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L’ingratitude est une dépravation morale et une perversion de la nature humaine ; c’est un signe d’engourdissement de la conscience humaine. Le point le plus bas de l’échelle de cette immoralité est l’ingratitude manifestée envers les fondateurs de la religion, les enseignants de la morale et les plus grands bienfaiteurs de l’humanité.
Il est maladroit pour n’importe qui, d’être grossier et offensant, qui plus est quand on s’attaque à ces nobles âmes fondatrices des religions, puisqu’on porte atteinte aux sentiments de millions de personnes qui ne font pas que suivre ces grands hommes, mais sont également disposées à donner leur vie pour eux. De telles manœuvres de nature outrageuse intègrent également le rejet de la vérité. Aucun peuple, aucun pays ou aucune société cultivée ne devrait tolérer ou défendre des personnes aussi dépravées, mal élevées et dépourvues de conscience.
Il convient à présent de souligner les hommages rendus au plus grand bienfaiteur de l’humanité par quelques éminents hommes de lettres de cette partie du monde d’où j’interviens. L’un de ces hommes sincères, Lamartine de nationalité française, dit dans son témoignage de la prophétie de Muhammad (Qu’Allah le bénisse et le salue) : Si la grandeur du dessein, la petitesse des moyens, l’immensité du résultat sont les trois mesures du génie de l’homme, qui osera comparer humainement un grand homme de l’histoire moderne à Mahomet ? Les plus fameux n’ont remués que des armes, des lois, des empires ; ils n’ont fondé, quand ils ont fondé quelque chose, que des puissances matérielles, écroulées souvent avant eux. Celui-là a remué des armées, des législations, des empires, des peuples, des dynasties, des millions d’hommes sur un tiers du globe habité ; mais il a remué, de plus, des idées, des croyances, des âmes. Il a fondé sur un Livre, dont chaque lettre est devenue une loi, une nationalité spirituelle qui englobe des peuples de toutes les langues et de toutes les races, et il a imprimé, pour caractère indélébile de cette nationalité musulmane, la haine des faux dieux et la passion du Dieu un et immatériel… Ce patriotisme, vengeur des profanations du ciel, fut la vertu des enfants de Mahomet ; la conquête du tiers de la terre à son dogme fut son miracle, ou plutôt ce ne fut pas le miracle d’un homme, ce fut celui de la raison…
L’idée de l’unité de Dieu, proclamée dans la lassitude des théogonies fabuleuses, avait en elle-même une telle vertu, qu’en jaillissant de ses lèvres elle incendia tous les vieux temples des idoles et alluma de ses lueurs un tiers du monde.
John William Draper, le célèbre auteur de A History of the Intellectual Development of Europe, a écrit : Quatre ans après la mort de Justinien, en 569 après J.C., naissait à la Mecque, en Arabie, l’homme qui, parmi tous les hommes, allait exercer la plus grande influence sur la race humaine… Mahomet. Il ajoute que: Mahomet possédait cette combinaison de qualités qui, plus d’une fois, a décidé du sort des empires… En affirmant cette vérité éternelle, il ne s’engageait pas dans une vaine métaphysique, mais s’appliquait à améliorer les conditions sociales des hommes par des prescriptions sur l’observation de la propreté individuelle, de la sobriété, du jeûne et de la prière.
Le grand historien et philosophe de ce siècle, A. J. Toynbee, a déclaré : La disparition du sentiment racial, comme c’est le cas entre les musulmans, est l’une des plus importantes prouesses de l’Islam, et dans le monde contemporain il existe, justement, un besoin criant de propagation de la vertu islamique. Quelle étrange coïncidence que Thomas Carlyle ait choisi Muhammad (Qu’Allah le bénisse et le salue) comme le héros suprême il y a plus d’un siècle et, qu’aujourd’hui, au cours de la dernière décennie du vingtième siècle, Michael H. Hart des Etats-Unis d’Amérique place le Prophète (Qu’Allah le bénisse et le salue) en tête de sa liste des cent personnalités les plus influentes de l’histoire !
Le Prophète de l’Islam (Qu’Allah le bénisse et le salue) et ses adeptes ont rendu à l’humanité des services qui ont joué un rôle mémorable dans la promotion et le développement de la culture et de la civilisation. Seuls deux de ces services seront retenus ici, mais largement soutenus par des preuves historiques. Les étudiants d’histoire savent qu’au treizième siècle, le monde civilisé, divisé par deux grandes religions, le Christianisme et l’Islam, était subitement confronté à une situation qui menaçait la destruction imminente des deux vastes empires d’alors, leurs arts et sciences, leurs cultures et leur morale. Bref, tout ce que la race humaine avait laborieusement accompli durant les siècles derniers, une fois de plus, risquait de se réduire au barbarisme. À l’origine de cette situation se trouvait l’émergence soudaine de Genghis Khan (Tamuchin), un chef des tribus mongoles nomades, qui possédait des qualités remarquables de leadership qui lui permettaient de soumettre tout sur son passage. En 619/1219, Genghis Khan se tourna vers les pays civilisés de l’occident et du nord, les dévastant à coup de feu et d’épée.
L’ampleur de la gravité du coup assené sur les progrès sociaux et culturels par l’invasion mongole peut être appréciée à travers quelques descriptions graphiques de la rapine et du massacre des Mongoles, comme le présente Harold Lamb, biographe de Genghis Khan : “à leur passage, des villes étaient souvent rasées, les rivières détournées de leurs cours, des déserts peuplés de réfugiés et de mourants, et après leur passage, les loups et les grands corbeaux restaient souvent les seules créatures vivantes dans ces terres autrefois peuplées. La consternation envahit la chrétienté, une génération après la mort de Genghis Khan, lorsque les redoutables cavaliers mongols marchèrent sur l’Europe de l’ouest, lorsque Boleslas de la Pologne et Bela de la Hongrie désertèrent les champs frappés, et Henri, le Duc de Silésie, mourut a coups de flèche avec ses Chevaliers Teutoniques à Liegnitz — partageant ainsi le sort du Grand-Duc George de Russie. Ces détails sont suffisamment horribles pour qu’on s’y attarde aujourd’hui. Il s’agissait d’une guerre de très grande ampleur – une ampleur qui n’était pas très loin de la dernière guerre européenne.
Il s’agissait du massacre d’êtres humains non pas par haine, mais tout simplement pour en finir avec eux. Au mépris des valeurs humaines, ils avaient pu surmonter les terreurs des vastes déserts, les barrières des montagnes et des mers, les affres du climat et les ravages de la famine et de la pestilence. Aucun danger ne les impressionnait, aucun bastion ne leur résistait, aucune prière pour la clémence ne touchait leur sensibilité. Son œuvre est consignée, en grande partie, par ses ennemies. Son impact sur les civilisations était si dévastateur que pratiquement la moitie du monde devait repartir a zéro.
Les empires de Chathay, de Prester John, de Black Cathay, de Kharesem, de Russie, pour une période des principautés de la Pologne, et — après sa mort — le Khalifat de Baghdad, avaient disparu. Lorsque ce barbare indomptable venait à conquérir une nation, tous les autres conflits prenaient fin. Toute la conception des choses, déplorable ou non, s’en trouva bouleversée, et au sein des survivants à la conquête mongole, la paix s’installa dans la durée. Harold Lamd souligne à juste titre que l’impact des Mongols, orchestré par Genghis Khan, a été bien résumé par les auteurs de la Cambridge Medieval History en ces termes : Cette ‘nouvelle puissance de l’histoire’ – la capacité d’un homme à changer la civilisation humaine – avait commencé avec Genghis Khan et pris fin avec son petit fils Kublai, lorsque l’empire mongol fut au bord de l’éclatement. Elle n’a plus refait surface depuis lors. La terreur de l’invasion mongole n’était pas uniquement réduite au Turkestan, en Iran et en iraq. Les atrocités mongoles provoquaient des frémissements même dans les coins les plus éloignés du monde où l’on se serait attendu le moins à la présence de leurs armées.
Edward Gibbon écrit dans son livre History of the Decline and Fall of the Roman Empire : Le monde latin fut assombri par ce nuage d’hostilité sauvage, un fugitif russe avait porté l’alarme en Suède ; et les lointaines nations baltes de l’océan tremblaient à l’approche des Tartares, dont leur peur et ignorance avaient tendance à se départir de l’espèce humaine. Les Mongols ont d’abord attaqué Boukhara qu’ils rasèrent complètement. Aucune âme ne fut épargnée. Ensuite, ils mirent Samarkand en ruine et massacrèrent toute sa population. Les autres centres urbains du monde islamique d’alors subirent le même sort. Les Tartares auraient pu dévaster toute la Chrétienté (alors divisée sur le plan politique et souffrant de nombreux fléaux sociaux), comme le déclarait H.G. Wells : Un visionnaire amateur de l’histoire observant le monde à l’aube du septième siècle aurait conclu très raisonnablement que c’était simplement une question de quelques siècles avant que l’ensemble de l’Europe et de l’Asie ne tombent sous la domination mongole.
Harold Lamb écrit : Nous savons juste que les forces allemandes et polonaises se sont éclatées face à l’assaut de l’étendard mongol et furent exterminées ; Henri et ses barons moururent de la même manière que les Hospitaliers… En moins de deux mois, ils ont envahi l’Europe, des sources de l’Elbe à la mer, ont défait trois grandes armées et une douzaine de petites armées et pris d’assaut toutes les villes, excepté Olmutz.

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