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Posts Tagged ‘l’Islam’

Ils sont ceux qui sont sur la voie des Compagnons et ceux qui les ont suivit dans la droiture, en s’accrochant au Livre et à la Sounnah, y mordant avec leurs molaires, et les laissant [le Qor’ân et la Sounnah] prendre le dessus sur toute affirmation ou manière d’agir, que ce soit dans la croyance ou les actes d’adoration tels que les contrats et transactions, le comportement, la politique et la vie sociale.

Ils sont ceux qui sont fermes en ce qui concerne les fondements de la religion et ses branches, sur ce qu’Allâh a fait descendre sur Son Serviteur et Messager (sallallahu ’alayhi wa sallam).

Ils sont ceux qui ont mis en place l’appel à cela avec tous les efforts, la sincérité et la ferme volonté.

Ils sont ceux qui portent le savoir du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam), en en expulsant toutes les distorsions de ceux qui ont exagéré et les affirmations illégitimes de gens du mensonge [de la fausseté] et les interprétations des ignorants.

Ils sont ceux qui observent et sont à l’affût de tout groupe qui a dévié du chemin de l’Islâm, tels que les Djahmites, les Mou’tazilites, et les Khawâridj, et les Mourji’ah, et les Qadariyah, et tous ceux qui ont dévié du chemin d’Allâh et ont suivi leurs passions, et ce, à toutes les époques, et dans tous les lieux.

Ils ne sont pas affectés par les reproches de ceux qui les blâment, pour la cause d’Allâh.

Ils sont le groupe que le Messager (sallallahu ’alayhi wa sallam) d’Allâh a loué et désigné dans sa parole :

« Il ne cessera d’y avoir un groupe de ma Ummah manifeste sur le chemin de la vérité, et qui n’est pas touché par ceux qui les délaissent ni par ceux qui s’opposent à eux, jusqu’à ce que l’Heure soit établie. » [1]

Ils sont le « Groupe Victorieux », ferme sur ce sur quoi le Messager (sallallahu ’alayhi wa sallam) et Ses Compagnons (radhiallâhu ’anhum) étaient, ceux qui ont été différenciés et distingués précisément lorsque le Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam) mentionna que cette Ummah se diviserait en 73 sectes, toutes allant au Feu excepté une et il fut demandé :

« Qui sont-ils, Ô Messager d’Allâh ? »

Il répondit : « Ils sont ceux qui sont sur ce sur quoi je suis moi et mes Compagnons. »

Et ce n’est pas quelque chose que nous disons avec exagération, ni une simple prétention, mais véritablement nous parlons d’une réalité dont les textes du Qor’ân et de la Sounnah témoignent, dont l’histoire témoigne, et dont leurs [c-a-d les gens du hadîth] paroles, leur condition, leurs écrits et travaux témoignent.

Ils sont ceux qui mettent devant leurs yeux la Parole d’Allah (traduction rapprochée) :

« Et tenez fermement au « habl » [câble/ corde] d’Allâh »

Et à Sa Parole (traduction rapprochée) :

« Que ceux, donc, qui s’opposent à son commandement prennent garde qu’une épreuve ne les atteigne ou que ne les atteigne un châtiment douloureux » [2]

Ils sont les plus assidus dans le fait de s’éloigner de désobéir aux ordres du Messager et les plus éloignés de la « fitnah » [discorde].

Ils sont ceux qui font de leur constitution (traduction rapprochée) :

« Non !… Par ton Seigneur ! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu’ils ne t’auront demandé de juger de leurs disputes et qu’ils n’auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu’ils se soumettent complètement (à ta sentence). » [3]

Ils sont ceux qui donnent au Qor’ân et à la Sounnah leur vraie valeur, et leur donne l’honneur et la vénération qu’ils méritent, leur donnant priorité au-dessus de toute parole humaine, et qui donnent préséance à leur guidance par-dessus la guidance de toute personne, et qui jugent par eux dans toutes les affaires avec une satisfaction totale, avec des cœurs dévoués et sans resserrement ni restriction, et ils se soumettent à Allâh et à Son Messager (sallallahu ’alayhi wa sallam) d’une soumission totale dans leur ’Aqîdah et leur adoration et leurs affaires.

 

Il sont ceux pour lesquels la Parole d’Allâh tient vrai que (traduction rapprochée) :

« La seule parole des croyants, quand on les appelle vers Allah et Son messager, pour que celui-ci juge parmi eux, est : « Nous avons entendu et nous avons obéi ». Et voilà ceux qui réussissent » [4]

Ils sont, après tous les Compagnons, et dont à leur tête sont les Califes bien guidés et les leaders des tabi’înes et à leur tête :

sortbook  Sa’îd Ibn al-Mousayyib [m. 90H],

sortbook  ’Urwah Ibn Zoubair [m. 94H],

sortbook  ’Alî Ibn al-Houssayn Zain al-’Âbidin [m. 93H],

sortbook  Mouhammad Ibn Hanafiyyah [m. 80H],

sortbook  ’Ubaydullâh Ibn ’Abdillâh Ibn ’Utbah Ibn Mas’oud [m. 94H],

sortbook  Salim Ibn ’Abdillâh Ibn ’Umar [m. 106H],

sortbook  Qâsim ibn Mouhammad Ibn Abî Bakr as-Sadiq [m. 106H],

sortbook  al-Hasan al-Basrî [m. 110H],

sortbook  Mouhammad Ibn Sîrîn [m. 110H],

sortbook  ’Umar Ibn ’Abdul-’Aziz [m. 101H]

sortbook  et Mouhammad Ibn Shihâb az-Zuhrî [m. 125H]

Puis les « Tabî’ at-Tâbi’în », et à leur tête :

sortbook  Imâm Mâlik [m. 179H],

sortbook  al-Awzâ’î [m. 157H],

sortbook  Sufyân Ibn Sa’îd ath-Thawrî [m. 161H],

sortbook  Sufyân Ibn Uyayna [m. 198H],

sortbook  Ismâ’îl Ibn Ubya [m. 193H],

sortbook  Layth Ibn Sa’d [m. 175H]

sortbook  et Abû Hanîfa an-Nou’mân [m. 150H ]

Puis ceux qui les ont suivit, et à la tête desquels :

sortbook  ’Abdullâh Ibn al-Mubârak [m. 181H],

sortbook  Waki’ Ibn al-Djarrâh [m. 197H],

sortbook  l’ Imâm Mouhammad Ibn Idris ash-Shâfi’î [m. 204H],

sortbook  ’Abdur-Rahmân Ibn Mahdî [m. 198H],

sortbook  Yahya Ibn Sa’id al-Qatân [m. 198H]

sortbook  et Afân Ibn Muslim [m.219H].

Puis leurs étudiants qui les ont suivit dans cette voie [méthodologie], et à la tête desquels :

sortbook  l’Imâm Ahmad ibn Hanbal [d. 241H],

sortbook  Yahya Ibn Ma’în [m. 233H]

sortbook  ’Alî Ibn al-Madinî [m. 234H]

Puis leurs étudiants tels que :

sortbook  Al-Bukhârî [m. 256H],

sortbook  Muslim [m. 261H],

sortbook  Abî Hâtim [m. 277H], Abî Zara’ [Abû Zur’ah] [m. 264H],

sortbook  Abû Dâwoud [m. 275H],

sortbook  at-Tirmidhî [m. 279H]

sortbook  et an-Nassâ’î [m. 303H] »

Puis ceux qui ont pris leur voie dans les générations qui leurs ont succédées comme :

sortbook  Ibn Djarîr [at-Tâbarî] [m. 310H],

sortbook  Ibn Khouzaymah [m. 311H],

sortbook  ad-Dâraqoutnî [m. 385H] à son époque,

sortbook  al-Khatib al-Baghdâdî [m. 463H]

sortbook  et Ibn ’Abdel-Barr an-Niwârî [m. 463H]

Et :

sortbook  ’Abd ul-Ghanî al-Maqdasî [m. 620H],

sortbook  Ibn Salâh [m. 643H],

sortbook  Ibn Taymiyyah [m. 728H],

sortbook  al-Mizzî [m. 743H], adh-Dhahabî [m. 748H],

sortbook  Ibn Kathîr [m. 774H]

et leurs contemporains et ceux qui vinrent après eux, et suivirent leurs pas en s’accrochant fermement au Livre et à la Sounnah jusqu’à ce jour.

Ce sont ceux qui sont désignés par : « Les gens du hadîth ». [5]

Notes

[1] Hadîth authentique, rapporté par Muslim (3/1523), Ahmad (5/278-279), Abû Dâwoûd (3/4), Tirmidhî (4/420), Ibn Mâdjah (1/4-5), al-Hâkim (4/449-450), at-Tabarânî dans Mou’djam al-Kabîr (7643) et Abû Dâwoûd at-Tayâlisî (p. 94, no. 689) – Authentifié par SHeikh al-Albânî dans « As-Sahîhah n°270-1955 »

[2] Coran 24/63

[3] Coran 4/65

[4] Coran 24/51

[5] kitâb « Makânat Ahl ul-Hadîth » – traduit par Bilal Davies – salafipublications.com

copié de manhajulhaqq.com

Cheikh Rabi Ibn Hadi al-Madkhali

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Masjid Nabawi - La Mosquee de Notre Saint Prophete Mohamed , sur la priere et la paix

 La personne même du prophète (paix sur lui) est la mise en pratique des préceptes de l’Islam. Par conséquent, il s’avère indispensable de connaître sa vie: ses ordres, ses interdictions… afin de mieux connaître l’Islam. Sa vie regorge de situations. Il était en paix et en guerre, il voyageait et résidait, il vendait et achetait… Il est important de souligner que tout au long de sa vie, il n’était pas isolé des gens, au contraire, il était toujours en contact direct avec eux. En fait, les musulmans se sont égarés du bon chemin lorsqu’ils ont cessé de suivre le modèle du Prophète dans toutes leurs actions; alors qu’Allah Exalté soit-Il dit : ﴾En effet, vous avez dans le Messager d’Allah un excellent modèle [à suivre] ﴿ (Les Coalisés):21).

http://d1.islamhouse.com/data/fr/ih_books/single/fr-Islamhouse-Pourquoi_Etudier_La_Biographie_du_Prophete_Rasoulalah.pdf

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La Sunna prophétique est l’ensemble des dires, des actions et des décisions du Prophète () et est considérée par les Musulmans, comme la deuxième partie du discours religieux en Islam. C’est la Sagesse dont Allah (exalté soit-Il) dota le Prophète quand Il lui a révélé le Coran. Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset): «Allah a fait descendre sur toi le Livre et la Sagesse, et t’a enseigné ce que tu ne savais pas. Et la grâce d’Allah sur toi est immense.» (Coran : 4/113). Ce que dit le Prophète, ce qu’il transmet aux hommes avec toute la sincérité d’un homme probe est la pure vérité, et Allah le démontre bien quand il dit (sens des Versets): «Et il ne prononce rien sous l’effet de la passion; ce n’est rien d’autre qu’une révélation inspirée.» (Coran : 53/3-4)

La Sunna comprend, entre autres, les dires du Prophète () qui sont de deux sortes :
–       Le Hadith Qodsi (divin) :
Ce sont les Hadiths que le Prophète Mohammed () rapporte directement au nom d’Allah. C’est en quelque sorte la parole d’Allah dite par le Prophète, comme ce Hadith qui dit : «Certainement Je suis comme Mon serviteur M’a présumé être, Je suis avec lui à chaque fois qu’il Me mentionne, s’il Me mentionne en lui-même, Je le mentionnerai en Moi-même, s’il Me mentionne en public, Je le mentionnerai devant un public meilleur encore, s’il s’approche de Moi d’un empan, Je Me rapproche de lui d’une coudée, et s’il s’approche de Moi d’une coudée, Je Me rapproche de lui d’une brasse, et s’il vient à Moi à petits pas, Je M’avancerai à toute vitesse.» (Boukhari et Mouslim)
Il ne s’agit pas là de Coran, car celui-ci -expression et contenu- émane d’Allah (exalté soit-Il) et est, de ce fait, inimitable.
–       Le Hadith de tradition :
Il s’agit ici de paroles dites par le Prophète () loin de toute inspiration divine directe. C’est le Prophète lui-même qui s’exprime sur les choses de la vie.
La Sunna a pour rôle d’expliciter ce qui a été dit brièvement dans le Coran. Elle explique en détails ses lois et ses préceptes. Il arrive des fois qu’elle décrète de nouvelles lois. Celles-ci sont alors le fruit d’une inspiration divine au plan du contenu et non point de l’expression, autrement dit l’idée est d’Allah (exalté soit-Il), mais l’expression est de Mohammad (). Ne font pas partie de la Sunna les mouvements innés du Prophète (), comme sa façon de marcher par exemple ou ses avis proprement personnels comme les idées émises par lui sur la fécondation du palmier.
Les thèmes abordés par la Sunna sont nombreux. On y trouve de tout : des ordres et des interdictions, des directives et des conseils, des prières et des invocations, etc … Tous les dires du Prophète (), ses actions et ses décisions sont des explicitations des préceptes islamiques dont la base est le Coran. Dans ce sens, on peut dire que la Sunna prophétique est le prolongement et le complément du Coran.

Le contenu de la Sunna comprend:

Les paroles du Prophète () adressées au Seigneur où il implore Son aide afin qu’il puisse réussir à répandre le Bien autour de lui, éviter les turpitudes, se rapprocher des nécessiteux et les aimer. Le Prophète implore Allah, demande Son pardon, se rapproche de Lui par les prières et communie avec Lui en Le glorifiant.
Les discours du Prophète adressés aux croyants pour leur donner plus de détails sur les préceptes religieux mentionnés laconiquement dans le Coran, leur apprendre les cinq piliers de l’Islam, les renseigner sur la foi et ses différentes facettes, sur la charité et ses degrés et les guider vers le chemin de la piété et de la droiture. Mohammad () dit aux croyants : «Ce qui est licite est évident, ce qui est illicite l’est de même et, entre les deux il existe des choses suspectes susceptibles d’induire en erreur et qui sont inconnues de beaucoup de gens. Quiconque les évite aura défendu sa foi et sauvé sa dignité et quiconque s’y laisse prendre est pareil à un berger dont le troupeau paît dans un endroit interdit qui risque de lui être fatal»
Les directives prodiguées par le Prophète () à la Umma afin qu’elle veille à son union et à sa fraternité. Les croyants, dans leur union fraternelle, l’amour qui les lie et les liens d’affection qu’ils entretiennent entre eux, sont solidaires comme les organes qui constituent le corps humain. Si un organe est atteint par un quelconque dysfonctionnement, c’est tout le corps qui lui vient en aide pour le protéger et lui porter secours et remède. Le Musulman est le frère du Musulman. Il ne doit ni l’opprimer, ni le trahir. L’entraide doit être de rigueur entre les Musulmans qui doivent éviter de se faire du mal les uns aux autres. L’équité pour tous doit être leur devise. Toutes les actions humaines doivent être régies et déclenchées par de bonnes intentions et chaque individu sera rétribué pour les actions qu’il aura accomplies, selon ses intentions, bonnes ou mauvaises
Les ordres et les recommandations du Prophète () adressés aux Musulmans pour qu’ils propagent la paix à travers le monde. Selon ‘Abd Allah Ibn ‘Amr, un homme a demandé au Prophète () : «Quel est le meilleur message de l’Islam?» Le Prophète lui a répondu : Venir en aide aux nécessiteux et saluer (dire «paix soit sur vous») ceux qu’on connaît et ceux qu’on ne connaît». Les Musulmans ont le devoir de répandre le Bien autour d’eux. Ils doivent être équitables dans leur jugement et éviter de trahir, de médire et de calomnier autrui.
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2012© IslamWeb ,Tous droits réservés.

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Préparé par

le bureau de recherche de
Madar Al-Watan
 
Traduction et recherche des sources des hadiths
Abu Hamza Al-Germâny
Éditions
Madar Al-Watan
Publié par
Le bureau de prêche de Rabwah (Riyadh)
Exclusivité :
 
Nous tenons à remercier notre frère Mahmoud et notre frère Gilles Kervenn pour leur généreuse participation…
L’islam à la portée de tous !
Au nom d’Allah, l’infiniment Miséricordieux, le Très Miséricordieux
Introduction
Louange à Allah seul, et que Son salut et Sa bénédiction soient sur le dernier des Prophètes…
Croire que le Prophète de l’Islam, Muhammad (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), a opprimé et soumis la femme, a bafoué ses droits, l’a prise comme un objet de plaisir, s’est comporté envers elle tel un maître avec son domestique en ne l’écoutant pas, ni l’associant aux affaires publiques, sans la concerter ou lui demander son avis, mais qu’il lui ordonnait et qu’elle devait obéir, est une idée malheureusement répandue en Occident.
Ceci est l’image de Muhammad (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dans l’esprit des Occidentaux et notamment celle concernant son comportement avec la femme. Cette image est sans le moindre doute erronée allant à l’encontre de la réalité. Elle fut vulgarisée et ancrée dans les esprits des Occidentaux par les religieux, les intellectuels, les médias et même les politiques. Ceci, pour écœurer les gens de l’Islam et de son Prophète. Cependant, il existe un groupe de personnes dont font partie des gens considérés comme des meneurs dans le domaine intellectuel, médiatique et politique, qui n’accepte pas cette fausse vision des choses et persiste à montrer la réelle conception de l’islam et de son Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui). Seulement, l’emprise du premier groupe sur les médias a rendu la voix du deuxième groupe presque inaudible voire sans aucune répercussion.
Si nous voulons connaître la conduite que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) adoptait avec la femme, il convient avant toute chose de lire sa biographie en étudiant ses paroles et son attitude envers elle, pour pouvoir ensuite juger en toute neutralité et objectivité.
Le statut de la femme avant l’Islam
 
En premier lieu, nous devons nous poser cette question : la femme jouissait-elle de droits avant l’Islam qui, ensuite, auraient été retirés par le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) après l’Islam ?
La réponse est non ! La femme ne possédait aucun droit avant l’Islam, mais l’Arabe, dans sa nature, détestait les filles, qu’il considérait comme un déshonneur. Ceci alla jusqu’à que certains Arabes d’avant l’Islam étaient connus pour enterrer les petites filles vivantes. Le Coran nous décrit cette situation, lorsqu’Allah dit :
 (Et lorsqu’on annonce à l’un d’eux la naissance d’une fille, son visage s’assombrit et une tristesse profonde, mais contenue l’envahit. Il se cache des gens, à cause du malheur qu’on lui a annoncé. Doit-il garder cette fille malgré la honte engendrée ou l’enfouir dans la terre ? Combien est mauvais leur jugement !)[1]
Avant l’Islam, s’il advenait à la femme de perdre son mari, elle était donnée en héritage à ses enfants et ses proches, si du moins ils le souhaitaient. Ils avaient libre choix de la remarier avec l’un d’entre eux, sinon ils pouvaient lui refuser tout remariage et l’enfermaient jusqu’à ce qu’elle meurt. L’Islam rejeta tout cela, et le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) lui fit valoir ses droits, comme nous pourrons le constater.
Avant l’Islam, la situation de la femme n’était point meilleure dans les autres communautés. En Grèce antique, la femme était considérée comme un misérable objet se vendant et s’achetant dans les marchés. Elle ne jouissait d’aucun droit civique, ni financier. Son mari, après son père, détenait un droit total sur elle, notamment sur son argent ; en aucun cas, elle ne pouvait l’utiliser sans son accord préalable. En Inde, lorsque la femme perdait son époux, elle n’avait plus de raison de vivre ; sa vie se terminait à la mort de son mari en s’immolant de plein gré sur son bûcher.
De même, si nous étudions la situation de la femme chrétienne au Moyen-Âge, nous remarquerons qu’elle vivait une situation pire que celles déjà citées. À tel point que les religieux se demandèrent si sa nature était humaine ou diabolique ? Voilà l’environnement dans lequel vivait la femme avant l’Islam. Qu’a donc apporté l’Islam à la femme ? Et qu’a apporté le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) à la femme ?
Le statut de la femme en Islam
Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) nous a informé qu’il aimait la femme et en aucun cas ne la détestait ni la dévalorisait. Il disait (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) : « De cette vie, j’ai aimé les femmes et le parfum, et on a rendu la prière agréable à mes yeux. »[2] Aussi, le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) parla de l’égalité humaine des femmes avec les hommes en disant : « Les femmes sont les consœurs des hommes. »[3] En effet, tous les hommes proviennent d’une femme et d’un homme, et les femmes également ; personne n’est donc plus méritant que l’autre si ce n’est par la foi et les bonnes œuvres.
En France, en 585, lors du Concile de Mâcon, on se demandait : est-ce que la femme possède une âme ou pas ? Ils en conclurent que la femme était dépourvue de l’âme qui sauvait la personne du châtiment de l’enfer si ce n’est l’âme de Marie qui, elle, sera sauvée !
Par contre, le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a été envoyé pour confirmer l’égalité entre l’homme et la femme concernant la foi, la pratique et les récompenses qui leur sont liées. Allah dit :
(Les soumis et les soumises à Dieu, croyants et croyantes, obéissants et obéissantes, loyaux et loyales, ceux et celles qui endurent avec patience, se montrent humbles, donnent l’aumône, jeûnent, préservent leur chasteté et se remémorent souvent Dieu : à tous Dieu a préparé un pardon et une énorme récompense.)[4]
Allah dit également :
(Celui qui fait une mauvaise action sera rétribué par son équivalent ; et celui, mâle ou femelle, qui fait une bonne action tout en étant croyant, alors ceux-là entreront au Paradis pour y recevoir leur rétribution sans compter.)[5]
Lorsqu’Allah leur interdit de détester la naissance des filles en disant :
(À Dieu appartient la royauté des cieux et de la terre. Il crée ce qu’il veut. Il fait don de filles à qui il veut, et octroie des garçons à qui il veut. Ou bien il donne à la fois garçons et filles ; et il rend stérile qui il veut. Il sait et est capable de tout.)[6]
… le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) fit de même en proscrivant cet affreux comportement et encouragea l’éducation des filles et le bon comportement envers elles. En effet, il dit (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) : « Celui qui éduque deux filles jusqu’à ce qu’elles atteignent l’âge de la puberté, lui et moi, ressusciterons le jour de la résurrection de cette façon (et il joignit les doigts de sa main.) »[7] Ceci montre combien son degré est élevé et qu’il sera rapproché du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) pour la seule raison de s’être occupé de ses filles et pour les avoir protégées jusqu’à qu’elles aient atteint l’âge de la puberté et de la responsabilité. Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dit aussi : « Celui qui détiendra sous sa responsabilité trois filles ou trois sœurs, ou bien deux filles ou deux sœurs, puis se comportera bien avec elles en craignant Allah rentrera au paradis. »[8]
Au moyen de cette méthode encourageante, le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) mit fin à une conduite ancrée dans les esprits des Arabes avant l’Islam, celle qui portait en aversion les filles en les considérant comme le symbole de l’impuissance et du déshonneur.
La femme et l’enseignement
Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) encouragea les femmes à s’instruire en disant : « Rechercher la science est une obligation pour tout musulman. »[9] Cela concerne aussi bien l’homme que la femme. Une femme vint voir le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et lui dit : « Ô messager d’Allah ! Les hommes se sont emparés de toutes tes paroles, consacre-nous donc un moment pour que l’on puisse te rencontrer et que tu nous enseignes ce qu’Allah t’a appris. » Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dit : « Réunissez-vous ce jour-là et ce jour-ci. » Ce qu’elles firent aussitôt ; durant ces jours, le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) leur enseignait ce qu’Allah lui avait appris.[10]
D’ailleurs, le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), durant ses sermons et ses exhortations, s’adressait aux hommes comme aux femmes, puis s’adressait exclusivement aux femmes et leur consacrait quelques-unes de ses paroles. En d’autres termes, les personnes qui bénéficiaient le plus des paroles du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) étaient, sans le moindre doute, les femmes.
Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) n’enfermait pas la femme à la maison, comme ils prétendent ! Au contraire, il lui a permis de sortir lorsqu’elle avait des choses à faire, mais aussi pour rendre visite à ses proches et ses amis, pour rendre visite au malade, etc. Il lui a également permis d’aller à la mosquée en disant : « N’empêchez pas les femmes d’aller aux mosquées. »[11]
Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) aimait la compagnie de son épouse.
De plus, le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) aimait la compagnie de son épouse lors des invitations et les refusait si jamais l’inviteur n’admettait pas sa femme avec lui.
Anas (qu’Allah l’agrée) raconte que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) avait un voisin persan connu pour ses mets délicieux. Ce voisin prépara un plat pour le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et le convia à sa table. Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) lui dit : « Et mon épouse ? (En parlant de son épouse Aïcha, qu’Allah l’agrée) » Il répondit : « Non (je ne l’invite pas). » Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) rétorqua : « Je refuse donc. » Le voisin réitéra son invitation et le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) lui redemanda : « Et mon épouse ? » Il répondit : « Non (je ne l’invite pas). » Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) rétorqua de nouveau : « Je refuse donc. » Le voisin réitéra une nouvelle fois son invitation et le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) lui redemanda : « Et mon épouse ? » L’homme, après trois demandes consécutives, dit : « Je suis d’accord. » Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et Aïcha se levèrent et se suivirent mutuellement jusqu’à atteindre la maison de l’hôte. »[12]
Remarquez comment le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) refusa l’invitation de cet homme parce qu’il ne pouvait pas supporter s’imaginer manger sans la compagnie de son épouse.
Ce comportement fait partie de la bonne relation à avoir avec sa femme, du respect de ses droits et de la prise en compte de ses sentiments et de ses considérations.
Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) incite à la tendresse envers la femme.
Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) connaissait bien la nature féminine, il savait que les sentiments chez la femme exercent une influence plus grande que chez les hommes, sachant qu’elle est plus émotive et plus faible psychologiquement et physiquement. C’est pour cette raison que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) conseilla d’être tendre et patient avec elle, de ne pas trop tenir compte de ses fautes, car être dur avec la femme mène à la rupture entre les époux. Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dit : « Veuillez du bien aux femmes. Elles ont été créées d’une côte et la côte la plus tordue est celle de la partie supérieure. Si tu cherchais à vouloir la redresser, tu la briserais, mais si tu la laissais ainsi, elle resterait tordue, je vous enjoins donc d’être bons avec les femmes. »[13] On trouve dans un autre hadith la version suivante : « Les femmes ont été créées d’une côte, si tu cherchais à vouloir la redresser, tu la briserais, conduis-toi bien avec elle et vous pourrez vivre ensemble. »[14]
Ce hadith montre quelle est la meilleure attitude à adopter pour que la femme puisse s’affermir et s’améliorer. Cette attitude ne passe que par la douceur, la délicatesse, la persuasion et la prise en charge. En effet, l’attitude qui consiste à vouloir changer la femme et l’améliorer par la violence et la rudesse ne mènera qu’à la multiplication des problèmes.
Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) incite à subvenir aux besoins de la femme
Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) incita les époux à dépenser pour leurs femmes selon leurs capacités. En Islam, subvenir aux besoins de la femme est une obligation prescrite à l’homme. Malgré cela, le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) informa que l’homme est récompensé pour chaque dépense effectuée pour son épouse. Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dit à Sa’d Ibn Aby Waqâss (qu’Allah l’agrée) : « Tu ne dépenseras point un bien, en voulant par cette dépense le visage d’Allah, sans qu’on ne te récompense pour cela, même la nourriture que tu fais goûter à ta femme. »[15]
Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dit également : « Le meilleur argent est celui qui est dépensé par l’homme pour sa famille. »[16] On entend par « famille » sa femme et ses enfants. Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dit : « L’homme qui donne de l’eau à boire à son épouse est récompensé. »[17] Al-‘Irbâd Ibn Sârya (qu’Allah l’agrée), compagnon du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), après avoir entendu ce hadith, alla voir sa femme, lui donna à boire et l’informa de ce qu’il avait entendu du messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui).
Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a rendu l’homme responsable de sa femme et de ses enfants le jour de la résurrection ; il dit : « Allah demandera des comptes à tout ceux qui avaient une responsabilité sous leur autorité : a-t-il bien assumé ses responsabilités, ou a-t-il été négligent ? Ceci, jusqu’à ce qu’il demande à l’homme s’il a bien assumé la responsabilité qu’il détenait sur sa famille. »[18]
L’exhortation du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) au bon comportement envers son épouse
Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) montra qu’entretenir de bonnes relations avec les femmes était un signe révélant la noblesse d’esprit et la vertueuse attitude de l’homme. Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dit : « Le meilleur d’entre vous est celui qui est le meilleur avec les femmes. »[19] De plus, le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) interdit de frapper la femme : « Ne frappez pas les femmes. »[20] Il ordonna de patienter avec elle et de ne pas avoir de l’aversion contre elle en disant (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) : « Le croyant ne doit pas détester sa femme, car si un comportement en elle lui déplaît, un autre lui plaira. »[21] C’est comme si le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) ordonnait à l’homme de rechercher uniquement les atouts de la femme et ses bons côtés, sans s’attarder sur les bévues et les écarts de conduite, car cela, mène à la rupture et à l’animosité entre les époux.
Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) autorisa l’épouse à porter plainte en justice, si son époux se comportait mal envers elle. Des femmes venaient voir les femmes du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) pour se plaindre du mauvais comportement de leurs maris ; le Prophète dit alors : « De nombreuses femmes se sont présentées chez la famille de Muhammad pour se plaindre de leurs maris ; sachez donc qu’ils ne sont en aucun cas les meilleurs d’entre vous. »[22]
Cela signifie que ces hommes qui se sont mal comportés avec leurs femmes et les ont offensées ne sont nullement les meilleurs hommes.
Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), saisissant la faiblesse physique de la femme par rapport à l’homme et le fait qu’elle ne peut pas se défendre seule dans la plupart des cas, mit en garde contre ceux qui s’en prennent aux faibles, dont fait partie la femme, et les menaça en disant : « Ô seigneur ! Je mettrai dans la gêne ceux qui s’en prennent aux droits des deux faibles : l’orphelin et la femme. »[23]
Cela signifie que ceux qui s’en prennent à ces deux types de personnes ne seront point pardonnés, mais seront exposés à la gêne et au châtiment dans cette vie et dans l’au-delà.
L’ordre du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) de préserver les secrets du couple
Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) ordonna de garder les secrets des femmes en disant (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) : « Le jour de la résurrection, parmi les personnes dont la situation sera des plus mauvaises auprès d’Allah, l’homme qui prend plaisir avec sa femme et la femme qui prend plaisir avec lui pour ensuite divulguer leur intimité (aux autres). »[24]
Ce hadith montre qu’il est interdit à l’homme de divulguer comment se déroulent ses rapports sexuels, les décrire en détail, comme il lui est interdit de divulguer tout autre secret confié par sa femme.
Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a pris soin des exigences sexuelles de la femme ; c’est pour cette raison qu’il encouragea les maris à accomplir l’acte sexuel et à assouvir complètement les besoins de la femme pour qu’elle n’éprouve pas l’envie de voir un autre que son mari. Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dit : « Chaque fois que vous faites œuvre de chair, ceci est équivalent à une aumône. » Les compagnons s’écrièrent : « Ô messager d’Allah ! Comment pouvons-nous assouvir nos besoins sexuels et obtenir par là une récompense ? » Il répondit (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) : « N’as-tu pas vu la personne qui accomplit l’acte sexuel de façon illicite ; cette personne ne récolterait-elle pas un péché ? De la même façon, celui qui accomplit l’acte sexuel de façon licite obtient une récompense. »[25]
L’interdiction du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) d’avoir de mauvaises suspicions à l’égard de sa femme
Parmi les honneurs que le Prophète rendit à la femme, on compte le fait qu’il interdit aux hommes d’avoir de mauvaises suspicions à leurs égards et de rechercher en elle un faux pas. Jâber (qu’Allah l’agrée) dit : « Le messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) interdit au voyageur de rentrer chez son épouse de nuit par surprise afin de la prendre sur le fait accompli et pour ambitionner de voir un faux pas. »[26]
Quel honneur plus grand peut être fait aux femmes si ce n’est celui d’interdire à l’homme, dont l’absence fut longue, de rentrer chez lui de nuit sans avoir préalablement prévenu sa femme ! Cela est interdit, s’il fait cela avec l’intention de l’espionner et s’il doute sur son comportement. C’est bien Muhammad qui a vraiment libéré la femme…
La tendresse du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) envers ses épouses Khadija et Aïcha
Quant au comportement du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) avec ses femmes, il se distinguait par une intense sensibilité et douceur. Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) aidait son épouse dans les tâches ménagères. Al-Aswad demanda à Aïcha, qu’Allah l’agrée : « Comment se comportait le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) au sein de sa famille ? » Elle répondit : « Il m’aidait dans les tâches ménagères, et lorsque retentissait l’appel à la prière, il allait à la mosquée pour l’accomplir. »[27]
Contemplez ce tableau aux couleurs romantiques et écoutez ces merveilleuses paroles entre deux époux, dont l’un est Muhammad (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et l’autre Aïcha, qu’Allah l’agrée, et vous sentirez le degré de sensibilité et d’amour que l’épouse du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) éprouvait pour lui. Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dit à Aïcha : « Je sais lorsque tu es en colère (contre moi) et lorsque tu es satisfaite (de moi). » Elle dit : « Et comment sais-tu cela, ô messager d’Allah ? » Il répondit : « Lorsque tu es satisfaite, tu dis : « bien sûr, je jure par le Seigneur de Muhammad » et lorsque tu es en colère, tu dis : « non, je jure par le Seigneur d’Abraham » » Elle acquiesça et dit : je jure par Allah, ô messager d’Allah, il n’y a que ton nom que je puisse esquiver (en état de colère). »[28] Cela signifie que mon amour pour toi est ancré à jamais dans mon cœur et ne se transformera jamais.
Contemplez également ce beau tableau représentant le badinage amoureux entre les deux époux. Aïcha, qu’Allah l’agrée, dit : « J’accompagnai le Prophète dans un de ses voyages alors que j’étais encore une jeune fille mince et svelte, puis le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dit aux gens : « Avancez ! » Ils avancèrent, puis il me dit : « Viens faire la course avec moi. » Nous fîmes la course ensemble et je le battis. Il ne m’en parla plus pendant un long moment jusqu’à oublier ce fait. Plus tard, lorsque je pris du poids et je forcis, je l’accompagnai une nouvelle fois dans un de ses voyages, puis il dit aux gens : « Avancez ! » Ils avancèrent, puis il me dit : « Viens faire la course avec moi. » Nous fîmes la course ensemble et cette fois, il me battit. Il ria en disant : « Cette fois j’ai pris ma revanche (de la première course perdue) ! »[29]
La fidélité du Prophète envers son épouse Khadîja, qu’Allah l’agrée, se perpétua jusqu’à sa mort. Anas (qu’Allah l’agrée) dit : « Lorsque un cadeau était offert au Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), il disait : « Faites-le parvenir à cette femme, car elle était une amie de Khadîja. »[30]
On demanda au Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) quelle est la personne que tu aimes le plus, il répondit : « Aïcha. » qui était son épouse.[31]
L’honneur rendu à la mère par le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) de l’Islam
Enfin, le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) n’a point omis d’évoquer l’importance de la mère qui est volontairement oubliée par les organisations internationales qui prétendent défendre les droits de la femme. En effet, ces organisations ne respectent nullement les droits donnés à la mère et ne donnent pas d’importance à l’éducation des enfants. Par contre, lorsqu’un homme demanda au Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) : « Quelle personne mérite ma bonne compagnie ? » Il répondit : « Ta mère. » L’homme dit : « Et qui ensuite ? » Il dit (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) : « Ta mère. » L’homme redit : « Et qui ensuite ? » Le Prophète dit (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) : « Ta mère. » L’homme réitéra : « Et qui ensuite ? » Le Prophète dit (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) : « Ton père. »[32] C’est ainsi que nous concluons la description de comportement du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) envers les femmes…
Et notre dernière invocation est la louange est à Allah, Seigneur de l’univers et que le salut d’Allah et sa bénédiction soit sur celui qui a véritablement respecté la femme, Muhammad, le Prophète de la plus belle des religions, l’Islam…
FIN

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Selon les érudits musulmans, la sounnah est constituée du recueil des paroles du prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui), de ses déclarations, de ses actions, de ses approbations tacites, des traits de sa personnalité qui ont été rapportés, de sa description physique et de sa biographie.  Ces informations peuvent provenir de l’époque précédent sa mission prophétique ou de l’époque de sa mission comme telle.

Les déclarations du Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) incluent tout ce que ce dernier a dit au cours de diverses occasions.  Par exemple, on rapporte qu’il a dit :

« En vérité, les actions ne valent que par leurs intentions; alors chaque personne n’obtiendra que ce pour quoi elle a fait une action. »

Les actions du Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) incluent toutes ces actions qu’il a faites et qui ont été rapportées par ses compagnons.  Cela inclut, entre autres, sa manière de faire ses ablutions, sa manière de prier, et la façon dont il a accompli le Hajj (pèlerinage à la Mecque).

Ses approbations tacites incluent toutes les choses qu’ont dit ou fait ses compagnons et auxquelles il s’est montré favorable ou, à tout le moins, ne s’est pas objecté.  Toutes ces choses qu’il a tacitement approuvées sont aussi valides que ces choses qu’il a dites ou faites lui-même.

Un exemple de cela est l’approbation du Prophète lorsque ses compagnons décidèrent à quel moment prier au cours de la bataille de Bani Qouraydhah.  Le messager de Dieu leur avait dit :

« Nul d’entre vous ne doit accomplir sa prière de l’après-midi avant d’arriver à Bani Qouraydhah. »

Mais les compagnons n’arrivèrent à Bani Qouraydhah qu’après le coucher du soleil.  Certains prirent les paroles du Prophète au sens littéral et reportèrent leur prière d’après-midi, disant : « Nous ne prierons qu’après être arrivés là-bas. »  D’autres comprirent que le Prophète les poussait simplement à se dépêcher; ils s’arrêtèrent donc en chemin et firent leur prière de l’après-midi à l’heure.

Quand le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) apprit que chaque groupe avait pris une décision différente, il ne critiqua ni l’un ni l’autre.

On retrouve également des hadiths décrivant la personnalité du Prophète, tels que celui-ci, provenant de son épouse Aisha :

« Le messager de Dieu n’était jamais vulgaire ni indécent, et n’élevait jamais la voix lorsqu’il se trouvait au marché.  Il ne répondait jamais aux abus d’autrui en les abusant à son tour.  Il était plutôt tolérant et indulgent. »

La description physique du Prophète a été faite par plusieurs de ses compagnons, dont Anas :

« Le messager de Dieu n’était ni grand ni petit.  Sa peau n’était ni très claire ni foncée.  Et ses cheveux n’étaient ni très bouclés ni raides. »

Le lien entre la sounnah et la révélation

La sounnah est la révélation de Dieu à Son prophète.  Dieu dit, dans le Coran :

« … rappelez-vous le bienfait dont Dieu vous a gratifiés, ainsi que ce qu’Il vous a révélé du Livre et de la sagesse, par lesquels Il vous exhorte. » (Coran 2:231)

La sagesse dont il est question dans ce verset fait référence à la sounnah.  Le grand juriste ash-Shafi’i a dit : « Dieu mentionne le Livre, qui est le Coran.  J’ai entendu, de personnes que je considère comme des autorités en matière de Coran, que la sagesse est la sounnah du messager de Dieu (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui). »  Dieu a dit :

« Dieu a vraiment fait une faveur aux croyants en leur envoyant un messager issu d’eux-mêmes, qui leur récite Ses révélations, les purifie de leurs péchés et leur enseigne le Livre et la sagesse… » (Coran 3:164)

Il est clair, à la lecture du verset ci-dessus, que Dieu a révélé à Son prophète à la fois le Coran et la sounnah, et qu’Il lui a ordonné de transmettre ces deux révélations aux hommes.  Des hadiths attestent du fait que la sounnah est une révélation.  Mak’hool a rapporté que le messager de Dieu a dit :

« Dieu m’a donné le Coran et ce qui lui ressemble de la sagesse. »

Al-Miqdam b.Ma’di Karab a rapporté que le messager de Dieu a dit :

« J’ai reçu le Livre et quelque chose qui lui est similaire. »

Hisan b.Atiyyah a rapporté que l’archange Gabriel venait voir le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) avec la sounnah, de la même façon qu’il venait le voir pour lui transmettre le Coran.

Les opinions du Prophète ne se résumaient pas à ses pensées personnelles ou à son jugement sur une affaire; elles provenaient de la révélation de Dieu.  Le Prophète, on l’avait compris, était différent du commun des mortels; il était soutenu par la révélation.  Lorsqu’il usait de son raisonnement et que son jugement était bon, Dieu le confirmait; et s’il commettait une erreur, Dieu la corrigeait et le guidait vers la vérité.

C’est pour cette raison que l’on rapporte qu’un jour, le calife ‘Omar dit, du haut de sa chaire : « Ô vous qui m’écoutez!  Les opinions du messager de Dieu étaient bonnes uniquement parce que Dieu les lui révélait.  Quant à nos opinions, elles ne constituent que des pensées personnelles et des conjectures. »

La révélation reçue par le Prophète était de deux types :

A.    Révélation instructive : Dieu l’informait d’une chose par le biais de la révélation et ce, par divers moyens, tel que mentionné dans le verset coranique suivant :

« Il n’a été (donné) à aucun mortel que Dieu s’adresse à lui autrement que par révélation ou de derrière un voile, ou encore par l’envoi d’un messager, [un ange], qui révèle, avec Sa permission, Ses volontés à l’homme.  Certes, (Dieu) est le Très-Haut, le Sage. » (Coran 42:51)

Aisha a rapporté qu’al-Harith b.Hisham demanda un jour au Prophète de quelle façon il recevait la révélation.   Ce dernier lui répondit :

« Parfois, l’ange vient à moi dans un bruit de tintement de clochette et c’est la forme la plus éprouvante, pour moi.  Je sens comme un poids sur moi et je retiens ce que me dit l’ange.  Parfois encore, l’ange vient vers moi sous la forme d’un homme; il me parle et je mémorise tout ce qu’il me dit. »

Aisha dit :

« Je l’ai vu, lors d’une journée très froide, alors que la révélation descendait sur lui.  Lorsque ce fut terminé, son front était couvert de sueur. »

Il arrivait que des gens viennent poser une question au Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) et qu’il demeure silencieux jusqu’à ce qu’une révélation descende au sujet de la question posée.  Par exemple, les païens de la Mecque l’interrogèrent au sujet de l’âme, mais il demeura silencieux jusqu’à ce que Dieu révèle :

« Et ils t’interrogent au sujet de l’âme.  Dis : « L’âme relève de l’ordre de mon Seigneur; et on ne vous a donné que bien peu de connaissances. » (Coran 17:85)

On l’interrogea aussi sur la façon dont devait être divisé l’héritage, mais il ne répondit rien, jusqu’à ce que Dieu révèle :

« Voici ce que Dieu vous enjoint au sujet de (l’héritage à transmettre) à vos enfants… » (Coran 4:11-12)

B.    Révélation affirmative : Ce sont les fois où le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a usé de son jugement personnel.  Si son jugement était bon, la révélation venait le confirmer; et s’il était mauvais, la révélation venait le corriger, devenant ainsi une révélation instructive.  La seule différence, dans ces cas, étant que la révélation était le résultat d’une action faite par le Prophète.

Lorsque le Prophète prenait une décision personnelle sur un cas particulier, Dieu approuvait sa décision par révélation si sa décision était bonne.  Et si Dieu n’aimait pas la décision qu’il avait prise, il la corrigeait par révélation afin de protéger l’intégrité de la religion.  Car jamais Dieu n’aurait permis à Son messager de transmettre aux gens une information erronée, qui les aurait menés vers l’erreur à leur tour.  Cela aurait contredit la sagesse d’envoyer des messagers aux gens, lesquels auraient alors eu des arguments contre Dieu.  Le Prophète était donc protégé contre ses propres erreurs, la révélation le corrigeant au fur et à mesure.

Les compagnons du Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) savaient que son approbation tacite équivalait à l’approbation de Dieu, car du vivant du Prophète, s’ils faisaient quoi que ce soit de contraire à l’islam, la révélation descendait pour condamner leur acte.

Par exemple, Jabir, un des compagnons du Prophète, raconte : « Nous avions l’habitude de pratiquer le coïtus interruptus[1]  du temps du messager de Dieu. »  Soufyan, un des narrateurs de ce hadith, l’a ainsi commenté : « Si une chose comme celle-là avait été interdite, le Coran l’aurait prohibée. »


Footnotes:

[1] Coïtus interruptus : durant l’acte intime, le retrait du pénis avant l’éjaculation.

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Une analyse logique de ces allégations

Comme nous l’avons mentionné plus tôt, Mohammed a déclaré : « Je suis le messager de Dieu ». Soit il a dit la vérité, soit il a menti. Nous commencerons par la deuxième supposition et nous étudierons les idées reçues et les questions soulevées par les sceptiques passés et présents. Lorsqu’elles auront toutes été logiquement réfutées, il ne restera plus que la dernière possibilité, c’est-à-dire qu’il a dit la vérité. Nous verrons également ce que le Coran dit à ce sujet.

Était-il un menteur?

Est-il possible pour un menteur de prétendre, sur une période de 23 ans, et avec une certitude inébranlable, qu’il est un prophète au même titre qu’Abraham, Moïse et Jésus, qu’il n’y aura aucun autre prophète après lui et que l’Écriture avec laquelle il a été envoyé demeurera un miracle jusqu’à la fin des temps?

Tout menteur finit par faillir, à un moment ou l’autre, que ce soit avec un ami ou avec des membres de sa famille, il finit toujours par commettre une erreur. Son message, transmis sur une période de deux décennies, se contredira à l’occasion. Pourtant, il est mentionné dans l’Écriture même qu’il a transmise que cette dernière est dépourvue de contradictions; son message est demeuré cohérent et constant pendant toute la durée de sa mission, et alors même qu’il se trouvait, un jour, au cœur d’une bataille, il a répété et maintenu qu’il était prophète.[1]

L’histoire de sa vie est un livre ouvert qui a été préservé et qui est accessible à quiconque souhaite le lire. Avant l’islam, il était connu, parmi son peuple, comme un homme digne de confiance, honnête, intègre, qui ne mentait jamais.[2] C’est pour cette raison qu’on l’avait surnommé « al-Amine » (i.e. le digne de confiance). Il détestait le mensonge et mettait les gens en garde contre cette mauvaise habitude. Lui aurait-il été possible de mentir de façon constante 23 ans durant, de proférer un mensonge qui allait faire de lui un paria, alors qu’il était connu pour ne jamais avoir menti, ne fut-ce qu’une seule fois? Voilà qui va à l’encontre de la psychologie de tout fieffé menteur.

Pourquoi une personne mentirait-elle en revendiquant la prophétie? La réponse pourrait être :

1) La soif de célébrité, de gloire, de fortune et de statut social.

2) Le désir de progrès moral.

Mohammed a-t-il revendiqué la prophétie pour obtenir la célébrité, la gloire et un statut social élevé? Nous allons voir que c’est justement le contraire qui s’est produit. Avant la prophétie, Mohammed jouissait d’un statut enviable à tous les égards. Il était issu d’une des tribus et d’une des familles les plus nobles, et il était connu de tous pour son honnêteté et sa sincérité. Après avoir commencé à prêcher, il est devenu un paria. Durant treize ans, à la Mecque, lui et ses compagnons ont subi de graves tortures (dont plusieurs sont morts), ont été humiliés, sanctionnés et ostracisés.

Il y avait plusieurs autres façons, à l’époque, de s’attirer la gloire dans ce genre de société, la bravoure et la poésie en faisant partie. Si Mohammed avait prétendu avoir lui-même rédigé le Coran, cela aurait suffit pour que son nom et sa poésie soient gravés dans l’or et suspendus dans la Ka’aba jusqu’à la fin des temps, et il aurait été consacré par tous. Mais la réalité fut tout autre, car il a répété qu’il n’était pas l’auteur de cette révélation, qu’elle provenait de Dieu, ce qui lui a valu d’être ridiculisé, tant à son époque que de nos jours.

Le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) était l’époux d’une riche commerçante et il jouissait d’un certain confort matériel. Mais après le début de sa mission prophétique, il est devenu l’un des hommes les plus pauvres de son peuple. Des jours entiers s’écoulaient sans qu’un feu ne soit allumé, chez lui, pour cuire des aliments, et une fois, la faim le poussa à se rendre à la mosquée, où il espérait trouver quelque chose à manger.

Les leaders de la Mecque, à l’époque, lui avaient offert les plus grandes richesses pour qu’il cesse de prêcher son message. Mais pour toute réponse, il leur avait récité les versets 1 à 38 de la sourate foussilat (41) du Coran, dont voici quelques extraits :

« Certes, ceux qui disent : « Notre Seigneur est Dieu » et qui se tiennent sur le droit chemin, les anges descendent sur eux et (leur) disent : « Ne craignez rien et ne vous affligez pas; mais recevez la bonne nouvelle du Paradis qui vous est promis. Nous sommes vos alliés (et protecteurs) en ce monde et dans l’au-delà. Là, vous obtiendrez (tout) ce que votre âme désire et (tout) ce que vous réclamerez. Un lieu d’accueil du Pardonneur, du Tout Miséricordieux. » Et qui tient meilleur langage que celui qui appelle [les autres] vers le Seigneur, fait le bien et dit : « Certes, je suis du nombre des musulmans (soumis à Dieu) » ? La bonne action et la mauvaise ne sont pas égales. Repousse le mal par ce qui est meilleur, et voilà que celui qui te traitait en ennemi (devient) un ami intime. Mais [ce privilège] n’est donné qu’à ceux qui sont patients et à ceux qui ont reçu une grâce immense. » (Coran 41:30-35)

Quant à ceux qui affirment que Mohammed a menti et prétendu être prophète dans l’espoir d’instaurer une réforme morale et religieuse dans une société pleine de vices et de corruption, cet argument ne tient pas la route, car comment peut-on espérer réformer moralement une société en commençant par un mensonge? Si Mohammed était si désireux de prêcher de bonnes valeurs morales et l’adoration d’un Dieu unique, tout en y adhérant lui-même, aurait-il pu se mentir à lui-même durant tout ce temps? Si nous répondons qu’il est impossible de se mentir et de se conformer à ses propres mensonges durant une aussi longue période sans jamais se contredire, alors c’est qu’il ne pouvait que dire la vérité. Et la seule autre possibilité est qu’il était fou…

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Footnotes:
[1] Sahih Al-Boukhari
[2] ‘Muhammad: His Life Based on the Earliest Sources’, par Martin Lings, p. 34.

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C’est en fonction de leurs besoins que Dieu facilite les choses aux hommes; Il les rend plus accessibles au fur et à mesure que leurs besoins augmentent.  L’air, l’eau et le soleil sont nécessaires à la survie humaine et c’est pourquoi Dieu les a rendus disponibles à tous.  Mais le plus grand besoin de l’homme est  celui de connaître son Créateur; et Dieu lui a rendu cette tâche facile.  Les preuves de l’existence de Dieu sont de natures diverses.  Les choses de la création sont, chacune à sa façon, des preuves de l’existence de leur Créateur.  Certaines preuves sont si évidentes que le commun des mortels est capable d’y voir l’œuvre du Créateur, comme c’est le cas pour le cycle de la vie et de la mort, par exemple.  D’autres voient l’œuvre du Créateur dans les théorèmes mathématiques, les constantes universelles de la physique ou le développement embryonnaire :

« Certes, dans la création des cieux et de la terre, dans l’alternance de la nuit et du jour, il y a des signes pour les gens doués d’intelligence… » (Coran 3:190)

Et comme pour l’existence de Dieu, les hommes ont besoin de preuves pour établir la véracité des prophètes qui ont parlé en Son nom.  Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui), comme les autres prophètes avant lui, a soutenu qu’il était un prophète de Dieu et, dans son cas, le dernier des prophètes envoyés par Dieu.  Les preuves le confirmant sont nombreuses.  Certaines sont très évidentes tandis que d’autres se révèlent à l’issue d’une profonde réflexion.

Dieu dit, dans le Coran :

« Ne suffit-il pas que ton Seigneur soit témoin de toute chose? » (Coran 41:53)

Le témoignage de Dieu en soi est suffisant et se passe de preuves supplémentaires.  Il se révèle par :

(a) Les révélations qu’Il a faites aux prophètes précédents, dans lesquelles la venue de Mohammed était prophétisée.

(b)            Les actes de Dieu comme tels, c’est-à-dire Ses signes et miracles par lesquels Il a soutenu la revendication de Mohammed.

Comment cela s’est-il passé aux premiers jours de l’islam?  Comment les premiers croyants ont-ils été convaincus que Mohammed était véritablement le prophète de Dieu?

La première personne à croire en la mission prophétique de Mohammed fut sa propre épouse, Khadija.  Lorsqu’il revint chez lui tremblant de peur après avoir reçu, pour la première fois, la révélation divine, il trouva réconfort auprès d’elle :

« Jamais!  Par Dieu, jamais Dieu ne te déshonoreras!  Tu gardes de bonnes relations avec tes parents et amis, tu aides les pauvres et les miséreux, tu sers généreusement tes invités, et assiste ceux qui sont victimes de calamités. » (Sahih al-Boukhari)

Elle voyait en son mari un homme que jamais Dieu n’humilierait à cause de ses nombreuses vertus, dont l’honnêteté, la justice et l’assistance aux pauvres.

Son ami le plus proche, Abou Bakr, qui le connaissait depuis toujours et qui avait à peu près le même âge que lui, a cru dès l’instant où il a entendu de la bouche de Mohammed : « Je suis le messager de Dieu », sans attendre de confirmation ultérieure, car le livre ouvert que constituait jusque-là la vie de son ami lui suffisait.

Une autre personne qui a répondu à son appel sur-le-champ fut ‘Amr b. Abasa Soulami.  Il raconte :

« Avant l’islam, je croyais que les gens étaient dans l’erreur et qu’ils ne suivaient pas la bonne voie, car ils adoraient des idoles.  Puis, j’entendis parler d’un homme qui prêchait à la Mecque, alors j’allai le voir et je lui demandai : « Qui es-tu? »  Il me répondit : « Je suis un prophète ».  Et moi de demander : « Qu’est-ce qu’un prophète? »  Et lui de répondre : « Dieu m’a envoyé. »  Je lui demandai alors : « Avec quoi t’a-t-Il envoyé? »  Il me répondit : « J’ai été envoyé pour unir les liens de parenté, pour détruire les idoles et pour proclamer l’unicité de Dieu afin que rien ne Lui soit associé (dans l’adoration). »  Je dis : « Qui est avec toi [i.e. qui te suit]? »  Il me dit : « Un homme libre et un esclave [faisant référence à Abou Bakr et à Bilal, un esclave qui avait embrassé l’islam]. »  Je dis enfin : « J’ai l’intention de te suivre. » (Sahih Mouslim)

Dimad était un guérisseur du désert qui intervenait surtout dans les cas de maladies mentales.  Lors d’une de ses visites à la Mecque, il entendit des Mecquois affirmer que Mohammed était fou!  Confiant en ses capacités, il se dit en lui-même : « Si j’arrive à rencontrer cet homme, peut-être Dieu le guérira-t-Il par mon intermédiaire. »  Dimad rencontra le Prophète et lui dit : « Mohammed, je suis capable de protéger celui qui souffre d’une maladie mentale ou qui est victime de sorcellerie, et Dieu guérit qui Il veut par mon intermédiaire.  Souhaites-tu être guéri? »  Le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) répondit en commençant par les paroles qu’il utilisait habituellement au début de ses sermons :

« Toutes les louanges et tous les remerciements sont pour Dieu.  Nous Le louons et nous implorons Son aide.  Celui que Dieu guide, nul ne peut l’égarer; et celui qu’Il laisse s’égarer, nul ne peut le guider.  J’atteste que nul ne mérite d’être adoré en dehors de Dieu; Il est Unique, Il n’a aucun associé, et Mohammed est Son serviteur et messager. »

Dimad, saisi par la beauté de ces paroles, lui demanda de les répéter, puis il dit : « J’ai entendu les paroles des devins, des sorciers et des poètes, mais jamais je n’ai entendu de telles paroles; elles atteignent les profondeurs des océans.  Donne-moi ta main afin que je te prête serment d’allégeance. »[1]

Après que Gabriel eût transmis la première révélation au Prophète, son épouse Khadija l’amena voir son vieux cousin, Waraqa bin Nawfal, un érudit chrétien, afin de discuter de ce qui venait de se produire.  Waraqa reconnut Mohammed, car il avait lu dans la Bible les prophéties qui faisaient référence à lui, et il confirma :

« Il s’agit du même Gardien des Secrets [i.e. l’Ange Gabriel] qui vint voir Moïse. »  (Sahih al-Boukhari)

Le visage d’une personne se révèle souvent être une fenêtre sur son âme.  Abdoullah bin Salam, chef des rabbins de Médine, à l’époque, regarda Mohammed, lorsque ce dernier arriva à Médine, et s’exclama :

« Dès le moment où je vis son visage, je sus que ce n’était pas le visage d’un menteur! » (Sahih al-Boukhari)

Nombreux sont ceux, dans l’entourage du Prophète, qui bien qu’ils n’acceptèrent pas l’islam, ne doutèrent jamais de son caractère véridique; pour la plupart, ils refusèrent d’embrasser l’islam pour des raisons diverses.  Son oncle Abou Talib l’assista toute sa vie durant, reconnut la sincérité de Mohammed, mais refusa toujours d’abandonner la religion de ses ancêtres car il avait honte de renier son héritage et préférait ne pas compromettre son statut social.


Footnotes:

[1] Sahih Mouslim.

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