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Safiya au milieu des captives de Khaybar

La sixième année de l’hégire prit fin après que deux événements, l’un gai et l’autre triste, eurent lieu dans la Maison du Prophète . Ce fut d’abord le mariage avec Juwayriya et ensuite l’affaire du collier de ‘Aïsha. Il eut ensuite le pacte de Hudaybiyya signé avec les associateurs.

Au début de la septième année de l’Hégire, le Prophète  se prépara à affronter, dans une bataille décisive, les Juifs qui l’avaient trahi dans celle du « Fossé ». Il fallait mettre un terme à cette menace des Juifs qui exploitaient la moindre occasion pour, pensaient-ils, détruire les assises de l’Islam.

Au cours de la seconde moitié de Muharram, l’Envoyé de Dieu  se dirigea, à la tête de ses troupes, vers Khaybar, siège de ses ennemis irréductibles. Les musulmans sortirent victorieux après avoir détruit les forteresses des Juifs, tués les hommes et capturé les femmes.

Parmi ces dernières, il y avait Safiya Bint Huyiya Ibn Akhtab , qui descendait de la branche de Aaron, frère de Moïse. Elle n’avait pas encore dix huit ans. En dépit de son jeûne âge, elle avait été mariée deux fois, d’abord avec le poète de son clan, Sallam Ibn Mashkam, et ensuite avec Kinana Ibn ar-Rabi’. Elle faisait partie des nombreuses captives que les musulmans firent à Khaybar.

Safiya contint sa douleur et s’efforça de garder sa dignité et son orgueil. Ce n’était pas le cas de sa cousines qui pleurait, se lamentait et jetait de la terre sur sa tête. Les deux femmes étaient traînées par Bilal. Le Prophète  s’approcha d’elles. Il les regarda avec pitié et compassion.

Il dit à Bilal :
– Je vois que tu t’es dépouillé de toute miséricorde en traînant ces deux femmes qui viennent de perdre leur mari.

Après quoi, il jeta sur Safiya son manteau, ce qui signifiait qu’il l’avait choisie pour lui.

Selon Anas, le Prophète  dit à Safiya :

– As-tu de quoi payer la rançon ?
– Cela était possible quand je vivais dans l’associationnisme. Comment pourrais-je le faire à présent que je vis en Islam.

Le Prophète  affranchit Safiya et l’épousa. Sa libération remplaçait la dot qu’il devait lui offrir. Pendant ce temps, la cousine continuait à se lamenter, en déchirant ses vêtements de désespoir.

Safiya entre dans la Maison du Prophète

Quand le calme fut revenu et que la peur de Safiya s’était quelque peu dissipé, il porta celle ci derrière lui sur son chameau et se dirigea vers Médine. A mi-chemin, il s’arrêta. Il constata que Safiya était plus sereine. Cette dernière était donc prête pour le mariage. Une coiffeuse vint la peigner, la maquiller et la parfumer. Les effets de la tristesse et de la souffrance disparurent complètement. Ce n’était plus la femme sortie du blocus de Khaybar, captive et humiliée.

A l’occasion de ce mariage, un banquet avait été organisé. Les invités mangèrent les bonnes choses prises de Khaybar jusqu’à satiété. Après quoi,le Prophète  reprit le chemin de Médine, ayant toujours à l’esprit le premier refus de Safiya de le prendre comme époux. Mais elle lui raconta un songe qu’elle avait fait avant la prise de Khaybar : La nuit de son mariage avec Kinana Ibn Rabi’, elle vie en rêve une lune se poser sur ses genoux. Elle le raconta à son mari qui lui dit en colère : En vérité, tu désires Muhammed, le roi du Hijaz.

Le Prophète  se réjouit de cette nouvelle. Il comprit qu’à présent, elle l’acceptait comme époux. Il ne voulait pas lui montrer sa satisfaction. Aussi lui demanda-t-il la raison de son premier refus. Elle lui dit :

– J’avais peur pour ta sécurité tant que tu étais encore proche du lieu ou se trouvaient les Juifs.

Les souvenirs de Safiya

Safiya se remémorait les discussions des membres de sa famille qiu parlaient de leur Livre annonçant la venue d’un Prophète. Elle se rappelait leur haine et leur déception quand ce Prophète  émigra à Médine alors que cela aurait dû être pour eux une bonne nouvelle.

Safiya se rappelait encore quand son père et son oncle paternel partirent à la rencontre de ce Prophète, entrant triomphalement à Médine. Ils ne revinrent qu’au coucher du soleil. Ils arrivèrent exténués et abattus par cette apparition. Safiya s’approcha d’eux pour entendre leur discussion. Ses deux parents étaient tellement soucieux qu’ils ne firent pas attention à sa présence. Elle entendit son oncle dire à son père :

– Est-ce bien lui le Prophète attendu ?

Ayant reçu une réponse affirmative, il insista :

– Tu l’as bien reconnu et tu en as la preuve ? Si c’est le cas, que ressens-tu à présent ?
– Par Dieu ! Mon animosité à son égard demeure et persiste, répondit le père de Safiya.

L’empoisonnement du Prophète

Pendant ce temps, les musulmans n’avaient pas oublié l’acte perfide d’une femme juive de Khaybar, à savoir Zaynab Bint al-Harith, épouse de Sallâm Ibn Mishkam, un des chefs du clan des juifs de Khaybar. Elle entra chez le Prophète alors que celui-ci se sentait tranquille depuis la reddition des Juifs et la conclusion de leur accord. Cette femme lui présenta un rôti d’agneau empoisonné après avoir demandé à ses Compagnons : « Quelle est la partie préférée de l’Envoyé de Dieu? » Aussi força-t-elle la dose de poison dans la partie concernée.

Le Prophète  ne mangea qu’une partie du rôti et donna l’autre à un de ses Compagnons Bishr Ibn-Barra. Après quoi, il dit : « L’os de ce rôti me dit qu’il est empoisonné! » Il appela la femme de Sallam qui reconnut avoir empoisonné la viande en disant :

– Je me suis dis : si c’est vraiment un Prophète, il en sera averti. Si ce n’est qu’un roi, je me serais débarrassé de lui.

Le Prophète  ne prit aucune mesure contre elle. Cependant, son compagnon, qui avait mangé une partie du rôti, mourut des conséquences de l’empoisonnement.

La vie familiale

Sur le chemin du retour à Médine, la chamelle, qui portait Safiya, trébucha et fit tomber celle-ci. Les femmes y virent un mauvais présage et dirent qu’il fallait éloigner d’eux cette Juive. Aussi, le Prophète  préféra ne pas faire entrer Safiya parmi ses autres épouses. Ainsi, il l’emmena chez un de ses Compagnons, Harith Ibn an-Na’man. Les femmes Ansarites se précipitèrent pour aller admirer la beauté de cette Juive. Entre temps, le Prophète  reconnut ‘Aisha, le visage entièrement recouvert, qui marchait d’un pas précipité. De loin, il la suivit du regard. Il la vit entrer dans la maison d’al-Harith Ibn Nu’am. Il l’attendit jusqu’au moment où elle ressortit. Il alla vers elle et la saisit par son vêtement en lui disant : « Comment l’as-tu trouvé, ô la rousse ? »

La jalousie de ‘Aisha se manifesta et, haussant les épaules, elle répondit :

– J’ai vu la Juive.
– Ne dis pas cela car elle a embrassé l’Islam et son islam est bon.

‘Aisha ne fit aucun commentaire et se dirigea à la maison où Hafsa l’attendait avec impatience pour connaitre l’opinion qu’elle avait sur la nouvelle mariée. ‘Aisha ne nia pas que Safiya était d’une grande beauté. Elle lui raconta aussi que leur époux la surprit à la sortir de la maison d’al-Harith ainsi que la discussion qu’elle eut avec lui.

En arrivant dans la maison du  Prophète , Safiya trouva deux groupes de femmes qui l’attendaient. D’un côté, il y avait ‘Aisha, Hafsa et Sawdah et de l’autre, les autres femmes dont Fatima az-Zahra. C’était comme si ces deux groupes lui demandaient de quel clan elle allait faire partie. Il lui était difficile de choisir entre l’épouse préférée du Prophète et sa fille bien aimée. Aussi, décida-t-elle de ne pas prendre position pour l’une ou l’autre mais d’entretenir plutôt de bons rapports avec toutes les femmes qu’elles soient dans un clan ou dans l’autre.

Cependant, Safiya ne pouvait s’attendre à aucun mal de la part de Fatima car celle-ci n’avait nullement l’intention de participer à ces antagonismes de femmes. Au contraire, elle rechercait la paix morale de son père.

La crainte de Safiya ne pouvait venir que de la jalousie de ‘Aisha qui ne supportait pas qu’une belle femme puisse venir s’associer à elle à l’intérieur de la Maison de l’Elu de Dieu. En effet, l’épouse préférée du Prophète, Hafsa et les autres femmes s’enorgueillissaient de leur appartenance à la famille des Qurayshites et des Arabes. Quant à Safiya, elle n’était qu’une juive donc une étrangère et une intruse.

Quand à Safiya entendait les critiques et les sous-entendus de Aisha et Hafsa, elle se plaignait au Prophète  en pleurant. Elle lui disait :

– Comment peuvent-elles prétendre être meilleure que moi alors que Muhammad est mon mari, mon père est Aaron et mon oncle paternel est Moïse ?

L’Envoyé de  Dieu  sentait que Safiya était considérée comme une étrangère dans sa Maison. Aussi ne se privait il pas de la défendre auprès des autres femmes, chaque fois que l’occasion se présentait.

Au cours d’un voyage, le Prophète  était accompagné de Safiya et de Zaynab bint Jahsh. Chemin faisant, le chameau de la première se blessa et ne pouvait plus supporter un poids sur son épaule. Heureusement que le palefrenier de zaynab était spacieux et qu’il pouvait contenir deux personnes. Le Prophète  lui demanda alors de cédé un espace à Safiya. Zaynab répondit avec hauteur et orgueil :

– Moi, donner une place à cette juive !

Cette réflexion fâcha l’Envoyé de Dieu. Il bouda Zaynab deux mois ou même trois sans jamais l’approcher.

Safiya ne fut jamais privée de la protection de son mari jusqu’à la mort de ce dernier. Alors que le Prophète  se trouvait atteint de cette maladie qui allait l’emporter, toutes les Mères des croyants se réunirent autour de son lit. Safiya dit, en cette occasion :

– Je jure par Dieu ô Messager de Dieu ! J’aurai aimé être atteinte à ta place du mal qui te fait souffrir.

Les autres femmes se regardèrent en se jetant des clins d’oeil, comme pour se dire que Safiya ne pensait pas ce qu’elle disait. Le Prophète  surprit leurs regards. Aussi leur dit-elle :

– Cessez de faire des clins d’oeil entre vous. Je jure par Dieu que les paroles de Safiya sont sincères.

A la mort du Prophète, Safiya perdit cette protection. Les gens n’avaient pas oublié qu’elle était d’origine Juive. Ils ne manquaient pas de la harceler, de temps à autre, pour lui rappeler ses origines, en dépit de la sincérité de son islam et de sa qualité d’épouse de l’Elu de Dieu. Ce fut ainsi qu’une de ses servantes alla voir l’Emir des Croyants, ‘Umar Ibn al-Khattab pour lui rapporter que Safiya pratiquait le Sabbat et priait à la manière des Juifs. Ce n’était, en réalité, qu’un pur mensonge, une invention destinée seulement à porter préjudice à sa maîtresse.

Le calife interrogea la Mère des croyants pour connaître la vérité. Safiya lui répondit :

– Quant au Sabbat, je ne l’aime plus depuis que Dieu me l’a fait remplacer par le vendredi. Quant à être Juive, je ne peux pas nier cette origine puisque je suis d’origine Juive.

Lorsque Safiya interrogea sa servante sur les raisons qui la poussèrent à lancer contre elle de telles calomnies, elle reçut cette réponse :

– C’est Satan.

Safiya la congédia en décidant de la libérer de son asservissement :

– Pars d’ici, lui dit-elle, tu es libre !

Lors de la grande fitna, qui aboutit à l’assassinat de ‘Uthman, Safiya prit ouvertement position pour ce dernier. Ainsi, quand le troisième calife de l’Islam était encerclé par ses assaillants, elle allait, elle-même lui porter à manger et à boire.

Safiya  mourut sous le califat de Mu’awiyya et fut enterrée au cimetière d’al-Baqi avec toutes les autres Mères des croyants.

Islammedia 2011

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LA RÉCOMPENSE DIVINE

Allah avait promis une récompense énorme à tous ceux qui, à Houdaybiya, avaient prêté serment d’allégeance au Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui).  Ce serment était connu sous le nom de Bey’at Rizwan, c’est-à-dire le « serment du Paradis ».  Comme ils s’étaient soumis à Allah et à Son Messager durant ce moment de crise, Allah leur avait annoncé une victoire prochaine, ainsi qu’un butin qu’ils allaient pouvoir se partager. 

« Allah a très certainement agréé les croyants quand ils t’ont prêté le serment d’allégeance sous l’arbre.  Il a su ce qu’il y avait dans leur cœur,  a fait descendre sur eux la quiétude et Il les a récompensés par une victoire proche ainsi qu’un abondant butin qu’ils ramasseront.  Allah est Puissant et Sage. (Coran, 48:18-19)

La conquête de Khaybar allait servir de prélude à plusieurs victoires subséquentes. Khaybar était une colonie juive[1] comprenant de nombreuses citadelles, dont certaines avaient été construites sur des sommets de montagnes, ce qui les rendait pratiquement imprenables.  Il s’agissait du dernier bastion juif en Arabie, mais il était redoutable.  Impatients de venger leurs frères de Médine après ce que leur avaient fait subir les musulmans, les juifs de Khaybar étaient prêts à dépenser toute leur fortune pour inciter les tribus arabes voisines à faire la guerre au Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) et à ses compagnons. Comme ils s’étaient ligués avec la tribu de Ghatfan et qu’ils avaient ensemble conçu un plan pour attaquer les musulmans, le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) avait décidé d’agir contre eux.[2]  Il croyait le temps venu de mettre un terme à leurs complots une fois pour toutes, afin de pouvoir concentrer son attention sur des choses beaucoup plus importantes.  Khaybar était situé à environ 112 kilomètres au nord-est de Médine.

LE PROPHÈTE À LA TÊTE DE L’ARMÉE

Après son retour de Houdaybiya, le Messager (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) demeura à Médine durant tout le mois de Dhoul-Hijja, ainsi que la moitié du mois de Mouharram, après quoi il partit, avec son armée, en direction de Khaybar.

‘Amr bin al-Akhw’a, l’un des compagnons qui accompagnaient le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) lors de cette expédition, récita, en cours de route, les vers suivants :

Nous n’aurions jamais été guidés si ce n’était d’Allah

Ni donné en charité ni glorifié notre Seigneur.

Nous sommes ceux qui, lorsque attaqués ou traités injustement, résistent.

Donnes-nous la paix intérieure

Et devant l’ennemi, raffermis notre détermination.[3]

Le nombre de combattants qui participaient à l’expédition de Khaybar s’élevait à 1400, incluant 200 cavaliers.  Tous ceux qui étaient restés derrière à Houdaybiya, permission leur fut refusée de participer à cette expédition.  Vingt femmes accompagnaient également le groupe afin de soigner les blessés et préparer la nourriture pour les hommes.

Le Messager (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) fit une halte à Raj’i, un wadisitué entre Khaybar et Ghatfan, pour tenter de couper toute communication entre les deux alliés.  Les juifs avaient d’autres tribus confédérées, mais la halte du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) à Raj’i les força toutes à rester chez elles plutôt que de tenter de renforcer les juifs.  C’est ainsi que la route menant à Khaybar fut libérée et que les musulmans purent l’emprunter sans problème.

Le Messager (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) demanda à ce que l’on procure de la nourriture à l’armée, mais aucune nourriture n’était disponible à part du maïs grillé.[4]  Lorsqu’il fut tout près d’arriver à Khaybar, il leva les mains au ciel et invoqua et pria Allah de les aider à conquérir cette colonie et il chercha protection auprès de Lui contre le mal de ses habitants.  Le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) avait l’habitude de ne jamais passer à l’offensive durant la nuit, et d’attendre le point du jour pour le faire; et s’il entendait l’appel à la prière, il accomplissait d’abord la prière.  C’est donc ce qu’il fit, en cette occasion : il attendit toute la nuit et ordonna l’offensive avant même l’appel à la prière.  Les musulmans arrivèrent face à face avec les travailleurs de Khaybar qui sortaient avec leurs pelles et leurs paniers.  Dès qu’ils aperçurent le Messager (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) et son armée, ils prirent la fuite en criant : « Mohammed et son armée! ».  Le Messager (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) dit : « Allah est Grand!  Et Khaybar est détruite.  Quand nous leur tomberons dessus, ce sera alors un mauvais matin, pour ceux qui auront été avertis! ». [5]

LE COMMANDANT VICTORIEUX

Le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) et son armée attaquèrent immédiatement les forteresses et les abattirent les unes après les autres.  Marhab, le fameux chef militaire juif, s’était réfugié dans l’une de ces citadelles. Elle était particulièrement inexpugnable et les premières attaques contre elle demeurèrent vaines.  À ce moment-là, ‘Ali souffrait d’un problème ophtalmique.  Le Messager (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) dit alors : « Demain, je donnerai l’étendard à un homme qui aime Allah et Son Messager, et il conquerra la forteresse. »  Ces paroles plongèrent chaque compagnon dans une attente mêlée d’espoir, chacun souhaitant se voir remettre le drapeau.  Le lendemain, le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) convoqua ‘Ali, souffla un peu de sa salive dans les yeux de ce dernier et pria pour son succès.  Les yeux de ‘Ali furent guéris spontanément, après quoi l’étendard lui fut remis[6] et il lui fut ordonné de combattre les juifs jusqu’à ce qu’ils soient anéantis.  Le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) dit à ‘Ali : « Va et encercles-les.  Commence par les inviter à l’islam; explique-leur leurs obligations envers Allah.  Je jure par Allah que même si un seul homme est guidé à l’islam par ton intermédiaire, cela sera meilleur pour toi que les chameaux roux. » (qui étaient parmi les meilleurs chameaux de l’époque).[7] 

 ‘ALI AFFRONTE MARHAB, LE GRAND GUERRIER JUIF

Lorsque ‘Ali s’approcha de la citadelle, Marhab en sortit à cheval, protégé par son armure et son bouclier, et récitant un poème louant son courage.  ‘Ali se précipita dans sa direction et ils se jetèrent l’un sur l’autre, chacun fendant l’air avec son épée.  Puis ‘Ali plongea son arme dans la tête de Marhab; elle transperça son casque, puis sa tête, jusqu’à ce que son visage soit littéralement coupé en deux.[8]

Par ailleurs, Mohammed bin Maslama se battit très courageusement à Khaybar et tua plusieurs guerriers juifs bien connus.

UNE RÉCOMPENSE FACILEMENT ACQUISE

Peu avant l’offensive des musulmans sur Khaybar, un esclave, qui avait pour mission de surveiller les troupeaux de son maître juif, demanda aux juifs où ils allaient lorsqu’il les vit courir dans tous les sens, armés jusqu’aux dents.  Ils lui répondirent qu’ils allaient combattre cet homme qui prétendait être prophète.  Curieux, l’esclave alla voir le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) et l’interrogea sur la religion qu’il prêchait.  Le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) répondit : « Je t’invite à embrasser l’islam, i.e. à attester qu’il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah et que je suis Son Messager.  Tu dois t’engager à ne servir nul autre qu’Allah. »  « Si j’accepte tout cela, comme tu dis » demanda l’esclave, « et que je mets toute ma foi en Allah, qu’est-ce que j’aurai en retour? ».  Le Messager (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) répondit : « Si tu meurs tout en étant croyant, tu entreras au Paradis. ». L’esclave embrassa l’islam et demanda au Messager : « Que dois-je faire avec ce troupeau?  On m’en a confié à responsabilité. »  Le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) lui dit d’abandonner les chèvres dans le champ près de la citadelle et qu’Allah les guiderait vers leur maître.  L’esclave obéit au Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) et les chèvres retournèrent d’elles-mêmes à leur maître.  Par ailleurs, ce dernier finit par apprendre que son esclave s’était converti à l’islam et faisait maintenant partie des rangs musulmans.

Avant que les musulmans ne passent à l’offensive, le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) exhorta ses hommes à se battre par amour pour Allah.  L’esclave accompagna les musulmans lorsqu’ils marchèrent sur Khaybar et fut tué au cours de la bataille qui suivit.  Lorsque les musulmans ramenèrent son corps, le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) lui jeta un coup d’œil et, se tournant vers ses compagnons, leur dit : « Allah a béni cet homme et l’a fait venir à Khaybar.  J’ai vu deux houris se tenant à ses côtés [au Paradis], malgré le fait qu’il ne se soit jamais prosterné à Allah. ».[9]

 « JE NE SUIS PAS VENU À TOI POUR CELA »

Toujours avant l’offensive, un bédouin vint voir le Messager (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) et, après avoir embrassé l’islam, exprima son souhait de l’accompagner dans son expédition.  Le Messager (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) demanda à quelques-uns de ses compagnons de prendre soin de lui et de voir à ce qu’il ne manque de rien.  Plus tard, au moment où les musulmans abattaient l’une des forteresses et y trouvaient un important butin, le bédouin était entrain de faire paître un troupeau de bêtes.  Le butin fut distribué parmi les combattants et la part du bédouin fut mise de côté.  Lorsqu’elle lui fut remise, il l’apporta au Messager (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) et lui demanda ce que c’était.  Le Messager (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) lui expliqua qu’il s’agissait de sa part du butin de guerre, mais le bédouin lui répondit : « Je ne suis pas venu à toi pour cela. »  Et, pointant sa gorge avec son doigt, il poursuivit : « Je t’ai suivi dans l’espoir d’être atteint à la gorge par une flèche et d’aller ensuite au Paradis. »  Le Messager (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) lui répondit : « Si c’est ce que tu désires, Allah fera en sorte que cela se produise. »

Puis, quelques jours plus tard, au cours d’une bataille, à Khaybar, on trouva le corps du bédouin parmi ceux qui avaient été tués.  Le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) demanda : « Est-ce bien le même homme? »  Lorsque les gens autour de lui confirmèrent que c’était bien lui, il dit : « Il a été fidèle à Allah et Allah a réalisé son souhait. »  Puis il enveloppa le corps du bédouin dans son propre manteau et offrit la prière funéraire pour lui.  Par la suite, il dit : « Ô Allah!  Ton serviteur avait émigré dans Ton sentier et a été tué par amour pour Toi.  J’en suis témoin. ».[10]

Les gens de Khaybar étaient cernés dans leurs forteresses, qui se mirent à tomber les unes après les autres.  Les juifs, incapables de supporter le siège plus longtemps, demandèrent un traité de paix.  Le Messager (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) voulait déplacer les juifs de Khaybar, mais ils l’implorèrent de les laisser demeurer sur place et cultiver leurs terres.  Ils invoquèrent le fait qu’ils étaient meilleurs fermiers et qu’ils connaissaient mieux la terre que quiconque.  Le Messager (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) ne voulait pas que ses compagnons travaillent la terre, car cela les aurait obligés à s’installer à cet endroit et à consacrer tout leur temps aux activités de la ferme.  Par conséquent, il permit aux juifs de conserver leurs fermes, mais à la condition que les musulmans reçoivent la moitié de leurs productions.  Une autre condition du traité stipulait également que cette entente pouvait être abrogée en tout temps et de façon unilatérale par le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui).[11]

Le Messager (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) confia la tâche du partage de la production à ‘Abdoullah bin Rawaha, qui divisait les produits en deux parts égales et demandait ensuite aux juifs de choisir la part qu’ils voulaient.  Les juifs firent souvent remarquer, à propos de son équité : « C’est sur une équité de ce genre que reposent les cieux et la terre. »[12]

LA TOLÉRANCE RELIGIEUSE

Le butin emporté par les musulmans à l’issue de la bataille de Khaybar incluait quelques copies des écritures juives.  Les juifs exprimèrent au Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) leur souhait de les récupérer; ce dernier accepta et ordonna qu’elles leur soient rendues.[13]

Un érudit juif, le Dr. Israel Welphenson, passant en revue la conquête de Khaybar, parle en ces termes de la façon magnanime dont le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) a traité les juifs :

Cet incident démontre à quel point le Prophète avait du respect pour leurs écritures.  Son attitude tolérante et pleine d’égards impressionna les juifs, qui jamais n’oublièrent que le Prophète n’avait pas traité leurs écritures à la légère.  Ils savaient comment les Romains, lorsqu’ils avaient envahi Jérusalem en 70 av. J.-C., avaient brûlé et piétiné leurs écritures.  Et les chrétiens fanatiques, qui avaient persécuté les juifs en Espagne, avaient également brûlé toutes leurs écritures.  C’est là la grande différence que l’on constate entre ces conquérants et  le Prophète de l’islam.[14] 

LE RETOUR DE JA’AFAR BIN ABI TALIB

Ja’afar bin Abi Talib, le cousin du Messager (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui), accompagné d’autres émigrants, revint d’Abyssinie au moment où le Messager se trouvait toujours à Khaybar.  Ce dernier fut si content de le voir qu’il l’embrassa sur le front et lui dit : « Par Allah, je ne sais ce qui m’apporte le plus grand bonheur : la conquête de Khaybar ou le retour de Ja’afar! »[15]

UNE AUTRE CONSPIRATION JUIVE

C’est durant l’expédition de Khaybar que le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) fut victime d’une tentative d’empoisonnement.  Zaynab bint al-Harith, la femme de Salam bin Mishkam, offrit un morceau d’agneau rôti au Messager (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui), après s’être enquise du morceau qu’il préférait. Ayant appris qu’il préférait l’épaule, elle en prit un morceau, l’enduit de poison et le lui présenta.  Le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) en prit une bouchée, mais la recracha aussitôt, réalisant immédiatement que la viande avait été empoisonnée.

Le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) convoqua les juifs et leur demanda : « Direz-vous la vérité si je vous interroge sur quelque chose? ».  Ils dirent : « Oui. »  Il leur demanda : « Avez-vous empoisonné la viande? »  Lorsqu’ils répondirent par l’affirmative, il leur demanda ce qui les avait poussés à faire cela.  Ils répondirent : « Nous nous sommes dit que si tu étais un imposteur, nous serions débarrassés de toi; mais que si tu étais réellement un prophète, alors le poison n’aurait aucun effet sur toi. »  Zaynab bint al-Harith fut ensuite amenée devant le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui).  Elle avoua sa culpabilité et dit : « Je voulais te tuer. »  Le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) lui répondit : « Mais Allah n’a pas permis que tu aies un quelconque pouvoir sur moi. ». Certains des compagnons présents demandèrent la permission de punir cette femme pour son crime, mais le Messager (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) le leur interdit.  Zaynab fut libérée, mais quand Bishr bin al-Bara, qui avait mangé du même morceau de viande que le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui), décéda des suites de l’empoisonnement, elle fut tuée.[16]

LES CONSÉQUENCES DE LA CONQUÊTE DE KHAYBAR

La brillante victoire remportée par les musulmans à Khaybar eut une influence considérable sur les tribus qui n’avaient pas encore accepté l’islam.  Elles connaissaient la richesse et le courage des juifs de Khaybar, leurs forteresses réputées imprenables et la bravoure de leurs guerriers, tels Marhab et Harith Abi Zaynab.  Elles estimaient impossible la capture de Khaybar, mais durent concéder qu’elles avaient aussi sous-estimé le pouvoir naissant des musulmans de Médine.  Elles savaient maintenant que ces derniers étaient pratiquement  invincibles.

Analysant les effets de la victoire de Khaybar sur l’histoire ultérieure de l’islam, le Dr. Israel Welphenson écrit :

Il ne fait pas le moindre doute que la conquête de Khaybar occupe une place des plus importantes dans l’histoire des conquêtes ultérieures de l’islam.  Toutes les tribus arabes attendaient avec anxiété de connaître l’issue des affrontements entre les Ansars et les juifs.  Les ennemis du Prophète étaient dispersés dans plusieurs villes et ils avaient mis tous leurs espoirs dans cette bataille.[17]

LE BUTIN DE KHAYBAR

Après la conquête de Khaybar, le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) dirigea son attention vers Fadak[18], qui était la principale ville du nord du Hijaz; ses terres étaient fertiles, elle était très peuplée et possédait de nombreuses forteresses.[19]  Les juifs de Fadak envoyèrent une missive au Messager (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) lui demandant un traité de paix, à la condition qu’ils puissent conserver la moitié de leurs productions.  Le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) accepta, avec l’intention de dépenser les revenus provenant de Fadak pour le bien-être des musulmans.[20]

Par la suite, le Messager (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) se mit en route, avec ses compagnons, vers la région où se trouvait Wadi al-Qoura[21], une colonie fondée par les juifs durant l’ère pré-islamique.  Situé à mi-chemin entre Khaybar et Taima, cet endroit était devenu une ville très florissante, où habitaient également quelques tribus arabes. Le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) invita les Arabes de Wadi al-Qoura à embrasser l’islam.  Il leur dit que s’ils acceptaient, leur vie et leurs biens seraient en sécurité et qu’ils recevraient une énorme récompense de leur Seigneur.

Les juifs, de leur côté, décidèrent d’attaquer les musulmans, mais l’assaut héroïque, mené par Zoubayr bin al-‘Awwam, contre eux, les força à se rendre dès le lendemain.  Une grande quantité de biens tomba entre les mains des musulmans.  Le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) distribua le butin parmi ses troupes, mais décida de laisser leurs palmeraies aux juifs.

Lorsque les juifs de Taima[22] apprirent que Khaybar, Fadak et Wadi al-Qoura étaient tombés et qu’ils eurent connaissance des termes des traités sur lesquels ils s’étaient entendus avec le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui), ils s’empressèrent de lui envoyer une proposition similaire.  Le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) accepta leur offre et leur permit de conserver leurs biens et leurs propriétés.  Puis, il retourna finalement à Médine.[23]

LE GRAND CŒUR DES MOUHAJIRINES

Les Ansars de Médine avaient partagé toutes leurs possessions avec les émigrants, lorsque ces derniers étaient arrivés de la Mecque. Maintenant, riches des butins qu’ils venaient de rapporter, les Mouhajirines rendirent leurs biens à leurs frères Ansars. Oumm Soulaym, la mère de Anas bin Malik, avait offert quelques dattiers au Messager (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui), qui les avait à son tour offerts à une esclave qu’il avait libérée, Oumm Ayman.  Après qu’il fût entré en possession de certaines palmeraies des juifs, il rendit ses palmiers à Oumm Soulaym et compensa Oumm Ayman avec dix dattiers pour chacun qu’il venait de lui reprendre.[24]

Le Messager (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) organisa et envoya encore un certain nombre d’expéditions, sous le commandement d’éminents compagnons, contre des tribus rebelles du désert.  Certains de ces détachements eurent à se battre, tandis que d’autres n’eurent à rencontrer aucune résistance.[25]

LA ‘OUMRAH

L’année suivante, c’est-à-dire en l’an 7 de l’hégire, le Messager (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) et ses fidèles compagnons prirent le chemin de la Mecque afin d’accomplir le petit pèlerinage (‘Oumrah), qu’ils n’avaient pu accomplir précédemment.  Les gens de Qouraish crurent préférable de verrouiller leurs maisons et de se retirer dans les hauteurs de Jabl Qa’yqa’, surplombant la vallée.[26]Le Messager (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) demeura trois jours dans la ville sainte et fit le circuit du pèlerinage.  Au sujet de cet heureux événement, le Coran dit :

« Allah a été véridique en la vision[27] par laquelle Il a annoncé à Son Messager, en toute vérité : vous entrerez dans la Mosquée Sacrée, si Allah veut, en toute sécurité, ayant rasé vos têtes ou coupé vos cheveux, sans aucune crainte.  Il savait donc ce que vous ne saviez pas.  Il vous a donné, juste avant cela (la trêve de Houdaybiya), une victoire proche. » (Coran, 48:27)

LE RÉTABLISSEMENT DES DROITS DES FEMMES

L’islam avait profondément modifié le cœur des Arabes et élevé leur esprit.  La cruelle coutume qui prévalait à l’époque pré-islamique et qui consistait à enterrer vivantes les filles à leur naissance afin de sauver l’honneur de la famille fut non seulement abandonnée, mais les filles devinrent si chères aux yeux des gens qu’ils se mirent à rivaliser les uns avec les autres dans l’affection qu’ils leur prodiguaient. Tous les musulmans, hommes et femmes, étaient égaux; nul ne jouissait de privilèges au préjudice des autres et les seuls qui étaient supérieurs étaient ceux dont la foi et la piété étaient les meilleures.  Lorsque le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) quitta la Mecque après avoir accompli la ‘Oumrah, la petite fille de Hamza, Oumama, le suivit en l’appelant « Mon oncle! mon oncle! ». ‘Ali la prit dans ses bras et demanda à Fatimah de prendre soin d’elle.  Zayd et Ja’afar réclamèrent le droit d’élever la fillette, mais ‘Ali s’obstina à la garder car cette dernière était la fille de son oncle.  Ja’afar avança qu’elle était également la fille de son oncle et que sa femme à lui était la tante maternelle de l’enfant.  Zayd, quant à lui, avança que tous les musulmans étaient frères et qu’il pouvait très bien s’occuper de la fille d’un frère décédé.  Ils allèrent tous consulter le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) à ce sujet.  Ce dernier décida que l’on devait donner priorité à la tante maternelle; c’est ainsi que la fillette fut confiée à Ja’afar.  Pour mettre ‘Ali à l’aise, le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) lui dit : « Tu es mien et je suis tien. ».  Puis il rassura Ja’afar en lui disant : « Tu me ressembles physiquement, ainsi que dans ta façon de te comporter. ».  Enfin, à Zayd il dit : « Tu es mon frère et mon protégé. ».[28]


[1] Les forteresses de Na’im, Qamous et Ash-Shiqq étaient quelques-unes des plus connues de Khaybar.  Yaqoubi rapporte que Khaybar, à cette époque, comptait plus de 25 000 guerriers. (Moujib Oullah Nadwi, Sahabah was Tabi’yin, Azamgarh, vol.2, p.56)

[2] Comme les juifs fournissaient d’intenses efforts pour provoquer la chute des musulmans, comme le rapporte Montgomery Watt, dans son ouvrage intitulé Muhammad – Prophet and Statesman (p. 189), l’expédition contre Khaybar ne pouvait en aucun cas être remise à plus tard. 

[3] Ibn Kathir, vol. III, pp. 344-45, Mouslim, chap. Gazwah Khaybar.

[4] Ibn Kathir, vol. III, pp. 344-46, Mouslim, chap. Gazwah Khaybar.

[5] Ibn Hisham, vol. III, pp. 229-30.

[6] Boukhari et Mouslim, chap. Gawah Khaybar.

7 Boukhari , chap. Gawah Khaybar, Mouslim, Nasa’i.

[8] L’affrontement entre ‘Ali et Marhab a été rapporté par différentes personnes.  Certaines affirment qu’ils se battirent pour la forteresse de Na’im tandis que d’autres affirment qu’il s’agissait de la forteresse de Qamous.  Ibn Hisham rapporte que Marhab fut tué par Mohammed bin Maslama, mais le hadith dans Sahih Mouslim mentionne ‘Ali, tandis que certaines paroles de ‘Ali ne laissent aucun doute quant au fait qu’il a bel et bien lutté contre Marhab pour ensuite le tuer. (Mouslim, Kitab-oul-Jihad, hadith no. 1807)

[9] Zad al-Ma’ad, vol. I, p. 393.

[10] Zad al-Ma’ad, vol. I, p. 394.

[11] Zad al-Ma’ad, vol. I, pp. 394-95.  Pour plus de détails, voir Sinan Abou Daoud

[12] Baladhouri: Foutouh-oul-Bouldan, Leiden, 1886, p. 34.

[13] Tarikh al-Khamis, vol. II, p. 60.

[14] Al-Yahoud fi balad il’Arab, p. 170.

[15] Zad al-Ma’ad, vol. I, p. 397.

[16] Boukhari.

[17] Al-Yahoud fi Balad il-‘Arab, p. 162.

[18] La population de Fadak était constituée de juifs appartenant à Bani Mourrah et Bani S’ad bin Bakr.  (Nihayatoul ‘Arab, vol XVII, p. 209).  

[19] Ibn Hisham, vol. II, p. 368.

[20] Ibid

[21] Wadi al-Qoura était une vallée parsemée de nombreux villages et petites villes et habitée par des tribus arabes et juives.  Ses terres étaient très fertiles et comprenaient plusieurs puits et sources naturelles.

[22] Taima est situé un peu plus au nord de Waqi al-Qoura, près des frontières de la Syrie.  Sama’al bin ‘Adiya, un poète juif bien connu, y vivait, dans un château appelé al-Ablaq al-Fard.

[23] Zad al-Ma’ad, vol. I, p 405.

[24] Ibid

[25] Zad al-Ma’ad, vol. I, pp. 409-410.

[26] Boukhari, chap. ‘Oumratoul Qada.

[27] Le Prophète avait fait un rêve dans lequel il se voyait entrer dans le Sanctuaire de la Mecque en  toute sécurité.

[28] Boukhari, chap. Kitab-oul-Maghazi.

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