatre cents ans pour se construire se trouvait au bord de la désintégration, et qu’il était probable que l’humanité retourne dans cet état de barbarisme où chaque tribu ou chaque secte s’en prenait à l’autre, et l’ordre était ignoré… Les anciennes sanctions tribales avaient perdu leur pouvoir… Les nouvelles sanctions créées par le Christianisme semaient la division et la destruction plutôt que l’unité et l’ordre. Il s’agissait d’une époque pleine de tragédies.
La civilisation, telle un arbre gigantesque dont le feuillage s’est établi sur le monde et dont les branches ont produit les fruits d’or de l’art, de la science et de la littérature, devenait chancelante… corrompue jusqu’à la moelle.

http://mercyprophet.org/

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Le pèlerinage d’adieu

La fin, cependant, se rapprochait; et, au cours de la dixième année de la Hijrah, il quitta Médine avec 90 000 musulmans venus des quatre coins de l’Arabie pour accomplir le Hajj, c’est-à-dire le pèlerinage.  Ce voyage triomphal d’un homme vieillissant, usé par des années de persécution et de luttes incessantes, fut entouré d’une aura de splendeur, comme si un grand cercle de lumière s’éteignait petit à petit, embrassant le monde des mortels de son éclat apaisant.

Il se rendit à la Mecque pour la dernière fois, en tant que pèlerin, afin d’accomplir ce qu’il est convenu d’appeler le « pèlerinage d’adieu ».  Durant ce pèlerinage, il grimpa sur le mont Arafat et prononça son dernier sermon public devant une foule immense.  Il rappela aux musulmans leurs devoirs religieux, le fait qu’ils auraient à rencontrer leur Seigneur, un jour, et que chacun serait jugé en fonction de ses œuvres.  À la fin de son sermon, il demanda : « Ne vous ai-je pas transmis le message? ».  Et, de cette multitude d’hommes et de femmes qui, quelques mois ou quelques années auparavant avaient été de grands idolâtres, une clameur monta : « Oui!  Par Dieu! ».  Le Prophète dit alors : « Ô Dieu!  Tu es mon Témoin! ».  L’islam était maintenant fermement établi et dans les années à venir, il allait croître comme un grand arbre procurant une ombre bienfaisante à des foules encore plus nombreuses.  Le Prophète avait accompli sa mission et il était maintenant prêt à déposer son fardeau et partir.

Maladie et mort du Prophète

Il retourna à Médine.  Il restait du travail à accomplir.  Mais un jour, il fut saisi d’un douloureux malaise.  Il se rendit à la mosquée enveloppé d’une lourde couverture et certains reconnurent les signes précurseurs de la mort sur son visage.

Il dit :

« S’il y en a, parmi vous, qui par ma faute ont été fouettés injustement, voici mon dos; frappez-le à votre tour.  Et si j’ai porté atteinte à la réputation de qui que ce soit, qu’il me rende la pareille. »

Dans le passé, il avait dit :

 « Qu’ai-je à faire de ce monde?  Moi et ce monde sommes comme un cavalier et un arbre sous lequel il s’abrite.  Ensuite, il repart et laisse l’arbre derrière lui. »

Et maintenant il disait :

 « Il y a un serviteur parmi les serviteurs de Dieu à qui on a offert le choix entre ce monde et ce qui est auprès de Dieu; et le serviteur a choisi ce qui est auprès de Dieu. »

Le 12 du mois de Rabi oul-Awwal de la onzième année de la Hijrah, qui équivaut au 8 juin 632 du calendrier chrétien, il entra dans la mosquée pour la dernière fois.  Abou Bakr était en train de mener la prière et il lui fit signe d’approcher pour prendre sa place.  En observant les gens, le visage du Prophète devint radieux.  « Je n’ai jamais vu le visage du Prophète plus rayonnant qu’à ce moment-là », a raconté son compagnon Anas.  De retour chez son épouse Aisha, il s’allongea près d’elle, sa tête sur ses cuisses.  Il ouvrit ses yeux et elle l’entendit murmurer : « Avec les plus grands compagnons, au Paradis… ».  Ce furent ses dernières paroles.  Quand, plus tard dans la journée, la rumeur de sa mort se répandit, Omar menaça ceux qui la faisaient circuler d’un sévère châtiment, déclarant que c’était un crime que de penser que le Messager de Dieu pouvait mourir.  Il tempêtait ainsi quand Abou Bakr entra dans la mosquée et l’entendit.  Il se rendit alors chez sa fille Aisha, où le Prophète était allongé.  Le voyant mort de ses propres yeux, il l’embrassa sur le front et retourna dans la mosquée.  Des gens écoutaient Omar, qui disait que cette rumeur était un pur mensonge, que le Prophète, qui était leur force vitale, ne pouvait être mort.  Abou Bakr se dirigea vers lui et essaya de le faire taire en lui chuchotant quelques mots.  Puis, voyant qu’Omar ne lui prêtait aucune attention, il s’adressa à tous à voix haute et les gens se tournèrent vers lui.  Il commença par louer Dieu et prononça ces paroles qui sont le symbole de la croyance en islam : « Ô mes frères!  S’il en est qui adoraient Mohammed, qu’ils sachent que Mohammed est mort.  Quant à ceux qui avaient pour habitude d’adorer Dieu, qu’ils sachent que Dieu est vivant et qu’Il ne peut mourir. »  Puis il récita le verset coranique suivant :

« Mohammed n’est qu’un messager.  Avant sa venue, des messagers (comme lui) sont passés.  S’il mourait, donc, ou s’il était tué, feriez-vous marche arrière?  Celui qui se détourne (de l’islam) ne nuit point à Dieu.  Et Dieu récompensera ceux qui sont reconnaissants. » (Coran 3:144)

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