Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘Coran’

Il n’est en aucune manière permis de mettre en pratique le hadith faible que ce soit dans les mérites des actions ou dans tout autre chose.

Cheikh al Albani qu’Allah lui fasse miséricorde dît dans son livre « daeif aljaami assaghir » tome 1 page 45 :

« Je dis : alhafidh ibnou Rajab alhanbali a dit dans « charh Attirmidhi » (112 /2) :

« Ce qui apparaît de ce qu’a cité l’imam Mouslim dans l’introduction de son livre (c’est-à-dire son authentique) nécessite que l’on ne rapporte les ahadiths dans attarhib wa attarghib (littéralement : le fait de faire espérer et de faire peur) que de celui dont on rapporte les jugements »

Je dis (cheikh AlAlbani) : c’est mon avis (littéralement : c’est ce avec quoi j’adore Allah) et ce à ce quoi j’appelle les gens car on ne peut jamais mettre en pratique un hadith faible ni dans les mérites et les choses préférables, ni dans autre chose car le hadith faible n’est qu’une faible conjecture et je ne connais aucune divergence sur cela entre les savants; comment peut –on dire alors : on peut le mettre en pratique alors qu’Allah l’a réprouvé dans plus d’un verset de Son Livre (traductions rapprochées) :

« Alors que la conjecture ne sert à rien contre la vérité » Sourate l’étoile verset 28

« Ils ne suivent que la conjecture et ne font que fabriquer des mensonges » Sourate les bestiaux versets 116

Et le messager d’Allah a dit :
 

« Prenez garde à la conjecture car la conjecture est le plus mensonger des hadith »
Rapporté par Albokhari et Mouslim

Et saches que ceux qui ne sont pas d’accord avec cet avis que j’ai choisi n’ont pas de preuve ni du Coran ni de la Sunnah »

Cheikh AlAlbani a détaillé ce sujet dans l’introduction de son livre « sahih attarghib wa attarhib »

Source : arrawdou addaani fi alfawaaidi alhadithia lil3alaamati alalbani pages 178-179

copié de salafs.be

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany

Publicités

Read Full Post »

ahl as-sunnah wa-l-jamâah ne délaisse pas la sunna pour comprendre le coran

ceci en raison de la parole d’allah :

« ô vous les croyants ! obéissez à allah, et obéissez au messager et à ceux d’entre vous qui détiennent le commandement. puis, si vous divergez en quoi que ce soit, renvoyez le jugement à allah et au messager» (an-nisâ’, v.59)

« et vers toi, nous avons révélé le coran, pour que tu exposes clairement aux gens ce qu’on a révélé pour eux » (an-nahl, v.44)

« que ceux qui s’opposent à son ordre prennent garde qu’une épreuve ne les atteigne, ou que ne les atteigne un châtiment douloureux. » (an-nûr, v.63)

et le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : « certes, on m’a accordé le coran et son équivalent, et peu s’en faut qu’un homme repu allongé sur son divan dise : attachez-vous au coran. ce qui vous y trouverez de licite, déclarez-le licite, et ce que vous y trouverez d’illicite déclarez-le illicite. » [sahîh sunan abî dâwud(1294)]

al-‘irbâd ibn sâriyah rapporte : « le messager d’allah (salallahu ‘alayhi wasalam) nous adressa un sermon éloquent qui fit trembler les cœurs et couler les larmes. je dis : ô messager d’allah ! cela ressemble à un sermon d’adieu, alors fais-nous des recommandations. il dit : « je vous recommande de craindre allah, et d’écouter et obéir, même si c’est un esclave abyssin qui vous gouverne. quiconque vivra parmi vous verra de nombreuses divergences, alors attachez-vous à ma sunna et la sunna des califes bien guidés, mordez-y avec vos molaires. et prenez garde aux choses nouvelles [dans la religion] car toute innovation est un égarement. » [as-sahîhah (937)]

et dans le sahîh al-bukhârî, il est rapporté d’après hudhayfah : « ô vous assemblée de savants ! restez sur la voie droite car vous avez été devancés de loin, et si vous déviez à droite ou à gauche, vous vous égarerez très loin. » [al-bukhârî (6853)]

shaykh fawzân dit :

ceci montre que la sunna est une preuve qu’il faut utiliser au même titre que le noble coran. elle est au deuxième rang après le coran car allah a confié à son prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) l’exposé du coran. allah dit : « et vers toi, nous avons révélé le coran, pour que tu exposes clairement aux gens ce qu’on a révélé pour eux et afin qu’ils réfléchissent. » [an-nahl, v.44]

ainsi, la sunna explique le coran, l’explicite, le commente et l’indique, il est donc nécessaire d’utiliser la sunna comme preuve avec le coran. par exemple, allah a ordonné la prière : son accomplissement, sa préservation, la continuité en cela, et il a menacé ceux qui la délaissent et suivent leurs désirs. mais on ne trouve pas dans le coran de détails sur la prière : quel est le nombre de ses rakaât, qu’y dit-on, que dit-on lors de la station debout, l’inclinaison et la prosternation, et quels sont les détails de la prière ? tout cela ne se trouve pas dans le coran, mais dans la sunna. le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : « priez comme vous m’avez vu prier. » [al-bukhârî (605)] de même pour la zakât, allah l’a ordonnée de manière globale dans le coran, sans en exposer la valeur, les types de bien qui y sont soumis, mais il l’a uniquement ordonnée de manière globale. allah dit : « accomplissez la prière, acquittez la zakât, et inclinez-vous avec ceux qui s’inclinent » [al-baqarah, v.43]

celui qui l’explique, la délimite et l’explicite est le messager d’allah (salallahu ‘alayhi wasalam) dans sa sunna. il a exposé ce qu’était la zakât : quand elle était obligatoire, quels étaient les biens soumis à lazakât, la valeur de ce que l’on doit acquitter en zakât. et il en est de même pour le jeûne, le pèlerinage et pour toutes les adorations, leurs détails ont été rapportés du prophète (salallahu ‘alayhi wasalam).

c’est là la voie de ahl as-sunnah wa-l-jamâah, ils prennent pour preuve la sunna au même titre que le coran. ils placent le coran au premier degré, puis la sunna, puis l’unanimité, puis l’analogie, puis le reste des fondements exposés dans les livres traitant des fondements de la religion.

mais il existe des groupes d’égarés qui ne considèrent pas la sunna comme une preuve, comme al-khawârij et ceux qui empruntent leur voie, parmi ceux qui ont rejeté la sunna et s’en sont tenus au coran, comme ils prétendent. à notre époque, on les nomme les coranites, c’est-à-dire qu’ils prétendent s’appuyer sur le coran, et ils mentent en cela, ils ne s’appuient pas sur le coran, car le coran ordonne de suivre la sunna. allah dit : « ce que le messager vous donne, prenez-le ; et ce qu’il vous interdit, abstenez-vous en» [al-hashr, v.7]

ainsi, ils ne mettent pas en pratique le coran lorsqu’allah dit de son prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) : « il leur enseigne le livre et la sagesse »

le livre désigne le coran, et la sagesse désigne la sunna, ou encore le fait que la sunna prophétique fait partie de la sunna. allah dit : « quiconque obéit au messager obéit à allah» [an-nisâ’, v.80]

« nous n’avons envoyé de messager que pour qu’il soit obéi, par la permission d’allah. » [an-nisâ’, v.64]

« obéissez à allah et obéissez au messager » [al-mâ’idah, v.92]

« obéissez au messager, afin qu’il vous soit fait miséricorde. »

et les versets à ce sujet sont très nombreux. et le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : « certes, on m’a accordé le coran et son équivalent. » [sahîh sunan abî dâwud (1294)] la voie de ahl as-sunnah wa-l-jamâ’ah consiste à prendre pour preuve la sunna et la mettre en pratique. quant à ceux qui sont d’avis de se limiter au coran en se passant de la sunna, ils sont égarés, et leur acte peut même les rendre mécréants.

de même, certains d’entre eux qui font une différence dans la sunna, comme al-muctazilah et ceux qui ont emprunté leur voie, et ne prennent pas comme preuve une partie authentique de la sunna. ils disent : on ne doit prendre comme preuve que ce qui est rapporté de nombreuses chaînes de transmission, quant à ce qui n’est rapporté que d’une seule chaîne de transmission, on ne doit pas le prendre comme preuve dans la croyance. ils n’utilisent pas la sunna authentique concernant la croyance, si cela n’est rapporté que d’une chaîne de transmission, selon leur prétention, mais ils s’appuient sur des règles de rhétoriques et de raisonnement qu’ils ont fondées. et si ces règles sont en contradiction avec le hadith authentique et confirmé du messager d’allah (salallahu ‘alayhi wasalam), ils s’appuient sur leur règle de raisonnement et rejettent le hadith, soit par une fausse interprétation, soit en mentant et en accusant faussement les transmetteurs de hadiths du messager d’allah (salallahu ‘alayhi wasalam). ils comptent également parmi ceux qui ont rejeté la sunna, même s’ils ne l’ont pas repoussée en intégralité, mais ils en ont rejeté la plus grande partie. c’est là une voie caduque, égarée et déviante, nul doute en cela, car ils ont renié la sunna prophétique, ou une partie. et si on renie la sunna, ou une partie seulement, de nombreuses règles de la législation disparaissent, et ainsi que signifie l’obéissance au messager (salallahu ‘alayhi wasalam) ? de plus, cela est contraire à la voie des adeptes de la vérité qui prennent pour preuve ce qui est authentique de ce qui est rapporté du messager d’allah (salallahu ‘alayhi wasalam), que cela soit rapporté de plusieurs chaînes de transmission ou d’une seule, concernant les croyances ou autre, conformément à la parole d’allah : « ce que le messager vous donne, prenez-le ; et ce qu’il vous interdit, abstenez-vous en. », et sa parole : « quiconque obéit au messager obéit à allah. », ou encore : « si vous lui obéissez, vous serez bien guidés. » [an-nûr, v.54] et bien d’autres versets encore.

utiliser la sunna comme preuve fait donc partie des fondements de ahl as-sunnah wa-l-jamâ’ah ; et au contraire la rejeter, totalement ou en partie, compte parmi les fondements des adeptes de l’innovation, de l’égarement et de l’éloignement vis-à-vis de la vérité.

il existe ce que l’on nomme aujourd’hui les rationalistes, qui sont les descendants de al-mu’tazilah et empruntent cette voie égarée. lorsqu’un hadith authentique du messager d’allah (r) contredit leur raison et pensées, ils le rejettent et disent : « nous n’allons pas repousser ce que nous dit la raison pour un hadith rapporté par untel ! » et ce, au point qu’ils ont émis des doutes sur les hadiths rapportés par al-bukhârî et d’autres. ils ont dit : « même si al-bukhârî le rapporte, ou n’importe qui d’autre. » tant que cela est contraire à leur raison, ils ne l’acceptent pas, et ils l’ont clairement affirmé dans leurs écrits et ouvrages. on les nomme rationalistes car ils donnent priorité à la raison sur la sunna authentique rapportée du messager d’allah (salallahu ‘alayhi wasalam). mais quels sont ces esprits auxquels on donne priorité sur la sunna ? des esprits limités, si seulement ils savaient ! pour ce qui est de la sunna, elle est infaillible, et quant à leurs esprits ils sont suspects et limités. mais l’égarement, qu’allah nous en protège, conduit son adepte à la perte. c’est un groupe qui existe à notre époque et qui possède des ouvrages, il est donc obligatoire d’avertir contre ses égarements et sa voie.

 source : al-isbâh

traduit et publié par les salafis de l’est

Read Full Post »

Environ un an après le mariage avec Umm Salmah, le Prophète  épousa Zaynab Bint Jahsh qui avait eu pour mère Ummiyya, fille de ‘Ab al-Muttalib, et tante de l’Envoyé de Dieu. Elle s’appelait auparavant Barrah. Ce fut le Prophète qui lui donna le nom de Zaynab.

Zaynab ne pouvait que susciter la jalousie des autres épouses car, non seulement, elle était belle, mais aussi son mariage a été ordonné par Dieu et mentionné dans le Coran. Pour bien comprendre les circonstances particulières de cette union, nous devons revenir en arrière.

Qui était Zayd ?

Zayd Ibn al-Harith avait été adopté par le Prophète  avant la révélation. Par la suite, il sera le premier, après Ali, à embrasser l’Islam.

Zayd appartenait à une grande lignée avant d’avoir été capturé et asservi par ses propriétaires. Son père ne désespéra pas de la retrouver. En effet, après de longues recherches, il apprit que son fils avait été adopté par l’Envoyé de Dieu . Il partit avec son frère Ka’b pour demander le retour de son fils. Quand il se présenta devant le Prophète , il lui manifesta son désir de reprendre son fils. Celui ci lui déclara :

– Nous allons l’appeler et lui demander de faire son choix. S’il veut repartir avec vous, je ne m’opposerai pas à sa volonté. Si, au contraire, il préfère rester avec moi, je ne le contraindrai pas à vous suivre.

Le père fut étonné que son fils choisisse de demeurer auprès du Prophète plutôt que de rejoindre sa famille. Il lui dit :

– Ô Zayd ! Préfères tu l’asservissement à ton père, ta mère, ton pays et ton peuple ?

– J’ai vu en cet homme quelque chose d’extraordinaire. C’est pourquoi, je ne me séparerai jamais de lui.

Ce fut alors que le Prophète  prit Zayd par la main, se présenta à une assemblée de Quraysh pour les informer qu’il l’avait adopté. Ce fut ainsi qu’il fut connu sous ce nom : « Zayd Ibn Muhammad ». Etant devenu son fils, Zayd avait, dès lors, le droit de compter au nombre de ses héritiers.

Le Mariage de Zayd et de Zaynab

Quand, à Médine, le Prophète  suscita la fraternité entre les Muhajirin et les Ansar, il donna à Zayd, comme frère, son oncle paternel Hamza. Et quand, le jeune homme avait atteint l’âge du mariage, il lui choisit, pour femme, Zaynab Bint Jahsh, la fille de sa tante paternelle. Celle-ci refusa de le prendre comme époux. Elle fut soutenue, dans son refus, par son frère Abd Allah Ibn Jahsh. Ils ne pouvaient pas admettre qu’une femme noble puisse épouser un ancien esclave d’origine yéménite, devenu un protégé parmi tant d’autres.

Le Prophète  argumenta en faveur de Zayd : Celui-ci était son fils et il appartenait à la Communauté de l’Islam. Il était issu d’une famille honorable tant du côté du père et que de la mère. Mais Zaynab continua à refuser cette union, bien qu’elle aurait voulu ne pas mécontenter le Prophète. Elle ne donna son agrément qu’à la suite de la révélation de ce verset :

« Au croyant, non plus qu’à la croyante, une fois que Dieu a tranché, avec Son Envoyé, sur un cas, il ne reste plus le choix sur leur propre cas. Qui se rebelle contre Dieu et Son envoyé se trouve dans l’égarement manifeste » (Coran 33.36)

Ce fut ainsi que Zaynab épousa Zayd par obéissance à Dieu et à son Messager.

Mésentente dans le foyer conjugal et mariage avec le Prophète

Certes, Zaynab accepta ce mariage sur un ordre venu du Ciel mais elle ne supportait pas encore d’être la femme d’un affranchi. Zayd subit cette vie pénible pendant un certain temps et alla ensuite se plaindre au Prophète. Celui ci ne pouvait que lui conseiller d’être patient et de lui ordonner « Garde ton épouse et crains Dieu ! »

Il en fut ainsi jusqu’au jour où le Prophète  alla voir Zayd chez lui. Celui ci était absent. Zaynab, qui était protégée par un rideau, lui demanda d’entrer mais il refusa. Entre temps, un vent souleva la tenture et il vit cette femme en tenue quelque peu légère. Le Prophète ressentit une étrange sensation. Il repartit en marmonnant : « Gloire à Dieu ! Gloire à Dieu qui dérive les coeurs ! »

Zaynab entendit ce qu’a dit le fils de son oncle. Elle se mit à réfléchir pour tenter de comprendre les paroles entendues jusqu’au moment ou Zayd arriva. Elle lui apprit que le Prophète  était venu le voir mais sachant qu’il était absent, il refusa d’entrer. Elle lui fit également part de ce qu’elle avait entendu. Zayd attendit un moment, puis alla voir le Prophète pour lui apprendre qu’il avait l’intention de se séparer de son épouse. Il lui certifia qu’il ne pensait d’elle que du bien mais il ne pouvait plus supporter son complexe de supériorité.

En effet, Zaynab se montrait orgueilleuse à son égard et le lui montrait en lui tenant un langage où se mêlait la vanité et la méchanceté. Il ne reçut que cette réponse « Garde pour toi ton épouse ! »

Dieu sonde les coeurs. Il savait parfaitement ce que Son Messager ressentait au fond de son coeur, d’où la révélation de ce verset :

Quand tu disais à celui qu´Allah avait comblé de bienfaits, tout comme toi-même l´avais comblé: « Garde pou toi ton épouse et crains Allah », et tu cachais en ton âme ce qu´Allah allait rendre public. Tu craignais les gens, et c´est Allah qui est plus digne de ta crainte. Puis quand Zayd eût cessé toute relation avec elle, Nous te la fîmes épouser, afin qu´il n´y ait aucun empêchement pour les croyants d´épouser les femmes de leurs fils adoptifs, quand ceux-ci cessent toute relation avec elles. Le commandement d´Allah doit être exécuté. (Coran 33.37)

Il est vrai qu’il n’était pas possible à Zayd de supporter plus longtemps l’atmosphère de ses liens conjugaux d’autant plus que son épouse ne voulait pas de lui. Il ne luit restait plus qu’à se séparer de sa femme et à décider le divorce. Ce fut à la fin de la période de viduité que le Prophète épousa Zaynab. Les hypocrites exploitèrent cette union pour dénigrer ce dernier :

– Muhammed a interdit le mariage avec les femmes du fils et le voilà, lui, qui se marie avec la femme de son fils.

En cette circonstance, Dieu révéla « Muhammad n´a jamais été le père de l´un de vos hommes, mais le messager d´Allah et le dernier des prophètes. Allah est Omniscient. » (Coran 33.40)

Ensuite dans deux versets, Dieu expose le problème avec plus de clarté et énonce une loi juridique applicable à travers le temps et l’espace. Il mit ainsi fin à ce nom « Zayd Ibn Muhammad », et il fut désormais appelé par son vrai nom « Zayd Ibn Haritha ».

Allah n´a pas placé à l´homme deux coeurs dans sa poitrine. Il n´a point assimilé à vos mères vos épouses [à qui vous dites en les répudiant]: « Tu es [aussi illicite] pour moi que le dos de ma mère ». Il n´a point fait de vos enfants adoptifs vos propres enfants. Ce sont des propos [qui sortent] de votre bouche. Mais Allah dit la vérité et c´est Lui qui met [l´homme] dans la bonne direction.

Appelez-les du nom de leurs pères: c´ est plus équitable devant Allah. Mais si vous ne connaissez pas leurs pères, alors considérez-les comme vos frères en religion ou vos alliés. Nul blâme sur vous pour ce que vous faites par erreur, mais (vous serez blâmés pour) ce que vos coeurs font délibérément. Allah, cependant, est Pardonneur et Miséricordieux. (Coran 33.4)

Les noces et l’inopportunité de s’attarder chez le Prophète

Les noces furent l’occasion d’égorger un mouton et d’inviter les musulmans à participer aux festivités. Les gens venaient en groupe l’un derrière l’autre. Quand le premier terminait son repas, il ressortait, puis c’était le tour de l’autre d’entrer et ainsi de suite. Tous les invités partirent à l’exception de quelques uns qui s’attardèrent à discuter avec le Prophète, tandis que Zaynab demeurait assise, le dos contre le mur. Celle ci raconta qu’elle ne savait pas si c’était elle qui l’informa du départ des derniers invités où si c’était la révélation, à la suite de laquelle il souleva le voile qui le séparait d’elle.

Le verset en question indiquait clairement aux gens de ne pas rentrer chez le Prophète  à l’improviste et de ne pas s’attarder chez lui au point de l’importuner dans sa vie privée. Ce fut aussi à cette occasion que le Hijab fut imposé aux femmes de l’Envoyé de Dieu et également l’interdiction de prendre pour épouses ses femmes, celle-ci étant considérées comme les Mères des croyants.

Ô vous qui croyez! N´entrez pas dans les demeures du Prophète, à moins qu´invitation ne vous soit faite à un repas, sans être là à attendre sa cuisson. Mais lorsqu´on vous appelle, alors, entrez. Puis, quand vous aurez mangé, dispersez-vous, sans chercher à vous rendre familiers pour causer. Cela faisait de la peine au Prophète, mais il se gênait de vous (congédier), alors qu´Allah ne se gêne pas de la vérité. Et si vous leur demandez (à ses femmes) quelque objet, demandez-le leur derrière un rideau: c´est plus pur pour vos coeurs et leurs coeurs; vous ne devez pas faire de la peine au Messager d´Allah, ni jamais vous marier avec ses épouses après lui; ce serait, auprès d´Allah, un énorme pêché. (Coran 33.53)

La vie familiale

Ce mariage avec Zaynab accentua la jalousie de Aisha. Elle ne pouvait rester insensible en voyant cette belle femme entrer dans la Maison du Prophète. Cette jalousie était partagé par toutes les autres épouses, d’abord parce que Zaynab était la parente de leur mari et aussi parce que c’était Dieu qui la maria. D’ailleurs, elle-même ne manquait pas de dire :

– Votre mari est mon parent et Dieu me maria à partir de sept cieux.

Ainsi que nous l’avons narré précédemment, Aisha complota avec Sawda et Hafsa pour faire croire à leur époux que sa bouche dégageait une mauvaise odeur à la suite de sa consommation du miel que Zaynab lui avait servi. Ce complot entraîna leur mari à s’interdire, à l’avenir, de manger de cette sucrerie. En dépit de cette animosité, Zaynab prit la défense de Aisha lors de l’affaire du collier. De par sa nature, c’était une femme bonne, honnête, fidèle en amitié, n’aimant pas le mensonge. De plus, ainsi que le dit ‘Aisha :

– Je n’ai pas vu une femme de bien et avec de meilleures pratiques religieuses que Zaynab.

De son côté, le Prophète  a dit : Zaynab éprouve une grande crainte révérencielle envers Dieu.

En outre, elle était généreuse. Elle fabriquait de ses mains des objets qu’elle revendait pour, ensuite, distribuer en aumônes le produit de ses revenus. A la mort de son époux, la rivalité entre les épouses n’avait plus sa raison d’être. Aussi, s’adonna-t-elle à l’adoration du Tout Puissant. Ainsi, elle se montre compatissante envers les croyants et, vis-à-vis de son Seigneur, d’une grande dévotion : prières et jeûnes, selon le témoignage d’Umm Salma. Quant à Aisha, en apprenant la mort de Zaynab, elle dit :

– Une femme louable et dévote nous a quittés. Elle était prompte à aider les veuves et les orphelins.

Lorsque ‘Umar Ibn Khattab devint l’Emir des croyants, il envoya à Zaynab un don de douze mille dirhams afin qu’elle puisse subvenir à sa subsistance. Elle distribua cette somme d’argent entre les nécessiteux. Quant le calife apprit son geste généreux, il se rendit chez elle et lui remit encore mille dirhams. Zaynab répartit encore cet argent entre les pauvres, ne gardant pour elle aucun dirham.

Quand en l’an XX, la mort se présenta à elle, elle dit : « J’ai déjà préparé mon linceul. Si Umar, l’Emir des Croyants, m’envoie un autre, donnez en aumône l’un des deux. Si vous pouvez donner en aumône mon linceul, ce serait mieux pour moi. »

L’Emir des Croyants fit la prière des morts devant la tombe de Zaynab. Une foule de médinois l’accompagna jusqu’au cimetière de Baqi.

Islammedia 2011

Read Full Post »

La venue du mois de Ramadan par la confirmation de la vision de la nouvelle lune annonçant son début est une proclamation de la volonté inébranlable et de la ferme détermination que ressent chaque musulman qui se met à jeûner ce mois par obéissance à son Seigneur et pour profiter de l’école de la foi qu’il constitue. En jeûnant, le croyant profite ainsi des sagesses éminentes que renferment ce mois béni et cet important pilier de l’Islam. Parmi ces sagesses nous pouvons citer à titre d’exemple:

1-    Le fait que Ramadan est une expérience pratique de la sincérité du croyant; si en jeûnant ce croyant abandonne pendant la journée ce qui lui est licite comme nourriture et boisson, il ne lui sied pas qu’il fasse ce qui est illicite pendant ou en dehors du jeûne. Car un homme sensé n’abandonne pas ce qui est licite par obéissance à son Seigneur pendant le jeûne, pour commettre des actes qu’Allah, Exalté soit-Il, a interdits au cours ou en dehors de Ramadan; ainsi, la fornication est illicite selon l’avis unanime des musulmans et celui qui s’y livre ne figure pas parmi les jeûneurs même s’il délaisse sa nourriture au mois de  Ramadan.
Ainsi la sincérité de l’expérience porte le croyant à se soumettre aux prescriptions d’Allah, Exalté soit-Il, à tout moment et en toutes circonstances. Le Noble Coran fait allusion à cette sincérité dans le verset où Allah, Exalté soit-Il, dit (sens du verset) : « ainsi atteindrez-vous la piété. » (Coran : 2/ 183). Cela veut dire : vous devez éviter les interdits d’Allah, Exalté soit-Il, au même titre que vous avez abandonné la nourriture et la boisson durant le jeûne.
2-    L’expérience du jeûne place un grand point d’interrogation devant les jeûneurs qui connaissent le sens de cette obligation qu’est le jeûne, et sur laquelle ils se doivent de réfléchir lorsqu’ils sentent la faim et la soif ainsi que l’amertume de la privation, éprouvant ainsi la même souffrance que ressent les pauvres et les démunis en dehors du mois de Ramadan. De même, quand ils ressentent la joie au moment de la rupture du jeûne pour le bienfait qu’Allah, Exalté soit-Il, leur a accordé ; le pauvre éprouve, lui aussi, cette joie lorsque les riches le réconfortent et lui épargnent la souffrance de la faim et de la pauvreté ; et ceci est la signification de la solidarité sociale. Celui qui n’est pas conscient de ces significations ne figure pas au nombre des jeûneurs. Voilà pourquoi le Messager () a dit : « N’est pas Croyant celui qui passe la nuit le ventre plein alors que son voisin, à côté de lui, a le ventre vide. »
3-    Le plaisir moral et la tranquillité spirituelle ressentis grâceà l’unité de la société dans l’accomplissement de cette obligation lorsque ses membres s’abstiennent de la nourriture et de la boisson au même moment et qu’ils rompent leur jeûne au même moment. La rupture du jeûne vient après que l’âme ait patienté et souffert, elle qui était habituée à une chose et qui doit s’en passer pendant les journées de Ramadan; le Messager, , a dit : «  Le jeûneur a deux joies, une première lors de la rupture du jeûne, et une seconde lorsqu’il rencontre son Seigneur. « 
4-    Le fait de se débarrasser, pendant ce mois, de l’hégémonie de l’âme et de ses passions, car il se peut que l’un de nous ne puisse se priver durant quelques heures de nourriture et de boisson mais lorsque vient le mois de Ramadan, bien qu’il ait à portée de maintout ce qu’il peut désirer, il ne tendra pas sa main pour en prendre, par obéissance et soumission à l’ordre d’Allah Exalté soit-Il. Cela dépend seulement de son libre-arbitre et il pouvait rompre le jeûne sans que les gens ne le sachent, mais sa crainte d’Allah, Exalté soit-Il, l’en empêche, c’est pour cela que le jeûne est un acte d’adoration exempt de toute impureté, etpar lequel le serviteur ne cherche que la rétribution d’Allah, Exalté soit-Il; Allah, Exalté soit-Il, dit dans le Hadith Qoudoussi : « Toute l’œuvre du fils d’Adam lui appartient à l’exception du jeûne qui M’appartient et c’est Moi Qui en rétribue.» C’est pour cela que les jeûneurs ont le privilège d’avoir une porte qui leur est propre en entrant au Paradis, nommée  » Ar-Rayane« , une porte que ne franchira pas celui qui gâte son jeûne par la perpétration de  péchés allant à l’encontre de cet grand acte d’adoration.
5-    Les bienfaits psychologiques et sanitaires du jeûne ne sont plus un secret pour personne, après leur confirmation par lesdécouvertes scientifiques, alors que ceux qui sont bien enracinés dans la science n’ont pas besoin de ces découvertes pour comprendre que tout acte imposé par Allah, Exalté soit-Il, à Ses serviteurs contient des sagesses infinies et des bienfaits inéluctables. Combien c’est satisfaisant de passer sa journée délaissant ses désirs et accomplissant l’un des actes d’adoration les plus éminents !
islamweb

Read Full Post »

Au nom d’Allah, l’Infiniment Miséricordieux, le Très-Miséricordieux

   

Cet essai s’adresse à tous les hommes et à toutes les femmes à travers le monde.

Je demande à Dieu de faire en sorte que cet essai parvienne à toutes les oreilles, tombe sous tous les yeux, et que chaque cœur le comprenne…

Mohammed, fils d’Abdoullah, est le Prophète de Dieu et le dernier des messagers envoyés par Dieu aux habitants de la Terre.

Sachez que le messager Mohammed, fils d’Abdoullah (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui) est réellement et véritablement le Messager de Dieu ; les preuves qui le démontrent sont nombreuses. Seuls un ignorant ou un orgueilleux pourraient nier ces preuves.

Parmi ces preuves, citons à titre d’exemples :

1.            Mohammed (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui) était un illettré qui ne savait ni lire ni écrire, et qui l’est demeuré jusqu’à sa mort. Parmi son peuple, il était connu pour être véridique et digne de confiance. Avant de recevoir la révélation pour la première fois, il n’avait aucune connaissance des religions ou des messages qui avaient été révélés à certains peuples. Il passa ainsi les quarante premières années de sa vie. C’est alors qu’il commença à recevoir la révélation ; Dieu lui révéla le Coran tel que nous le connaissons aujourd’hui. Ce Coran contenait plusieurs des récits qui se trouvaient également dans les écritures révélées avant lui, les rapportant dans les moindres détails, à la manière d’un témoin qui rapporte ce qu’il a vu. Ils étaient relatés précisément de la même manière que les récits qui se trouvaient dans la Torah, envoyée à Moïse, et dans l’Évangile, envoyée à Jésus. Ni les juifs ni les chrétiens ne purent le démentir ; ils savaient que tout ce qu’il contenait était vrai.

2.            Mohammed (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui) a prédit tout ce qui allait arriver, à lui et à sa communauté, après sa mort : les victoires qu’ils allaient remporter, la suppression des royaumes dictatoriaux des rois zoroastriens de Perse et de César, et l’implantation de l’islam à travers le monde. Tous ces événements sont survenus exactement comme Mohammed l’avait prédit ; c’était comme s’il avait lu le futur dans un livre ouvert.

3.            Le Coran révélé à Mohammed (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui), en arabe, est un summum d’éloquence et de clarté. Dieu, dans le Coran, a mis les Arabes de l’époque (qui étaient connus pour être très éloquents et pour très bien manier la langue arabe, et qui avaient tenté, au départ, de démentir le Coran) au défi de produire ne serait-ce qu’une seule sourate semblable à celles du Coran. Ils n’y parvinrent jamais.
Jusqu’à aujourd’hui, personne n’a jamais osé prétendre avoir composé des versets équivalant – ou même approchant – en ordre, en grâce, en beauté et en magnificence ceux du glorieux Coran.

4.            La biographie de ce noble prophète est un exemple parfait d’honnêteté, de clémence, de compassion, de vérité, de courage, de générosité, loin de tout écart de langage ou de mauvais caractère, et un exemple d’ascétisme et d’efforts faits dans l’unique but de recevoir la récompense de Dieu et de l’au-delà. De plus, dans toutes ses actions et dans ses relations avec les gens, il se rappelait et craignait toujours Dieu.

5.            Dieu a insufflé beaucoup d’amour pour Mohammed (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui) dans le cœur des croyants et de tous ceux qui l’ont rencontré. Cet amour était si fort que n’importe lequel de ses compagnons aurait volontairement sacrifié sa vie, sa mère ou son père pour lui. Jusqu’à nos jours, ceux qui croient à Mohammed l’honorent et l’aiment plus que tout. Ne serait-ce que pour le voir un court instant, ceux qui croient en lui donneraient en rançon leur propre famille et tous leurs biens.

6.            Dans toute l’histoire, aucune biographie n’a été préservée avec autant de souci que celle de Mohammed, qui a été l’homme le plus influent de l’histoire. Et la terre entière n’a pas connu une autre personne à laquelle les gens pensent chaque jour, matin et soir, de même que tout au long de la journée. Chaque fois que les croyants mentionnent le nom de Mohammed, ils le saluent et demandent à Dieu de le bénir. Ils le font de bon cœur et par amour sincère pour lui.

7.            Et il n’y a jamais eu un homme sur terre dont le mode de vie est toujours, quatorze siècles plus tard, imité par ceux qui croient en lui. Ceux qui croient à Mohammed dorment de la façon qu’il dormait ; se purifient (en faisant des ablutions et des toilettes rituelles) de la façon qu’il se purifiait ; et ils imitent sa façon de manger, de boire et de se vêtir. En fait, ceux qui croient à Mohammed appliquent ses enseignements et suivent le chemin qu’il a tracé tout au cours de son existence sur terre dans tous les aspects de leur vie. Les croyants de chaque génération, depuis son époque jusqu’à nos jours, ont strictement adhéré à ses enseignements. Pour certains, cela va jusqu’à vouloir suivre le Prophète (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui) dans ses choix personnels auxquels Dieu n’a pas demandé aux croyants de se conformer. Par exemple, certains ne mangeront que les aliments ou ne porteront que le genre de vêtements que le Messager aimait. Sans parler du fait que ceux qui croient en lui répètent les louanges à Dieu, les prières spéciales et les invocations qu’il disait avant ou durant chacune de ses actions, jour et nuit, comme : ce qu’il disait quand il rencontrait des gens, en entrant dans une maison et en en sortant, en entrant dans une mosquée et en en sortant, en entrant dans une salle de bain et en en sortant, au moment où il s’apprêtait à dormir et au moment où il se réveillait, quand il remarquait un nouveau croissant de lune ou de nouveaux fruits sur un arbre, avant de manger, de boire, de s’habiller, de monter à chameau ou à cheval, au moment de voyager et au retour du voyage, etc. Et sans parler du fait que ceux qui croient en lui accomplissent à la lettre – jusque dans les moindres détails – chaque acte d’adoration – comme la prière, le jeûne, la charité et le pèlerinage – de la façon que le noble Messager (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui) leur a appris et qu’il accomplissait lui-même. Tout cela permet à ceux qui croient en lui de calquer leur vie sur la sienne comme s’il était là, devant eux, et qu’ils n’avaient qu’à suivre son exemple.

8.            Jamais il n’y a eu, et jamais il n’y aura de par le monde un homme qui a été ou qui sera si aimé, si respecté, si honoré et si obéi dans tous les détails, qu’ils soient infimes ou majeurs, que ne l’a été ce noble prophète.

9.            Depuis son époque, dans toutes les régions de la terre et à chaque ère, l’exemple de ce noble Prophète a été suivi par des individus de toutes races, couleurs et nationalités. Parmi ceux qui ont suivi ses traces, plusieurs avaient été chrétiens, juifs, païens, idolâtres ou athées, et beaucoup étaient connus pour leur sens du jugement, leur sagesse, leur esprit d’analyse et leur sérieux. Ils ont choisi de suivre les traces du noble Prophète après avoir constaté les signes de sa véracité et avoir été témoins de ses miracles, et non pas parce qu’ils y avaient été forcés ou parce qu’ils souhaitaient suivre le mode de vie de leurs parents. Plusieurs des fidèles de ce Prophète (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui) ont choisi de le suivre au moment où l’islam était encore faible, au moment où les musulmans étaient peu nombreux et souffraient de cruelles persécutions. Ils ne l’ont point fait dans le but d’obtenir quelques gains matériels, car la plupart d’entre eux ont enduré les pires formes d’afflictions et de persécution à cause de leur choix. Et en dépit de tous ces maux et de toutes ces persécutions, ils n’ont pas abandonné l’islam. Tous ces signes indiquent clairement à quiconque jouissant de sa raison, que ce Prophète était véritablement le messager de Dieu et qu’il n’était pas qu’un homme prétendant être prophète ou parlant de Dieu sans en avoir une connaissance claire.

10.        Mohammed a été envoyé avec une religion dont les fondements de foi et les pratiques cultuelles sont hors du commun. Mohammed a décrit Dieu en lui attribuant des qualités d’absolue perfection et d’une façon qui ne lui assigne aucune défectuosité. Ni les philosophes ni les savants n’auraient pu décrire Dieu de cette manière. Il est impossible d’imaginer qu’un esprit humain puisse concevoir de lui-même un être possédant une capacité, des connaissances et une grandeur si infinies ; un Être qui a assujetti la création, qui a le pouvoir sur tout ce que l’univers renferme, aussi infime ou gigantesque soit-il, et qui possède une si parfaite miséricorde. Et il n’est pas dans les capacités d’un être humain d’établir une loi parfaite basée sur la justice, l’égalité, la clémence et l’objectivité qui s’applique à toutes les sphères de la vie sur terre – comme le commerce, le mariage et le divorce, la location, le témoignage, la garde des enfants, et tous les autres contrats qui sont nécessaires au maintien et à la bonne gestion de la vie et de la civilisation sur terre.

11.        Nul être humain n’a la capacité de concevoir de lui-même une sagesse, une moralité, des bonnes manières et de la noblesse de caractère telles que celles que nous a transmises cet honorable Prophète (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui). Mohammed (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui) a propagé un enseignement complet relatif aux bonnes manières envers les père et mère, les parents, les amis, l’humanité en général, les animaux, les plantes, et même les objets inanimés. Il est impossible à l’esprit humain d’acquérir la connaissance, par lui-même, de tous ces enseignements ou d’élaborer un enseignement semblable. Tout cela indique de façon non équivoque que ce Messager n’a pas tenté d’expliquer cette religion de son propre chef, mais qu’il s’agissait plutôt d’un enseignement lui ayant été inspiré par Celui qui a créé la terre et les cieux, et qui a créé notre univers et lui a donné cette miraculeuse architecture et perfection.

12.        Les composantes de la croyance et du culte de l’Islam avec lequel le Messager Mohammed (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui) a été envoyé rappellent l’architecture sur laquelle reposent les cieux et la terre. Tout cela indique que Celui qui a créé les cieux et la terre est Celui qui nous a envoyé cette loi et cette religion de droiture. Tout comme la création des cieux et de la terre est inimitable à tous points de vue, la loi divine avec laquelle Mohammed (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui) a été envoyé est également inimitable. De la même manière que l’humanité est incapable de créer un univers comme celui que nous connaissons, elle est également incapable d’élaborer une loi semblable à celle de Dieu, avec laquelle Il a envoyé Son serviteur et messager Mohammed (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui).

 

 

Publié par le bureau de prêche de Rabwah (Riyadh)

www.islamhouse.com

Read Full Post »


Au nom d’Allah, l’infiniment Miséricordieux, le Très Miséricordieux
Introduction
Louange à Dieu seul, et que son salut et la bénédiction soient sur le dernier des prophètes… Ce qui distingue les musulmans des autres est qu’ils croient en tous les prophètes et les messagers que Dieu envoya : le premier fut Adam et le dernier fut Muhammad et entre eux, on peut citer Noé, Abraham, Moïse et Jésus (que la paix de Dieu soit sur eux). L’Islam prescrit de croire en tous ces messagers, mais aussi d’authentifier leur message, de les aimer et de croire fermement que leur mérite est supérieur à toutes autres créatures. L’Islam déclare également que démentir un seul messager revient à mécroire en tous les prophètes. Le musulman qui croit en Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et mécroit en Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), est considéré comme mécréant au vu de l’Islam. Cela, même s’il croit en Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), car il a mécru en un des prophètes de Dieu. Cette règle est valable pour celui qui mécroit en Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), alors qu’il croit en d’autres prophètes. Le Coran mentionne que les caractéristiques et les œuvres du prophète Muhammad furent citées dans la Thora et la Bible. Dieu dit :
(Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré qu’ils trouvent mentionné chez eux dans la Thora et l’Évangile. Il leur ordonne le bien, leur défend le mal, leur rend licites les bonnes choses, leur interdit les mauvaises, et les libère de la charge et des carcans qui pesaient sur eux. Ceux qui croient en lui, l’honorent, lui portent secours et suivent la lumière descendue avec lui, ceux-là sont les gagnants.)[1][1]
Le Coran relate l’histoire d’Abraham (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) invoquant son Seigneur d’envoyer un prophète qui s’avéra être Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) : (Seigneur ! Envoie-leur un messager pris parmi eux, afin qu’il leur récite tes versets, leur enseigne le Livre et la Sagesse, et les purifie. Tu es certes le Puissant, le Sage ! » )[1][2]
Le Coran mentionne également Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) lorsqu’il annonça la venue du prophète Muhammad r : (Et quand Jésus fils de Marie dit : « Ô Enfants d’Israël ! Je suis vraiment l’envoyé de Dieu vers vous, confirmant ce qui est venu avant moi dans la Thora, et pour annoncer un Messager après moi, dont le nom sera « Ahmad ». »)
Le prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) confirma ces faits en disant : « Je suis auprès de Dieu, le dernier des prophètes[1][3] alors qu’Adam était encore étendu sur la terre et je vais vous informer comment se déroulèrent les prémices de ma prophétie : Je suis le résultat de l’invocation de mon père Abraham, je suis également l’annonce de Jésus et la vision de ma mère (le jour où je suis né, lorsqu’elle vit une lumière éclairant les palais de la grande Syrie (le Chêm)). »[1][4]
 Ceci ne fut pas restreint à Abraham et Jésus (sur eux la paix), mais Dieu prit l’engagement de l’ensemble des prophètes de croire en l’ultime prophétie de Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et de lui accorder victoire. Dieu dit :
(Et lorsque Dieu prit cet engagement des prophètes : « Chaque fois que je vous accorderai un Livre et de la Sagesse, et qu’ensuite un messager viendra confirmer ce qui est avec vous, vous devrez croire en lui et lui porter secours. » Dieu leur demanda : « Consentez-vous et acceptez-vous mon pacte à cette condition ? » Ils dirent : « Nous consentons », Dieu dit : « Soyez-en donc témoins, et me voici, avec vous, parmi les témoins.)[1][5]
D’après ‘Atâ Ibn Yassâr qui rapporte : « J’ai rencontré ‘Amr Ibn Al-‘Âss (qu’Allah l’agrée) et je lui demandai : Informe-moi de la description faite du messager de Dieu (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) dans la Thora. » Il dit : « Oui, je suis d’accord pour te répondre. Je jure par Dieu qu’il est décrit dans la Thora par des caractéristiques mentionnées dans le Coran :
« (Ô Prophète ! Nous t’avons envoyé comme témoin, annonciateur et avertisseur)[1][6], tu protégeras le peuple illettré (les Arabes), tu es mon serviteur et mon messager, je t’ai nommé Al-Moutawakkil (celui qui place sa confiance en Dieu), tu n’es point une personne rude au cœur dur, tu ne cries pas dans les marchés, tu ne rends pas un mal par un autre, mais au contraire tu pardonnes et excuses. Son âme ne remontera vers Dieu que lorsqu’il redressera par son biais la communauté tordue, pour qu’enfin elle prononce : Il n’y a point de divinité digne d’être adorée si ce n’est Dieu (Lâ Ilâha Illal-lâh) ; par sa cause, Dieu rendra clairvoyant des yeux auparavant aveugles, rendra discernant, des oreilles auparavant sourdes et ouvrira des cœurs auparavant scellés. »[1][7]
Les juifs et les chrétiens ne croient pas en Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Cependant, les juifs ne croient pas également en Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), mais tous sont d’accord pour dire : « Muhammad n’est point mentionné dans la Thora et la Bible et s’il était un prophète digne de ce nom, il aurait été mentionné dans ces deux livres. »
Les chrétiens disent : « Il n’y a pas de prophète après Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Toutefois, nous devons nous poser une question primordiale : « Jésus, a-t-il vraiment dit cela ? Y a-t-il dans la Bible un seul extrait déclarant que Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) est le dernier des prophètes ? Nous, nous répondons, sans le moindre doute, qu’il n’y a pas d’extrait indiquant cela.
Nous pouvons aussi nous demander, si la véracité d’une prophétie doit respecter la condition suivante : tout prophète doit-il être mentionné dans les livres sacrés qui l’ont précédé ? Nous répondons à cette condition qu’elle n’est pas obligatoire et la preuve à cela est que Moïse (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) ne fut en aucun cas mentionné dans les livres sacrés qui l’ont précédé.
Supposons, donc, que le prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) fut un imposteur doublé d’un menteur – loin de lui cette infâme description – pourquoi alors les gens croient-ils encore aujourd’hui à l’authenticité de son message ? Pour quelle raison, ceux qui embrassent la religion de ce prophète ne cessent d’augmenter jour après jour jusqu’à ce que leur nombre ait atteint aujourd’hui plus d’un milliard trois cents millions, répartis dans la plupart des régions du monde ?
Pour quelle raison de nombreux chrétiens, connus pour leur intelligence et leur raison, embrassent-ils l’Islam ? Pourquoi tant de travailleurs, de médecins, de musiciens, d’artistes, de politiciens, de sportifs et même des prêtres et des religieux, non par dizaines ou centaines, mais bien par milliers, embrassent-ils tous cette religion ? Leur nombre est devenu tellement important que les responsables politiques commencent à mettre en garde contre l’avancée accrue de l’Islam en Europe et aux États-Unis et font tout pour l’enrayer. Est-ce que l’ensemble de ces nouveaux musulmans a embrassé l’Islam en s’attachant aveuglément à des chimères ou à une imposture ou bien ont-ils trouvé dans l’Islam la paix et la sérénité de l’esprit et vu en le prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) le parfait modèle humain ? C’est en effet, lui le dernier des prophètes (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et le messager tant attendu en qui nous devons croire. Nous devons suivre son exemple et appliquer ses enseignements.
L’annonce du prophète Muhammad dans les Écritures sacrées
Dire que le prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) n’est pas mentionné dans la Thora et l’Évangile, revient à proférer un mensonge évident. Manifestement, ces propos malhonnêtes ont été perpétués de sorte à dissimuler la vérité et l’étouffer dans le simple but de tromper. Les religieux juifs et chrétiens ont intentionnellement camouflé la mention du prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) dans leurs Écritures saintes. Parfois, ils ajoutent ou retirent des phrases, mais peuvent aussi faire preuve de falsification de textes entiers ou souvent optent pour une explication incongrue du texte, très loin de la réelle interprétation. Dieu dit à leur propos :
(Ils détournent les paroles de leur sens et oublient une partie de ce qui leur a été rappelé.)[1][8]
Et Dieu dit également :
( Ô gens du Livre ! Pourquoi dissimulez-vous la vérité derrière le mensonge et cachez la vérité alors que vous savez ? )[1][9]
L’extrême divergence entre les quatre Évangiles prouve, sans le moindre doute, à ceux qui sont ancrés dans la science, que les textes ont été falsifiés, manipulés à outrance, en y rajoutant des paragraphes et en y supprimant d’autres. Pour ceux qui n’en sont pas encore convaincus, nous leur disons : comment alors expliquer le fait que l’Évangile décrive en détail l’histoire de la crucifixion de Jésus, ce qui lui est advenu, ce qu’il a pu endurer durant ce jour-ci et ce jour-là puis le récit de sa résurrection après trois jours, etc. ; autant d’étranges passages qui ne peuvent être admis par l’homme doué de raison comme étant la parole de Dieu.
Tout ce que l’on peut en déduire est que ces récits sont, à moindre mal, les paroles des disciples de Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), que les religieux chrétiens introduisirent avec les Écritures saintes et nommèrent l’ensemble « Évangile ».
C’est pour cette raison que les Évangiles sont au nombre de quatre [1][10] et divergent énormément entre elles. Les savants chrétiens reconnaissent que les Évangiles furent écrits par quatre différentes personnes : l’Évangile selon Matthieu aurait été rédigé par Matthieu, la neuvième année après l’élévation au ciel de Jésus. [1][11]
Il fut écrit en hébreu. Quant à l’Évangile selon Marc, il fut rédigé par Marc, élève de Paul[1][12] puis Pierre, vingt-trois ans après l’élévation au ciel de Jésus. Il fut écrit en langue grecque. Quant à l’Évangile selon Jean, il aurait été rédigé par Jean, soixante-trois années après l’élévation au ciel de Jésus. [1][13] Il fut écrit en langue grecque également. Enfin, l’Évangile selon Luc fut rédigé par Luc, médecin en Anatolie et élève de Paul. Il fut écrit après celui de Marc.[1][14]
Il est donc logiquement impossible que la mention de celui qui se prétendra dernier des prophètes et qui sera suivi par des milliards de personnes soit omise dans les Écritures saintes. Ceci est encore plus probant, lorsque l’on sait que les Écritures saintes se sont énormément attardées dans la description de choses secondaires en comparaison.
Comment peut-on alors concevoir qu’on n’y mentionne pas, au minimum, le nom de ce prophète ou quelques-unes de ses caractéristiques ?! Comment Moïse et Jésus n’ont-ils pas mis en garde contre Muhammad (que les juifs et les chrétiens prétendent être un imposteur) sachant que son message bouleversa la face du monde et envahit toutes ses contrées ?! Comment peut-on croire en la non-altération de ces Livres célestes successifs alors qu’ils ont omis de nous prévenir de l’arrivée de ce prophète ?! Comment peut-on en la non-altération de ces Livres célestes successifs après qu’ils aient négligé cette phase importante et jamais observée de l’histoire mondiale ?!
Malgré toutes les tentatives des religieux juifs et chrétiens pour supprimer de la Thora et de l’Évangile tout ce qui peut être un indice de la venue du prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), ils ne réussirent pas [à tout effacer] tellement sont nombreuses les annonces de son arrivée. Par contre, ils se réfugièrent derrière un autre procédé : « l’interprétation erronée et falsifiée des textes». Ils imposent, encore de nos jours, au lecteur crédule une explication purement et simplement inconcevable n’ayant pour but que la déformation du sens réel des Ecritures.
Les annonces prophétiques qui vont suivre sont tirées des Écritures bibliques. Elles prouvent l’authenticité de la prophétie de Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) par qui la prophétie fut parachevée. Nous ne citerons que quelques-unes des nombreuses annonces faites à ce sujet par Moïse et Jésus (sur eux la paix) :
Les annonces de la prophétie de Muhammad dans l’Ancien Testament (la Thora)
1)     On trouve dans le Deutéronome : « Moïse dit aux enfants d’Israël : N’obéissez pas aux devins […], car le Seigneur vous suscitera un prophète comme moi de parmi vos frères. Obéissez donc à ce prophète. »
2)     On trouve également dans Deutéronome (18 : 18) : « Je leur susciterai au sein de leurs frères un Prophète comme toi [Moïse], Je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que Je lui commanderai. »
 Le prophète en question ne correspond pas à Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), car il est dit « au sein de leurs frères » et les frères des enfants d’Israël sont les enfants d’Ismaël. Aucun prophète ne fut envoyé parmi les enfants d’Ismaël si ce n’est Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui).
Nous pouvons remarquer qu’aucun prophète ne ressemble vraiment à Moïse (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) si ce n’est Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). En effet, les deux se distinguent par un message qui leur est propre. Ils ont tous les deux été décrits comme étant puissants et courageux. On leur a ordonné à tous les deux de combattre leurs adversaires. En somme, cette prophétie ne peut être la description de Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), car il n’a pas été envoyé avec un message qui lui est propre, mais son message fut seulement le complément du message de Moïse (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui).
 De la même façon, Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) n’est pas un frère des enfants d’Israël et ses caractéristiques n’étaient pas semblables à celles de Moïse comme le sont, au contraire, celles du prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui).
3)     On trouve dans la Genèse (21 : 13) : « Mais le fils de la servante (Ismaël), Je le ferai aussi devenir une grande nation, car il est ta postérité » Comme Isaac a été béni dans le même livre (la Genèse), Ismaël est lui aussi spécifiquement béni et donc inclus dans la promesse de Dieu.
4)     Également dans la Genèse, on trouve (16 : 11-12) : « L’Ange de l’Éternel dit à Hajar, mère d’Ismaël : Voici, tu es enceinte, et tu enfanteras un fils, à qui tu donneras le nom d’Ismaël ; car l’Éternel t’a entendue dans ton affliction. Ton fils sera craint par les gens, il fera mainmise sur tout et tous tendront les mains vers lui par humilité […] »
5)     On trouve aussi dans la Genèse (16 : 10) : « L’ange de l’Éternel dit à Hajar : Je multiplierai ta postérité, et elle sera si nombreuse qu’on ne pourra la compter. »
6)     Et dans la Genèse (17 : 20) : « À l’égard d’Ismaël, je t’ai exaucé. Voilà, je le bénirai, je le rendrai fécond, et je le multiplierai à l’infini ; il engendrera douze princes, et je ferai de lui une grande nation. »
7)     Et dans la Genèse (21 : 18): « Lève-toi, prends l’enfant [Ismaël], saisis-le de ta main ; car je ferai de lui une grande nation. »
Ainsi, la seule communauté qui descend d’Ismaël (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) est celle de Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Et lorsqu’il dit : « Ton fils sera craint par les gens, il fera mainmise sur tout et tous tendront les mains vers lui par humilité… » ; cela ne concerne pas Ismaël, puisque la puissance à son époque appartenait à son frère Isaac, et la prophétie et la royauté se trouvaient chez les enfants d’Israël. Donc, cette annonce concerne, sans le moindre doute, Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) qui descend d’Ismaël.
Ceci nous rappelle le hadith où le prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) dit : « La victoire m’a été donnée grâce à la peur que je provoque chez l’ennemi à une distance d’un mois. »[1][15] Cela signifie que les adversaires du prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) prenaient peur bien avant (de la durée d’un mois de marche) que le combat ne débute. De plus, ce prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) réussit à soumettre toutes les communautés, il a dominé tous les souverains et toutes les mains se sont vues dirigées vers lui…
8)     On trouve dans le Deutéronome (33 : 2) : « Le Seigneur se manifesta du Sinaï, pour eux il s’est levé à l’horizon du côté de Séïr (Sâ’îr), il a resplendi depuis le mont de Parân.» Ces manifestations du Seigneur font référence aux trois prophéties : celle de Moïse, de Jésus et de Muhammad (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur eux). La manifestation de Dieu au mont Sinaï fait référence à l’endroit où la révélation fut donnée à Moïse (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Cet événement est unanimement reconnu chez les juifs, chrétiens et musulmans. Sa manifestation de l’endroit de Séïr fait référence à l’endroit où la révélation et les Évangiles furent donnés à Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) est originaire de la même région qu’Abraham (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) qui avoisine la ville de Bethléem où se trouve la montagne Séïr (proche des monts Liban). Quant à sa manifestation au mont de Pâran, cela fait référence à la descente de la révélation et du Coran sur Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). En effet, les juifs, chrétiens et musulmans sont unanimes sur le fait que les monts de Pâran sont les monts de La Mecque.
On trouve dans la Genèse (21 : 21) le récit d’Ismaël, où est mentionnée sa terre d’habitation qui n’est autre que Pâran. Le Coran vient confirmer cette prophétie. Dieu dit :
(Par le figuier et l’olivier ! Par le mont Sinaï ! Et par cette cité sûre !)
Dieu évoque les endroits où vécurent ces trois prophètes et le lieu où la révélation leur fut révélée. Lorsque Dieu parle de « Par le figuier et l’olivier ! », cela fait référence à l’endroit où ces deux arbres poussent, qui n’est autre que la terre sacrée, où Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) fut promu prophète. Et « Par le mont Sinaï ! », fait référence à la montagne où Dieu parla à Moïse (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et où il fut promu prophète. Et « Et par cette cité sûre ! », cela fait référence à la Mecque où Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) fut promu prophète.
9)     On trouve dans Ésaïe (29 : 12) : « Ou comme un livre que l’on donne à un homme qui ne sait pas lire, en disant : ‘Lis donc cela !’. Et qui répond : ‘Je ne sais pas lire’. » Qui d’autre ne sait ni lire et ni écrire si ce n’est Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Dieu dit dans le Coran :
(Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré qu’ils trouvent mentionné chez eux dans la Thora et l’Évangile.)[1][16]
Les annonces de la prophétie de Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) sont très nombreuses dans la Thora ; il serait difficile de tout mentionner et ce n’est pas le but de cette recherche, car l’objectif premier est d’inciter les gens à rechercher eux-mêmes la vérité. Cette simple allusion suffira à l’homme libre.
Les annonces de la prophétie de Muhammad dans le Nouveau Testament (les Évangiles)
Les annonces de la prophétie de Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) sont nombreuses également dans le Nouveau Testament (les Évangiles) :
10) On trouve dans l’Évangile selon Jean (14 : 30) : « Je ne vous parlerai plus longtemps, car le meneur de ce monde viendra… » Qui est le meneur du monde qui vint après Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) si ce n’est Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) ? Dieu a parachevé par lui la prophétie et lui donna la plus complète des législations qui convient pour tous les temps et tous les lieux.
11) On trouve dans le même Évangile (8 : 13) : « C’est votre avantage que je m’en aille ; en effet, si je ne pars pas, le Paraclet ne viendra pas à vous : si, au contraire, je pars, je vous l’enverrai. »
12) Et dans (Jean 16 : 13) : « […] car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu… » Cette dernière description n’est autre que celle du prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), car c’est bien lui qui ne parle pas de son propre chef, comme il est mentionné dans le Coran : (Et il ne prononce rien sous l’effet de la passion ; ce n’est qu’une révélation qui lui est faite.)[1][17]
Par contre, le terme « le paraclet » – qui peut s’écrire aussi « paraklêtos » – signifie le consolateur ou celui qui est appelé au secours ou l’avocat. Mais le mot en latin peut aussi s’écrire de plusieurs façons. Il peut aussi avoir le sens de celui qui est loué, le plus loué, la louange ou celui qui loue énormément. Ceci est la signification du mot « Muhammad » en arabe : celui qui est loué ou encore l’autre prénom du prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) qui est « Ahmad », qui signifie le plus loué.
Quelle que soit la signification du mot « paraclet », nous pouvons conclure que Jésus a laissé derrière lui une œuvre inachevée et que quelqu’un allait venir pour compléter sa mission. Par ailleurs, les religieux chrétiens cherchent à ne pas divulguer l’autre sens de paraclet en prononçant ce mot de la deuxième façon, car il deviendrait clair à tout le monde qu’il s’agit de Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Les religieux jouent sur cette ambiguïté, car le mot original qui fut traduit n’est plus connu ! Ils traduisirent donc « paraclet » par « consolateur » pour que ce mot ait le sens du « Saint-Esprit ».
 Mais, ce qui est étrange est de voir le mot « Saint-Esprit » utilisé mot pour mot dans d’innombrables versets des quatre Évangiles. Si « paraclet » signifiait réellement « Saint-Esprit », les quatre rapporteurs des Évangiles se seraient empressés de le mentionner ad litteram !
Le Saint Coran mentionne dans la sourate le Rang, v.6, que Jésus a explicitement mentionné le nom Ahmad : (Et quand Jésus fils de Marie dit : « Ô Enfants d’Israël ! Je suis vraiment envoyé de Dieu vers vous, confirmant ce qui est venu avant moi dans la Thora, et pour annoncer un Messager après moi, dont le nom sera « Ahmad ». Puis, lorsque celui-ci vint à eux avec des preuves claires, ils dirent : « C’est une magie évidente. » »)
Ahmad est le second nom du Prophète Muhammad et qui veut dire littéralement celui qui est le plus loué, le même sens que le « paraclet ». Cependant, examinons tout de même, dans le contexte de la Bible, si ce consolateur convient au personnage du Prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui)[1][18] ou pas :
a. Jean (14 : 16) : « Un autre consolateur. » Donc, plusieurs consolateurs étaient déjà venus et il y en avait un qui devait encore venir. Ainsi, cette annonce ne convient plus au « Saint-Esprit ».
b. Jean : « Afin qu’il demeure éternellement avec vous ». Étant donné que le besoin pour un autre de venir après lui n’existait plus et qu’il serait le dernier de tous les prophètes. En effet, l’enseignement du prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) demeure pour toujours et reste intact : le Coran et tous ses enseignements demeurent comme ils l’étaient il y a 1400 ans.
c. Jean (16 : 8) : « Il convaincra le monde en ce qui concerne le péché » : Tous les autres Prophètes, y compris Abraham, Moïse, David et Salomon corrigeaient leurs voisins et leur peuple pour leurs péchés, mais pas le monde comme l’a fait Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Il n’extirpa pas seulement l’idolâtrie de l’Arabie en l’espace de 23 ans, mais envoya aussi des émissaires à Héraclius, aux souverains des empires de Perse (Chosroês) et de Rome, au Négus, le roi d’Éthiopie, et à Mouqawqis, le gouverneur d’Égypte. Il réprimandait les chrétiens pour avoir divisé l’unité de Dieu en trinité, et pour avoir élevé Jésus au rang de fils de Dieu et ensuite de Dieu lui-même. C’est lui qui condamna les juifs et les chrétiens pour avoir corrompu leurs Écritures, et c’est lui qui a blanchi tous les Prophètes des imputations d’adultère, inceste, viol et idolâtrie.
c. Jean (16 : 13) : « Car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu » Le Saint Coran est la parole de Dieu. Il n’y a pas un seul mot du Prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) ni de ses compagnons qui y a été inclus. L’ange Gabriel le lui récita, le Prophète le mémorisa, et les paroles furent notées par ceux qui étaient chargés d’écrire les versets du Coran. Les propres paroles du Prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et ses enseignements furent enregistrés dans les Hadith ou traditions. Comparez avec le Deutéronome (18 : 18) : « […] je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui commanderai.»
Ceci correspond avec la sourate l’Étoile (versets 2-4) : (Et il ne prononce rien sous l’effet de la passion ; ce n’est qu’une révélation qui lui est faite.)
d. Jean (16 : 13) : « et il vous annoncera les choses à venir. » Toutes les prophéties du prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) se réalisent. Le prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) annonça nombre de signes révélant l’approche du jour dernier, qu’ils soient mineurs ou majeurs. Déjà, beaucoup de signes mineurs ont fait leur apparition, et les signes majeurs suivront sans le moindre doute, comme notre prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) nous en a informé…
 
Conclusion
En conclusion, nous conseillons toute personne de rechercher la vérité et ceci même si quelques personnes s’efforcent de la dissimuler. Nous sommes convaincus qu’une recherche dénuée de toute passion et de fanatisme religieux se conclura par la prononciation de l’attestation de foi :
« La ilâha illa-llâh, muhammadoun rassoûlou-llâh »
 
« Nulle divinité digne d’être adorée si ce n’est Dieu et Muhammad est le messager de Dieu… »
 
FIN
Ce livre est conseillé par les sites suivants :
L’islam à la portée de tous !

[1][1] (Al-A’râf, v.157)
[1][2] (La vache, v.129)
[1][3] Cela signifie que Dieu inscrivit cela dans la Table gardée (Al-Lawh al-Mahfoûdh) à l’époque où Adam n’était pas encore créé, comme il nous a été rapporté dans d’autres hadiths dont le sens est proche. En effet, nous disons cela, car la science de Dieu n’est point précédée par une ignorance comme celle des humains. Dieu quant à lui, connaît toute chose. Note du Traducteur.
[1][4] Rapporté par Ahmad, Ibn Hibbân et Hâkim et authentifié par Albâny dans Michkât al-Massâbîh
[1][5] (La famille d’Imrâne, v.81)
[1][6] Cette description est faite dans la sourate les Coalisés, v45.
[1][7]Rapporté par Boukhâry.
[1][8] (La Table servie, v.13)
[1][9] (La famille d’Imrâne, v.71)
[1][10] Il en existe en réalité plus d’une centaine (!), dont quatre seulement ont été canonisés en 364 apr. J.-C. lors du concile de Laodicée, l’Église ayant estimé, « guidée dans cette opération par le Saint-Esprit », que tous les autres évangiles étaient apocryphes et hérétiques. Gilles Kervenn.
[1][11] En réalité, la majorité des exégètes estiment aujourd’hui que l’évangile selon Matthieu est postérieur à l’évangile selon Marc, qui aurait été l’une de ses sources, et ils émettent même l’hypothèse que le diacre Philippe (qui doit être distingué de l’apôtre Philippe) serait l’auteur réel de cet évangile, après concertation avec Luc, compagnon de Paul lors du séjour en Palestine de ce dernier, vers 57-59. Philippe et Luc auraient ensuite composé indépendamment l’un de l’autre, en grec, leur évangile respectif, l’un à Césarée maritime (Philippe), et l’autre à Rome (Luc). Philippe (ou l’Église après lui) aurait laissé le premier évangile sous le patronage de l’apôtre Matthieu, car il reproduisait largement les logia de l’apôtre Matthieu et parce que le nom d’un apôtre était plus prestigieux. Gilles Kervenn.
[1][12] Personnalité controversée du christianisme, juif d’origine (Saul de son nom hébraïque) (vers 10 à Tarse – vers 65 à Rome). Il fit tout d’abord preuve d’un zèle profond pour sa religion (le judaïsme, de la secte des pharisiens). Sur le chemin de Damas où il devait se rendre pour persécuter les premiers chrétiens, il prétendit voir le Christ en apparition et se convertit au christianisme. Il s’autoproclama alors, par la grâce de cette apparition, disciple de Jésus et apôtre du Christ, bien qu’en réalité il n’ait jamais assisté aux enseignements de Jésus comme ont pu le faire les apôtres. Il prêcha ensuite certaines théories contraires à ce que les réels disciples de Jésus avaient prêché, comme l’affranchissement à la loi (la Torah) – que Jésus respectait pourtant et appelait à respecter, tel le shabbat –, le rejet de la circoncision, le fait que la foi seule sauve l’âme et que le travail n’y est pour rien ; il prôna le prêche des nations païennes, bien que Jésus ait précisé n’avoir été envoyé qu’aux fils d’Israël, prétendit que Jésus était le « Fils de Dieu », alors que Jésus s’appelait le fils de l’homme, et affirma que la raison de sa venue était de se faire crucifier pour que soient pardonnés les péchés des croyants. C’est donc lui qui est le réel fondateur de la version du christianisme qui allait finalement sortir vainqueur des luttes intestines entre les différents courants chrétiens des premiers siècles.. Gilles Kervenn.
[1][13] Là encore, l’attribution de cet évangile est un sujet de controverse depuis au moins le IIe siècle. Dans la tradition chrétienne, l’auteur en est l’apôtre Jean (à ne pas confondre avec le prophète et cousin de Jésus, Jean Le baptiste, fils de Zacharie). Ce point de vue est toujours défendu par certains érudits chrétiens, mais pour la plupart des experts modernes, l’auteur (ou les auteurs) est un inconnu, non contemporain de Jésus, le texte ayant été écrit vers 90 apr. J-C (avec une fourchette allant de 60 à 140). Gilles Kervenn.
[1][14] Comme on l’a vu, les noms et dates des évangiles donnés par l’auteur sont à prendre avec une grande précaution. La question de l’identité de l’auteur de chacun des évangiles est d’ailleurs, aujourd’hui encore, sujette à débat. Gilles Kervenn.
[1][15] Rapporté par Boukhâry.
[1][16] (Al-A’râf, v.157)
[1][17] (L’étoile, v.3-4).
[1][18] Tiré du livre « dialogue entre un musulman et un chrétien » de Hassan Baagil.

Écrit par

Khâlid Abou Sâlih

Traduction et adaptation
Abu Hamza Al-Germâny
Éditions
Madar Al-Watan
Publié par
Le bureau de prêche de Rabwah (Riyad)
Exclusivité :

Nous tenons à remercier notre frère Mahmoud et notre frère Gilles Kervenn pour leur généreuse participation…

Read Full Post »

La Sunna prophétique est l’ensemble des dires, des actions et des décisions du Prophète () et est considérée par les Musulmans, comme la deuxième partie du discours religieux en Islam. C’est la Sagesse dont Allah (exalté soit-Il) dota le Prophète quand Il lui a révélé le Coran. Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset): «Allah a fait descendre sur toi le Livre et la Sagesse, et t’a enseigné ce que tu ne savais pas. Et la grâce d’Allah sur toi est immense.» (Coran : 4/113). Ce que dit le Prophète, ce qu’il transmet aux hommes avec toute la sincérité d’un homme probe est la pure vérité, et Allah le démontre bien quand il dit (sens des Versets): «Et il ne prononce rien sous l’effet de la passion; ce n’est rien d’autre qu’une révélation inspirée.» (Coran : 53/3-4)

La Sunna comprend, entre autres, les dires du Prophète () qui sont de deux sortes :
–       Le Hadith Qodsi (divin) :
Ce sont les Hadiths que le Prophète Mohammed () rapporte directement au nom d’Allah. C’est en quelque sorte la parole d’Allah dite par le Prophète, comme ce Hadith qui dit : «Certainement Je suis comme Mon serviteur M’a présumé être, Je suis avec lui à chaque fois qu’il Me mentionne, s’il Me mentionne en lui-même, Je le mentionnerai en Moi-même, s’il Me mentionne en public, Je le mentionnerai devant un public meilleur encore, s’il s’approche de Moi d’un empan, Je Me rapproche de lui d’une coudée, et s’il s’approche de Moi d’une coudée, Je Me rapproche de lui d’une brasse, et s’il vient à Moi à petits pas, Je M’avancerai à toute vitesse.» (Boukhari et Mouslim)
Il ne s’agit pas là de Coran, car celui-ci -expression et contenu- émane d’Allah (exalté soit-Il) et est, de ce fait, inimitable.
–       Le Hadith de tradition :
Il s’agit ici de paroles dites par le Prophète () loin de toute inspiration divine directe. C’est le Prophète lui-même qui s’exprime sur les choses de la vie.
La Sunna a pour rôle d’expliciter ce qui a été dit brièvement dans le Coran. Elle explique en détails ses lois et ses préceptes. Il arrive des fois qu’elle décrète de nouvelles lois. Celles-ci sont alors le fruit d’une inspiration divine au plan du contenu et non point de l’expression, autrement dit l’idée est d’Allah (exalté soit-Il), mais l’expression est de Mohammad (). Ne font pas partie de la Sunna les mouvements innés du Prophète (), comme sa façon de marcher par exemple ou ses avis proprement personnels comme les idées émises par lui sur la fécondation du palmier.
Les thèmes abordés par la Sunna sont nombreux. On y trouve de tout : des ordres et des interdictions, des directives et des conseils, des prières et des invocations, etc … Tous les dires du Prophète (), ses actions et ses décisions sont des explicitations des préceptes islamiques dont la base est le Coran. Dans ce sens, on peut dire que la Sunna prophétique est le prolongement et le complément du Coran.

Le contenu de la Sunna comprend:

Les paroles du Prophète () adressées au Seigneur où il implore Son aide afin qu’il puisse réussir à répandre le Bien autour de lui, éviter les turpitudes, se rapprocher des nécessiteux et les aimer. Le Prophète implore Allah, demande Son pardon, se rapproche de Lui par les prières et communie avec Lui en Le glorifiant.
Les discours du Prophète adressés aux croyants pour leur donner plus de détails sur les préceptes religieux mentionnés laconiquement dans le Coran, leur apprendre les cinq piliers de l’Islam, les renseigner sur la foi et ses différentes facettes, sur la charité et ses degrés et les guider vers le chemin de la piété et de la droiture. Mohammad () dit aux croyants : «Ce qui est licite est évident, ce qui est illicite l’est de même et, entre les deux il existe des choses suspectes susceptibles d’induire en erreur et qui sont inconnues de beaucoup de gens. Quiconque les évite aura défendu sa foi et sauvé sa dignité et quiconque s’y laisse prendre est pareil à un berger dont le troupeau paît dans un endroit interdit qui risque de lui être fatal»
Les directives prodiguées par le Prophète () à la Umma afin qu’elle veille à son union et à sa fraternité. Les croyants, dans leur union fraternelle, l’amour qui les lie et les liens d’affection qu’ils entretiennent entre eux, sont solidaires comme les organes qui constituent le corps humain. Si un organe est atteint par un quelconque dysfonctionnement, c’est tout le corps qui lui vient en aide pour le protéger et lui porter secours et remède. Le Musulman est le frère du Musulman. Il ne doit ni l’opprimer, ni le trahir. L’entraide doit être de rigueur entre les Musulmans qui doivent éviter de se faire du mal les uns aux autres. L’équité pour tous doit être leur devise. Toutes les actions humaines doivent être régies et déclenchées par de bonnes intentions et chaque individu sera rétribué pour les actions qu’il aura accomplies, selon ses intentions, bonnes ou mauvaises
Les ordres et les recommandations du Prophète () adressés aux Musulmans pour qu’ils propagent la paix à travers le monde. Selon ‘Abd Allah Ibn ‘Amr, un homme a demandé au Prophète () : «Quel est le meilleur message de l’Islam?» Le Prophète lui a répondu : Venir en aide aux nécessiteux et saluer (dire «paix soit sur vous») ceux qu’on connaît et ceux qu’on ne connaît». Les Musulmans ont le devoir de répandre le Bien autour d’eux. Ils doivent être équitables dans leur jugement et éviter de trahir, de médire et de calomnier autrui.
—-
2012© IslamWeb ,Tous droits réservés.

Read Full Post »

Older Posts »

%d blogueurs aiment cette page :