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La venue du mois de Ramadan par la confirmation de la vision de la nouvelle lune annonçant son début est une proclamation de la volonté inébranlable et de la ferme détermination que ressent chaque musulman qui se met à jeûner ce mois par obéissance à son Seigneur et pour profiter de l’école de la foi qu’il constitue. En jeûnant, le croyant profite ainsi des sagesses éminentes que renferment ce mois béni et cet important pilier de l’Islam. Parmi ces sagesses nous pouvons citer à titre d’exemple:

1-    Le fait que Ramadan est une expérience pratique de la sincérité du croyant; si en jeûnant ce croyant abandonne pendant la journée ce qui lui est licite comme nourriture et boisson, il ne lui sied pas qu’il fasse ce qui est illicite pendant ou en dehors du jeûne. Car un homme sensé n’abandonne pas ce qui est licite par obéissance à son Seigneur pendant le jeûne, pour commettre des actes qu’Allah, Exalté soit-Il, a interdits au cours ou en dehors de Ramadan; ainsi, la fornication est illicite selon l’avis unanime des musulmans et celui qui s’y livre ne figure pas parmi les jeûneurs même s’il délaisse sa nourriture au mois de  Ramadan.
Ainsi la sincérité de l’expérience porte le croyant à se soumettre aux prescriptions d’Allah, Exalté soit-Il, à tout moment et en toutes circonstances. Le Noble Coran fait allusion à cette sincérité dans le verset où Allah, Exalté soit-Il, dit (sens du verset) : « ainsi atteindrez-vous la piété. » (Coran : 2/ 183). Cela veut dire : vous devez éviter les interdits d’Allah, Exalté soit-Il, au même titre que vous avez abandonné la nourriture et la boisson durant le jeûne.
2-    L’expérience du jeûne place un grand point d’interrogation devant les jeûneurs qui connaissent le sens de cette obligation qu’est le jeûne, et sur laquelle ils se doivent de réfléchir lorsqu’ils sentent la faim et la soif ainsi que l’amertume de la privation, éprouvant ainsi la même souffrance que ressent les pauvres et les démunis en dehors du mois de Ramadan. De même, quand ils ressentent la joie au moment de la rupture du jeûne pour le bienfait qu’Allah, Exalté soit-Il, leur a accordé ; le pauvre éprouve, lui aussi, cette joie lorsque les riches le réconfortent et lui épargnent la souffrance de la faim et de la pauvreté ; et ceci est la signification de la solidarité sociale. Celui qui n’est pas conscient de ces significations ne figure pas au nombre des jeûneurs. Voilà pourquoi le Messager () a dit : « N’est pas Croyant celui qui passe la nuit le ventre plein alors que son voisin, à côté de lui, a le ventre vide. »
3-    Le plaisir moral et la tranquillité spirituelle ressentis grâceà l’unité de la société dans l’accomplissement de cette obligation lorsque ses membres s’abstiennent de la nourriture et de la boisson au même moment et qu’ils rompent leur jeûne au même moment. La rupture du jeûne vient après que l’âme ait patienté et souffert, elle qui était habituée à une chose et qui doit s’en passer pendant les journées de Ramadan; le Messager, , a dit : «  Le jeûneur a deux joies, une première lors de la rupture du jeûne, et une seconde lorsqu’il rencontre son Seigneur. « 
4-    Le fait de se débarrasser, pendant ce mois, de l’hégémonie de l’âme et de ses passions, car il se peut que l’un de nous ne puisse se priver durant quelques heures de nourriture et de boisson mais lorsque vient le mois de Ramadan, bien qu’il ait à portée de maintout ce qu’il peut désirer, il ne tendra pas sa main pour en prendre, par obéissance et soumission à l’ordre d’Allah Exalté soit-Il. Cela dépend seulement de son libre-arbitre et il pouvait rompre le jeûne sans que les gens ne le sachent, mais sa crainte d’Allah, Exalté soit-Il, l’en empêche, c’est pour cela que le jeûne est un acte d’adoration exempt de toute impureté, etpar lequel le serviteur ne cherche que la rétribution d’Allah, Exalté soit-Il; Allah, Exalté soit-Il, dit dans le Hadith Qoudoussi : « Toute l’œuvre du fils d’Adam lui appartient à l’exception du jeûne qui M’appartient et c’est Moi Qui en rétribue.» C’est pour cela que les jeûneurs ont le privilège d’avoir une porte qui leur est propre en entrant au Paradis, nommée  » Ar-Rayane« , une porte que ne franchira pas celui qui gâte son jeûne par la perpétration de  péchés allant à l’encontre de cet grand acte d’adoration.
5-    Les bienfaits psychologiques et sanitaires du jeûne ne sont plus un secret pour personne, après leur confirmation par lesdécouvertes scientifiques, alors que ceux qui sont bien enracinés dans la science n’ont pas besoin de ces découvertes pour comprendre que tout acte imposé par Allah, Exalté soit-Il, à Ses serviteurs contient des sagesses infinies et des bienfaits inéluctables. Combien c’est satisfaisant de passer sa journée délaissant ses désirs et accomplissant l’un des actes d’adoration les plus éminents !
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D’après Abou Horayrah, qu’Allah soit satisfait de lui, le Prophète, Salla Allahou `Alaihi wa Sallam, a dit :

« On épouse une femme pour l’une des quatre qualités suivantes : richesse, noblesse, beauté et piété. Choisis celle qui est pieuse. Puissent tes mains ne recueillir que poussière ! ». (Boukhari et Mouslim). Littéralement: Puissent tes mains ne recueillir que poussière !
La noblesse dans ce Hadith signifie la bonne conduite de l’homme et de ses ancêtres.
A cet égard, il est à noter que la noblesse fut aussi définie par la richesse, et ce dans un autre Hadith narré par Samorah, qu’Allah soit satisfait de lui, et dans lequel le Prophète () a dit :
« La noblesse parmi les gens provient de la richesse, et le statut éminent aux yeux d’Allah provient de la piété ». [At-Tirmidhi (Hassan)]
Cependant, ce n’est pas dans le sens de la richesse que la noblesse est employée dans ce Hadith étant donné que la richesse y est déjà juxtaposée à la noblesse, ce qui prouve qu’il s’agit donc de la première interprétation.
L’expression «Puissent tes mains ne recueillir que poussière !» est une métaphore arabe qui a le même sens que « Périsse ta fortune !» et indique littéralement que la personne en question sera perdante si elle n’agit pas ainsi, mais cette expression est employée dans ce contexte dans le sens usité chez les arabes au niveau du discours et n’est aucunement interprétée comme étant une invocation de la part du Prophète () contre celui qui ne privilégie par la qualité de piété chez la femme qu’il désire épouser. Elle est plutôt une incitation à donner la préférence la femme pieuse dans son choix.
A ce sujet, le Cheikh Ibn `Othaymiine, qu’Allah lui fasse miséricorde, a dit :
« La meilleure femme à épouser est celle chez qui ces deux éléments sont réunis : la beauté physique et la beauté morale.
La beauté physique réside dans la perfection de la forme car lorsque la femme est dotée d’une beauté attrayante et d’un discours suave, les yeux aiment la regarder et les oreilles l’écouter. Par conséquent, le cœur s’abandonne à son amour, l’esprit s’abandonne à son charme, l’âme trouve la paix en sa présence et elle illustre ainsi la parole d’Allah, le Très Haut (sens du verset) :
« Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent ». (Coran 30/21)
Quant à la beauté morale, elle consiste en la perfection de la religiosité de la femme et de ses bonnes mœurs. Plus la femme est pratiquante et se caractérise par ses bonnes mœurs, plus elle est aimée et plus l’issue du mariage avec elle sera heureuse. C’est que la femme pieuse observe les ordres d’Allah, Exalté soit-Il, s’acquitte de ses devoirs envers son époux au niveau de leur relation intime, de l’éducation de ses enfants et de la préservation de ses biens. Elle l’aide à obéir à Allah, le Très Haut, en Le lui rappelant. Lorsqu’il se lasse, elle réchauffe son zèle et lorsqu’il se met en colère, elle s’évertue à rechercher son agrément. En effet, la femme bien élevée traite son mari avec affection et respect, ne néglige jamais ce qu’il aime la voir accomplir et ne donne pas la priorité à ce qu’il ne veut pas entreprendre. Lorsqu’on demanda au Prophète, Salla Allahou `Alaihi wa Sallam : « Qui est la meilleure des femmes ? »,
Sa réponse fut : « C’est celle qui réjouit l’œil de son mari, obéit à celui-ci lorsqu’il la sollicite et ne fait pas de sa personne ou de ses biens ce qui lui répugne.» (Ahmad et An-Nassaa’i).
A ce sujet, il dit également, Salla Allahou `Alaihi wa Sallam :
« Epousez la femme affectueuse et féconde, car je voudrais par vous surpasser en nombre les autres communautés le Jour de la Résurrection ». (Ahmed et Abu Daoud)
S’il est possible que la femme se pare aussi bien de la beauté physique que morale, elle aura alors accédé à la perfection (humaine) et au bonheur par la grâce d’Allah » (extrait du chapitre Az-Zawaadj).
Enseignements tirés de ce Hadith
Ce qui incite les hommes à se marier avec une femme est l’une de ces quatre qualité dont la dernière, selon eux, est la piété. Or, le Prophète, Salla Allahou `Alaihi wa Sallam, leur donne le conseil de ne jamais abandonner une femme pieuse s’il leur arrive d’en trouver une.
Le juge `Iyaadh, qu’Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Les gens désirent d’habitude les femmes et les choisissent en fonction de l’une de ces qualités. Ceux qui sont connus pour leur noblesse d’âme et leur piété font leurs choix, au sujet de ce qu’ils prennent ou abandonnent, en fonction de la religion, notamment pour ce qui est durable et comporte un danger important. » (Tohfat Al-Ahwadhi).
Parmi les enseignements tirés du Hadith, notons également que la compagnie des gens connus pour leur piété est la plus avantageuse à tous points de vue, et ce car leur compagnon tire profit de leurs bonnes mœurs, de leur baraka et de leur mode de vie, notamment lorsqu’il s’agit de l’épouse. Cela devrait être la première personne dont l’homme considère la piété car c’est avec elle qu’il partagera son avenir, c’est elle qui sera la mère de ses enfants et c’est en elle qu’il placera sa confiance, puisque c’est elle qui est censée préserver son argent, sa maison et son honneur.
Et Allah, le Très Haut, sait mieux

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La Sunna prophétique est l’ensemble des dires, des actions et des décisions du Prophète () et est considérée par les Musulmans, comme la deuxième partie du discours religieux en Islam. C’est la Sagesse dont Allah (exalté soit-Il) dota le Prophète quand Il lui a révélé le Coran. Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset): «Allah a fait descendre sur toi le Livre et la Sagesse, et t’a enseigné ce que tu ne savais pas. Et la grâce d’Allah sur toi est immense.» (Coran : 4/113). Ce que dit le Prophète, ce qu’il transmet aux hommes avec toute la sincérité d’un homme probe est la pure vérité, et Allah le démontre bien quand il dit (sens des Versets): «Et il ne prononce rien sous l’effet de la passion; ce n’est rien d’autre qu’une révélation inspirée.» (Coran : 53/3-4)

La Sunna comprend, entre autres, les dires du Prophète () qui sont de deux sortes :
–       Le Hadith Qodsi (divin) :
Ce sont les Hadiths que le Prophète Mohammed () rapporte directement au nom d’Allah. C’est en quelque sorte la parole d’Allah dite par le Prophète, comme ce Hadith qui dit : «Certainement Je suis comme Mon serviteur M’a présumé être, Je suis avec lui à chaque fois qu’il Me mentionne, s’il Me mentionne en lui-même, Je le mentionnerai en Moi-même, s’il Me mentionne en public, Je le mentionnerai devant un public meilleur encore, s’il s’approche de Moi d’un empan, Je Me rapproche de lui d’une coudée, et s’il s’approche de Moi d’une coudée, Je Me rapproche de lui d’une brasse, et s’il vient à Moi à petits pas, Je M’avancerai à toute vitesse.» (Boukhari et Mouslim)
Il ne s’agit pas là de Coran, car celui-ci -expression et contenu- émane d’Allah (exalté soit-Il) et est, de ce fait, inimitable.
–       Le Hadith de tradition :
Il s’agit ici de paroles dites par le Prophète () loin de toute inspiration divine directe. C’est le Prophète lui-même qui s’exprime sur les choses de la vie.
La Sunna a pour rôle d’expliciter ce qui a été dit brièvement dans le Coran. Elle explique en détails ses lois et ses préceptes. Il arrive des fois qu’elle décrète de nouvelles lois. Celles-ci sont alors le fruit d’une inspiration divine au plan du contenu et non point de l’expression, autrement dit l’idée est d’Allah (exalté soit-Il), mais l’expression est de Mohammad (). Ne font pas partie de la Sunna les mouvements innés du Prophète (), comme sa façon de marcher par exemple ou ses avis proprement personnels comme les idées émises par lui sur la fécondation du palmier.
Les thèmes abordés par la Sunna sont nombreux. On y trouve de tout : des ordres et des interdictions, des directives et des conseils, des prières et des invocations, etc … Tous les dires du Prophète (), ses actions et ses décisions sont des explicitations des préceptes islamiques dont la base est le Coran. Dans ce sens, on peut dire que la Sunna prophétique est le prolongement et le complément du Coran.

Le contenu de la Sunna comprend:

Les paroles du Prophète () adressées au Seigneur où il implore Son aide afin qu’il puisse réussir à répandre le Bien autour de lui, éviter les turpitudes, se rapprocher des nécessiteux et les aimer. Le Prophète implore Allah, demande Son pardon, se rapproche de Lui par les prières et communie avec Lui en Le glorifiant.
Les discours du Prophète adressés aux croyants pour leur donner plus de détails sur les préceptes religieux mentionnés laconiquement dans le Coran, leur apprendre les cinq piliers de l’Islam, les renseigner sur la foi et ses différentes facettes, sur la charité et ses degrés et les guider vers le chemin de la piété et de la droiture. Mohammad () dit aux croyants : «Ce qui est licite est évident, ce qui est illicite l’est de même et, entre les deux il existe des choses suspectes susceptibles d’induire en erreur et qui sont inconnues de beaucoup de gens. Quiconque les évite aura défendu sa foi et sauvé sa dignité et quiconque s’y laisse prendre est pareil à un berger dont le troupeau paît dans un endroit interdit qui risque de lui être fatal»
Les directives prodiguées par le Prophète () à la Umma afin qu’elle veille à son union et à sa fraternité. Les croyants, dans leur union fraternelle, l’amour qui les lie et les liens d’affection qu’ils entretiennent entre eux, sont solidaires comme les organes qui constituent le corps humain. Si un organe est atteint par un quelconque dysfonctionnement, c’est tout le corps qui lui vient en aide pour le protéger et lui porter secours et remède. Le Musulman est le frère du Musulman. Il ne doit ni l’opprimer, ni le trahir. L’entraide doit être de rigueur entre les Musulmans qui doivent éviter de se faire du mal les uns aux autres. L’équité pour tous doit être leur devise. Toutes les actions humaines doivent être régies et déclenchées par de bonnes intentions et chaque individu sera rétribué pour les actions qu’il aura accomplies, selon ses intentions, bonnes ou mauvaises
Les ordres et les recommandations du Prophète () adressés aux Musulmans pour qu’ils propagent la paix à travers le monde. Selon ‘Abd Allah Ibn ‘Amr, un homme a demandé au Prophète () : «Quel est le meilleur message de l’Islam?» Le Prophète lui a répondu : Venir en aide aux nécessiteux et saluer (dire «paix soit sur vous») ceux qu’on connaît et ceux qu’on ne connaît». Les Musulmans ont le devoir de répandre le Bien autour d’eux. Ils doivent être équitables dans leur jugement et éviter de trahir, de médire et de calomnier autrui.
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Selon les érudits musulmans, la sounnah est constituée du recueil des paroles du prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui), de ses déclarations, de ses actions, de ses approbations tacites, des traits de sa personnalité qui ont été rapportés, de sa description physique et de sa biographie.  Ces informations peuvent provenir de l’époque précédent sa mission prophétique ou de l’époque de sa mission comme telle.

Les déclarations du Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) incluent tout ce que ce dernier a dit au cours de diverses occasions.  Par exemple, on rapporte qu’il a dit :

« En vérité, les actions ne valent que par leurs intentions; alors chaque personne n’obtiendra que ce pour quoi elle a fait une action. »

Les actions du Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) incluent toutes ces actions qu’il a faites et qui ont été rapportées par ses compagnons.  Cela inclut, entre autres, sa manière de faire ses ablutions, sa manière de prier, et la façon dont il a accompli le Hajj (pèlerinage à la Mecque).

Ses approbations tacites incluent toutes les choses qu’ont dit ou fait ses compagnons et auxquelles il s’est montré favorable ou, à tout le moins, ne s’est pas objecté.  Toutes ces choses qu’il a tacitement approuvées sont aussi valides que ces choses qu’il a dites ou faites lui-même.

Un exemple de cela est l’approbation du Prophète lorsque ses compagnons décidèrent à quel moment prier au cours de la bataille de Bani Qouraydhah.  Le messager de Dieu leur avait dit :

« Nul d’entre vous ne doit accomplir sa prière de l’après-midi avant d’arriver à Bani Qouraydhah. »

Mais les compagnons n’arrivèrent à Bani Qouraydhah qu’après le coucher du soleil.  Certains prirent les paroles du Prophète au sens littéral et reportèrent leur prière d’après-midi, disant : « Nous ne prierons qu’après être arrivés là-bas. »  D’autres comprirent que le Prophète les poussait simplement à se dépêcher; ils s’arrêtèrent donc en chemin et firent leur prière de l’après-midi à l’heure.

Quand le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) apprit que chaque groupe avait pris une décision différente, il ne critiqua ni l’un ni l’autre.

On retrouve également des hadiths décrivant la personnalité du Prophète, tels que celui-ci, provenant de son épouse Aisha :

« Le messager de Dieu n’était jamais vulgaire ni indécent, et n’élevait jamais la voix lorsqu’il se trouvait au marché.  Il ne répondait jamais aux abus d’autrui en les abusant à son tour.  Il était plutôt tolérant et indulgent. »

La description physique du Prophète a été faite par plusieurs de ses compagnons, dont Anas :

« Le messager de Dieu n’était ni grand ni petit.  Sa peau n’était ni très claire ni foncée.  Et ses cheveux n’étaient ni très bouclés ni raides. »

Le lien entre la sounnah et la révélation

La sounnah est la révélation de Dieu à Son prophète.  Dieu dit, dans le Coran :

« … rappelez-vous le bienfait dont Dieu vous a gratifiés, ainsi que ce qu’Il vous a révélé du Livre et de la sagesse, par lesquels Il vous exhorte. » (Coran 2:231)

La sagesse dont il est question dans ce verset fait référence à la sounnah.  Le grand juriste ash-Shafi’i a dit : « Dieu mentionne le Livre, qui est le Coran.  J’ai entendu, de personnes que je considère comme des autorités en matière de Coran, que la sagesse est la sounnah du messager de Dieu (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui). »  Dieu a dit :

« Dieu a vraiment fait une faveur aux croyants en leur envoyant un messager issu d’eux-mêmes, qui leur récite Ses révélations, les purifie de leurs péchés et leur enseigne le Livre et la sagesse… » (Coran 3:164)

Il est clair, à la lecture du verset ci-dessus, que Dieu a révélé à Son prophète à la fois le Coran et la sounnah, et qu’Il lui a ordonné de transmettre ces deux révélations aux hommes.  Des hadiths attestent du fait que la sounnah est une révélation.  Mak’hool a rapporté que le messager de Dieu a dit :

« Dieu m’a donné le Coran et ce qui lui ressemble de la sagesse. »

Al-Miqdam b.Ma’di Karab a rapporté que le messager de Dieu a dit :

« J’ai reçu le Livre et quelque chose qui lui est similaire. »

Hisan b.Atiyyah a rapporté que l’archange Gabriel venait voir le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) avec la sounnah, de la même façon qu’il venait le voir pour lui transmettre le Coran.

Les opinions du Prophète ne se résumaient pas à ses pensées personnelles ou à son jugement sur une affaire; elles provenaient de la révélation de Dieu.  Le Prophète, on l’avait compris, était différent du commun des mortels; il était soutenu par la révélation.  Lorsqu’il usait de son raisonnement et que son jugement était bon, Dieu le confirmait; et s’il commettait une erreur, Dieu la corrigeait et le guidait vers la vérité.

C’est pour cette raison que l’on rapporte qu’un jour, le calife ‘Omar dit, du haut de sa chaire : « Ô vous qui m’écoutez!  Les opinions du messager de Dieu étaient bonnes uniquement parce que Dieu les lui révélait.  Quant à nos opinions, elles ne constituent que des pensées personnelles et des conjectures. »

La révélation reçue par le Prophète était de deux types :

A.    Révélation instructive : Dieu l’informait d’une chose par le biais de la révélation et ce, par divers moyens, tel que mentionné dans le verset coranique suivant :

« Il n’a été (donné) à aucun mortel que Dieu s’adresse à lui autrement que par révélation ou de derrière un voile, ou encore par l’envoi d’un messager, [un ange], qui révèle, avec Sa permission, Ses volontés à l’homme.  Certes, (Dieu) est le Très-Haut, le Sage. » (Coran 42:51)

Aisha a rapporté qu’al-Harith b.Hisham demanda un jour au Prophète de quelle façon il recevait la révélation.   Ce dernier lui répondit :

« Parfois, l’ange vient à moi dans un bruit de tintement de clochette et c’est la forme la plus éprouvante, pour moi.  Je sens comme un poids sur moi et je retiens ce que me dit l’ange.  Parfois encore, l’ange vient vers moi sous la forme d’un homme; il me parle et je mémorise tout ce qu’il me dit. »

Aisha dit :

« Je l’ai vu, lors d’une journée très froide, alors que la révélation descendait sur lui.  Lorsque ce fut terminé, son front était couvert de sueur. »

Il arrivait que des gens viennent poser une question au Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) et qu’il demeure silencieux jusqu’à ce qu’une révélation descende au sujet de la question posée.  Par exemple, les païens de la Mecque l’interrogèrent au sujet de l’âme, mais il demeura silencieux jusqu’à ce que Dieu révèle :

« Et ils t’interrogent au sujet de l’âme.  Dis : « L’âme relève de l’ordre de mon Seigneur; et on ne vous a donné que bien peu de connaissances. » (Coran 17:85)

On l’interrogea aussi sur la façon dont devait être divisé l’héritage, mais il ne répondit rien, jusqu’à ce que Dieu révèle :

« Voici ce que Dieu vous enjoint au sujet de (l’héritage à transmettre) à vos enfants… » (Coran 4:11-12)

B.    Révélation affirmative : Ce sont les fois où le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a usé de son jugement personnel.  Si son jugement était bon, la révélation venait le confirmer; et s’il était mauvais, la révélation venait le corriger, devenant ainsi une révélation instructive.  La seule différence, dans ces cas, étant que la révélation était le résultat d’une action faite par le Prophète.

Lorsque le Prophète prenait une décision personnelle sur un cas particulier, Dieu approuvait sa décision par révélation si sa décision était bonne.  Et si Dieu n’aimait pas la décision qu’il avait prise, il la corrigeait par révélation afin de protéger l’intégrité de la religion.  Car jamais Dieu n’aurait permis à Son messager de transmettre aux gens une information erronée, qui les aurait menés vers l’erreur à leur tour.  Cela aurait contredit la sagesse d’envoyer des messagers aux gens, lesquels auraient alors eu des arguments contre Dieu.  Le Prophète était donc protégé contre ses propres erreurs, la révélation le corrigeant au fur et à mesure.

Les compagnons du Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) savaient que son approbation tacite équivalait à l’approbation de Dieu, car du vivant du Prophète, s’ils faisaient quoi que ce soit de contraire à l’islam, la révélation descendait pour condamner leur acte.

Par exemple, Jabir, un des compagnons du Prophète, raconte : « Nous avions l’habitude de pratiquer le coïtus interruptus[1]  du temps du messager de Dieu. »  Soufyan, un des narrateurs de ce hadith, l’a ainsi commenté : « Si une chose comme celle-là avait été interdite, le Coran l’aurait prohibée. »


Footnotes:

[1] Coïtus interruptus : durant l’acte intime, le retrait du pénis avant l’éjaculation.

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Était-il fou?

Quiconque a eu affaire à des gens souffrant de maladie mentale sait que ces derniers présentent des symptômes qui ne peuvent échapper à autrui.  Mohammed n’a jamais présenté de symptômes de folie à aucun moment de sa vie.  Ni ses amis ni ses épouses, ni aucun des membres de sa famille ne l’a jamais soupçonné de souffrir d’une telle maladie.  Quant aux effets physiques dont souffrait le Prophète durant les épisodes de révélation (comme la transpiration soudaine), ils étaient dus à l’intensité du moment qu’il vivait chaque fois qu’une partie du message lui était transmise et non pas à un problème d’épilepsie ou de trouble mental, comme certains l’ont prétendu.

Bien au contraire, Mohammed a prêché son message sur une longue période et a apporté une Loi complète inconnue des anciens Arabes.  S’il avait été fou, cela serait apparu évident aux personnes de son entourage, à un moment ou l’autre de la période de vingt-trois ans durant laquelle il a prêché son message.  Quand, dans l’histoire de l’humanité, un fou a-t-il prêché pendant dix ans l’adoration d’un Dieu unique, dont trois années passées en exil (avec ses fidèles) avant de devenir, plus tard, le dirigeant de son pays?  Quel fou a déjà gagné le cœur des gens qui le rencontraient, de même que le respect de ses ennemis?

De plus, ses deux amis intimes, Abou Bakr et Omar, étaient connus pour leur noblesse, leurs compétences diverses et leur discernement.  Et pourtant, ils étaient prêts à sacrifier n’importe quoi au nom de cette religion apportée par Mohammed.  Une fois, Abou Bakr lui apporta tous ses biens matériels; le Prophète lui demanda ce qu’il avait laissé aux membres de sa famille, et Abou Bakr répondit : « Je leur ai laissé Dieu et Son messager! »

Ce même Abou Bakr, marchand de profession, après avoir été élu leader des Arabes suite à la mort du Prophète Mohammed, ne dépensait que deux dirhams quotidiennement pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille.

Omar devint leader d’Arabie après Abou Bakr; il conquit la Syrie et l’Égypte, assujettit les empires romain et persan.  Il était connu pour sa scrupuleuse justice.  Comment peut-on suggérer que ces personnes suivaient un individu mentalement dérangé?

Dans le Coran, Dieu fait une suggestion au peuple de Mohammed : que, devant Dieu, sans idées préconçues ni parti pris, ils en discutent avec une autre personne ou y réfléchissent seuls : ce prophète n’est pas fou, il est aussi équilibré aujourd’hui qu’il l’a toujours été depuis quarante ans que vous le connaissez.

« Dis-leur, (ô Mohammed) : « Je ne vous exhorte qu’à une chose : que pour Dieu, vous vous leviez, seuls ou par deux, et que vous réfléchissiez… Votre compagnon n’est nullement possédé; il n’est là que pour vous mettre en garde contre un terrible châtiment. » (Coran 34:46)

Les Mecquois d’alors rejetèrent cette invitation par pure partisannerie tribale.  Encore de nos jours, de nombreuses personnes refusent de reconnaître Mohammed comme prophète uniquement parce qu’il était arabe, et ils se valorisent à leurs propres yeux en disant qu’il devait être fou ou alors qu’il œuvrait pour le diable.  Leur haine des Arabes se traduit par leur rejet de Mohammed comme prophète, bien que Dieu ait dit :

« Il est plutôt venu avec la Vérité et il a confirmé les messagers (l’ayant précédé). » (Coran 37:37)

Les Arabes païens connaissaient très bien Mohammed, mais cela ne les a pas empêchés de l’accuser de folie, car ils considéraient cette nouvelle religion comme un sacrilège qui allait à l’encontre des traditions de leurs ancêtres.

« Et quand Nos révélations leur sont récitées en termes clairs, ils disent : « Voilà un homme qui cherche à vous détourner de ce qu’adoraient vos ancêtres ».   Et ils disent (encore) : «  [Ce Coran]  n’est qu’un mensonge inventé. »  Et ceux qui ne croient pas disent de la vérité, lorsqu’elle leur parvient : « C’est tout simplement de la magie ».  Mais Nous ne leur avons pas donné de livres, qu’ils étudient, pas plus que Nous ne leur avons envoyé [d’autres messagers], avant toi, pour les avertir.  D’autres peuples, avant eux, ont également nié [la vérité], peuples à qui Nous avions donné dix fois plus de biens [qu’aux Mecquois]; et pourtant, lorsqu’ils rejetèrent Mes messagers, combien (terrible) fut Ma réprobation! » (Coran 34:43-45)

Était-il un poète?

Dans le Coran, Dieu mentionne leur accusation et y répond :

« Ou bien ils disent : « C’est un poète!  Attendons que la mort vienne le surprendre. »  Dis-leur : « Et bien attendez!  J’attendrai aussi de mon côté. »  Est-ce leur raison qui leur suggère cela?  Ou serait-ce qu’ils transgressent toutes limites ?  Ou bien disent-ils: « Il l’a lui-même inventé » ?  Non… en réalité, ils ne croient pas. »  (Coran 52:30-33)

Dieu décrit les poètes de l’époque afin d’établir une comparaison entre eux et le Prophète :

« Et quant aux poètes, ce sont les égarés qui les suivent.  Ne vois-tu pas qu’ils errent distraitement dans chaque vallée et qu’ils disent ce qu’ils ne font point?  À l’exception de ceux qui croient et font de bonnes œuvres, qui invoquent souvent Dieu et qui ne se défendent que lorsqu’ils ont été injustement lésés.  Ceux qui commettent des injustices verront bientôt quelle sera leur funeste destination dernière. » (Coran 26:224-227)

Les poètes arabes étaient les plus éloignés de la vérité; dans leurs poèmes, ils parlaient de vin, de femmes, de guerre et de passe-temps, contrairement au Prophète, qui invitait aux bonnes manières, à servir Dieu et à venir en aide aux pauvres.  Le Prophète était le premier à suivre ses propres enseignements, contrairement aux poètes de l’époque et aux philosophes d’aujourd’hui.

Le Coran que récitait le Prophète était, au niveau du style, différent de la poésie de l’époque.  Les Arabes observaient des règles très strictes relativement au rythme, aux rimes, au nombre de pieds et à la terminaison de chaque vers.  Le Coran, quant à lui, ne suivait aucune des règles connues à l’époque, tout en surpassant en beauté et en style tous les genres de textes jamais entendus par les Arabes jusque-là.  D’ailleurs, certains devinrent musulmans simplement après avoir entendu quelques versets du Coran car en connaisseurs, ils savaient qu’un texte aussi beau ne pouvait avoir été conçu par un être humain.

Par ailleurs, Mohammed n’était pas connu pour avoir déjà composé des poèmes, ni avant ni après l’islam.  En fait, il n’aimait pas du tout la poésie.  Ses paroles, qui ont été soigneusement préservées sous forme de hadiths (recueils de ses actes et de ses déclarations) sont de style très différent de celui du Coran.  Enfin, les annales de la poésie arabe ne contiennent aucune strophe de la main de Mohammed.

Était-il un sorcier?

Le prophète Mohammed n’a jamais appris la sorcellerie et ne l’a donc jamais pratiquée.  Au contraire, il en a à maintes reprises condamné la pratique et il a enseigné à ses fidèles la façon de se protéger contre elle.

Les sorciers entretiennent des liens étroits avec les diables.  Leur association avec eux leur permet de tromper les gens.  Les diables propagent des mensonges, des péchés, des obscénités, des actes immoraux et ils font tout en leur pouvoir pour détruire les familles.  Le Coran mentionne ceux vers qui les diables descendent :

« Vous apprendrai-Je vers qui les diables descendent?  Ils descendent vers tout menteur et tout pécheur, à l’oreille de qui ils colportent ce qu’ils ont pu entendre; mais la plupart sont de (véritables) menteurs. » (Coran 26:221-223)

Le prophète Mohammed était connu comme un homme intègre et fidèle à sa parole qui, de l’avis de tous, n’avait jamais menti.  Il invitait les gens à acquérir de bonnes valeurs morales et à raffiner leurs manières.  Aucun sorcier, dans l’histoire de l’humanité, n’a jamais apporté une écriture comme le Coran ou une Loi comme celle qu’il a transmise.

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Une image de la terre montrant ses couches intérieures.  Windows to the Universe (http://www.windows.ucar.edu) à l’University Corporation for Atmospheric Research (UCAR).  ©1995-1999, 2000 The Regents of the University of Michigan; ©2000-05 University Corporation for Atmospheric Research.  

La sounnah du prophète Mohammed est la deuxième source de révélation en islam.  Comme le Coran, elle contient des informations à caractère scientifique qui n’étaient pas connues à l’époque.  Parmi ces informations miraculeuses, on retrouve les « sept terres » mentionnées par le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui).  Voici deux exemples de hadiths où il les a  mentionnées :

Hadith 1

Abou Salamah rapporte qu’une dispute éclata entre lui-même et d’autres personnes (au sujet d’un terrain).  Lorsqu’il en fit part à ‘Aisha (l’épouse du Prophète), elle lui dit : « Ô Abou Salamah!  Ne prends aucune terre injustement, car le Prophète a dit :

 « Quiconque s’approprie injustement ne serait-ce qu’un empan de terre se le verra suspendu autour du cou, au jour du Jugement, son étendue prise dans les sept terres. »  (Sahih al-Boukhari, « le livre de l’oppression »)

Hadith 2

Salim a rapporté que, selon son père, le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a dit :

 « Quiconque s’approprie injustement une parcelle de terre sera précipité au fond des sept terres au jour de la Résurrection. » (Sahih al-Boukhari, « le livre de l’oppression »)

Les hadiths mentionnés ci-dessus interdisent l’oppression en général, et plus particulièrement de s’approprier injustement une parcelle de terre appartenant à autrui.  Quelles sont les sept terres auxquelles ils font référence?

Des études en géologie ont démontré que la terre est composée de sept couches, identifiées à partir du centre jusqu’à la couche externe comme suit :

(1)  Noyau interne solide : 17% de la masse terrestre, profondeur de 5,150 à 6,370 kilomètres

Le noyau interne est solide et n’est pas attaché au manteau; il est suspendu dans le noyau externe liquide.  On croit qu’il s’est solidifié sous l’effet d’extraordinaires pressions, ce qui se produit avec la plupart des liquides soumis à des baisses de température et à des hausses de pression.

(2)  Noyau externe liquide : 30,8% de la masse terrestre, profondeur de 2,890 à 5,150 kilomètres

Le noyau externe est composé d’un liquide brûlant conducteur d’électricité qui transfère l’énergie par convection.  Cette couche conductrice s’allie à la rotation de la Terre pour créer un effet dynamo maintenant un système de courants électriques connus sous le nom de champ magnétique de la Terre.  Il est également responsable des légères secousses dans la rotation de la Terre.  Cette couche n’est pas aussi dense que le serait du pur fer en fusion, ce qui indique la présence d’éléments plus légers.  Les scientifiques soupçonnent qu’environ 10% de cette couche est composé de soufre et/ou d’oxygène car ces éléments sont abondants dans le cosmos et se dissolvent facilement dans le fer en fusion.

(3)  La couche « D » : 3% de la masse terrestre, profondeur de 2,700 à 2,890 kilomètres.

Cette couche fait de 200 à 300 kilomètres d’épaisseur et représente environ 4% du manteau.  Bien qu’elle soit souvent identifiée comme faisant partie du manteau inférieur, des discontinuités sismiques suggèrent que la couche « D » diffère, chimiquement, du manteau inférieur.  Des scientifiques supposent que ce qui la compose s’est soit dissout dans le noyau, ou a réussi à passer au travers du manteau sans atteindre le noyau à cause de sa densité.

(4)  Manteau inférieur : 49,2% de la masse terrestre, profondeur de 650 à 2,890 kilomètres.

Le manteau inférieur forme 72,9% de la masse totale du manteau et est probablement composé essentiellement de silicone, de magnésium et d’oxygène.  Il contient aussi probablement du fer, du calcium et de l’aluminium.  Les scientifiques font ces déductions en présumant que la Terre contient des proportions d’éléments cosmiques similaires à celles qui se trouvent dans le soleil et dans les météorites primitives.

(5)  Manteau intermédiaire (région transitoire) : 7,5% de la masse terrestre, profondeur de 400 à 650 kilomètres.

La région transitoire, parfois appelée la couche fertile, forme 11,1% de la masse du manteau et constitue la source du magma basaltique.  Elle contient aussi du calcium, de l’aluminium et du grenat, qui est un minerai de silicate d’aluminium.  À cause du grenat, cette couche devient très dense lorsque refroidie.  Elle devient légère lorsque chaude parce que les minerais fondent facilement pour former du basalte, qui peut alors s’élever à travers les couches supérieures du magma.

(6)  Manteau supérieur : 10,3% de la masse terrestre, profondeur entre 10 et 400 kilomètres.

Le manteau supérieur forme 15,3% de la masse totale du manteau.  Des fragments ont été extraits près de montagnes érodées et de volcans.  L’olivine (Mg, Fe) 2Si04 et le pyroxène (Mg, Fe) Si03 sont les principaux minerais qu’on y a trouvés.  Ceux-ci, de même que d’autres minerais, sont réfractaires et cristallins à hautes températures; par conséquent, la plus grande partie s’échappe du magma montant et soit se transforme en de nouveaux éléments, soit ne quitte jamais le manteau.  On présume qu’une partie du manteau supérieur appelée l’asthénosphère est partiellement en fusion.

(7)  Lithosphère : 0,099% de la masse terrestre, profondeur  entre 0 et 10 kilomètres.

La couche rigide superficielle de la Terre, constituée de la croûte et du manteau supérieur, est appelée lithosphère.  La croûte océanique forme 0,147% de la masse du manteau.  Pour la plus grande partie, la croûte de la Terre s’est formée à partir d’activités volcaniques.  Les dorsales océaniques, un réseau d’activité volcanique que l’on peut suivre sur plus de 60 000 kilomètres génère près de 17 km3 de nouvelle croûte océanique par année, recouvrant le fond sous-marin de basalte.  On trouve des coussins de basalte accumulé, entre autres, à Hawaï et en Islande.

Cette image montre une coupe transversale de la croûte terrestre et de la partie supérieure du manteau.  On y voit les plaques tectoniques de la lithosphère (composées de la croûte et de la partie supérieure du manteau) se mouvant au-dessus de l’asthénosphère. Windows to the Universe, à (http://www.windows.ucar.edu) at the University Corporation for Atmospheric Research (UCAR).  ©1995-1999, 2000 The Regents of the University of Michigan; ©2000-05 University Corporation for Atmospheric Research.  Croûte continentale : 0.374% de la masse terrestre; profondeur entre 0-50 kilomètres.

La croûte continentale forme 0,554% de la masse du manteau.  C’est la partie superficielle de la Terre, composée essentiellement de roches cristallines.  Ce sont des minéraux légers de faible densité comprenant surtout du quartz (SiO2) et du feldspath (minéral à base de silicate).  Les croûtes océanique et continentale forment la surface de la Terre et donc, la partie la plus froide de notre planète.  Parce que les roches froides se déforment très lentement, nous appelons cette enveloppe rigide superficielle la lithosphère (couche rocheuse).

Cette image montre les sept couches de la Terre.  (Adaptée de Beatty, 1990).

Conclusion

Les sept couches de la Terre ont donc bel et bien été mentionnées par le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui).  Le miracle est double :

(1)  L’expression utilisée dans le hadith (il sera précipité au fond des sept terres au jour de la Résurrection) indique la stratification de ces sept « terres » autour d’un centre.

(2)  L’exactitude avec laquelle le Prophète fait référence aux sept couches intérieures de la Terre.

Il y a 1400 ans, la seule façon, pour un habitant du désert, de connaître ces faits était par révélation divine.

Références

Beatty, J. K. et A. Chaikin, eds.  The New Solar System.  Massachusetts: Sky Publishing, 3e édition, 1990.

Press, Frank et Raymond Siever.  Earth.  New York: W. H. Freeman and Company, 1986.

Seeds, Michael A. Horizons. Belmont, California: Wadsworth, 1995.

El-Najjar, Zaghloul.  Treasures In The Sunnah: A Scientific Approach: Cairo, Al-Falah Foundation, 2004.

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Pureté de l’intention dans le domaine mondain

Comme les paroles du hadith dont nous avons discuté dans la première partie sont de portée générale, nous pouvons en retenir qu’une personne peut être également rétribuée pour ses actions quotidiennes, à la condition que son intention soit bonne et que l’action en question ne soit pas interdite par la religion.  L’islam encourage, et parfois même impose, au niveau de la vie de tous les jours, certains comportements ou manières qui ont pour effet d’offrir une meilleure vie, tant au niveau personnel qu’en société.  L’islam a établi diverses façons d’accomplir plusieurs de nos activités quotidiennes, que ce soit notre façon de dormir ou de manger.  Si une personne accomplit ses activités quotidiennes en conformité avec la législation de l’islam, elle en sera rétribuée.

Cet aspect de l’intention nous donne la possibilité de transformer toute notre vie en acte d’adoration, à la condition que notre objectif soit la recherche de la satisfaction de Dieu.  En effet, une personne peut transformer toutes ses actions quotidiennes en actes d’adoration en purifiant son intention et en recherchant de manière sincère, à travers ces actions, la seule et unique satisfaction de Dieu.  Le Messager de Dieu (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a dit :

« Aider une personne à grimper sur sa monture ou à y installer ses effets est un acte de charité.  Une bonne parole est une charité.  Chaque pas que vous faites pour aller accomplir vos prières est une charité.  Retirer un obstacle du chemin est une charité. » (Sahih al-Boukhari)

Gagner sa vie est aussi une action qui peut être rétribuée par Dieu.  Une fois, les compagnons du Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) virent un homme dont l’ardeur et le zèle au travail forçaient l’admiration.  Ils dirent : « Si seulement il travaillait aussi fort pour la satisfaction de Dieu… ».  Le Prophète répondit :

« S’il travaille pour subvenir aux besoins de ses jeunes enfants, c’est pour la satisfaction de Dieu.  S’il travaille pour subvenir aux besoins de ses parents âgés, c’est pour la satisfaction de Dieu.  S’il travaille pour éviter l’oisiveté et les vices qui l’accompagnent, c’est pour la satisfaction de Dieu.  Si, cependant, il travaille par ostentation et pour se faire une réputation, alors il travaille pour Satan. » (al-Moudhiri, as-Souyouti)

Une personne peut être rétribuée même pour les gestes qui vont de soi, s’ils sont accompagnés de la bonne intention.  Le Messager de Dieu (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a dit :

«  Lorsque l’un de vous a des rapports avec son épouse, c’est un acte de charité. » (Sahih Mouslim)

C’est également le cas d’actions quotidiennes comme manger, dormir et travailler, de même que des traits de bon caractère comme la franchise, l’honnêteté, la générosité, le courage et l’humilité.  Ces actions, si elles sont accompagnées de la bonne intention, se transforment en actes d’adoration et d’obéissance envers Dieu.

Pour que ces actions quotidiennes méritent une rétribution divine, elles doivent répondre aux conditions suivantes :

A.    Elles doivent être licites.  S’il s’agit d’actions interdites par Dieu, la personne qui les commet risque d’être châtiée.  Le Messager de Dieu a dit :

« Dieu est pur et bon, et Il n’accepte que ce qui est pur et bon. » (Sahih Mouslim)

B.    Ces actions doivent être conformes à la Loi islamique.  La tromperie, l’oppression et l’injustice ne doivent pas en faire partie.  Le Messager de Dieu a dit :

« Celui qui trompe [les autres] n’est pas des nôtres. »  (sahih Mouslim)

C.    Ces actions ne doivent pas empêcher la personne de remplir ses obligations religieuses.  Dieu dit, dans le Coran :

« Ô vous qui croyez!  Ne laissez pas vos biens et vos enfants vous distraire du rappel de Dieu.  Ceux qui s’en laissent distraire, ce sont eux les perdants. » (Coran 63:9)

Ces deux articles nous ont fait découvrir à quel point ce hadith est important, de même que son rôle dans le concept d’acceptabilité des actions et de leur rétribution par Dieu.  Ce hadith nous fait également comprendre que le concept d’adoration, en islam, ne se limite pas au fait d’accomplir certains actes rituels ordonnés par Dieu, mais englobe toute la vie du musulman, faisant ainsi de lui un véritable serviteur de Dieu.

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