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Les Hypocrites

L’Islam a réalisé un miracle à Médine. A partir des petits groupes humains qui se faisaient la guerre, la nouvelle religion avait crée un sentiment solide de fraternité, au servie ce Dieu et de l’homme. Pour la première fois dans l’histoire, une démocratie spirituelle était née. La République de Médine se dressait pour la gloire d’Allah et la dignité de l’homme. Cela ouvrit une époque d’or pour la ville qui a été, longtemps, le lieu de luttes interminables et de misère humaine.

Les habitants de Médine étaient reconnaissants à Allah, pour cette faveur singulière. Cependant, il y avait un groupe d’habitants qui étaient mécontents. Il s’agit des hypocrites, avec Abdoullah Ibn Oubbay à leur tête. Cet homme projetait de se déclarer Roi de Médine avant l’arrivée du Prophète. Les espoirs d’Abdoullah s’envolèrent pour toujours. Il n’avait maintenant aucune chance de réaliser son rêve, ce qui le rendit, ainsi que ses valets, amères envers l’Islam.

Mais il était impossible de défier l’Islam ouvertement. Abdoullah Ibn Oubbay et ses partisans agirent alors par dissimulation. Ils professaient extérieurement être musulmans, mais ils s’occupaient secrètement à détruire le pouvoir de l’Islam. Pour cela, ils se servaient de différentes armes. Dans la bataille d’Uhud et du fossé, ils désertèrent les musulmans. Mais l’Islam résista avec succès. Les hypocrites décidèrent alors d’utiliser des armes plus subtiles.

La Fausse Accusation

L’événement se produisit en l’an VI de l’hégire. `Aïsha était maintenant une jeune femme de quatorze ans. Le Prophète  se prépara à aller en expédition militaire. Selon son habitude, il tira au sort l’épouse qui devait l’accompagner. Ce fut `Aïsha qui fut choisie et partit avec lui, heureuse et tranquille.

A son retour victorieux de cette expédition, le Prophète  retourna à Médine à la tête de son armée qui entonnait des chants célébrant leur triomphe sur l’ennemi. A quelque distance de la ville, le convoi fit une halte et passa une partie de la nuit en ce lieu. Le lendemain, le signal du départ fut donné, sans que personne ne sache que `Aïsha était descendue de son chameau pour aller s’acquitter de besoins naturels.

La caravane arriva à Médine au lever du jour. Le chameau de `Aïsha fut conduit jusqu’au seuil de la maison de cette dernière. Ce fut à ce moment que les gens s’aperçurent avec stupéfaction que la Mère des croyants ne se trouvait pas dans son palefrenier. Le Prophète  et ses Compagnons restèrent perplexes, inquiets et tourmentés par cette incompréhensible disparition. Certains prirent la décision de revenir sur leur chemin et suivirent l’itinéraire inverse dans l’espoir de la retrouver.

Voilà qu’au loin, `Aïsha apparut, montée sur le chameau d’un homme connu sous le nom de Safwan Ibn al-Mu’attal as-Salmi. C’était l’époque où l’ordre, donné aux mères des croyantes de se voiler le visage et de ne pas se montrer aux gens, n’avait pas encore été révélé. Le Prophète  fut apaisé et écouta attentivement le récit de sa femme, lui expliquant les causes de sa mésaventure :

J’ai quitté mon palefrenier pour m’acquitter d’un besoin naturel, avant que tu ne donnes au convoi le signal du départ. J’avais un collier autour de mon cou. Quand j’ai terminé mes besoins, le collier s’était détaché de mon cou, puis il était tombé je ne sais pas où. Je m’en étais aperçu qu’en revenant à l’endroit où nous avons fait halte. Aussi, ai-je fait demi-tour pour rechercher mon bijou. Quand je l’ai retrouvée, je suis revenu au lieu du campement mais vous étiez déjà partis. Je suis tellement légère que ceux qui placèrent mon palefrenier sur le chameau, pensaient que je m’y trouvais.

Je n’ai pas trouvé mieux que de demeurer sur place. Je me suis emmitouflée dans mon jilbab et me suis allongée sur le sol, attendant l’éventualité d’un secours. Au bout d’un moment, Safwan Ibn al-Mu’attal as-Salmi m’aperçut car, lui aussi, resta en arrière du convoi pour des besoins particuliers. Il manifesta son étonnement de me trouver seule à cet endroit. Enfin, il me demanda de monter sur son chameau, prit les rênes de la bête et me conduisit jusqu’ici à toute allure.

Après son récit, `Aïsha s’endormit paisiblement, la conscience tout à fait tranquille. Ce n’était pas le cas de tous dans la ville. Un groupe de Juifs et d’hypocrites, à leur tête Abdoullah Ibn Ubbay, qui éprouvait une haine envers le Prophète exploitèrent l’évènement du collier pour propager des mensonges au sujet de la chasteté de `Aïsha. C’était pour eux l’occasion de déverser leur venin sur l’Envoyé de Dieu et son innocente femme.

Le bruit de la mésaventure de `Aïsha se répandit dans toute la ville. Les mauvaises langues doutaient de l’honnêteté de cette dernière. Elles imaginaient mille et une chose car, dans leur esprit, un homme et une femme, étrangers l’un à l’autre, ne pouvaient entreprendre seuls, sans la présence de témoins, un si long trajet sans qu’il n’y eut quelque chose de malsain entre eux.

Malheureusement, des musulmans et des musulmanes reprirent à leur compte ces mensonges sans demander des preuves qui justifieraient de telles accusations. Il en a été ainsi de Hasan ibn Thabit al-Ansari, poète du Prophète, Mastah Ibn Athathah, proche d’Abu bakr, Hamnatah Bin Jahsh, soeur de Zaynab.

La douleur poignante de `Aïsha

La rumeur ne manqua pas d’arriver jusqu’aux oreilles du Prophète , ainsi que de ceux d’Abu Bakr et de Ruman, père et mère de `Aïsha. Celle-ci ignorait ce que les gens disaient à son sujet. Elle était inquiète en s’apercevant que son mari la boudait sans raison. C’est que personne ne s’aventura à lui expliquer les raisons de cette agitation dans la ville. Pourtant, elle sentait que quelque chose n’allait pas chez son époux. Elle pensa que c’était probablement sa pénible tâche qui le rendait silencieux ou que quelque chose de très lourd qui pesait sur son coeur. Elle n’osait pas lui poser la question pour savoir ce qui le tracassait à ce point.

Cependant, observant son attitude sèche à son égard, elle lui proposa d’aller chez son père et sa mère en attendant que les choses se tassent.

Le Prophète  ne s’opposa pas à la proposition de `Aïsha. Celle-ci demeura dans l’ignorance de ce qui se tramait contre elle. Ce ne fut que quelques jours plus tard, alors qu’elle sortit de nuit pour ses besoins naturels, que Umm Masta’, tante maternelle d’Abu Bakr, lui dit :

– Ô fille d’Abu Bakr ! Ne t’est-il pas parvenue la nouvelle qui circule à ton sujet ?

Ce fut ainsi que `Aïsha prit connaissance des dénigrements dont elle était injustement l’objet. Elle pleura longtemps au point qu’elle sentit son coeur se détacher de sa poitrine. Elle s’en prit à sa mère qui l’avait laissé dans une ignorance absolue :

– Que Dieu te pardonne ! Les gens disent du mal de moi et tu ne me dis rien de ce qui se passe autour de moi !

Umm Ruman la calma en lui affirmant qu’elle était une femme bonne et aimée de son mari. Cet éloge ne calma pas `Aïsha pour autant. Elle passa la nuit éveillée, des sanglots agitant sa frêle poitrine et de grosses larmes coulant sur ses joues roses.

`Aïsha était loin de s’imaginer que le Prophète  allait prendre au sérieux ces racontars. Il n’allait pas, tout de même, prendre en considération de telles insanités et méchancetés déversées sur elle. Elle savait, elle, qu’elle était victime d’un complot, fondé sur des accusations injustes. Ce qu’elle ne savait pas, c’est que son mari défendait son honneur et le sien. En effet, le Prophète prit témoin une assemblée de personnes :

– Ô vous les gens ! Quelle est l’intention de ces hommes qui portent préjudice à ma famille et disent sur elle ce qui n’est pas la vérité ?

La majorité des musulmans partageait les soucis de leur Prophète  et l’épreuve qu’il traversait. Ils étaient en colère contre eux qui colportaient des mensonges et portaient atteinte à l’honneur d’une épouse noble, sage et pure. Ils demandaient vengeance contre ces dénigreurs. Il va de soi que ce qui touchait à la dignité de la famille du Prophète se répercutaient sur eux-mêmes.

Le Prophète  voulait entendre les conseils afin de définir la position à prendre car il était à la fois agité et soucieux. Aussi alla-t-il voir Ali et Usama Ibn Zayd. Celui-ci prit la défense de `Aïsha en affirmant qu’il ne savait sur elle que du bien et que tout ce qui se disait n’était que pur mensonge.

Quant à Ali, il prit une position qui la désavantageait. En effet, il dit au Prophète qu’il n’avait pas à se soucier du cas de `Aïsha car ce n’était pas les femmes qui manquaient. Il avait donc loisir de la remplacer et de choisir celle qui lui conviendrait. Alors le Prophète questionna Barira, la servante de `Aïsha :

Ô Barira, N’as tu jamais rien vu dans la conduite d’Aïsha qui aurait pu éveiller des soupçons ?

– Par celui qui t’a envoyé avec la vérité, je n’ai jamais rien vu de mal dans la conduite de Aïsha pour la blâmer.

Le Prophète  sortit de la maison, triste et accablé par une douleur morale. Il se dirigea vers la maison d’Abu Bakr. `Aïsha s’y trouvait, les yeux gonflés de larmes. Il y avait à ses côtés des visiteuses parmi les femmes des Ansars. Son père et sa mère étaient là également et la regardaient en gardant le silence, ne sachant quoi lui dire.

Pour la première fois depuis l’éclatement du faux scandale, l’Envoyé de Dieu  s’assit aux côtés de `Aïsha et lui adressa la parole.

– Ô `Aïsha ! Tu es au courant de ce disent les gens à ton sujet. Crains Dieu ! Si tu as fait le mal dont les gens parlent, repens-toi à Dieu car Dieu accepte le repentir de ses serviteurs.

`Aïsha n’en croyait pas ses oreilles. Ainsi, le doute habitait la pensée de son mari. Elle se tourna vers son père et sa mère, espérant qu’eux même répondraient à sa place à son époux. Ils déclarèrent :

– Par Dieu ! Nous ne savons pas quoi répondre.

Il ne restait plus à `Aïsha qu’à se défendre elle-même. Ses larmes se remirent à couler, alors elle se tourna vers son mari et lui dit avec insistance :

– Par Dieu ! Je ne me repentirai jamais à Dieu à propos de ces accusations. Je ne peux pas confirmer ce que les gens colportent sur moi. Dieu sait que je suis innocente. Je ne peux pas dire ce qui n’existe pas. Mais si je démens ce qui se dit, vous ne me croirez pas. Je dirais seulement ce que le père de Joseph a dit : « Il ne me reste que la Patiente ! C´est à Allah qu´il faut appeler au secours contre ce que vous racontez! »

`Aïsha déclarée innocente

Le Prophète  n’avait pas encore quitté la pièce qu’il perdit connaissance. Son inconscience était de celle qui précédait la descente de la révélation. Les présents le recouvrirent de son vêtement et placèrent un coussin sous sa tête. Le père et la mère de `Aïsha se tordaient de peur, craignant que la révélation dévoile possible crime commis par leur fille. Quant à celle-ci, elle garda son calme, certaine de son innocence et sachant que Dieu ne serait point injuste envers elle.

Quelques temps après, le Prophète  se réveilla de son inconscience. Il s’assit en essuyant la sieur qui coulait sur son front. Il dit alors, le sourire aux lèvres :

C’est une bonne nouvelle pour toi Ô `Aïsha. Dieu a révélé ton innocence.

Abu Bakr expira fortement comme s’il voulait libérer un poids énorme qui obstruait sa respiration. Quant à Umm Ruman, elle bondit de la place où elle se trouvait, emportée par la joie qui la saisit. Elle fit signe à sa fille de se lever et d’aller vers son époux. `Aïsha répondit spontanément :

Par Dieu ! Je n’irai pas vers lui. Je n’ai qu’à louer Dieu, le Puissant, le Glorieux ! C’est lui qui a fait descendre mon innocence.

Puis, elle se tourna vers son père alors qu’il s’approchait d’elle. Abu Bakr, les larmes aux yeux, embrassa le front de sa fille. Celle-ci lui dit :

Ô père ! M’avais-tu soupçonnée ? Il répliqua : « Quel est le ciel qui m’aurait recouvert et quelle est la terre qui m’aurai supporté si je t’avais accusé de quelque chose que j’ignorais. »

Quant au Prophète , il se remémora la douleur que `Aïsha avait enduré à cause d’une accusation injuste. Il sortit aussitôt de la maison, se dirigea directement à la mosquée et récita les versets révélés au sujet de `Aïsha :

* Ceux qui sont venus avec la calomnies sont un groupe d´entre vous. Ne pensez pas que c´est un mal pour vous, mais plutôt, c´est un bien pour vous. A chacun d´eux ce qu´il s´est acquis comme pêché. Celui d´entre eux qui s´est chargé de la plus grande part aura un énorme châtiment.

* Pourquoi, lorsque vous l´avez entendue [cette calomnie], les croyants et les croyantes n´ont-ils pas, en eux-mêmes, conjecturé favorablement, et n´ont-ils pas dit: « C´est une calomnie évidente? »

* Pourquoi n´ont-ils pas produit [à l´appui de leurs accusations] quatre témoins? S´ils ne produisent pas de témoins, alors ce sont eux, auprès d´Allah, les menteurs.

* N´eussent-été la grâce d´Allah sur vous et Sa miséricorde ici-bas comme dans l´au-delà, un énorme châtiment vous aurait touchés pour cette (calomnie) dans laquelle vous vous êtes lancés,

* quand vous colportiez la nouvelle avec vos langues et disiez de vos bouches ce dont vous n´aviez aucun savoir; et vous le comptiez comme insignifiant alors qu´auprès d´Allah cela est énorme.

* Et pourquoi, lorsque vous l´entendiez, ne disiez-vous pas: « Nous ne devons pas en parler. Gloire à Toi (ô Allah)! C´est une énorme calomnie »?

* Allah vous exhorte à ne plus jamais revenir à une chose pareille si vous êtes croyants.

* Allah vous expose clairement les versets et Allah est Omniscient et Sage.

* Ceux qui aiment que la turpitude se propage parmi les croyants auront un châtiment douloureux, ici-bas comme dans l´au-delà. Allah sait, et vous, vous ne savez pas. (Coran 24.11-19)

Et par ordre de Dieu, les calomniateurs furent fouettés ainsi que le préconise le verset quatre de la sourate citée plus haut : Et ceux qui lancent des accusations contre des femmes chastes sans produire par la suite quatre témoins, fouettez-les de quatre-vingts coups de fouet, et n´acceptez plus jamais leur témoignage. Et ceux-là sont les pervers.

L’ablution sèche – le Tayamoun

Au cours d’un autre voyage, `Aïsha était avec le Prophète. Elle portait encore le même collier. A l’aube, la caravane allait partir quand on remarqua que le collier n’était plus là. `Aïsha informa immédiatement le Prophète  qui donna l’ordre de prolonger l’arrêt. La recherche du collier commença…

L’heure de la prière du matin était très proche mais il n’y avait pas d’eau dans le voisinage pour les ablutions. Les musulmans s’inquiétèrent : « La fille d’Abu Bakr nous a tous mis dans une situation difficile », disaient-ils.

Abu Bakr se sentit gêné par `Aïsha. Il vint à elle mais vit que le Prophète dormait la tête sur ses genoux : « Tu crées constamment des problèmes » protesta Abu Bakr.

Un peu avant l’heure de la prière, le Prophète  se réveilla. On le mit au courant du problème de l’eau. La révélation suivante arriva immédiatement :

Ô les croyants! … Si vous êtes malades ou en voyage, … et que vous ne trouviez pas d´eau, alors recourez à une terre pure (ou sable), et passez-vous-en sur vos visages et sur vos mains. Allah, en vérité est Indulgent et Pardonneur. (Coran 4.43)

La nouvelle transforma aussitôt l’inquiétude des gens en joie. Ils commencèrent maintenant à dire : « Ô famille d’Abu Bakr ! Ce n’est pas votre premier don à l’Islam. »

Abu Bakr qui était bien fâché contre sa fille vint lui dire : « Je n’imaginais pas que tu puisses être la source d’une telle bénédiction pour les musulmans. Grâce à toi, les gens se sont vus accorder une grande facilité. »

Un Mois de Séparation

En l’an 9 de l’Hégire, pratiquement toute l’Arabie était sous le drapeau de l’Islam. De tous les coins du pays, des richesses affluaient dans les caisses du trésor public de Médine. Mais tous ces revenus étaient dépensés pour les besoins de l’Etat. Le Prophète  et sa famille menaient la même vie nécessiteuse et de demi-famine.

Maintenant qu’elles pouvaient se le permettre, les épouses du Prophète souhaitaient qu’il dépense plus pour elles. Elles observaient le niveau de vie des autres femmes de la ville s’améliorer et ne voyaient plus aucune raison à continuer à mener cette vie rude.

Toutes les femmes du Prophète  avec à leur tête `Aïsha, se réunirent pour solliciter un meilleur confort. Quand Umar apprit la chose, il alla chez sa fille Hafsa et lui dit : « Je t’avertis de ne pas presser le Prophète, et de ne plus lui répondre de cette manière. Si tu a besoin de quelque chose, demande moi, je te l’apporterai. N’essaie pas d’imiter `Aïsha, car elle est plus belle et plus aimée par le Prophète que toi. Par Allah ! Le Prophète a de la considération pour moi, ou il divorcera de toi ! »

Umar alla aussi chez les autres femmes et leur donna le même conseil mais elles objectèrent qu’il n’avait pas le droit d’intervenir dans leur affaires privées qui ne regardaient qu’elles et le Prophète. Pendant ces mêmes jours, le Prophète tomba de cheval et eut quelques blessures légères. Se trouvant incapable de faire face à la demande incessante de ses femmes, il alla se réfugier dans une maison reculée, et déclara qu’il resterait là-bas tout seul, pendant un mois.

Les hypocrites saisirent aussitôt cette occasion. Ils propageaient l’information que le Prophète  avait divorcé de ces femmes. La nouvelle causa une agitation dans la ville. Les musulmans se sentirent très bouleversés, la paix familiale du Prophète les touchait directement. Les femmes du Prophète commencèrent alors à pleurer. Elles regrettèrent leurs actes car elles ne s’attendaient pas à ce que leurs gestes allaient prendre une si grande proportion. Elles n’attendaient que la miséricorde de Dieu et le Pardon de son Messager.

Quant à `Aïsha, qui était à la tête de ses revendications féminines, elle sentit sa responsabilité dans cette situation. Il lui semblait que son coeur allait se déchirer en songeant à la peine qu’elle faisait à son époux.

En fait, le Prophète  n’avait pas répudié ses femmes. Ce n’était qu’un avertissement qu’il leur adressait. Mais si elles ne se repentaient pas, Son Seigneur lui ordonnerait de les répudier et de prendre d’autres épouses meilleures que les précédentes.

Aussi, toutes les femmes furent séparées du Prophète  durant un mois, attendant chacune dans leurs chambres respectives le retour de leur époux.

Quand elles entendirent ses pas s’approcher, `Aïsha se prépara à le recevoir car elle savait que c’était chez elle qu’il entrerait en premier. Son coeur battait à forte allure au rythme des pas qui avançaient.

Dès que `Aïsha le vit, elle rassemble toute son énergie pour lui déclarer :

– Ô Apôtre de Dieu ! Tu as juré de te séparer de nous pendant un mois. Or, seulement vingt neuf jours se sont écoulés. Que s’est il passé ?

Le Prophète  se réjouit de constater qu’Aïsha comptait les jours et les nuits de la séparation (ce qu’il faisait également) impatiente de voir le délai écoulé. Il lui dit tout en souriant :

– Ne sais-tu pas que le mois en cours n’a que vingt neuf jours ?

Puis le Prophète  lui dit : Je vais t’entretenir d’une affaire, mais ne te hâte pas de me répondre tant que tu n’auras pas consulté tes parents.

Il récita les paroles d’Allah : Ô Prophète ! Dis à tes épouses : Si c’est la vie présente que vous désirez et sa parure, alors venez ! Je vous donnerez (les moyens) d’en jouir et vous libérerez (par un divorce sans préjudice). Mais si c’est Dieu que vous voulez et Son Messager ainsi que la demeure dernière, Dieu a préparé pour les bienfaisantes parmi vous une énorme récompense.(Coran 33.28)

– A quoi bon, répondis `Aïsha, de consulter mon père et ma mère, puisque c’est Dieu, Son Envoyé et la demeure dernière que je désire?

Puis, les autres épouses du Prophète firent de même. Elles ont toutes accepté calmement la vie de pauvreté en échange du Paradis.

Ainsi, `Aïsha reprit le cours de sa vie normale auprès de son mari qui l’aimait. L’accord entre les deux conjoints était parfait et ce n’était pas les légers et passagers mécontentements qui pouvaient ternir leur relations.

Le Prophète  lui avait dit qu’elle était pour lui comme l’anse la plus solide (al-‘Urwah al-Wuthqa). Il la connaissait si bien qu’il savait, à tout moment, son humeur de l’instand :

Je sais, lui dit il, quand tu es satisfaite de moi et quand tu es en colère.

Elle lui demanda comment pouvait-il connaître ce changement d’humeur. Il dit :

– Si tu es satisfaite, tu me dis : « Que non ! Par le Seigneur de Muhammad ! » Mais si tu es en colère, tu me réponds : « Non, par le Seigneur d’Abraham. » Ce qui était également juste.

La maladie du Prophète

Après ces quelques péripéties, les jours s’écoulaient paisiblement. `Aïsha était témoin des victoires de son époux. Elle l’accueillait chaque fois avec cette joie qui ressemblait à la lumière de l’aube qui déchirait les ténèbres de la nuit.

Hélas ! Le Prophète  n’était qu’un humain et comme tel, il était mortel. Il devait rejoindre son Seigneur après avoir accompli sa mission.

C’était ainsi qu’en revenant du pèlerinage d’adieu, en l’an XI de l’hégire, il allait au cimetière al-Baqi pour saluer les morts et demander pardon pour eux. Le lendemain, au réveil, il passa devant `Aïsha qui se plaignait de maux de tête. Il lui dit, alors qu’il commençait à ressentir les douleurs de la maladie :

C’est moi, ô Aisha qui ait un terrible mal de tête.

Quand il vit que son épouse continuait à se plaindre, il lui dit en plaisantant :

– Que dirais-tu si tu mourais avant moi ! Je te mettrai dans un linceul. Je prierai devant ton corps et je t’enterrerai.

Son sourire fit épanouir le visage de sa femme, d’autant plus que la douleur de sa tête se calma un moment. Mais, ce ne fut qu’un court répit car la souffrance le reprit.

Malgré la gravité de sa maladie, le Prophète  continuait ses tâches quotidiennes. Il conduisit la prière du matin et se rendit chez chaque femme. Voyant la maladie qui s’empirait, les épouses du Prophète lui donnèrent la permission de se reposer chez `Aïsha. Celle ci surveillait son mari jour et nuit, avec la plus grande dévotion et le plus grand soin.

Un matin, il essaya plusieurs fois de se lever pour aller à la mosquée. N’ayant plus de force pour diriger la prière des musulmans, il ordonna d’appeler Abu Bakr pour le remplacer dans cette noble tâche.

`Aïsha répliqua que son père avait le coeur trop tendre et qu’il pleurait facilement pendant la prière. Mais le Prophète insista à ce que aucun autre ne dirige la prière si ce n’est Abu Bakr, qui par cette désignation sera reconnu par la suite, premier calife des musulmans.

Quelques jours avant sa maladie, le Prophète  avait donné quelques pièces d’or à `Aïsha, pour qu’elle la garde. Cette pensée lui vint soudain à l’esprit et il dit :

« `Aïsha, où sont les pièces d’or ? Va et donne-les aux pauvres. Muhammad veut rencontrer son Seigneur avec la plus grande tranquillité d’esprit ! »

`Aïsha obéit immédiatement.

La Mort du Prophète

Au dernier jour de sa vie, le Prophète  était allongé sur son lit, sa tête posée sur les genoux de `Aïsha. Son frère Abder Rahman arriva avec un Siwak à la main. Le Prophète  regarda le Siwak. `Aïsha comprit alors qu’il voulait se brosser les dents. Elle prit le Siwak des mains de son frère, le ramollit avec ses dents et le donna au Prophète. Jamais il ne se lava les dents aussi longtemps et avec autant de soin.

Une fois terminé, il leva le doight et dit « Ô Allah ! Avec le plus grand Compagnon ». Puis son âme rejoingit son Seigneur.

C’est ainsi que le Messager de Dieu  est mort, dans les bras de sa tendre épouse `Aïsha. Il fut enterré au même endroit.

Longtemps avant, `Aïsha avait vu dans un rêve trois lunes tombant dans sa chambre. Elle raconta son rêve à son père. Il lui répondit :

– C’est l’une des lunes de ta chambre. C’est la meilleure des trois !

Islammedia 2011

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La solitude, puis les mariages du Prophète

Depuis la mort de Khadija , les jours s’écoulaient chargés du poids de la mission prophétique. Quant aux nuits, elles s’emplissaient du souvenir de la disparue. Ainsi, le Prophète  demeurait sans compagne. De leurs côtés, ses compagnons observaient sur lui les effets de la tristesse. Ils auraient souhaité le voir briser sa solitude en se mariant le plus tôt possible.

Cependant, aucun des Compagnons ne prenait le courage de l’entretenir d’une éventuelle union. Il a fallu qu’un soir Khalwa Bint Hakim as-Salmiyya aille chez lui et lui dit :

– Ô Envoyé de Dieu ! Je te vois plongé dans la plus totale des tristesses depuis la mort de Khadija.

Elle l’observa un moment, puis soudain, elle lui proposa de se remarier. Le Prophète  la regarda en silence, écoutant la voix de son coeur plein de souvenir de la défunte. Il se rappela alors du jour, voilà plus de vingt ans, où Nafisa Bint Muniyya vint à lui pour lui parler de mariage et lui présenter une éventuelle union avec Khadija.

Quelques temps après, le Prophète  leva la tête et dit :

Qui épouserais-je après Khadijah ?

La demande en mariage

Ainsi, quand Khalwa proposa à l’Envoyé de Dieu, le nom de `Aïsha , le coeur de celui-ci s’épanouit en raison du fort lien d’amitié qui le liait à Abu Bakr. Aussi avant d’aller chez Sawda, Khalwa se rendit d’abord à la maison de celui qui allait être le premier calife de l’Islam, après la mort du sceau des envoyés. Elle trouva Umm Rûman, la mère de `Aïsha et lui dit qu’elle venait lui annoncer une heureuse nouvelle.

« L’Envoyé de Dieu m’a envoyé pour demander la main de `Aïsha. »

La mère se réjouit de cette annonce et appela son mari. Dès que celui-ci fit son apparition, Khalwa répéta le motif de sa mission. Abu Bakr fut surprit et dit : « Le Prophète et moi, nous nous sommes toujours considérés comme des frères. `Aïsha est donc sa nièce. Comment peut-elle se marier à lui ? »

Khalwa revint voir le Prophète et l’informa des inquiétudes d’Abu Bakr. Elle reçut cette réponse :

« Dis à Abu Bakr qu’il n’est pas mon propre frère mais seulement mon frère en islam. L’Islam n’interdit pas le mariage avec la fille d’un tel frère. »

Abu bakr demanda quelques instants de réflexion et sortit de la maison. Umm Ruman expliqua à Khalwa la raison du départ de son mari : Mat’am Ibn Addi avait sollicité la main de `Aïsha pour son fils Jabir. Or Abu Bakr n’avait pas pour habitude de faillir aux promesses qu’il donnait. Et cette fois encore, il voulait s’assurer que les choses s’arrangeraient.

Abu Bakr entra chez Mat’am et trouva avec lui sa femme, Umm Jabir, qui était encore idolâtre. Celle-ci prit la parole :

« Ô Abu Bakr ! il est possible qu’en mariant notre fils à ta fille, celle-ci le fera entrer dans sa religion que toi-même tu partages ? »

Abu Bakr ne lui répondit pas mais se tourna vers le mari pour lui demander ce qu’il en pensait.

« Mon opinion, dit-il, est celle que tu as entendue de ma femme. »

Abu Bakr sortit de chez Mat’am, l’air soulagé. Il ne pouvait pas donner sa fille à un idolâtre. C’est dire que sa promesse tombait à l’eau. Arrivé auprès de Khalwa, il lui demanda d’inviter le Prophète.

L’Envoyé de Dieu répondit à l’invitation. Ce fut alors que l’accord de son union avec `Aïsha était conclu, alors qu’elle n’avait que six ou sept ans. La dot avait été fixée à cinq cents dirhams.

Portrait du père et de la mère de `Aïsha

Les membres de la famille de `Aïsha, les Banu Taym étaient connus pour leur générosité, leur courage, leur fidélité et leur opinion juste et sensée. Ils étaient donnés en exemple pour leur bonté envers leurs femmes et l’excellent traitement qu’ils leur réserveraient.

De plus, Abu Bakr était renommé pour sa bonne moralité, sa douceur et sa sensibilité. C’était un commerçant avisé, droit et honnête. A ce titre, il avait gagné la confiance des mecquois. A cela, il faut ajouter qu’il a été le premier homme à répondre à l’appel de l’Islam. Il s’adonna au service de la religion avec son corps, son esprit et ses biens. Il recruta même d’autres adeptes tels que Uthman Ibn Affan, az-Zubayr Ibn al-Awwam, Abd ar-Rahman Ibn ‘Awf, Sa’d Ibn Abi Waqqas, Talha Ibn ‘Ubayd Allah, etc. Ils font tous partis des dix musulmans auxquels le Paradis avait été promis. Que Dieu les ait en Sa miséricorde.

D’Abu Bakr, le Prophète  avait dit :

« Je n’ai pas appelé une seule personne à l’Islam sans qu’elle ne refuse, n’émette des objections ou manifeste des hésitations, exception faite d’Abu Bakr Ibn Qahafah. Quand je lui ai fait la proposition, il l’accepta sans aucune hésitation. »

Il ajouta :

« Il n’y a pas de fortune qui m’a été autant utile que celle d’Abu Bakr. » Il est vrai que cet ami sincère et dévoué lui avait dit :

« Ô Envoyé de Dieu ! Est-ce que mes biens et moi-même ne t’appartiennes pas ? »

Quant à la mère de `Aïsha, Umm Rûman, fille de Amir al-Kinaniya, elle appartenait au nombre des illustres Sahabiyat. Au temps de la jahiliya, elle épousa Abd Allah Ibn al-Harith al-Asadi. Elle eut de lui un garçon nommé at-Tufayl. A sa mort, elle s’unit à Abu Bakr et, de leur union, deux enfants virent le jour : `Aïsha et Abd ar-Rahman.

Elle émigra à Médine quand le Prophète  et son compagnon Abu Bakr furent bien installés. Elle mourut du vivant du Sceau des envoyés. Celui ci visita sa tombe et, après avoir imploré le pardon de Dieu pour elle, dit :

« Ô Seigneur Dieu ! Tu n’es pas sans savoir ce que Umm Ruman a enduré pour Toi et pour Ton Messager. »

Quant à `Aïsha, elle naquit à la Mecque, quatre ou cinq ans après le début de la révélation. Elle embrassa l’Islam, ainsi que sa soeur Asmah, avant même sa maturité. C’était l’époque où les musulmans ne constituaient qu’un petit et faible groupe.

Le Prophète  la connut depuis sa tendre enfance. Il l’observa grandir et s’épanouir. Chaque fois qu’il voyait la mère, il lui demandait de prendre bien soin de sa fille. Un jour qu’il vit `Aïsha avec un air fâché et renfrogné, il dit :

« Ô Umm Ruman ! Ne t’avais-je pas conseillé de prendre bien soin d’elle ? »

L’émigration vers Médine

Arriva le jour où le Prophète  reçut l’ordre d’émigrer à Médine. Abu Bakr attendait avec impatience et souhaitait être celui qui accompagnerait son ami dans cette traversée du désert. Le Prophète annonça ce départ et c’est ainsi que les deux compagnons montèrent sur leurs chameaux et se dirigèrent vers Médine.

Les notables Quraychites promirent cent chameaux à celui qui les arrêterait. Mais le Prophète et Abu Bakr arrivèrent à Médine, sains et saufs et furent accueillit triomphalement. Quelques semaines plus tard, Abu Bakr envoya un mot à son fils Abdullah, lui disant de conduire la famille du Prophète, sa propre mère et ses soeurs à Médine. `Aïsha vécut chez ses parents pendant huit mois à Médine.

La Maladie

Au début, le climat de Médine ne convenait pas à beaucoup de réfugiés qui tombèrent malades. Abu Bakr était l’un d’eux. Il avait une forte fièvre. `Aïsha prenait soin de lui, jour et nuit. L’état de Abu bakr devint sérieux. Il était couché désespérément et répétait sans cesse ces mots :

« Chacun se voit pris au piège sous les yeux de sa famille. La mort est plus proche que les lacets de ses chaussures »

`Aïsha alla voir le Prophète  et lui demanda de prier pour la santé de son père. Il le fit et Abu Bakr se sentit ensuite mieux.

Quelques temps après, `Aïsha tomba malade. Sa maladie était grave aussi. Le père affectueux s’asseyait près de son lit jour et nuit. Finalement, la fièvre tomba et elle commença à guérir. Cependant, la maladie fut tellement sérieuse qu’elle perdit ses cheveux.

Le départ de la maison de ses parents

Quant `Aïsha fut complètement guérie, Abu Bakr vint au Prophète et lui aborda la question du mariage. Il fallait à présent concrétiser l’acte conclu à la Mecque trois années auparavant. Il lui dit :

« Messager d’Allah, pourquoi ne prend tu pas ta femme dans ta propre maison maintenant ? »

« Je n’ai pas d’argent pour payer la dot ! » répondit le Prophète.

« Tu peux m’emprunter l’argent. » dit Abu Bakr

Le Prophète lui emprunta ainsi cinq cents dirhams et envoya l’argent à `Aïsha.

Le jour suivant, le Prophète  envoya quelques femmes Ansari chercher `Aïsha. Quand elles arrivèrent che Abu Bakr, `Aïsha jouait. Sa mère la baigna, la coiffa et la conduisit dans la chambre où se trouvaient des femmes qui s’écrièrent en choeur « Pour toujours et dans la joie, soit la bienvenue ! »

Pendant ce temps, le Prophète arriva. Il n’y avait dans la maison qu’un bol de lait. On le lui offra. Il prit le bol de lait et en but une gorgée. Il passa ensuite le lait à Aisha qui, timidement, en fit de même.

Après cette simple cérémonie, `Aïsha embrassa ses parents et alla vivre avec son glorieux mari.

La Maison de `Aïsha

Du côté Est de la mosquée du Prophète, il y avait une rangée de petites habitations en boue. C’était les demeures du Prophète, qu’occupaient ses femmes.

La chambre de `Aïsha avait dix pieds de long, avec des murs en boue et le sol en terre. Elle avait un toit de chaume, de feuilles et de branches de datte. Le toit était si bas qu’on pouvait facilement le toucher. L »unique porte donnait sur la mosquée et était fermée par un simple rideau. Le mobilier consistait en un matelas, un oreiller de fibres de dattiers, un tapis, deux jarres, l’une pour les dattes, l’autre pour la farine, ainsi qu’une cruche pour l’eau et un bol. Il y avait aussi une lampe à huile, qui, faute d’huile, ne fonctionnait pas souvent.

La cour de la mosquée servait aussi de cour à la chambre. Pendant le mois de Ramadan, quand le Prophète s’assseyait pour l’Itikaf, il s’asseyait près de la chambre. Il mettait sa tête à l’interieur pour se faire coiffer les cheveux. S’il avait besoin de quelque chose, il tendait la main et `Aïsha le lui donnait.

Une éducation minutieuse commence

L’éducation d’Aïsha se fit sous les soins du meilleur professeur de l’histoire. Avec un but défini, le Prophète  commença à façonner l’esprit de la femme qui était destinée à transmettre et à interpréter ses enseignements au monde féminin.

Avec une ardeur étonnante, `Aïsha plaça ses remarquables talents au service de son éducation. Chacune des vertus humaines se trouvait achevée à la perfection dans la personnalité du Prophète. Dès que le Prophète entrait dans sa chambre, elle commençait à poser toutes sortes de questions. La porte de la chambre donnait sur la cour de la mosquée. Quand le Prophète  s’asseyait dans la mosquée pour enseigner aux gens et leur expliquer des choses, `Aïsha restait près de la porte et écoutait chaque mot qu’il disait. Le résultat était une connaissance étonnamment large et une profonde compréhension. Très peu de compagnons pouvaient égaler `Aïsha dans la compréhension du Qur’an et de la Sunna.

L’esprit de recherche de `Aïsha rendait un service permanent à l’Islam. Ses questions étaient la source de lumière à plusieurs problèmes importants. Voici quelques exemples :

Combattre pour la cause d’Allah est le devoir de tout musulman. Un jour `Aïsha demanda : « Ô Messager d’Allah, les femmes devraient-elles aller aux champs de bataille, tout comme les hommes ? »

« Non, le Pèlerinage est suffisant pour elles ! » répondit le Prophète.

Un jour, elle demanda : « Messager d’Allah, le consentement d’une femme est-il nécessaire avant le mariage ? » « Oui! », fut la réponse. « Mais les filles sont généralement trop timides pour exprimer leur consentement ! », continua `Aïsha. « Leur silence traduit leur consentement », expliqua le Prophète.

Une fois, le Prophète  déclara : « Suivez la voie du milieu. Essayer de rapprocher les gens. Dites leur qu’ils entreront au Paradis, non seulement par mérite, mais par la grâce Divine ! »

Cette annonce sonnait étrange aux oreilles de `Aïsha. Aussi, demanda t-elle : « Messager d’Allah, est-ce que cela s’applique à toi aussi ?» « Oui, répondit le Prophète, moi aussi je prie pour la faveur d’Allah et son pardon. »

Un jour, quelqu’un avait volé quelque chose appartenant à `Aïsha. Elle maudit le voleur. En entendant l’injure, le Prophète  dit : « N’enlève pas le péché de cette personne et ta propre récompense en proférant ces injures ! »

Cette éducation continuait jour et nuit. `Aïsha est entrée dans la maison du Prophète à neuf ans et elle avait 18 ans à sa mort. Elle a donc passé les neuf années les plus formatives d’une vie sous les soins affectueux du Prophète. Elle était la seule femme vierge qu’il avait épousée. Ses co-épouses étaient toutes des veuves, bien éduquées dans les manières, dans les maisons de leurs premiers maris. `Aïsha arriva au Prophète avec un esprit neuf et flexible.

L’Amour pour le Prophète

`Aïsha débordait d’amour pour son mari. Elle aimait le servir. Même quand elle avait une servante pour l’aider, elle préférait faire les choses de ses propres mains. Elle moulait elle même la farine, la pétrissait et faisait le pain. C’était elle qui faisait le lit et lavait le linge du Prophète. C’était elle qui préparait le Miswak et l’eau pour l’ablution.

La dévotion de `Aïsha était si grande qu’elle aimait tout ce qu’il aimait et détestait ce qu’il détestait.

Une fois, elle reçut un rideau imprimé à portraits d’hommes et d’animaux. La vue même du rideau fit rougir le Prophète. En demandant ce qui n’allait pas, le Prophète  dit : « Les anges n’entrent pas dans une maison où il y a des images d’hommes et d’animaux. » `Aïsha enleva immédiatement les rideaux.

Un jour, un compagnon devait donner une fête de mariage, mais n’avait pas d’argent pour le faire. Il rechercha l’aide du Prophète. « Allez chez `Aïsha, dit-il, et dites-lui de vous donner un panier de grains. » `Aïsha obéit, bien que cela la laissât sans nourriture pour la nuit.

La dévotion de `Aïsha était telle que l’absence du Prophète la rendait inquiète. Elle se leva une nuit, et ne trouvant pas le Prophète dans son lit, commença à tâtonner dans l’obscurité. Sa main toucha son pied. Elle comprit qu’il était occupé dans la prière. Une autre fois, elle fut réveillé par le bruit de la porte. « Le Prophète est parti », pensa-t-elle. « Mais où pourrait-il aller ? Peut-être chez une autre femme ! » `Aïsha le suivit furtivement. Il se dirigea vers le cimetière de Médine et s’abandonna aux prières. « Puissent mes parents mourir pour lui! » soupira `Aïsha. « Comme la réalité était loin de mon imagination ! » Il arrivait fréquemment que le Prophète  s’endormait sa tête sur les genoux de `Aïsha. Elle ne bougeait pas pour ne pas déranger son sommeil.

L’épouse préférée du Prophète

L’Amour de `Aïsha était pleinement récompensé. De toutes les femmes, elle était la préférée. Dans toute chose, le Prophète  traitait ses femmes de manière égale, mais il ne pouvait leur rendre un amour équivalent. En cela, `Aïsha dépassait les autres. C’est pourquoi le Prophète disait souvent : « Seigneur, je fais avec justice tout ce qui est en mon pouvoir, mais pardonne-moi pour ce qui est au dessus de mon contrôle ! »

Du pain trempé dans la soupe était le plat préféré des arabes de cette époque. Le Prophète comparait Aisha à ce plat. Une fois, il déclara : « Parmi les hommes, beaucoup ont atteint la perfection, mais parmi les femmes, Marie fille d’Imran et Assya femme de pharaon, sont les seuls exemples. Aisha a la même supériorité sur les femmes que le taourid sur les autres plats. »

Une fois, Amr ibn al-As demanda au Prophète : « Messager d’Allah ! Qui aimez vous le plus ? » « `Aïsha », fut la réponse. « Ô Messager d’Allah, ma question concernait les hommes. » « Le père d’Aïsha », répondit le Prophète.

Une fois, `Aïsha accompagna le Prophète au cours d’un voyage. Le chameau sur lequel elle était montée s’échappa et s’enfuit avec elle. Cela rendit le Prophète si agité, qu’il cria : « Ô ma femme ! »Tant que le chameau ne fut pas pris, il était inquiet.

Les compagnons connaissaient l’attention spéciale du Prophète pour Aisha. Ils envoyèrent généralement de la nourriture le jour où il était chez `Aïsha. Les co-épouses n’appréciaient pas cela. Elles poussèrent Fatima, la fille du Prophète, à transmettre leur point de vue à son père. Elle lui parla de la question, mais la réponse fut : « Ô Fatima, j’aime celle que vous n’aimez pas ! »

La remarque fit taire Fatima. Sa belle mère la poussa une nouvelle fois à faire un deuxième essai, mais elle refusa. A la fin, les co-épouses persuadèrent l’une d’entre elles, Um Salma de porter le problème au Prophète. Elle était une femme de tact. Trouvant une occasion un jour, elle posa le cas au Prophète.« Oum Salma, répondit il, ne dis rien contre Aisha. Elle est la seule femme dans le lit de laquelle, j’ai reçu une Révélation. »

Un jour de l’Aid, des noirs d’Abyssinie se livraient à la gaieté. Ils s’entrainaient avec des lances. `Aïsha voulait voir le spectacle. Le Prophète  se mit debout devant elle afin qu’elle puisse voir d’au dessus de ses épaules. Il resta debout ainsi aussi longtemps que `Aïsha fut interessée par le spectacle.

Une fois, un voisin perse invita le Prophète  à diner. « Est ce que `Aïsha est invitée ? » demanda-t-il. « Non », répondit l’homme. « Je ne peux pas accepter l’invitation », dit alors le Prophète. L’homme revint et offrit une invitation à `Aïsha aussi. Cette fois, l’invitation fut acceptée et tous deux allèrent ensemble au dîner.

Au retour du pélerinage de l’Adieu, ‘ Aisha refusa d’alourdir son chameau avec les bagages d’une autre épouse comme le lui a demandé le Prophète. Celui ci lui proposa : « Veux-tu que Abu Ubayda arbitre entre nous ? – Non dit-elle, il ne me donnera jamais raison contre toi ! – Alors ‘Umar ? Proposa-t-il. – Oh non ! J’ai peur de lui ! Même Satan a peur de lui ! – Eh bien, veux-tu que ce soit ton père, Abu Bakr ? » Elle y consentit et on fit appeler Abu Bakr , qui, apprenant la cause de l’incident et l’entêtement de sa fille avant même que le Prophète n’ait terminé son exposé et que Aisha puisse défendre sa cause – leva la main et la gifla… Le Prophète  l’arrêta en disant : « Je n’ai pas voulu cela. » Il se leva et lava de ses mains le visage et la robe de sa jeune épouse. [Rapporté par Bukhârî]

Une autre fois, `Aïsha était avec le Prophète lors d’un voyage. Les compagnons étaient tous devant et eux, très en arrière. « Faisons une course ! », suggéra le Prophète. Ils coururent et `Aïsha gagna parce qu’elle était plus mince. Des années plus tard, `Aïsha perdit parce qu’elle avait grossi. «`Aïsha,dit le Prophète, nous sommes à égalité maintenant ! »

Une fois elle demanda au Prophète  « Comment est ton amour pour moi ? ».
Il lui répondit : « Comme le nœud de la corde », voulant ainsi dire qu’il était fort et sûr.
A maintes reprises ensuite elle lui demanda comment était le nœud, il lui répondait : « Toujours inchangé ».

Le vrai secret

Certains pensaient que l’amour du Prophète  pour `Aïsha était dû à sa beauté. il est vrai que `Aïsha était jolie. Elle avait un beau teint et un corps mince. Mais quelques co-épouses étaient plus jolies. Zaynab, Jouwayriya et Safya étaient décidément bien plus belles qu’elle. Le vrai secret de l’amour du Prophète ne devrait pas être cherché dans le charme physique mais dans les hautes qualités de `Aïsha.

Ce point de vue se renforce quand on se souvient que le Prophète aimait évoquer la mémoire de sa défunte femme, Khadija. Sa mémoire était encore si chère à son coeur, qu’il parlait toujours d’elle avec les mots les plus gentils, à tel point que `Aïsha l’enviait. Une fois, le Prophète commença à louer sa mémoire pendant un long moment. A cela, `Aïsha dit : « Ô Messager d’Allah, pourquoi autant parler d’une vieille femme Qouraïchite ? Allah vous a donné de meilleures femmes. »

Le Prophète changea de couleur et lui dit : « Elle fut l’épouse qui a cru en moi quand d’autres m’ont rejeté. Quand les gens m’accusaient de mentir, elle a affirmé ma sincérité. Quand j’ai été abandonné, elle a dépensé sa richesse pour soulager le poids de ma douleur. Elle m’a donné des enfants alors que les autres femmes ne m’en ont pas donnés»

Ces faits montrent que seulement les hautes qualités de caractère pouvaient compter pour `Aïsha, dans l’esprit du Prophète. Elle était douée de talents extraordinaires que l’éducation et l’instruction avaient développés à l’extrême. Tout ceci faisait de `Aïsha la femme la plus accomplie du siècle et donc la femme favorite du Prophète.

Dévotion pour Allah

Si `Aïsha aimait quelqu’un plus que le Prophète , c’était Allah le Tout-Puissant. En cela, comme en d’autres choses, elle suivait l’exemple du Prophète lui-même.

Le Prophète aimait `Aïsha plus que tout autre. Mais cet amour n’était rien en comparaison de son amour pour Allah. `Aïsha elle-même disait qu’aussitôt que se faisait l’appel à la prière, il se levait et s’en allait comme s’il n’avait rien à faire avec elle. Au moment où il entrait dans la maison il disait : « Si un homme obtient deux vallées pleines d’or, il en aurait désiré encore une autre. Seule la poussière peut remplir son ventre. Allah a crée plusieurs formes de richesse pour lesquelles nous le remercions et que nous donnons aux pauvres. Allah se penche vers celui qui se penche à lui. »

Le but de cette constante déclaration était de rappeler à sa famille que les richesses de ce monde ne comptaient pas.

Même chez lui, le Prophète  était souvent pris dans le souvenir d’Allah. Quand il rentrait de la prière du soir, il se brossait les dents avec du miswak et se mettait au lit. Au milieu de la nuit, il se levait et commençait à prier. Avant l’aube, il réveillait `Aïsha qui le rejoignait dans la prière. Après l’aube, il offrait deux rakaats de la prière du matin. Ensuite, il s’allongeait sur son côté pendant quelques minutes et se rendait à la mosquée pour la prière. Il n’était pas rare pour le Prophète  et `Aïsha de passer toute la nuit en prières, pleurant et demandant le pardon d’Allah. Pendant ces prières, le Prophète récitait de longs chapitres du Coran.

Le Prophète  jeûnait très souvent. `Aïsha aussi jeûnait avec lui. Pendant les dix derniers jours de Ramadan, le Prophète s’asseyait dans la mosquée pour l’Itikaf. On dressait une tente pour lui dans la cour de la mosquée. Quelques fois, `Aïsha aussi s’asseyait pour l’Itikaf et une tente séparée était dressée pour elle.

Cet acte rendit `Aïsha profondément pieuse. Même après la mort du Prophète, la prière et le jeûne étaient les deux choses les plus chères à `Aïsha. Une fois elle jeûna la veille de la fête du sacrifice, il faisait extrêmement chaud et elle perdit connaissance. Les gens vidèrent de l’eau sur sa tête. Quelqu’un suggéra qu’elle rompe le jeûne. Elle répondit : « Comment puis-je faire cela ? J’ai entendu le Messager d’Allah dire que jeûner ce jour lave les péchés de l’année précédente. »

`Aïsha ne manquait jamais son Hajj annuel, parce qu’elle avait entendu le Messager d’Allah dire que le Pèlerinage à la Mecque apporte la même récompense aux femmes que la guerre sainte aux hommes.

Le Prophète  ne se souciait jamais de garder quoi que ce soit. `Aïsha a suivi fidèlement cette pratique durant toute sa vie. Elle recevait une bonne pension de la part des Califes mais elle la distribuait aussitôt aux nécessiteux.

Les relations humaines

`Aïsha avait de très bonne relations avec tous les membres de la famille du Prophète. Elle devait traiter avec huit co-épouses. Mais elle n’avait que de la bienveillance pour toutes.

Sawdah était en si bon termes avec `Aïsha, qu’elle lui céda volontairement son tour. Concernant Hafsa, elle avait des relations de soeur.

Umm Salma, comme `Aïsha, était remarquable par ses qualités intellectuelles. Malgré son âge avancé, le Prophète avait une grande attention pour elle. Et il y avait une parfaite entente entre elle et `Aïsha.

Juwayriyya était la plus attirante. Quand elle est entrée dans la maison du Prophète, `Aïsha craignait qu’elle n’attire en premier l’attention du Prophète. Mais sa crainte était malfondée. Aisha continuait à occuper la première place dans le coeur du Prophète.

Zaynab était la cousine du Prophète et se considérait la plus importante de toutes les femmes. Elle se mettait en colère facilement. Une nuit, elle était assise chez `Aïsha. Il n’y avait pas de lumière. Le Prophète entra et se dirigea vers Zaynab. `Aïsha s’écria : « C’est Zaynab ! » Ce qui rendit celle-ci furieuse. Elle dit beaucoup de choses peu aimables sur Aisha qui rétorqua. Mais la discussion s’arrêta là. Elles ne manifestèrent plus de mauvaise volonté l’une envers l’autre.

Une fois, Zaynab appela Safiya « une juive ». Cela déplut tellement au Prophète qu’il ne parla plus à Zaynab pendant deux mois. A la fin, Zaynab rechercha l’aide de `Aïsha. Elle traita le sujet avec une telle habilité, que la faute de Zaynab fut pardonnée.

Quand les hypocrites portèrent une fausse accusation sur `Aïsha, le Prophète rechercha l’opinion de Zaynab. « Je ne vois que de la vertu en `Aïsha », déclara Zaynab.

A la mort de Zaynab, voici ce qu’à dit `Aïsha : « Je n’ai pas connu de femme plus honnête, plus religieuse, plus pieuse, plus véridique, plus généreuse et qui craigne le plus Allah que Zaynab. Elle se mettait facilement en colère, mais elle s’excusait toujours par la suite. »

L’opinion de `Aïsha sur Maymuna : « Elle était la plus pieuse de nous »

Quand Umm Habiba était sur le point de mourir, elle fit appeler `Aïsha et dit : « En vivant ensemble, il est naturel que des désaccords surgissent quelquefois. S’il te plait, oublie et pardonne ce qui a pu y avoir !» « Qu’Allah te pardonne et te libère de tout blâme ! » répondit `Aïsha.

« Tu m‘a rendue heureuse à la fin de ma vie, dit la femme mourante, qu’Allah te rende toujours heureuse ! »

Au sujet de Safya, elle disait : « C’est la meilleure cuisinière que j’ai connue. »

Bref, `Aïsha rendait à chaque co-épouse ce qui lui était dû. Avec un esprit ouvert, elle appréciait les vertus de chacune. Il était naturel que des mésententes se produisaient quelquefois, mais elles n’étaient que passagères.

`Aïsha n’avait pas d’enfant d’elle même. Il était d’usage en Arabie d’être appelé par le père ou la mère d’un tel. Ces noms étaient une marque de noblesse. `Aïsha s’occupa tellement de son neuveu Abdullah que le Prophète la surnomma « Umm Abdullah ». `Aïsha adopta et éleva également une fille Ansari. Quand elle fut grande, elle la donna en mariage.

`Aïsha avait aussi quatre belles-filles. Elles étaient toutes plus âgées qu’elle ; la plus jeune, Fatima, avait cinq ans de plus qu’elle. Zaynab, Ruqiyya, Umm Kalthoum étaient déjà mariées quand `Aïsha entra chez le Prophète. Fatima se maria un an plus tard. Toutes deux vivaient ensemble très amicalement.

`Aïsha s’est beaucoup occupé du mariage de Fatima. C’est elle qui a plâtré les murs de sa maison, rembourré les oreillers avec des fibres de dattes et préparé ce qu’elle allait avoir comme dot. Quand le marié arriva, `Aïsha lui offrit des dattes et des raisins. Après cela, `Aïsha disait souvent : « Je n’ai jamais vu un meilleur mariage que celui là

`Aïsha avait la plus grande admiration pour Fatima. Voici ce qu’elle pensait de Fatima : « A la seule exception de son père, je ne connais personne, meilleure que Fatima. Elle ressemblait beaucoup à son père en tout. Quand elle visitait son père, il se mettait debout immédiatement, lui baisait la main et lui laissait sa place. De la même façon, quand il allait la voir, elle se levait, l’embrassait et lui cédait sa place. »

Islammedia 2011

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Masjid Nabawi - La Mosquee de Notre Saint Prophete Mohamed , sur la priere et la paix

 La personne même du prophète (paix sur lui) est la mise en pratique des préceptes de l’Islam. Par conséquent, il s’avère indispensable de connaître sa vie: ses ordres, ses interdictions… afin de mieux connaître l’Islam. Sa vie regorge de situations. Il était en paix et en guerre, il voyageait et résidait, il vendait et achetait… Il est important de souligner que tout au long de sa vie, il n’était pas isolé des gens, au contraire, il était toujours en contact direct avec eux. En fait, les musulmans se sont égarés du bon chemin lorsqu’ils ont cessé de suivre le modèle du Prophète dans toutes leurs actions; alors qu’Allah Exalté soit-Il dit : ﴾En effet, vous avez dans le Messager d’Allah un excellent modèle [à suivre] ﴿ (Les Coalisés):21).

http://d1.islamhouse.com/data/fr/ih_books/single/fr-Islamhouse-Pourquoi_Etudier_La_Biographie_du_Prophete_Rasoulalah.pdf

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Au nom d’Allah, l’infiniment Miséricordieux, le Très Miséricordieux
Introduction
Louange à Dieu seul, et que son salut et la bénédiction soient sur le dernier des prophètes… Ce qui distingue les musulmans des autres est qu’ils croient en tous les prophètes et les messagers que Dieu envoya : le premier fut Adam et le dernier fut Muhammad et entre eux, on peut citer Noé, Abraham, Moïse et Jésus (que la paix de Dieu soit sur eux). L’Islam prescrit de croire en tous ces messagers, mais aussi d’authentifier leur message, de les aimer et de croire fermement que leur mérite est supérieur à toutes autres créatures. L’Islam déclare également que démentir un seul messager revient à mécroire en tous les prophètes. Le musulman qui croit en Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et mécroit en Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), est considéré comme mécréant au vu de l’Islam. Cela, même s’il croit en Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), car il a mécru en un des prophètes de Dieu. Cette règle est valable pour celui qui mécroit en Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), alors qu’il croit en d’autres prophètes. Le Coran mentionne que les caractéristiques et les œuvres du prophète Muhammad furent citées dans la Thora et la Bible. Dieu dit :
(Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré qu’ils trouvent mentionné chez eux dans la Thora et l’Évangile. Il leur ordonne le bien, leur défend le mal, leur rend licites les bonnes choses, leur interdit les mauvaises, et les libère de la charge et des carcans qui pesaient sur eux. Ceux qui croient en lui, l’honorent, lui portent secours et suivent la lumière descendue avec lui, ceux-là sont les gagnants.)[1][1]
Le Coran relate l’histoire d’Abraham (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) invoquant son Seigneur d’envoyer un prophète qui s’avéra être Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) : (Seigneur ! Envoie-leur un messager pris parmi eux, afin qu’il leur récite tes versets, leur enseigne le Livre et la Sagesse, et les purifie. Tu es certes le Puissant, le Sage ! » )[1][2]
Le Coran mentionne également Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) lorsqu’il annonça la venue du prophète Muhammad r : (Et quand Jésus fils de Marie dit : « Ô Enfants d’Israël ! Je suis vraiment l’envoyé de Dieu vers vous, confirmant ce qui est venu avant moi dans la Thora, et pour annoncer un Messager après moi, dont le nom sera « Ahmad ». »)
Le prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) confirma ces faits en disant : « Je suis auprès de Dieu, le dernier des prophètes[1][3] alors qu’Adam était encore étendu sur la terre et je vais vous informer comment se déroulèrent les prémices de ma prophétie : Je suis le résultat de l’invocation de mon père Abraham, je suis également l’annonce de Jésus et la vision de ma mère (le jour où je suis né, lorsqu’elle vit une lumière éclairant les palais de la grande Syrie (le Chêm)). »[1][4]
 Ceci ne fut pas restreint à Abraham et Jésus (sur eux la paix), mais Dieu prit l’engagement de l’ensemble des prophètes de croire en l’ultime prophétie de Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et de lui accorder victoire. Dieu dit :
(Et lorsque Dieu prit cet engagement des prophètes : « Chaque fois que je vous accorderai un Livre et de la Sagesse, et qu’ensuite un messager viendra confirmer ce qui est avec vous, vous devrez croire en lui et lui porter secours. » Dieu leur demanda : « Consentez-vous et acceptez-vous mon pacte à cette condition ? » Ils dirent : « Nous consentons », Dieu dit : « Soyez-en donc témoins, et me voici, avec vous, parmi les témoins.)[1][5]
D’après ‘Atâ Ibn Yassâr qui rapporte : « J’ai rencontré ‘Amr Ibn Al-‘Âss (qu’Allah l’agrée) et je lui demandai : Informe-moi de la description faite du messager de Dieu (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) dans la Thora. » Il dit : « Oui, je suis d’accord pour te répondre. Je jure par Dieu qu’il est décrit dans la Thora par des caractéristiques mentionnées dans le Coran :
« (Ô Prophète ! Nous t’avons envoyé comme témoin, annonciateur et avertisseur)[1][6], tu protégeras le peuple illettré (les Arabes), tu es mon serviteur et mon messager, je t’ai nommé Al-Moutawakkil (celui qui place sa confiance en Dieu), tu n’es point une personne rude au cœur dur, tu ne cries pas dans les marchés, tu ne rends pas un mal par un autre, mais au contraire tu pardonnes et excuses. Son âme ne remontera vers Dieu que lorsqu’il redressera par son biais la communauté tordue, pour qu’enfin elle prononce : Il n’y a point de divinité digne d’être adorée si ce n’est Dieu (Lâ Ilâha Illal-lâh) ; par sa cause, Dieu rendra clairvoyant des yeux auparavant aveugles, rendra discernant, des oreilles auparavant sourdes et ouvrira des cœurs auparavant scellés. »[1][7]
Les juifs et les chrétiens ne croient pas en Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Cependant, les juifs ne croient pas également en Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), mais tous sont d’accord pour dire : « Muhammad n’est point mentionné dans la Thora et la Bible et s’il était un prophète digne de ce nom, il aurait été mentionné dans ces deux livres. »
Les chrétiens disent : « Il n’y a pas de prophète après Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Toutefois, nous devons nous poser une question primordiale : « Jésus, a-t-il vraiment dit cela ? Y a-t-il dans la Bible un seul extrait déclarant que Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) est le dernier des prophètes ? Nous, nous répondons, sans le moindre doute, qu’il n’y a pas d’extrait indiquant cela.
Nous pouvons aussi nous demander, si la véracité d’une prophétie doit respecter la condition suivante : tout prophète doit-il être mentionné dans les livres sacrés qui l’ont précédé ? Nous répondons à cette condition qu’elle n’est pas obligatoire et la preuve à cela est que Moïse (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) ne fut en aucun cas mentionné dans les livres sacrés qui l’ont précédé.
Supposons, donc, que le prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) fut un imposteur doublé d’un menteur – loin de lui cette infâme description – pourquoi alors les gens croient-ils encore aujourd’hui à l’authenticité de son message ? Pour quelle raison, ceux qui embrassent la religion de ce prophète ne cessent d’augmenter jour après jour jusqu’à ce que leur nombre ait atteint aujourd’hui plus d’un milliard trois cents millions, répartis dans la plupart des régions du monde ?
Pour quelle raison de nombreux chrétiens, connus pour leur intelligence et leur raison, embrassent-ils l’Islam ? Pourquoi tant de travailleurs, de médecins, de musiciens, d’artistes, de politiciens, de sportifs et même des prêtres et des religieux, non par dizaines ou centaines, mais bien par milliers, embrassent-ils tous cette religion ? Leur nombre est devenu tellement important que les responsables politiques commencent à mettre en garde contre l’avancée accrue de l’Islam en Europe et aux États-Unis et font tout pour l’enrayer. Est-ce que l’ensemble de ces nouveaux musulmans a embrassé l’Islam en s’attachant aveuglément à des chimères ou à une imposture ou bien ont-ils trouvé dans l’Islam la paix et la sérénité de l’esprit et vu en le prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) le parfait modèle humain ? C’est en effet, lui le dernier des prophètes (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et le messager tant attendu en qui nous devons croire. Nous devons suivre son exemple et appliquer ses enseignements.
L’annonce du prophète Muhammad dans les Écritures sacrées
Dire que le prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) n’est pas mentionné dans la Thora et l’Évangile, revient à proférer un mensonge évident. Manifestement, ces propos malhonnêtes ont été perpétués de sorte à dissimuler la vérité et l’étouffer dans le simple but de tromper. Les religieux juifs et chrétiens ont intentionnellement camouflé la mention du prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) dans leurs Écritures saintes. Parfois, ils ajoutent ou retirent des phrases, mais peuvent aussi faire preuve de falsification de textes entiers ou souvent optent pour une explication incongrue du texte, très loin de la réelle interprétation. Dieu dit à leur propos :
(Ils détournent les paroles de leur sens et oublient une partie de ce qui leur a été rappelé.)[1][8]
Et Dieu dit également :
( Ô gens du Livre ! Pourquoi dissimulez-vous la vérité derrière le mensonge et cachez la vérité alors que vous savez ? )[1][9]
L’extrême divergence entre les quatre Évangiles prouve, sans le moindre doute, à ceux qui sont ancrés dans la science, que les textes ont été falsifiés, manipulés à outrance, en y rajoutant des paragraphes et en y supprimant d’autres. Pour ceux qui n’en sont pas encore convaincus, nous leur disons : comment alors expliquer le fait que l’Évangile décrive en détail l’histoire de la crucifixion de Jésus, ce qui lui est advenu, ce qu’il a pu endurer durant ce jour-ci et ce jour-là puis le récit de sa résurrection après trois jours, etc. ; autant d’étranges passages qui ne peuvent être admis par l’homme doué de raison comme étant la parole de Dieu.
Tout ce que l’on peut en déduire est que ces récits sont, à moindre mal, les paroles des disciples de Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), que les religieux chrétiens introduisirent avec les Écritures saintes et nommèrent l’ensemble « Évangile ».
C’est pour cette raison que les Évangiles sont au nombre de quatre [1][10] et divergent énormément entre elles. Les savants chrétiens reconnaissent que les Évangiles furent écrits par quatre différentes personnes : l’Évangile selon Matthieu aurait été rédigé par Matthieu, la neuvième année après l’élévation au ciel de Jésus. [1][11]
Il fut écrit en hébreu. Quant à l’Évangile selon Marc, il fut rédigé par Marc, élève de Paul[1][12] puis Pierre, vingt-trois ans après l’élévation au ciel de Jésus. Il fut écrit en langue grecque. Quant à l’Évangile selon Jean, il aurait été rédigé par Jean, soixante-trois années après l’élévation au ciel de Jésus. [1][13] Il fut écrit en langue grecque également. Enfin, l’Évangile selon Luc fut rédigé par Luc, médecin en Anatolie et élève de Paul. Il fut écrit après celui de Marc.[1][14]
Il est donc logiquement impossible que la mention de celui qui se prétendra dernier des prophètes et qui sera suivi par des milliards de personnes soit omise dans les Écritures saintes. Ceci est encore plus probant, lorsque l’on sait que les Écritures saintes se sont énormément attardées dans la description de choses secondaires en comparaison.
Comment peut-on alors concevoir qu’on n’y mentionne pas, au minimum, le nom de ce prophète ou quelques-unes de ses caractéristiques ?! Comment Moïse et Jésus n’ont-ils pas mis en garde contre Muhammad (que les juifs et les chrétiens prétendent être un imposteur) sachant que son message bouleversa la face du monde et envahit toutes ses contrées ?! Comment peut-on croire en la non-altération de ces Livres célestes successifs alors qu’ils ont omis de nous prévenir de l’arrivée de ce prophète ?! Comment peut-on en la non-altération de ces Livres célestes successifs après qu’ils aient négligé cette phase importante et jamais observée de l’histoire mondiale ?!
Malgré toutes les tentatives des religieux juifs et chrétiens pour supprimer de la Thora et de l’Évangile tout ce qui peut être un indice de la venue du prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), ils ne réussirent pas [à tout effacer] tellement sont nombreuses les annonces de son arrivée. Par contre, ils se réfugièrent derrière un autre procédé : « l’interprétation erronée et falsifiée des textes». Ils imposent, encore de nos jours, au lecteur crédule une explication purement et simplement inconcevable n’ayant pour but que la déformation du sens réel des Ecritures.
Les annonces prophétiques qui vont suivre sont tirées des Écritures bibliques. Elles prouvent l’authenticité de la prophétie de Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) par qui la prophétie fut parachevée. Nous ne citerons que quelques-unes des nombreuses annonces faites à ce sujet par Moïse et Jésus (sur eux la paix) :
Les annonces de la prophétie de Muhammad dans l’Ancien Testament (la Thora)
1)     On trouve dans le Deutéronome : « Moïse dit aux enfants d’Israël : N’obéissez pas aux devins […], car le Seigneur vous suscitera un prophète comme moi de parmi vos frères. Obéissez donc à ce prophète. »
2)     On trouve également dans Deutéronome (18 : 18) : « Je leur susciterai au sein de leurs frères un Prophète comme toi [Moïse], Je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que Je lui commanderai. »
 Le prophète en question ne correspond pas à Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), car il est dit « au sein de leurs frères » et les frères des enfants d’Israël sont les enfants d’Ismaël. Aucun prophète ne fut envoyé parmi les enfants d’Ismaël si ce n’est Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui).
Nous pouvons remarquer qu’aucun prophète ne ressemble vraiment à Moïse (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) si ce n’est Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). En effet, les deux se distinguent par un message qui leur est propre. Ils ont tous les deux été décrits comme étant puissants et courageux. On leur a ordonné à tous les deux de combattre leurs adversaires. En somme, cette prophétie ne peut être la description de Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), car il n’a pas été envoyé avec un message qui lui est propre, mais son message fut seulement le complément du message de Moïse (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui).
 De la même façon, Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) n’est pas un frère des enfants d’Israël et ses caractéristiques n’étaient pas semblables à celles de Moïse comme le sont, au contraire, celles du prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui).
3)     On trouve dans la Genèse (21 : 13) : « Mais le fils de la servante (Ismaël), Je le ferai aussi devenir une grande nation, car il est ta postérité » Comme Isaac a été béni dans le même livre (la Genèse), Ismaël est lui aussi spécifiquement béni et donc inclus dans la promesse de Dieu.
4)     Également dans la Genèse, on trouve (16 : 11-12) : « L’Ange de l’Éternel dit à Hajar, mère d’Ismaël : Voici, tu es enceinte, et tu enfanteras un fils, à qui tu donneras le nom d’Ismaël ; car l’Éternel t’a entendue dans ton affliction. Ton fils sera craint par les gens, il fera mainmise sur tout et tous tendront les mains vers lui par humilité […] »
5)     On trouve aussi dans la Genèse (16 : 10) : « L’ange de l’Éternel dit à Hajar : Je multiplierai ta postérité, et elle sera si nombreuse qu’on ne pourra la compter. »
6)     Et dans la Genèse (17 : 20) : « À l’égard d’Ismaël, je t’ai exaucé. Voilà, je le bénirai, je le rendrai fécond, et je le multiplierai à l’infini ; il engendrera douze princes, et je ferai de lui une grande nation. »
7)     Et dans la Genèse (21 : 18): « Lève-toi, prends l’enfant [Ismaël], saisis-le de ta main ; car je ferai de lui une grande nation. »
Ainsi, la seule communauté qui descend d’Ismaël (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) est celle de Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Et lorsqu’il dit : « Ton fils sera craint par les gens, il fera mainmise sur tout et tous tendront les mains vers lui par humilité… » ; cela ne concerne pas Ismaël, puisque la puissance à son époque appartenait à son frère Isaac, et la prophétie et la royauté se trouvaient chez les enfants d’Israël. Donc, cette annonce concerne, sans le moindre doute, Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) qui descend d’Ismaël.
Ceci nous rappelle le hadith où le prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) dit : « La victoire m’a été donnée grâce à la peur que je provoque chez l’ennemi à une distance d’un mois. »[1][15] Cela signifie que les adversaires du prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) prenaient peur bien avant (de la durée d’un mois de marche) que le combat ne débute. De plus, ce prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) réussit à soumettre toutes les communautés, il a dominé tous les souverains et toutes les mains se sont vues dirigées vers lui…
8)     On trouve dans le Deutéronome (33 : 2) : « Le Seigneur se manifesta du Sinaï, pour eux il s’est levé à l’horizon du côté de Séïr (Sâ’îr), il a resplendi depuis le mont de Parân.» Ces manifestations du Seigneur font référence aux trois prophéties : celle de Moïse, de Jésus et de Muhammad (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur eux). La manifestation de Dieu au mont Sinaï fait référence à l’endroit où la révélation fut donnée à Moïse (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Cet événement est unanimement reconnu chez les juifs, chrétiens et musulmans. Sa manifestation de l’endroit de Séïr fait référence à l’endroit où la révélation et les Évangiles furent donnés à Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) est originaire de la même région qu’Abraham (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) qui avoisine la ville de Bethléem où se trouve la montagne Séïr (proche des monts Liban). Quant à sa manifestation au mont de Pâran, cela fait référence à la descente de la révélation et du Coran sur Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). En effet, les juifs, chrétiens et musulmans sont unanimes sur le fait que les monts de Pâran sont les monts de La Mecque.
On trouve dans la Genèse (21 : 21) le récit d’Ismaël, où est mentionnée sa terre d’habitation qui n’est autre que Pâran. Le Coran vient confirmer cette prophétie. Dieu dit :
(Par le figuier et l’olivier ! Par le mont Sinaï ! Et par cette cité sûre !)
Dieu évoque les endroits où vécurent ces trois prophètes et le lieu où la révélation leur fut révélée. Lorsque Dieu parle de « Par le figuier et l’olivier ! », cela fait référence à l’endroit où ces deux arbres poussent, qui n’est autre que la terre sacrée, où Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) fut promu prophète. Et « Par le mont Sinaï ! », fait référence à la montagne où Dieu parla à Moïse (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et où il fut promu prophète. Et « Et par cette cité sûre ! », cela fait référence à la Mecque où Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) fut promu prophète.
9)     On trouve dans Ésaïe (29 : 12) : « Ou comme un livre que l’on donne à un homme qui ne sait pas lire, en disant : ‘Lis donc cela !’. Et qui répond : ‘Je ne sais pas lire’. » Qui d’autre ne sait ni lire et ni écrire si ce n’est Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Dieu dit dans le Coran :
(Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré qu’ils trouvent mentionné chez eux dans la Thora et l’Évangile.)[1][16]
Les annonces de la prophétie de Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) sont très nombreuses dans la Thora ; il serait difficile de tout mentionner et ce n’est pas le but de cette recherche, car l’objectif premier est d’inciter les gens à rechercher eux-mêmes la vérité. Cette simple allusion suffira à l’homme libre.
Les annonces de la prophétie de Muhammad dans le Nouveau Testament (les Évangiles)
Les annonces de la prophétie de Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) sont nombreuses également dans le Nouveau Testament (les Évangiles) :
10) On trouve dans l’Évangile selon Jean (14 : 30) : « Je ne vous parlerai plus longtemps, car le meneur de ce monde viendra… » Qui est le meneur du monde qui vint après Jésus (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) si ce n’est Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) ? Dieu a parachevé par lui la prophétie et lui donna la plus complète des législations qui convient pour tous les temps et tous les lieux.
11) On trouve dans le même Évangile (8 : 13) : « C’est votre avantage que je m’en aille ; en effet, si je ne pars pas, le Paraclet ne viendra pas à vous : si, au contraire, je pars, je vous l’enverrai. »
12) Et dans (Jean 16 : 13) : « […] car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu… » Cette dernière description n’est autre que celle du prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui), car c’est bien lui qui ne parle pas de son propre chef, comme il est mentionné dans le Coran : (Et il ne prononce rien sous l’effet de la passion ; ce n’est qu’une révélation qui lui est faite.)[1][17]
Par contre, le terme « le paraclet » – qui peut s’écrire aussi « paraklêtos » – signifie le consolateur ou celui qui est appelé au secours ou l’avocat. Mais le mot en latin peut aussi s’écrire de plusieurs façons. Il peut aussi avoir le sens de celui qui est loué, le plus loué, la louange ou celui qui loue énormément. Ceci est la signification du mot « Muhammad » en arabe : celui qui est loué ou encore l’autre prénom du prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) qui est « Ahmad », qui signifie le plus loué.
Quelle que soit la signification du mot « paraclet », nous pouvons conclure que Jésus a laissé derrière lui une œuvre inachevée et que quelqu’un allait venir pour compléter sa mission. Par ailleurs, les religieux chrétiens cherchent à ne pas divulguer l’autre sens de paraclet en prononçant ce mot de la deuxième façon, car il deviendrait clair à tout le monde qu’il s’agit de Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Les religieux jouent sur cette ambiguïté, car le mot original qui fut traduit n’est plus connu ! Ils traduisirent donc « paraclet » par « consolateur » pour que ce mot ait le sens du « Saint-Esprit ».
 Mais, ce qui est étrange est de voir le mot « Saint-Esprit » utilisé mot pour mot dans d’innombrables versets des quatre Évangiles. Si « paraclet » signifiait réellement « Saint-Esprit », les quatre rapporteurs des Évangiles se seraient empressés de le mentionner ad litteram !
Le Saint Coran mentionne dans la sourate le Rang, v.6, que Jésus a explicitement mentionné le nom Ahmad : (Et quand Jésus fils de Marie dit : « Ô Enfants d’Israël ! Je suis vraiment envoyé de Dieu vers vous, confirmant ce qui est venu avant moi dans la Thora, et pour annoncer un Messager après moi, dont le nom sera « Ahmad ». Puis, lorsque celui-ci vint à eux avec des preuves claires, ils dirent : « C’est une magie évidente. » »)
Ahmad est le second nom du Prophète Muhammad et qui veut dire littéralement celui qui est le plus loué, le même sens que le « paraclet ». Cependant, examinons tout de même, dans le contexte de la Bible, si ce consolateur convient au personnage du Prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui)[1][18] ou pas :
a. Jean (14 : 16) : « Un autre consolateur. » Donc, plusieurs consolateurs étaient déjà venus et il y en avait un qui devait encore venir. Ainsi, cette annonce ne convient plus au « Saint-Esprit ».
b. Jean : « Afin qu’il demeure éternellement avec vous ». Étant donné que le besoin pour un autre de venir après lui n’existait plus et qu’il serait le dernier de tous les prophètes. En effet, l’enseignement du prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) demeure pour toujours et reste intact : le Coran et tous ses enseignements demeurent comme ils l’étaient il y a 1400 ans.
c. Jean (16 : 8) : « Il convaincra le monde en ce qui concerne le péché » : Tous les autres Prophètes, y compris Abraham, Moïse, David et Salomon corrigeaient leurs voisins et leur peuple pour leurs péchés, mais pas le monde comme l’a fait Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui). Il n’extirpa pas seulement l’idolâtrie de l’Arabie en l’espace de 23 ans, mais envoya aussi des émissaires à Héraclius, aux souverains des empires de Perse (Chosroês) et de Rome, au Négus, le roi d’Éthiopie, et à Mouqawqis, le gouverneur d’Égypte. Il réprimandait les chrétiens pour avoir divisé l’unité de Dieu en trinité, et pour avoir élevé Jésus au rang de fils de Dieu et ensuite de Dieu lui-même. C’est lui qui condamna les juifs et les chrétiens pour avoir corrompu leurs Écritures, et c’est lui qui a blanchi tous les Prophètes des imputations d’adultère, inceste, viol et idolâtrie.
c. Jean (16 : 13) : « Car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu » Le Saint Coran est la parole de Dieu. Il n’y a pas un seul mot du Prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) ni de ses compagnons qui y a été inclus. L’ange Gabriel le lui récita, le Prophète le mémorisa, et les paroles furent notées par ceux qui étaient chargés d’écrire les versets du Coran. Les propres paroles du Prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) et ses enseignements furent enregistrés dans les Hadith ou traditions. Comparez avec le Deutéronome (18 : 18) : « […] je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui commanderai.»
Ceci correspond avec la sourate l’Étoile (versets 2-4) : (Et il ne prononce rien sous l’effet de la passion ; ce n’est qu’une révélation qui lui est faite.)
d. Jean (16 : 13) : « et il vous annoncera les choses à venir. » Toutes les prophéties du prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) se réalisent. Le prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) annonça nombre de signes révélant l’approche du jour dernier, qu’ils soient mineurs ou majeurs. Déjà, beaucoup de signes mineurs ont fait leur apparition, et les signes majeurs suivront sans le moindre doute, comme notre prophète Muhammad (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) nous en a informé…
 
Conclusion
En conclusion, nous conseillons toute personne de rechercher la vérité et ceci même si quelques personnes s’efforcent de la dissimuler. Nous sommes convaincus qu’une recherche dénuée de toute passion et de fanatisme religieux se conclura par la prononciation de l’attestation de foi :
« La ilâha illa-llâh, muhammadoun rassoûlou-llâh »
 
« Nulle divinité digne d’être adorée si ce n’est Dieu et Muhammad est le messager de Dieu… »
 
FIN
Ce livre est conseillé par les sites suivants :
L’islam à la portée de tous !

[1][1] (Al-A’râf, v.157)
[1][2] (La vache, v.129)
[1][3] Cela signifie que Dieu inscrivit cela dans la Table gardée (Al-Lawh al-Mahfoûdh) à l’époque où Adam n’était pas encore créé, comme il nous a été rapporté dans d’autres hadiths dont le sens est proche. En effet, nous disons cela, car la science de Dieu n’est point précédée par une ignorance comme celle des humains. Dieu quant à lui, connaît toute chose. Note du Traducteur.
[1][4] Rapporté par Ahmad, Ibn Hibbân et Hâkim et authentifié par Albâny dans Michkât al-Massâbîh
[1][5] (La famille d’Imrâne, v.81)
[1][6] Cette description est faite dans la sourate les Coalisés, v45.
[1][7]Rapporté par Boukhâry.
[1][8] (La Table servie, v.13)
[1][9] (La famille d’Imrâne, v.71)
[1][10] Il en existe en réalité plus d’une centaine (!), dont quatre seulement ont été canonisés en 364 apr. J.-C. lors du concile de Laodicée, l’Église ayant estimé, « guidée dans cette opération par le Saint-Esprit », que tous les autres évangiles étaient apocryphes et hérétiques. Gilles Kervenn.
[1][11] En réalité, la majorité des exégètes estiment aujourd’hui que l’évangile selon Matthieu est postérieur à l’évangile selon Marc, qui aurait été l’une de ses sources, et ils émettent même l’hypothèse que le diacre Philippe (qui doit être distingué de l’apôtre Philippe) serait l’auteur réel de cet évangile, après concertation avec Luc, compagnon de Paul lors du séjour en Palestine de ce dernier, vers 57-59. Philippe et Luc auraient ensuite composé indépendamment l’un de l’autre, en grec, leur évangile respectif, l’un à Césarée maritime (Philippe), et l’autre à Rome (Luc). Philippe (ou l’Église après lui) aurait laissé le premier évangile sous le patronage de l’apôtre Matthieu, car il reproduisait largement les logia de l’apôtre Matthieu et parce que le nom d’un apôtre était plus prestigieux. Gilles Kervenn.
[1][12] Personnalité controversée du christianisme, juif d’origine (Saul de son nom hébraïque) (vers 10 à Tarse – vers 65 à Rome). Il fit tout d’abord preuve d’un zèle profond pour sa religion (le judaïsme, de la secte des pharisiens). Sur le chemin de Damas où il devait se rendre pour persécuter les premiers chrétiens, il prétendit voir le Christ en apparition et se convertit au christianisme. Il s’autoproclama alors, par la grâce de cette apparition, disciple de Jésus et apôtre du Christ, bien qu’en réalité il n’ait jamais assisté aux enseignements de Jésus comme ont pu le faire les apôtres. Il prêcha ensuite certaines théories contraires à ce que les réels disciples de Jésus avaient prêché, comme l’affranchissement à la loi (la Torah) – que Jésus respectait pourtant et appelait à respecter, tel le shabbat –, le rejet de la circoncision, le fait que la foi seule sauve l’âme et que le travail n’y est pour rien ; il prôna le prêche des nations païennes, bien que Jésus ait précisé n’avoir été envoyé qu’aux fils d’Israël, prétendit que Jésus était le « Fils de Dieu », alors que Jésus s’appelait le fils de l’homme, et affirma que la raison de sa venue était de se faire crucifier pour que soient pardonnés les péchés des croyants. C’est donc lui qui est le réel fondateur de la version du christianisme qui allait finalement sortir vainqueur des luttes intestines entre les différents courants chrétiens des premiers siècles.. Gilles Kervenn.
[1][13] Là encore, l’attribution de cet évangile est un sujet de controverse depuis au moins le IIe siècle. Dans la tradition chrétienne, l’auteur en est l’apôtre Jean (à ne pas confondre avec le prophète et cousin de Jésus, Jean Le baptiste, fils de Zacharie). Ce point de vue est toujours défendu par certains érudits chrétiens, mais pour la plupart des experts modernes, l’auteur (ou les auteurs) est un inconnu, non contemporain de Jésus, le texte ayant été écrit vers 90 apr. J-C (avec une fourchette allant de 60 à 140). Gilles Kervenn.
[1][14] Comme on l’a vu, les noms et dates des évangiles donnés par l’auteur sont à prendre avec une grande précaution. La question de l’identité de l’auteur de chacun des évangiles est d’ailleurs, aujourd’hui encore, sujette à débat. Gilles Kervenn.
[1][15] Rapporté par Boukhâry.
[1][16] (Al-A’râf, v.157)
[1][17] (L’étoile, v.3-4).
[1][18] Tiré du livre « dialogue entre un musulman et un chrétien » de Hassan Baagil.

Écrit par

Khâlid Abou Sâlih

Traduction et adaptation
Abu Hamza Al-Germâny
Éditions
Madar Al-Watan
Publié par
Le bureau de prêche de Rabwah (Riyad)
Exclusivité :

Nous tenons à remercier notre frère Mahmoud et notre frère Gilles Kervenn pour leur généreuse participation…

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La Sunna prophétique est l’ensemble des dires, des actions et des décisions du Prophète () et est considérée par les Musulmans, comme la deuxième partie du discours religieux en Islam. C’est la Sagesse dont Allah (exalté soit-Il) dota le Prophète quand Il lui a révélé le Coran. Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset): «Allah a fait descendre sur toi le Livre et la Sagesse, et t’a enseigné ce que tu ne savais pas. Et la grâce d’Allah sur toi est immense.» (Coran : 4/113). Ce que dit le Prophète, ce qu’il transmet aux hommes avec toute la sincérité d’un homme probe est la pure vérité, et Allah le démontre bien quand il dit (sens des Versets): «Et il ne prononce rien sous l’effet de la passion; ce n’est rien d’autre qu’une révélation inspirée.» (Coran : 53/3-4)

La Sunna comprend, entre autres, les dires du Prophète () qui sont de deux sortes :
–       Le Hadith Qodsi (divin) :
Ce sont les Hadiths que le Prophète Mohammed () rapporte directement au nom d’Allah. C’est en quelque sorte la parole d’Allah dite par le Prophète, comme ce Hadith qui dit : «Certainement Je suis comme Mon serviteur M’a présumé être, Je suis avec lui à chaque fois qu’il Me mentionne, s’il Me mentionne en lui-même, Je le mentionnerai en Moi-même, s’il Me mentionne en public, Je le mentionnerai devant un public meilleur encore, s’il s’approche de Moi d’un empan, Je Me rapproche de lui d’une coudée, et s’il s’approche de Moi d’une coudée, Je Me rapproche de lui d’une brasse, et s’il vient à Moi à petits pas, Je M’avancerai à toute vitesse.» (Boukhari et Mouslim)
Il ne s’agit pas là de Coran, car celui-ci -expression et contenu- émane d’Allah (exalté soit-Il) et est, de ce fait, inimitable.
–       Le Hadith de tradition :
Il s’agit ici de paroles dites par le Prophète () loin de toute inspiration divine directe. C’est le Prophète lui-même qui s’exprime sur les choses de la vie.
La Sunna a pour rôle d’expliciter ce qui a été dit brièvement dans le Coran. Elle explique en détails ses lois et ses préceptes. Il arrive des fois qu’elle décrète de nouvelles lois. Celles-ci sont alors le fruit d’une inspiration divine au plan du contenu et non point de l’expression, autrement dit l’idée est d’Allah (exalté soit-Il), mais l’expression est de Mohammad (). Ne font pas partie de la Sunna les mouvements innés du Prophète (), comme sa façon de marcher par exemple ou ses avis proprement personnels comme les idées émises par lui sur la fécondation du palmier.
Les thèmes abordés par la Sunna sont nombreux. On y trouve de tout : des ordres et des interdictions, des directives et des conseils, des prières et des invocations, etc … Tous les dires du Prophète (), ses actions et ses décisions sont des explicitations des préceptes islamiques dont la base est le Coran. Dans ce sens, on peut dire que la Sunna prophétique est le prolongement et le complément du Coran.

Le contenu de la Sunna comprend:

Les paroles du Prophète () adressées au Seigneur où il implore Son aide afin qu’il puisse réussir à répandre le Bien autour de lui, éviter les turpitudes, se rapprocher des nécessiteux et les aimer. Le Prophète implore Allah, demande Son pardon, se rapproche de Lui par les prières et communie avec Lui en Le glorifiant.
Les discours du Prophète adressés aux croyants pour leur donner plus de détails sur les préceptes religieux mentionnés laconiquement dans le Coran, leur apprendre les cinq piliers de l’Islam, les renseigner sur la foi et ses différentes facettes, sur la charité et ses degrés et les guider vers le chemin de la piété et de la droiture. Mohammad () dit aux croyants : «Ce qui est licite est évident, ce qui est illicite l’est de même et, entre les deux il existe des choses suspectes susceptibles d’induire en erreur et qui sont inconnues de beaucoup de gens. Quiconque les évite aura défendu sa foi et sauvé sa dignité et quiconque s’y laisse prendre est pareil à un berger dont le troupeau paît dans un endroit interdit qui risque de lui être fatal»
Les directives prodiguées par le Prophète () à la Umma afin qu’elle veille à son union et à sa fraternité. Les croyants, dans leur union fraternelle, l’amour qui les lie et les liens d’affection qu’ils entretiennent entre eux, sont solidaires comme les organes qui constituent le corps humain. Si un organe est atteint par un quelconque dysfonctionnement, c’est tout le corps qui lui vient en aide pour le protéger et lui porter secours et remède. Le Musulman est le frère du Musulman. Il ne doit ni l’opprimer, ni le trahir. L’entraide doit être de rigueur entre les Musulmans qui doivent éviter de se faire du mal les uns aux autres. L’équité pour tous doit être leur devise. Toutes les actions humaines doivent être régies et déclenchées par de bonnes intentions et chaque individu sera rétribué pour les actions qu’il aura accomplies, selon ses intentions, bonnes ou mauvaises
Les ordres et les recommandations du Prophète () adressés aux Musulmans pour qu’ils propagent la paix à travers le monde. Selon ‘Abd Allah Ibn ‘Amr, un homme a demandé au Prophète () : «Quel est le meilleur message de l’Islam?» Le Prophète lui a répondu : Venir en aide aux nécessiteux et saluer (dire «paix soit sur vous») ceux qu’on connaît et ceux qu’on ne connaît». Les Musulmans ont le devoir de répandre le Bien autour d’eux. Ils doivent être équitables dans leur jugement et éviter de trahir, de médire et de calomnier autrui.
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En ce qui concerne la sagesse à la base du mariage avec ces neuf femmes, il faut savoir qu’elle est connue d’office de toute personne ayant étudié la biographie du Prophète . En effet, chacun de ces mariages a une histoire relatant les raisons pour lesquelles le Prophète, , l’a contracté. De plus, il était licite à cette époque de se marier autant de fois qu’on le souhaitait. Le présent texte ne nous permet pas d’entrer dans le détail de ces mariages, mais nous allons donner quelques indications qui suffiront pour l’instant.
On sait que le Prophète, , a passé sa jeunesse et une partie de sa maturité, jusqu’à cinquante ans, avec une seule femme, plus âgée que lui de quinze ans. Il l’avait épousée alors qu’elle-même avait déjà connu le mariage. Elle possédait en outre des enfants d’autres maris. Malgré cela, ils vécurent tous deux dans le bonheur le plus complet. Après la mort de cette première épouse, le Prophète, ,   ressentait toujours pour elle de l’amour, en disait du bien, se réjouissait à son souvenir. Cela lui valut d’ailleurs la jalousie de sa jeune épouse Aïcha, alors que la première épouse était dans sa tombe.
La première femme que le Prophète, , épousa après son veuvage était Sawda Bint Zamâa. C’était une femme âgée, qui ne se distinguait ni par la jeunesse ni par la beauté. Le Prophète, , voulu ensuite faire honneur au plus proche de ses Compagnons, Abou Bakr, en épousant sa fille, malgré sa jeunesse. La belle-alliance avec le chef d’une tribu était alors considérée chez les Arabes comme une forme d’honneur et de distinction. Ainsi, le Prophète, , lui demanda la main de Aïcha, alors qu’elle n’était pas encore en âge de se marier. Aussi, ne consomma-t-elle son mariage qu’après des années.
Le Prophète, ,épousa ensuite Hafsa Bint Omar, la fille du deuxième homme le plus proche du Prophète, , après Abou Bakr. Omar avait préalablement proposé la main de sa fille à chacun de ses deux amis, Abou Bakr et Othmane, qui ne lui donnèrent pas de réponse. Le Prophète,  ,l’épousa alors, honorant et distinguant ainsi Omar, comme il l’avait fait auparavant avec Abou Bakr, qu’Allah les agrée tous deux.
Ainsi, les quatre Compagnons les plus proches du Prophète, , remportèrent le lien de la belle-alliance avec lui. Entre Abou Bakr, Omar, Othmane et Ali, les uns lui marièrent leur fille, les autres épousèrent les siennes (Othmane et Ali).
Le Prophète, , a épousé également Oum Salama, après le martyr de son mari à Ohoud. Elle faisait partie des Emigrées, Mouhadjirates, dans le Sentier d’Allah et de celles qui donnèrent beaucoup pour l’Islam. Le Prophète, , voulut donc la consoler au sujet de son mari, en lui faisant une place parmi ses épouses. Lorsqu’il demanda sa main, elle s’excusa, prétextant son âge avancé et la charge de ses enfants. Le Prophète lui répondit : « L’âge avancé auquel tu es parvenue, j’y suis parvenu moi aussi et tes enfants sont aussi les miens. »
Il y a ensuite Safiya Binte Houyay, dont le père est Houyay Ibn Akhtab, le célèbre chef juif qui coalisa les tribus païennes contre le Messager d’Allah, , et qui l’affronta au cours de plusieurs batailles. Le père de Safiya était mort, sa famille avait péri. Le Messager d’Allah, , ne voulu pas l’abandonner à l’un de ses Compagnons. Il l’honora et l’épousa, afin de la réconforter dans sa détresse et lui faire oublier son malheur.
Il y a également Oum Habiba : Ramla, fille d’Abou Soufiane Ibn Harb, qui était le chef de la tribu de Qoraïch et le commandant de l’armée Qoraïchite à la bataille d’Ohoud contre le Prophète, , et à la bataille des Coalisés. Oum Habiba s’était convertie à l’Islam et avait émigré en Abyssinie avec son époux. Ce dernier céda alors à la débauche : il finit par délaisser son épouse et apostasier qu’Allah nous en préserve. Le Messager d’Allah, , voulut alors la consoler de ce malheur dont son mari l’avait frappé. Il envoya donc un message au Négus à qui il confia la mission d’annoncer leurs fiançailles puis de contracter leur mariage, malgré les grandes distances qui les séparaient. Le Prophète, , offrit à Oum Habiba une dot de quatre mille dirhams. Lorsque la nouvelle du mariage du Prophète Mohammed, , avec Oum Habiba parvint à Abou Soufiane, celui-ci dit, fier de cette alliance : « Il est l’homme par excellence, on ne peut lui faire courber l’échine ».
Il y a aussi Zaïneb Bint Djahch, dont Allah a relaté l’histoire et les motifs de son mariage avec le Prophète, , dans le Coran. Ce mariage est venu en fait annuler l’interdiction préislamique qui empêchait les parents adoptifs d’épouser l’ex-conjoint de leur enfant adoptif. Cette interdiction était alors répandue chez les Arabes. Elle résultait de l’importance accordée à l’adoption. Allah le Très-Haut révéla alors au sujet des enfants adoptés : « Appelez-les du nom de leurs pères : c’est plus équitable devant Allah [Coran 33/ 5]. »
Allah ordonna alors à Son Prophète, , d’épouser l’ex-femme de son fils adoptif, malgré la difficulté qu’éprouvait le Prophète, , à agir de la sorte et le bouleversement que cela allait susciter dans la société. Allah le Très-Haut dit : « Quand tu disais à celui que Allah avait comblé de bienfaits, tout comme toi-même l’avais comblé : ‹Garde pour toi ton épouse et crains Allah›, et tu cachais en ton âme ce que Allah allait rendre public. Tu craignais les gens, et c’est Allah qui est plus digne de ta crainte. Puis quand Zayd eût cessé toute relation avec elle, Nous te la fîmes épouser, afin qu’il n’y ait aucun empêchement pour les Croyants d’épouser les femmes de leurs fils adoptifs, quand ceux-ci cessent toute relation avec elles. Le Commandement d’Allah doit être exécuté [Coran 33/ 37]. »
C’est la même chose pour toutes les épouses. Chacune d’elles a son histoire et chaque mariage comporte une sagesse.
Entre autres sagesses, on peut citer le raffermissement des liens entre les tribus arabes grâce à la belle-alliance. Toutes ces femmes, exceptée Aicha, avaient déjà connu le mariage et n’étaient pas réputées pour une beauté extraordinaire. Si le Prophète, ,avait voulu épouser les plus belles femmes pucelles d’Arabie, leurs familles n’auraient pas hésité à se rapprocher de lui de cette manière. Mais lui cherchait par chaque mariage à résoudre un problème ou à panser une plaie. Que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui.
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Allah, exalté soit-Il, dit (sens des versets) :

« Allah possède les Noms les plus beaux. Invoquez-le par Ses Nom ! Evitez l’exemple de ceux qui Lui donnent des appellations blasphématoires ! Ceux-là seront rétribués pour leurs méfaits. » (Coran : 7/180)

«Dis : « Invoquez Allah, ou invoquez le Tout Miséricordieux. Quel que soit le nom par lequel vous l’appelez, Il a les plus beaux noms.  » » (Coran 17/110)

Selon Abou Hourayrah (Radhiya Allahou ‘Anhou), le Messager d’Allah (Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam) a dit : « Allah a quatre-vingt-dix-neuf Noms,-ou selon une variante cent moins un- quiconque les retient par cœur entrera au Paradis. Il est Impair (Unique) et Il aime ce qui est impair. »(Hadith rapporté par Al-Bukhari, Mouslim et At-Titmidhi). Selon la version rapportée par Al-Boukhari: « … quiconque les dénombre… ».
Dans la version rapporté par At-Tirmidhî figure l’ajout suivant: «
1. Il est (Houwa) Allah, il n’y a de Dieu que Lui,
2. Ar-Rahmân, Le Très Miséricordieux,
3. Ar-Rahîm, Le Tout Miséricordieux,
4. Al-Malik, Le Souverain, le Roi,
5. Al-Qouddoûs, L’Infiniment Saint,
6. As-Salâm, La Paix, le Salut, Celui qui n’a pas de défauts
7. Al-Mou’min, Le Confiant, le Sécurisant, le Témoin intègre, Celui qui témoigne de sa véridicité,
8. Al-Mouhaïmin, Le Dominateur, le Témoin, le Surveillant, l’Arbitre suprême,
9. Al-`Azîz, Le Tout Puissant, l’Irrésistible, Celui qui l’emporte,
10. Al-Djabbâr, Celui qui domine et contraint, le Contraignant,
11. Al-Moutakabbir, Le Superbe, Celui qui se magnifie,
12. Al-Khâliq, Le Créateur, le Déterminant,
13. Al-Bâri’, Le Créateur, le Producteur, le Novateur (s’utilise le plus fréquemment pour les créatures dotées d’une âme),
14. Al-Mousawwir, Le Formateur,
15. Al-Ghaffâr, Le Tout-Pardonnant,
16. Al-Qahhâr, Le Tout et Très-Contraignant,
17. Al-Wahhâb, Le Donateur gracieux,
18. Ar-Razzâq, Celui qui pourvoit, Celui qui sustente,
19. Al-Fattâh, Celui qui ouvre, Celui qui accorde la victoire,
20. Al-`Alîm, Le Très-Savant, l’Omniscient,
21. Al-Qabid, Celui qui retient, Celui qui rétracte,
22. Al-Bâsit, Celui qui donne largement, Celui qui dilate,
23. Al Khâfid, Celui qui abaisse,
24. Ar-Râfi`, Celui qui élève
25. Al-Mou`izz, Celui qui donne puissance et considération,
26. Al-Moudhill, Celui qui avilit,
27. As-Samî`, L’Oyant, Celui qui entend absolument toute chose,
28. Al-Basîr, Le Voyant, Celui qui voit absolument toute chose,
29. Al-Hakam, Le Juge, l’Arbitre,
30. Al-`Adl, Le Juste, l’Équitable,
31. Al-Latîf, Le Subtil-Bienveillant, le Bon,
32. Al-Khabîr, Le Très-Instruit, le Bien-Informé, Le Longanime,
33. Al-Halîm, le Très Clément,
34. Al-`Azîm, le Magnifique,
35. Al-Ghafoûr, Le Tout-Pardonnant,
36. Ash-Shakoûr, Le Très-Reconnaissant, le Très- Remerciant. Celui qu’on remercie,
37. Al-`Aliyy l’Élevé, L’Infiniment Grand,
38. Al-Kabîr, Le Sublime,
39. Al-Hafîdh, Le Préservateur, le Conservateur, Celui qui garde,
40. Al-Mouqît, Le Gardien, le Puissant, le Témoin, le Nourricier,
41. Al-Hasîb Celui qui tient compte de tout, Celui qui suffit à ses créatures,
42. Al-Djalîl, Le Majestueux,
43. Al-Karîm, Le Tout-Généreux, le Noble-Généreux,
44. Ar-Raqîb, Le Vigilant, Celui qui observe,
45. Al-Moudjîb, Celui qui exauce, Celui qui répond,
46. Al-Wâsi’, L’Ample, le Vaste, l’Immense,
47. Al-Hakîm, L’Infiniment Sage,
48. Al-Wadûd, Le Bien-Aimant, le Bien-Aimé
49. Al-Madjîd, Le Très Glorieux,
50. Al-Bâ`ith, Celui qui ressuscite, Celui qui incite,
51. Ash-Shahîd, Le Témoin,
52. Al-Haqq, Le Vrai,
53. Al-Wakîl, Le Gérant, l’Intendant, Celui à qui on se confie,
54. Al-Qawiyy, Le Très-Fort,
55. Al-Matîn, Le Très-Ferme,
56. Al-Waliyy, Le Très-Proche, le Maître, le Tuteur,
57. Al-Hamîd, Le Très-Louangé, Celui qui est digne de louange,
58. Al-Mouhsy, Celui dont le savoir cerne toute chose, Celui qui garde en compte,
59. Al-Moubdi’, Celui qui produit sans modèle,
60. Al-Mou`îd, Celui qui redonne existence,
61. Al-Mouhyî, Celui qui fait vivre,
62. Al-Moumît, Celui qui fait mourir,
63. Al-Hayy, Le Vivant,
64. Al-Qayyoûm, L’immuable, Celui qui maintient l’ordre de la création,
65. Al-Wâdjid, L’Opulent,
66. Al-Mâdjid, Le Noble, le Majestueux,
67. Al-Wâhid, L’Unique,
68. As-Samad, Le Maître absolu, le Soutien universel,
69. Al-Qâdir, Le Puissant, le Déterminant,
70. Al-Mouqtadir, Celui qui a pouvoir sur tout,
71. Al-Mouqaddim, Celui qui met en avant,
72. Al-Mou’akhir, Celui qui met en arrière,
73. Al-Awwal, Le Premier,
74. Al-Âkhir, Le Dernier,
75. Adh-Dhâhir, L’Apparent,
76. Al-Bâtin, Le Caché,
77. Al-Wâliy, Le Maître, Celui qui dirige,
78. Al-Mouta`âli, Le Sublime, l’Exalté, l’Elevé,
79. Al-Barr, Le Bon, le Bienfaisant, Le Bienveillant,
80. At-Tawwâb, Celui qui ne cesse de revenir, d’accueillir le repentir de ses adorateurs,
81. Al-Mountaqim, Le Vengeur,
82. Al-`Afuww, Celui qui efface, l’Indulgent,
83. Ar-Raoûf, Le Très-Bienveillant,
84. Mâlik’oul-Moulk, Le Possesseur du Royaume,
85. Dhoul Djalâl Wal-Ikrâm, Le Détenteur de la Majesté et de la Générosité,
86. Al-Mouqsit, L’Équitable, Celui qui rend justice,
87. Al-Djâmi`, Celui qui réunit, Celui qui synthétise,
88. Al-Ghaniyy, Le Suffisant par soi, Celui qui n’a besoin de personne,
89. Al-Moughni Celui qui confère la suffisance,
90. Al-Mâni’, Celui qui empêche, le Défenseur, Celui qui protège,
91. Ad-Dâr, Celui qui contrarie, Celui qui peut nuire (à ceux qui l’offensent),
92. An-Nâfi’, Celui qui accorde le profit, l’Utile,
93. An-Noûr, La Lumière,
94. Al-Hâdi, Le Guide,
95. Al-Badî’, Le Novateur
96. Al-Bâqi, Le Permanent,
97. Al-Wârith, L’Héritier,
98. Ar-Rashîd, Celui qui agit avec droiture, Celui qui dirige avec sagesse,
99. As-Sabûr, Le Patient, le Très-Constant

La croyance des gens de la Sunna et du consensus en ce qui concerne les Noms et les Attributs d’Allah consiste à croire en tous les Noms, Attributs et Actions d’Allah tels que mentionnés dans le Coran et la Sunna du Prophète () sans les nier, en altérer le sens, y chercher de ressemblance avec Ses créatures ou tenter de comprendre la forme et la nature qu’ils revêtent.

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