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Archive for the ‘Les Epouses du Prophète et Mères des Croyants’ Category

Son Mariage

Une année s’écoula depuis le traité de Hudaybiyya. Arriva alors le jour où le Prophète  et les croyants décidèrent d’effectuer une Umra (petit pèlerinage) comme le leur permettait le traité de paix. C’est en l’an 7 de l’Hégire que le Prophète et les croyants se rendirent à la Mecque. Les présents lançaient d’une seule voix « Labayka Allahumma labayk« .

Au même moment, le coeur d’une femme s’était épris de l’Envoyé de Dieu . C’était l’une des plus honorables femmes de la Mecque. Elle s’appelait Barrah Bint al-Harith ibn Huzn Ibn Bajir al-Amiryya al-Hilaliyya. Elle était la soeur d’Umm al-Fadl, l’épouse d’al-Abbas, oncle paternel du Prophète, cette femme qui n’hésita pas à lever la main sur Abu Lahab, l’ennemi de Dieu et le frappa d’un coup de bâton sur la tête.

 cette époque, Barrah était veuve d’Abu Rahm Ibn Al-‘Uzza al-Amari. Elle avait trente six ans. Elle se confia à sa soeur pour lui exprimer son désir d’épouser l’Envoyé de Dieu . Umm Fadl en fit part à son mari. Al Abbas n’hésita pas un instant pour transmettre le message au Prophète . Celui ci accepta cette union avec promesse de remettre quatre cents dirhams en guise de dot.

Après trois jours de la Umra, le Prophète  et ses compagnons quittèrent la Mecque comme convenu. Il laissa à Abi Rafi’ le soin de lui apporter Maymouna. Ainsi, le mariage fut consommé à Sarif, une étape lors du retour vers Médine. Le Prophète  lui donna un nouveau nom « Maymouna »  qui signifie « La Bénie ».

Sa vie à Médine

Maymuna était de très bonne nature et s’entendait bien avec tout le monde, et aucune querelle ou mésentente avec les autres femmes du Prophète ne fut relatée à son sujet. Aïcha dit d’elle : « Parmi nous, elle était celle qui craignait le plus Allah – Exalté soit-Il – et elle faisait le maximum pour maintenir les liens de parenté« .

Il est également rapporté qu’Abdallah Ibn Abbas, qui était encore un enfant, fut une nuit l’invité de Maymouna (qui était sa tante) et du Prophète. Au milieu de la nuit, le Prophète  se leva pour accomplir la prière du tahajjoud (prière nocturne surérogatoire) et Ibn Abbas se joignit à lui. Ils firent tous deux leurs ablutions et la prière de onze rak`ât, puis se couchèrent à nouveau jusqu’à l’aube.

Maymuna vécut trois ans auprès du Prophète  jusqu’à son décès. Ce fut dans sa chambre que le Prophète  commença à sentir les effets de sa maladie finale. Il demanda ensuite la permission à ses femmes de rester dans la chambre d’Aïcha pendant cette période.

Sa mort

Maymuna mourut à l’âge de quatre-vingts ans, en 51 de l’Hégire. Elle demanda à être enterrée à l’endroit où elle avait épousé le Prophète à Sarif, et sa requête fut entendue.

On rapporte qu’à ses funérailles, Ibn Abbas dit : “Ce fut la femme du Messager d’Allah  alors, lorsque que vous la soulèverez, ne la secouez pas et ne soyez pas trop brutaux, mais soyez doux”.

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Un don d’Egypte

Maria , la copte (Chrétienne Egyptienne) naquit dans un village appelé Hifin, situé sur le bord oriental du Nil. Son père, était copte et sa mère aussi. Après sa première enfance, au début donc de sa jeunesse, elle alla résider, avec sa soeur Sérine, dans le palais du dirigeant des coptes. Elle vivait en ce lieu quand elle entendit parler d’un Prophète, habitant la Presqu’île arabique, qui appelait à une nouvelle religion céleste. Elle se trouvait dans le palais quand Hatib Ibn Abi Balta’a vint en délégation, porteur d’un message au roi. Celui-ci entra et remit la lettre en question.

Après : Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, la lettre appelait à embrasser l’Islam. Le roi lut le message, le plia avec soin et le plaça dans un étui qu’il remit à l’une de ses servantes. Ensuite, il se tourna vers Hatib et lui demanda de lui parler de ce Prophète et de le décrire. A la fin de l’exposé de l’émissaire du Prophète, il dit à Hatib :

– Je savais qu’il restait encore un prophète à envoyer. Je pensais qu’il allait se manifester dans le Shâm car c’est dans cette région que les messagers sont issus. Je vois qu’il vient d’apparaître dans une terre arabe… Malheureusement, les coptes ne m’obéiront pas.

Il ne pouvait donc embrasser l’Islam, sans quoi il risquerait certainement de perdre son trône. Or, il ne voulait pas se séparer de son autorité sur son peuple.

Dans sa réponse au Prophète , le roi le remercia en l’informant qu’il envoyait, avec son émissaire, deux femmes coptes, de hautes conditions sociales, ainsi que des vêtements somptueux et un mulet qu’il pourrait monter.

En remettant le message à Hatib, il s’excusa de ne pas répondre favorablement à son appel d’adhésion à l’Islam car les coptes sont attachés à leur religion. Il lui demanda également de garder secret ce qui vient de se produire entre eux, afin que son peuple n’en sache absolument rien.

Après quoi, Hatib partit avec les présents royaux et les deux soeurs, Maria et Sérine. Il était compréhensible que ces dernières quittent avec regret leur patrie. Pour apaiser leur tristesse et leur faire oublier quelque peu ce qu’elles viennent d’abandonner, Hatib se mit, en cours de route, à leur raconter l’histoire antique du pays des Arabes. Il leur conta les récits et les légendes que le temps avait tissés autour de la Mecque et du Hijaz au cours des siècles. Après quoi, il leur parla du Prophète et de l’Islam. Il sut choisir les faits les plus convaincants et les arguments les plus probants, si bien que les deux soeurs furent réjouies de ce qu’elles venaient d’entendre et leurs coeurs s’ouvrirent à l’Islam et à son Prophète.

Arrivée et vie à Médine

L’arrivée de Maria et de sa soeur eut lieu en l’an VII de l’Hégire. Le Prophète  venait de revenir de Hudaybiyya où il conclut un pacte avec les Qurayshites. Maria lui plut et la prit pour épouse. Quant à sa soeur, il la maria avec son poète Hasan Ibn Thabit. Le bruit courut à travers la ville qu’une belle Egyptienne, aux cheveux longs, venait d’arriver des rivages du Nil et qu’elle avait été offerte en cadeau à l’Elu de Dieu.

Une année s’écoula et Maria menait une vie heureuse. Sa nostalgie de l’Egypte s’estompa. A présent, elle se familiarisa avec la vie médinoise et vivait paisiblement dans la Maison du Prophète. Aussi, accepta-t-elle volontiers de porter le Hijab, au même titre que les Mères des croyants.

Sa situation s’identifiait quelque peu à Hagar, la femme d’Abraham, qui, elle aussi, quitta l’Egypte, dans son état d’esclave, pour venir s’installer au Hijaz, en femme libre. Présentement, la différence portait sur le fait que sa compatriote donna naissance à Ismael. Allait-elle, à son tour, donner un enfant au Prophète ? C’est que son mari, depuis la mort de Khadija eut plusieurs épouses, pourtant, aucune d’elles ne lui donna un héritier mâle.

La bonne nouvelle

Deux années s’étaient écoulées depuis son mariage avec l’Envoyé de Dieu. Le souvenir de Hagar et d’Ismael continuait à habiter son esprit quand, un jour, elle sentit qu’elle portait un enfant dans son ventre. Cependant, elle n’y croyait pas, se figurant que ce n’était qu’une illusion qu’elle se faisait. C’était peut-être son imagination qui lui jouait un tour. C’est pourquoi, vivant encore dans le doute, elle cacha la nouvelle pendant un ou deux mois. Cependant, au fur et à mesure que la grossesse prenait forme, le doute se transforma en certitude. Ce n’était plus un rêve mais bel et bien une réalité.

Maria communiqua d’abord la bonne nouvelle à sa soeur Sérine qui l’assura qu’elle portait bien un enfant dans son ventre. Elle fut transportée de joie et elle annonça au Prophète  la prochaine naissance d’un enfant. Celui ci leva les yeux au Ciel et remercia, à son tour, son Créateur. Sa joie atténua quelque peu la tristesse qui l’envahi après le décès de ses filles Zaynab, Ruqiya et Umm Kaltoum.

L’évènement ne tarda pas à faire le tour de la ville :

– L’Elu de Dieu attendait un enfant de Maria l’Egyptienne.

Nous pouvons imaginer le désarroi des autres épouses. Voilà une femme étrangère enceinte alors qu’elle n’avait séjourné qu’une année avec le Prophète, au moment où elles-mêmes n’avaient pas porté de descendant dans leur ventre après plusieurs années dans sa Maison. C’était le destin.

Le Prophète craignait pour la santé de Maria. Aussi, la transporta-t-il dans les faubourgs de Médine afin qu’elle jouisse du calme et préserve la santé de l’enfant qui allait naître. Sérine resta auprès de sa soeur Maria pour prendre soin d’elle jusqu’au jour de la naissance, à savoir la nuit du mois de Dhu-l-Hijja, an VIII de l’Hégire. Le Prophète  fit appel à une sage-femme et s’isola dans un coin de la maison où il s’adonna aux prières et aux implorations.

La sage femme lui annonça la naissance d’un garçon qui, issu d’un homme libre, allait affranchir sa mère de son état d’esclave. L’envoyé de Dieu  était transporté de joie. Il nomma son fils Ibrahim, nom du père des croyants. Il distribua en aumônes une quantité d’orge égale au poids du nourrisson.

Un jour, le Prophète  prit son fils dans ses bras et le porta chez Aisha afin que celle-ci puisse y voir les traits similaires aux siens. Certes, l’épouse préférée retint ses larmes de joie. Elle se retint de montrer sa jalousie mais elle la manifesta sous une autre forme :

– Je ne vois aucune ressemblance entre toi et ce fils.

Aisha avait dit plus tard, qu’elle n’avait jamais été jalouse d’une femme autant que de Maria car elle était non seulement belle mais aussi Dieu lui accorda un enfant alors que les autres épouses en étaient privées.

Le décès d’Ibrahim

Hélàs ! Le bonheur de Maria ne dura qu’une année et un peu plus. Elle allait connaître une épreuve terrible et une période amère : la perte de son enfant. Celui ci tomba malade alors qu’il n’avait pas encore clos ses deux années. Maria fit appel à sa soeur pour lui tenir compagnie et veillait avec elle autour du lit d’Ibrahim. Cependant, la vie de ce dernier commença à s’éteindre petit à petit.

Le Prophète , apprenant la mauvaise nouvelle, arriva à la maison, appuyé sur l’épaule de Abd ar-Rahman ibn Awf, parce que la douleur et la souffrance lui firent perdre ses forces. Il prit son fils dans les bras de sa mère et le mit sur ses genoux, le coeur triste.

Il ne restait plus à l’Elu de Dieu qu’à dire que telle était la volonté divine. La mort était le lot de tous les humains. Les derniers rejoindront toujours les premiers, ajoutant un deuil à un autre. Certes, les yeux pleurent et le coeur est triste, mais, en aucune manière, ils ne se lamentent du sort décidé par le Créateur.

Il se tourna vers Maria, attendri par l’état où elle se trouvait. Il lui dit :

– Ibrahim est mon fils. Son allaitement se poursuivra au Paradis.

Il fit alors appel à son neveu, al-Fadl, le fils de ‘Abbas pour laver le petit garçon tandis que lui, il demeura assis dans un coin, triste. Ensuite, il ensevelit son fils, s’acquitta d’une prière de quatre unités et l’ensevelit lui-même dans le cimetière d’al-Baqi.

L’éclipse solaire

Au retour de l’enterrement, le soleil se voila et l’horizon s’obscurcit. Quelqu’un dit :

– L’éclipse du soleil est conséquente à la mort d’Ibrahim.

Cette réflexion parvint aux oreilles du Prophète . Il se tourna vers ses compagnons et leur dit :

– Le soleil et la lune sont deux des signes de Dieu. Ni l’un ni l’autre ne s’éclipsent ni à la mort ni à la vie de quelqu’un.

De son côté Maria, la blessure au coeur, fit preuve de patience, acceptant avec résignation la volonté de Dieu. Elle resta cloîtrée dans sa chambre pendant la durée de l’enterrement. Ensuite, elle alla au cimetière, s’assit près de la tombe de son fils. Elle ne pouvait retenir ses larmes. Elle les avait retenues jusque là devant son mari, pour ne pas aggraver la blessure de ce dernier. Mais là, seule, ses yeux exprimaient la forte douleur de son coeur.

Le Prophète  mourra une année plus tard. Il laissa Maria veuve. Celle-ci mourut en l’an XVI de l’hégire. Le calife Umar appela les gens à se rassembler et à suivre le cercueil. Il pria sur sa tombe et l’enterra dans le cimetière de Baqi.

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Safiya au milieu des captives de Khaybar

La sixième année de l’hégire prit fin après que deux événements, l’un gai et l’autre triste, eurent lieu dans la Maison du Prophète . Ce fut d’abord le mariage avec Juwayriya et ensuite l’affaire du collier de ‘Aïsha. Il eut ensuite le pacte de Hudaybiyya signé avec les associateurs.

Au début de la septième année de l’Hégire, le Prophète  se prépara à affronter, dans une bataille décisive, les Juifs qui l’avaient trahi dans celle du « Fossé ». Il fallait mettre un terme à cette menace des Juifs qui exploitaient la moindre occasion pour, pensaient-ils, détruire les assises de l’Islam.

Au cours de la seconde moitié de Muharram, l’Envoyé de Dieu  se dirigea, à la tête de ses troupes, vers Khaybar, siège de ses ennemis irréductibles. Les musulmans sortirent victorieux après avoir détruit les forteresses des Juifs, tués les hommes et capturé les femmes.

Parmi ces dernières, il y avait Safiya Bint Huyiya Ibn Akhtab , qui descendait de la branche de Aaron, frère de Moïse. Elle n’avait pas encore dix huit ans. En dépit de son jeûne âge, elle avait été mariée deux fois, d’abord avec le poète de son clan, Sallam Ibn Mashkam, et ensuite avec Kinana Ibn ar-Rabi’. Elle faisait partie des nombreuses captives que les musulmans firent à Khaybar.

Safiya contint sa douleur et s’efforça de garder sa dignité et son orgueil. Ce n’était pas le cas de sa cousines qui pleurait, se lamentait et jetait de la terre sur sa tête. Les deux femmes étaient traînées par Bilal. Le Prophète  s’approcha d’elles. Il les regarda avec pitié et compassion.

Il dit à Bilal :
– Je vois que tu t’es dépouillé de toute miséricorde en traînant ces deux femmes qui viennent de perdre leur mari.

Après quoi, il jeta sur Safiya son manteau, ce qui signifiait qu’il l’avait choisie pour lui.

Selon Anas, le Prophète  dit à Safiya :

– As-tu de quoi payer la rançon ?
– Cela était possible quand je vivais dans l’associationnisme. Comment pourrais-je le faire à présent que je vis en Islam.

Le Prophète  affranchit Safiya et l’épousa. Sa libération remplaçait la dot qu’il devait lui offrir. Pendant ce temps, la cousine continuait à se lamenter, en déchirant ses vêtements de désespoir.

Safiya entre dans la Maison du Prophète

Quand le calme fut revenu et que la peur de Safiya s’était quelque peu dissipé, il porta celle ci derrière lui sur son chameau et se dirigea vers Médine. A mi-chemin, il s’arrêta. Il constata que Safiya était plus sereine. Cette dernière était donc prête pour le mariage. Une coiffeuse vint la peigner, la maquiller et la parfumer. Les effets de la tristesse et de la souffrance disparurent complètement. Ce n’était plus la femme sortie du blocus de Khaybar, captive et humiliée.

A l’occasion de ce mariage, un banquet avait été organisé. Les invités mangèrent les bonnes choses prises de Khaybar jusqu’à satiété. Après quoi,le Prophète  reprit le chemin de Médine, ayant toujours à l’esprit le premier refus de Safiya de le prendre comme époux. Mais elle lui raconta un songe qu’elle avait fait avant la prise de Khaybar : La nuit de son mariage avec Kinana Ibn Rabi’, elle vie en rêve une lune se poser sur ses genoux. Elle le raconta à son mari qui lui dit en colère : En vérité, tu désires Muhammed, le roi du Hijaz.

Le Prophète  se réjouit de cette nouvelle. Il comprit qu’à présent, elle l’acceptait comme époux. Il ne voulait pas lui montrer sa satisfaction. Aussi lui demanda-t-il la raison de son premier refus. Elle lui dit :

– J’avais peur pour ta sécurité tant que tu étais encore proche du lieu ou se trouvaient les Juifs.

Les souvenirs de Safiya

Safiya se remémorait les discussions des membres de sa famille qiu parlaient de leur Livre annonçant la venue d’un Prophète. Elle se rappelait leur haine et leur déception quand ce Prophète  émigra à Médine alors que cela aurait dû être pour eux une bonne nouvelle.

Safiya se rappelait encore quand son père et son oncle paternel partirent à la rencontre de ce Prophète, entrant triomphalement à Médine. Ils ne revinrent qu’au coucher du soleil. Ils arrivèrent exténués et abattus par cette apparition. Safiya s’approcha d’eux pour entendre leur discussion. Ses deux parents étaient tellement soucieux qu’ils ne firent pas attention à sa présence. Elle entendit son oncle dire à son père :

– Est-ce bien lui le Prophète attendu ?

Ayant reçu une réponse affirmative, il insista :

– Tu l’as bien reconnu et tu en as la preuve ? Si c’est le cas, que ressens-tu à présent ?
– Par Dieu ! Mon animosité à son égard demeure et persiste, répondit le père de Safiya.

L’empoisonnement du Prophète

Pendant ce temps, les musulmans n’avaient pas oublié l’acte perfide d’une femme juive de Khaybar, à savoir Zaynab Bint al-Harith, épouse de Sallâm Ibn Mishkam, un des chefs du clan des juifs de Khaybar. Elle entra chez le Prophète alors que celui-ci se sentait tranquille depuis la reddition des Juifs et la conclusion de leur accord. Cette femme lui présenta un rôti d’agneau empoisonné après avoir demandé à ses Compagnons : « Quelle est la partie préférée de l’Envoyé de Dieu? » Aussi força-t-elle la dose de poison dans la partie concernée.

Le Prophète  ne mangea qu’une partie du rôti et donna l’autre à un de ses Compagnons Bishr Ibn-Barra. Après quoi, il dit : « L’os de ce rôti me dit qu’il est empoisonné! » Il appela la femme de Sallam qui reconnut avoir empoisonné la viande en disant :

– Je me suis dis : si c’est vraiment un Prophète, il en sera averti. Si ce n’est qu’un roi, je me serais débarrassé de lui.

Le Prophète  ne prit aucune mesure contre elle. Cependant, son compagnon, qui avait mangé une partie du rôti, mourut des conséquences de l’empoisonnement.

La vie familiale

Sur le chemin du retour à Médine, la chamelle, qui portait Safiya, trébucha et fit tomber celle-ci. Les femmes y virent un mauvais présage et dirent qu’il fallait éloigner d’eux cette Juive. Aussi, le Prophète  préféra ne pas faire entrer Safiya parmi ses autres épouses. Ainsi, il l’emmena chez un de ses Compagnons, Harith Ibn an-Na’man. Les femmes Ansarites se précipitèrent pour aller admirer la beauté de cette Juive. Entre temps, le Prophète  reconnut ‘Aisha, le visage entièrement recouvert, qui marchait d’un pas précipité. De loin, il la suivit du regard. Il la vit entrer dans la maison d’al-Harith Ibn Nu’am. Il l’attendit jusqu’au moment où elle ressortit. Il alla vers elle et la saisit par son vêtement en lui disant : « Comment l’as-tu trouvé, ô la rousse ? »

La jalousie de ‘Aisha se manifesta et, haussant les épaules, elle répondit :

– J’ai vu la Juive.
– Ne dis pas cela car elle a embrassé l’Islam et son islam est bon.

‘Aisha ne fit aucun commentaire et se dirigea à la maison où Hafsa l’attendait avec impatience pour connaitre l’opinion qu’elle avait sur la nouvelle mariée. ‘Aisha ne nia pas que Safiya était d’une grande beauté. Elle lui raconta aussi que leur époux la surprit à la sortir de la maison d’al-Harith ainsi que la discussion qu’elle eut avec lui.

En arrivant dans la maison du  Prophète , Safiya trouva deux groupes de femmes qui l’attendaient. D’un côté, il y avait ‘Aisha, Hafsa et Sawdah et de l’autre, les autres femmes dont Fatima az-Zahra. C’était comme si ces deux groupes lui demandaient de quel clan elle allait faire partie. Il lui était difficile de choisir entre l’épouse préférée du Prophète et sa fille bien aimée. Aussi, décida-t-elle de ne pas prendre position pour l’une ou l’autre mais d’entretenir plutôt de bons rapports avec toutes les femmes qu’elles soient dans un clan ou dans l’autre.

Cependant, Safiya ne pouvait s’attendre à aucun mal de la part de Fatima car celle-ci n’avait nullement l’intention de participer à ces antagonismes de femmes. Au contraire, elle rechercait la paix morale de son père.

La crainte de Safiya ne pouvait venir que de la jalousie de ‘Aisha qui ne supportait pas qu’une belle femme puisse venir s’associer à elle à l’intérieur de la Maison de l’Elu de Dieu. En effet, l’épouse préférée du Prophète, Hafsa et les autres femmes s’enorgueillissaient de leur appartenance à la famille des Qurayshites et des Arabes. Quant à Safiya, elle n’était qu’une juive donc une étrangère et une intruse.

Quand à Safiya entendait les critiques et les sous-entendus de Aisha et Hafsa, elle se plaignait au Prophète  en pleurant. Elle lui disait :

– Comment peuvent-elles prétendre être meilleure que moi alors que Muhammad est mon mari, mon père est Aaron et mon oncle paternel est Moïse ?

L’Envoyé de  Dieu  sentait que Safiya était considérée comme une étrangère dans sa Maison. Aussi ne se privait il pas de la défendre auprès des autres femmes, chaque fois que l’occasion se présentait.

Au cours d’un voyage, le Prophète  était accompagné de Safiya et de Zaynab bint Jahsh. Chemin faisant, le chameau de la première se blessa et ne pouvait plus supporter un poids sur son épaule. Heureusement que le palefrenier de zaynab était spacieux et qu’il pouvait contenir deux personnes. Le Prophète  lui demanda alors de cédé un espace à Safiya. Zaynab répondit avec hauteur et orgueil :

– Moi, donner une place à cette juive !

Cette réflexion fâcha l’Envoyé de Dieu. Il bouda Zaynab deux mois ou même trois sans jamais l’approcher.

Safiya ne fut jamais privée de la protection de son mari jusqu’à la mort de ce dernier. Alors que le Prophète  se trouvait atteint de cette maladie qui allait l’emporter, toutes les Mères des croyants se réunirent autour de son lit. Safiya dit, en cette occasion :

– Je jure par Dieu ô Messager de Dieu ! J’aurai aimé être atteinte à ta place du mal qui te fait souffrir.

Les autres femmes se regardèrent en se jetant des clins d’oeil, comme pour se dire que Safiya ne pensait pas ce qu’elle disait. Le Prophète  surprit leurs regards. Aussi leur dit-elle :

– Cessez de faire des clins d’oeil entre vous. Je jure par Dieu que les paroles de Safiya sont sincères.

A la mort du Prophète, Safiya perdit cette protection. Les gens n’avaient pas oublié qu’elle était d’origine Juive. Ils ne manquaient pas de la harceler, de temps à autre, pour lui rappeler ses origines, en dépit de la sincérité de son islam et de sa qualité d’épouse de l’Elu de Dieu. Ce fut ainsi qu’une de ses servantes alla voir l’Emir des Croyants, ‘Umar Ibn al-Khattab pour lui rapporter que Safiya pratiquait le Sabbat et priait à la manière des Juifs. Ce n’était, en réalité, qu’un pur mensonge, une invention destinée seulement à porter préjudice à sa maîtresse.

Le calife interrogea la Mère des croyants pour connaître la vérité. Safiya lui répondit :

– Quant au Sabbat, je ne l’aime plus depuis que Dieu me l’a fait remplacer par le vendredi. Quant à être Juive, je ne peux pas nier cette origine puisque je suis d’origine Juive.

Lorsque Safiya interrogea sa servante sur les raisons qui la poussèrent à lancer contre elle de telles calomnies, elle reçut cette réponse :

– C’est Satan.

Safiya la congédia en décidant de la libérer de son asservissement :

– Pars d’ici, lui dit-elle, tu es libre !

Lors de la grande fitna, qui aboutit à l’assassinat de ‘Uthman, Safiya prit ouvertement position pour ce dernier. Ainsi, quand le troisième calife de l’Islam était encerclé par ses assaillants, elle allait, elle-même lui porter à manger et à boire.

Safiya  mourut sous le califat de Mu’awiyya et fut enterrée au cimetière d’al-Baqi avec toutes les autres Mères des croyants.

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Les évènements ayant précédé le mariage

Après son mariage avec Zaynab, le Prophète  eut à faire face à d’importants événements qui emplirent la deuxième moitié de la cinquième année hégirienne. En effet, au mois de shawal, il y a eu la bataille du « fossé » (al-khandaq) au cours de laquelle les musulmans affrontèrent une coalition composée d’associationnistes, appuyés par les Juifs. En cette occasion, le Prophète  fit creuser une tranchée autour de Médine. D’un côté, il y avait trois mille musulmans et de l’autre dix mille mécréants.

Les Juifs avaient pourtant signé un pacte de non agression avec l’Envoyé de Dieu, mais ils violèrent l’engagement qu’ils avaient pris car, s’imaginaient-ils, qu’avec une telle coalition, ils allaient décapiter l’Islam.

Les ennemis encerclaient les croyants de tous les côtés. Ils étaient si nombreux et paraissaient si déterminés que la peur envahit les musulmans, se figurant que leu fin était peut être proche. Les hypocrites exploitèrent cette situation pour dénigrer le Prophète. Ils disaient :

– Muhammed nous avais promis que nous possèderons les trésors de Kisra et de Qaysar : Mais, aujourd’hui, aucun de nous n’est en sécurité pour aller aux toilettes.

Ces hypocrites avaient accepté de participer au combat, espérant recevoir une partie du butin de guerre, en cas de victoire. Dès qu’ils virent le retournement de la situation en défaveur des musulmans, ils changèrent d’attitude.

Le blocus dura vingt sept jours, durs et pénibles. Heureusement, la bataille prit une tournure défavorable aux associateurs et la victoire sourit, en définitive, aux croyants. Ceux ci retournèrent dans leurs maisons pour se reposer des fatigues de cette bataille. Mais, au milieu de la journée, ils entendirent le muezzin du Prophète  faire cette déclaration :

– Celui qui entend cet appel et qui est obéissant doit se préparer à ne s’acquitter de la prière du ‘asr que face au Banu Quraysah.

Le Prophète  se devait de punir la trahison des Juifs. C’est pourquoi, il décida d’établir le siège de la tribu des Banu Qurayzah. L’encerclement dura vingt cinq jours et se termina par la reddition des juifs. Le Prophète  engagea d’autres expéditions militaires, celles des Banu Lahyan et de Dhu-l-Qird. Un mois après, les Banu-l-Mustafa se préparèrent à attaquer la Communauté musulmane. Ils avaient à leur tête al-Harith Ibn Abi Darrar. Mais les musulmans réussirent à défaire cette agression. Parmi les femmes captives de cette tribu, se trouvait Barrah, fille d’al-Harith ou Juwayriyya, comme l’appellera plus tard le Prophète .

La demande en mariage

De retour à Médine, alors qu’il se reposait dans la chambre de Aisha, le Prophète  entendit la voix d’une femme qui lui demandait la permission de le rencontrer. ‘Aisha se leva pour ouvrir la porte et se trouva devant une très belle jeune fille, d’une vingtaine d’années, tremblante de peur et d’angoisse. ‘Aisha ne l’aima pas dès qu’elle l’a vit. Aussi la reçut-elle avec froideur et tenait à s’interposer entre elle et son époux. Cependant, la jeune fille insista tant et si bien que Aisha ne pouvait plus l’empêcher de la faire entrer auprès de l’Envoyé de Dieu.

La jeune fille se présenta. Elle était la fille du chef de clan des banu Mustafa, al-harith Ibn Abi Darrar. Elle dit qu’elle traversait une épreuve dont le Prophète connaissait la raison. Autrement dit, elle était captive et ne supportait pas cette captivité. Aussi, venait-elle demander son aide.

Le Prophète  eut pitié de cette jeune fille, affolée et angoissé par son état. Il lui proposa de la délivrer de sa pénible situation en l’épousant. Le visage de la jeune fille s’épanouit. Elle ne croyait pas ce qu’elle entendait. Mais, dans un souffle rapide, elle dit : « J’accepte, Ô Envoyé de Dieu« .

La jeune fille dit à son père qu’elle avait choisi Dieu et Son Messager. Al-harith ne pouvait plus s’opposer à la volonté de sa fille. Lui même, il récita la profession de foi et dit au Prophète  : « Je reconnais que tu es vraiment l’Envoyé de Dieu« . Ce fut alors que le mariage fut décidé et la dot fixée à quatre cents dirhams.

La nouvelle du mariage fut connue à Médine. Dès lors, les musulmans ne pouvaient plus garder en captivité les alliés du Prophète . Ce fut ainsi que tous libérèrent leurs prisonniers et leur rendirent leur liberté. Ainsi le mariage de Juwayriyya  lui permit de recouvrir sa dignité et son honneur et ouvrit la voie de la liberté à son peuple.

Aisha continua à se rappeler le moment de l’apparition de juwayriyya devant la porte du Prophète. Elle disait :

– C’était une femme douce et belle. Aucun ne pouvait la voir sans ressentir en lui une forte sensation. Je prévoyais ce qui allait se produire. C’est pourquoi, j’ai éprouvé de l’aversion pour elle dès qu’elle se montra au seuil de ma chambre.

Juwayriyya  vécut jusqu’à l’avènement de Mu’awiyya. Elle mourut à Médine au milieu du premier siècle de l’hégire. Marwan Ibn al-hukm, gouverneur de Médine, fit la prière funèbre. Plusieurs versions fixent son âge lors de son décès. Il est probable qu’elle retourna auprès de son Créateur à l’âge de cinquante-six-ans.

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Environ un an après le mariage avec Umm Salmah, le Prophète  épousa Zaynab Bint Jahsh qui avait eu pour mère Ummiyya, fille de ‘Ab al-Muttalib, et tante de l’Envoyé de Dieu. Elle s’appelait auparavant Barrah. Ce fut le Prophète qui lui donna le nom de Zaynab.

Zaynab ne pouvait que susciter la jalousie des autres épouses car, non seulement, elle était belle, mais aussi son mariage a été ordonné par Dieu et mentionné dans le Coran. Pour bien comprendre les circonstances particulières de cette union, nous devons revenir en arrière.

Qui était Zayd ?

Zayd Ibn al-Harith avait été adopté par le Prophète  avant la révélation. Par la suite, il sera le premier, après Ali, à embrasser l’Islam.

Zayd appartenait à une grande lignée avant d’avoir été capturé et asservi par ses propriétaires. Son père ne désespéra pas de la retrouver. En effet, après de longues recherches, il apprit que son fils avait été adopté par l’Envoyé de Dieu . Il partit avec son frère Ka’b pour demander le retour de son fils. Quand il se présenta devant le Prophète , il lui manifesta son désir de reprendre son fils. Celui ci lui déclara :

– Nous allons l’appeler et lui demander de faire son choix. S’il veut repartir avec vous, je ne m’opposerai pas à sa volonté. Si, au contraire, il préfère rester avec moi, je ne le contraindrai pas à vous suivre.

Le père fut étonné que son fils choisisse de demeurer auprès du Prophète plutôt que de rejoindre sa famille. Il lui dit :

– Ô Zayd ! Préfères tu l’asservissement à ton père, ta mère, ton pays et ton peuple ?

– J’ai vu en cet homme quelque chose d’extraordinaire. C’est pourquoi, je ne me séparerai jamais de lui.

Ce fut alors que le Prophète  prit Zayd par la main, se présenta à une assemblée de Quraysh pour les informer qu’il l’avait adopté. Ce fut ainsi qu’il fut connu sous ce nom : « Zayd Ibn Muhammad ». Etant devenu son fils, Zayd avait, dès lors, le droit de compter au nombre de ses héritiers.

Le Mariage de Zayd et de Zaynab

Quand, à Médine, le Prophète  suscita la fraternité entre les Muhajirin et les Ansar, il donna à Zayd, comme frère, son oncle paternel Hamza. Et quand, le jeune homme avait atteint l’âge du mariage, il lui choisit, pour femme, Zaynab Bint Jahsh, la fille de sa tante paternelle. Celle-ci refusa de le prendre comme époux. Elle fut soutenue, dans son refus, par son frère Abd Allah Ibn Jahsh. Ils ne pouvaient pas admettre qu’une femme noble puisse épouser un ancien esclave d’origine yéménite, devenu un protégé parmi tant d’autres.

Le Prophète  argumenta en faveur de Zayd : Celui-ci était son fils et il appartenait à la Communauté de l’Islam. Il était issu d’une famille honorable tant du côté du père et que de la mère. Mais Zaynab continua à refuser cette union, bien qu’elle aurait voulu ne pas mécontenter le Prophète. Elle ne donna son agrément qu’à la suite de la révélation de ce verset :

« Au croyant, non plus qu’à la croyante, une fois que Dieu a tranché, avec Son Envoyé, sur un cas, il ne reste plus le choix sur leur propre cas. Qui se rebelle contre Dieu et Son envoyé se trouve dans l’égarement manifeste » (Coran 33.36)

Ce fut ainsi que Zaynab épousa Zayd par obéissance à Dieu et à son Messager.

Mésentente dans le foyer conjugal et mariage avec le Prophète

Certes, Zaynab accepta ce mariage sur un ordre venu du Ciel mais elle ne supportait pas encore d’être la femme d’un affranchi. Zayd subit cette vie pénible pendant un certain temps et alla ensuite se plaindre au Prophète. Celui ci ne pouvait que lui conseiller d’être patient et de lui ordonner « Garde ton épouse et crains Dieu ! »

Il en fut ainsi jusqu’au jour où le Prophète  alla voir Zayd chez lui. Celui ci était absent. Zaynab, qui était protégée par un rideau, lui demanda d’entrer mais il refusa. Entre temps, un vent souleva la tenture et il vit cette femme en tenue quelque peu légère. Le Prophète ressentit une étrange sensation. Il repartit en marmonnant : « Gloire à Dieu ! Gloire à Dieu qui dérive les coeurs ! »

Zaynab entendit ce qu’a dit le fils de son oncle. Elle se mit à réfléchir pour tenter de comprendre les paroles entendues jusqu’au moment ou Zayd arriva. Elle lui apprit que le Prophète  était venu le voir mais sachant qu’il était absent, il refusa d’entrer. Elle lui fit également part de ce qu’elle avait entendu. Zayd attendit un moment, puis alla voir le Prophète pour lui apprendre qu’il avait l’intention de se séparer de son épouse. Il lui certifia qu’il ne pensait d’elle que du bien mais il ne pouvait plus supporter son complexe de supériorité.

En effet, Zaynab se montrait orgueilleuse à son égard et le lui montrait en lui tenant un langage où se mêlait la vanité et la méchanceté. Il ne reçut que cette réponse « Garde pour toi ton épouse ! »

Dieu sonde les coeurs. Il savait parfaitement ce que Son Messager ressentait au fond de son coeur, d’où la révélation de ce verset :

Quand tu disais à celui qu´Allah avait comblé de bienfaits, tout comme toi-même l´avais comblé: « Garde pou toi ton épouse et crains Allah », et tu cachais en ton âme ce qu´Allah allait rendre public. Tu craignais les gens, et c´est Allah qui est plus digne de ta crainte. Puis quand Zayd eût cessé toute relation avec elle, Nous te la fîmes épouser, afin qu´il n´y ait aucun empêchement pour les croyants d´épouser les femmes de leurs fils adoptifs, quand ceux-ci cessent toute relation avec elles. Le commandement d´Allah doit être exécuté. (Coran 33.37)

Il est vrai qu’il n’était pas possible à Zayd de supporter plus longtemps l’atmosphère de ses liens conjugaux d’autant plus que son épouse ne voulait pas de lui. Il ne luit restait plus qu’à se séparer de sa femme et à décider le divorce. Ce fut à la fin de la période de viduité que le Prophète épousa Zaynab. Les hypocrites exploitèrent cette union pour dénigrer ce dernier :

– Muhammed a interdit le mariage avec les femmes du fils et le voilà, lui, qui se marie avec la femme de son fils.

En cette circonstance, Dieu révéla « Muhammad n´a jamais été le père de l´un de vos hommes, mais le messager d´Allah et le dernier des prophètes. Allah est Omniscient. » (Coran 33.40)

Ensuite dans deux versets, Dieu expose le problème avec plus de clarté et énonce une loi juridique applicable à travers le temps et l’espace. Il mit ainsi fin à ce nom « Zayd Ibn Muhammad », et il fut désormais appelé par son vrai nom « Zayd Ibn Haritha ».

Allah n´a pas placé à l´homme deux coeurs dans sa poitrine. Il n´a point assimilé à vos mères vos épouses [à qui vous dites en les répudiant]: « Tu es [aussi illicite] pour moi que le dos de ma mère ». Il n´a point fait de vos enfants adoptifs vos propres enfants. Ce sont des propos [qui sortent] de votre bouche. Mais Allah dit la vérité et c´est Lui qui met [l´homme] dans la bonne direction.

Appelez-les du nom de leurs pères: c´ est plus équitable devant Allah. Mais si vous ne connaissez pas leurs pères, alors considérez-les comme vos frères en religion ou vos alliés. Nul blâme sur vous pour ce que vous faites par erreur, mais (vous serez blâmés pour) ce que vos coeurs font délibérément. Allah, cependant, est Pardonneur et Miséricordieux. (Coran 33.4)

Les noces et l’inopportunité de s’attarder chez le Prophète

Les noces furent l’occasion d’égorger un mouton et d’inviter les musulmans à participer aux festivités. Les gens venaient en groupe l’un derrière l’autre. Quand le premier terminait son repas, il ressortait, puis c’était le tour de l’autre d’entrer et ainsi de suite. Tous les invités partirent à l’exception de quelques uns qui s’attardèrent à discuter avec le Prophète, tandis que Zaynab demeurait assise, le dos contre le mur. Celle ci raconta qu’elle ne savait pas si c’était elle qui l’informa du départ des derniers invités où si c’était la révélation, à la suite de laquelle il souleva le voile qui le séparait d’elle.

Le verset en question indiquait clairement aux gens de ne pas rentrer chez le Prophète  à l’improviste et de ne pas s’attarder chez lui au point de l’importuner dans sa vie privée. Ce fut aussi à cette occasion que le Hijab fut imposé aux femmes de l’Envoyé de Dieu et également l’interdiction de prendre pour épouses ses femmes, celle-ci étant considérées comme les Mères des croyants.

Ô vous qui croyez! N´entrez pas dans les demeures du Prophète, à moins qu´invitation ne vous soit faite à un repas, sans être là à attendre sa cuisson. Mais lorsqu´on vous appelle, alors, entrez. Puis, quand vous aurez mangé, dispersez-vous, sans chercher à vous rendre familiers pour causer. Cela faisait de la peine au Prophète, mais il se gênait de vous (congédier), alors qu´Allah ne se gêne pas de la vérité. Et si vous leur demandez (à ses femmes) quelque objet, demandez-le leur derrière un rideau: c´est plus pur pour vos coeurs et leurs coeurs; vous ne devez pas faire de la peine au Messager d´Allah, ni jamais vous marier avec ses épouses après lui; ce serait, auprès d´Allah, un énorme pêché. (Coran 33.53)

La vie familiale

Ce mariage avec Zaynab accentua la jalousie de Aisha. Elle ne pouvait rester insensible en voyant cette belle femme entrer dans la Maison du Prophète. Cette jalousie était partagé par toutes les autres épouses, d’abord parce que Zaynab était la parente de leur mari et aussi parce que c’était Dieu qui la maria. D’ailleurs, elle-même ne manquait pas de dire :

– Votre mari est mon parent et Dieu me maria à partir de sept cieux.

Ainsi que nous l’avons narré précédemment, Aisha complota avec Sawda et Hafsa pour faire croire à leur époux que sa bouche dégageait une mauvaise odeur à la suite de sa consommation du miel que Zaynab lui avait servi. Ce complot entraîna leur mari à s’interdire, à l’avenir, de manger de cette sucrerie. En dépit de cette animosité, Zaynab prit la défense de Aisha lors de l’affaire du collier. De par sa nature, c’était une femme bonne, honnête, fidèle en amitié, n’aimant pas le mensonge. De plus, ainsi que le dit ‘Aisha :

– Je n’ai pas vu une femme de bien et avec de meilleures pratiques religieuses que Zaynab.

De son côté, le Prophète  a dit : Zaynab éprouve une grande crainte révérencielle envers Dieu.

En outre, elle était généreuse. Elle fabriquait de ses mains des objets qu’elle revendait pour, ensuite, distribuer en aumônes le produit de ses revenus. A la mort de son époux, la rivalité entre les épouses n’avait plus sa raison d’être. Aussi, s’adonna-t-elle à l’adoration du Tout Puissant. Ainsi, elle se montre compatissante envers les croyants et, vis-à-vis de son Seigneur, d’une grande dévotion : prières et jeûnes, selon le témoignage d’Umm Salma. Quant à Aisha, en apprenant la mort de Zaynab, elle dit :

– Une femme louable et dévote nous a quittés. Elle était prompte à aider les veuves et les orphelins.

Lorsque ‘Umar Ibn Khattab devint l’Emir des croyants, il envoya à Zaynab un don de douze mille dirhams afin qu’elle puisse subvenir à sa subsistance. Elle distribua cette somme d’argent entre les nécessiteux. Quant le calife apprit son geste généreux, il se rendit chez elle et lui remit encore mille dirhams. Zaynab répartit encore cet argent entre les pauvres, ne gardant pour elle aucun dirham.

Quand en l’an XX, la mort se présenta à elle, elle dit : « J’ai déjà préparé mon linceul. Si Umar, l’Emir des Croyants, m’envoie un autre, donnez en aumône l’un des deux. Si vous pouvez donner en aumône mon linceul, ce serait mieux pour moi. »

L’Emir des Croyants fit la prière des morts devant la tombe de Zaynab. Une foule de médinois l’accompagna jusqu’au cimetière de Baqi.

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Son Mariage avec Abu Salma

Après la mort de Zaynab, la mère des pauvres, le Prophète  épousa quelques temps après, Umm Salma  qui occupa la chambre de la défunte.

Umm Salma appartenait à une grande famille Qurayshite. Son nom complet est : Hind Bint Abu Ummiyya Ibn al-Mughira Ibn Abd Allah Ibn Umar Ibn Makhzum al- Qurayshiyya al-Makhzumiyya. En outre, c’était une femme à la fois belle et intelligente.

Umm Salma était mariée auparavant à Abu Salma Abd Allah Ibn Abd al-Asad, Compagnon du Prophète qui avait émigré en Abyssinie et ensuite à Médine. Il était le fils de la tante maternelle de l’Envoyé de Dieu.

Abu Salma avait un passé glorieux dans l’histoire de l’Islam. Il était au nombre des dix premiers émigrants en Abyssinie. Ce fut sur cette terre étrangère que Hind accoucha d’une fille nommée « Salma », d’où son nom d’Umm Salma. La mari retourna à la Mecque à la fin du blocus de la famille du Prophète, une fois que la proclamation établissant leur isolement avait été déchirée par des volontaires qui ne supportaient plus cette injustice. Il connut donc les persécutions des idolâtres.

Aussi, l’Envoyé de Dieu  autorisa les Compagnons d’émigrer à Yathrib (Médine), après le grand serment d’allégeance d’al-Aqaba. Abu Salma ramena sa famille à La Mecque.

Séparation avec son mari et émigration à Médine

Umm Salma raconta elle même les péripéties de leur départ de la Mecque. Son père la fit monter sur un chameau ainsi que son fils. Lorsque des membres de la famille des Banu Mughira les virent, ils s’interposèrent au départ d’une femme de leur clan. Aussi, s’emparèrent-ils violemment d’Umm Salma. Ce fut ainsi que son mari rejoignit Médine seul, sans son épouse. Depuis, elle sortait tous les matins et s’asseyait sur une colline de la Mecque, scrutant l’horizon et pleurant jusqu’à la tombée de la nuit.

Cette situation dura jusqu’au jour où un de ses oncles paternels, membre du clan des Banu Mughira, passa devant elle et vit dans quel état elle se trouvait. Il eut pitié d’elle. Aussi intercéda-t-il auprès des notables de son clan pour leur demander de libérer cette pauvre femme qu’ils avaient séparée de son mari et de son fils. Il insista tant et si bien qu’ils finirent par céder : « Rejoins ton mari, si tel est ton désir« , lui dirent-ils.

Les Banu Abd al-Asad, clan de la mère, lui rendirent son fils. Umm Salma monta sur un chameau, mit son enfant sur ses genoux et partit, toute seule, sans aucune compagnie, vers Médine où elle devait retrouver son époux. En cours de route, Umm Salma rencontra Uthman Ibn Talha qui lui demanda où elle allait. L’ayant informé qu’elle se disposait à rejoindre son mari à Médine, il s’étonna de la voir entreprendre ce long voyage, isolée du monde.

Je ne suis accompagné par personne, lui dit-elle. Je n’ai avec moi que Dieu et mon fils.

Elle dit de cet homme : « Par Dieu ! Je n’ai jamais été accompagné par un homme d’entre les Arabes aussi généreux« .

Il est vrai qu’il renonça à toutes ses affaires, prit les rênes du chameau et la conduisit jusqu’à Médine. En arrivant près du village des Banu Umar Ibn Awf, il lui dit :

– Ton mari se trouve dans ce village. Rentre chez lui avec la bénédiction de Dieu. Ensuite, il retourna à la Mecque.

Umm Salma a été ainsi une des premières femmes à émigrer à Médine. De la même manière que son mari a été le premier Compagnon à s’y rendre.

La Mort d’Abu Salma

Dès lors, Umm Salma s’occupa de l’éducation de ses enfants tandis que son époux avait le champ libre pour participer au jihâd. Il participa à la bataille de Badr. Il était parmi les trois cents quatorze combattants qui affrontèrent un ennemi trois fois plus nombreux. Il était aussi au nombre des musulmans qui combattirent à Uhud où il fut blessé. Au fil du temps, sa blessure s’aggrava. Il mourut en l’an VI de l’Hégire. Le Prophète  demeura à son chevet jusqu’à ce qu’il rendit l’âme. Il lui ferma les yeux et fit la prière des morts. A cette occasion, il accomplit neuf takbirat, soit plus qu’il n’en faut. Des Compagnons lui demandèrent,  étonnés :

– Ô Envoyé de Dieu ! Est-ce une omission ou un oubli de ta part ?
– Ce n’est ni une omission, ni un oubli. Quand bien même aurais je fais mille takbirat, il le méritait certainement, répondit-il.

Avant de mourir, Abu Salma fit cette prière : Seigneur Dieu ! Que quelqu’un de bien me remplace dans ma famille. On peut dire que Dieu exauça son vœu puisque c’est le Prophète  qui épousa Umm Salma.

Son mariage avec le Prophète

Quand la période de viduité d’Umm Salma prit fin, beaucoup de Compagnons demandèrent sa main, parmi lesquels Abu Bakr et Umar Ibn Khattab. Cependant, elle déclina leur demande. Après eux, le Prophète envoya quelqu’un la demander en mariage. Umm Salma aurait bien voulu accepter cet honneur mais elle considérait qu’elle n’était plus jeune, qu’elle avait des enfants et donc qu’elle ne pouvait pas faire partie de la maison du Prophète aux côtés de femmes aussi jeunes que Aisha et Hafsa.

L’Envoyé de Dieu  lui fit répondre :

Je suis plus âgé que toi. Quant à la jalousie, Dieu la fera disparaitre de toi. Quant à ton entretien matériel et de celle de tes enfants, Dieu et Son Messager s’en chargeront.

Umm Salma n’avait d’autre choix que de répondre affirmativement. Le mariage fut célébré au mois de Shawal an IV de l’Hégire. Elle laissa sa fille, encore enfant, entre les mains d’une nourrice afin de s’occuper plus librement des charges de sa nouvelle vie. Elle commença par se montrer généreuse à l’égard des enfants de son ancien époux et qui étaient aussi les siens. Aussi demanda-t-elle au prophète :

– Ô Envoyé de Dieu ! Est-ce que j’ai une récompense en dépensant au profit des enfants de Abu Salma, qui sont aussi les miens ? La réponse a été, bien entendu, favorable.

Umm Salma était une femme qui n’avait pas froid aux yeux. Elle défendait ses idées et n’admettait pas que quelqu’un interfère dans sa vie privée. Ce fut ainsi qu’elle apostropha une fois Umar Ibn al-Khattab en lui disant :

C’est étrange, Ô Umar Ibn Khattab ! Tu te mêles de tout au point que tu veuilles aussi intervenir dans les affaires concernant l’Envoyé de Dieu et ses épouses.

Elle se tint ces propos que parce qu’elle savait que sa place auprès du Prophète et au sein de sa maison était des plus confortables car son mari la considérait comme un membre de sa famille, occupant un rang égal à tous les autres.

Elle et ses enfants sont des composantes de la Maison du Prophète

Un jour, Umm Salma se trouvait chez le Prophète. Elle avait avec elle sa fille, Zaynab. Entre temps, Fatima as-Zahra entra avec ses deux fils, Hassan et Hussein. Le Prophète serra sa fille et les deux garçons contre sa poitrine, en disant :

– Que la miséricorde de Dieu et sa bénédiction soient sur vous, Ô membres de la Maison ! Que Dieu soit béni et glorifié !

A cet instant, Umm Salma se mit à pleurer. Son époux la regarda en lui demandant ce qui la faisait pleurer.

– Ô Envoyé de Dieu ! Tu a serré contre toi ta fille et tes petits enfants, tandis que tu t’es détourné de moi et de ma fille.

Elle reçut cette réponse avec une grande joie :

Vous êtes, toi et ta fille, des membres de la Maison.

En effet, le Prophète  comptait les enfants d’Umm Salma au nombre des membres de sa Maison. Il prit soin de Zaynab, la fille de son épouse et s’occupa d’elle sans discontinuité. Ce fut lui-même qui la maria. De la même manière, il porta une grande attention à Umar et Durrah, fils et fille d’Umm Salma. Il ne faisait aucun doute pour celle-ci qu’elle-même et ses enfants appartenaient à la grande famille de l’Envoyé de Dieu.

Conseillère du prophète

En l’an VI de l’hégire, Umm Salma accompagna le Prophète  quand il partit en direction de la Mecque pour accomplir la Umra. C’était l’époque où les associateurs de Quraysh s’opposèrent à son entrée dans leur ville et où avait été conclu le pacte de Hudaybiyya. Umm Salma joua, en cette circonstance, un rôle éminent mentionné dans les livres d’histoire sur l’islam.

Les compagnons manifestèrent leur déception en prenant connaissance du contenu du pacte car ils considéraient que ses clauses allaient dans le sens des intérêts des idolâtres. Ils ne comprenaient que l’Envoyé de Dieu  puisse accepter les conditions des associateurs. Umar Ibn Khattab était le plus virulent des opposants à ce pacte. L’atmosphère était tendue d’autant plus qu’aucun des Compagnons ne daigna répondre favorablement à l’ordre donné par le Prophète.

En effet, quand il leur demanda d’immoler leurs bêtes et de couper leurs cheveux, rites inhérents à l’accomplissement de la Umra, personne ne s’exécuta malgré que l’Envoyé de Dieu lança cet appel à trois reprises.

Dépité, le Prophète  rejoignit Umm Salma. Sachant de quoi il retournait, elle le conseilla de sortir et, sans adresser la parole à personne, d’immoler sa bête, puis d’appeler son coiffeur pour lui raser les cheveux. L’Envoyé de Dieu  suivit le conseil de sa femme. En voyant cette scène, les musulmans se mirent à sacrifier leurs bétails. Après quoi, les uns rasèrent les cheveux des autres.

Les croyants sauront, plus tard, que le traité de Hudaybiyya était un avantage pour leur Communauté. En effet, exploitant la trêve, ils redoublèrent d’efforts pour diffuser les enseignements de l’Islam. Depuis la conclusion du pacte, le nombre de musulmans doubla.

Umm Salma eut d’autres occasions d’accompagner le Prophète  dans ses expéditions militaires. Il en fut ainsi à Khaybar, lors de la conquête de la Mecque, le blocus de Tayf, puis lors du pèlerinage d’adieu, en l’an XI de l’Hégire.

Partisane de Ali

Lors de la grande fitna, Umm Salma prit position au côté d’Ali . Elle aurait souhaité prendre elle-même  part à la bataille. Cependant, se disait-elle, en tant que Mère des croyants, il ne lui était pas possible de subir une telle épreuve. Il n’en demeurait pas moins qu’elle se rendit chez Ali en lui proposant d’incorporer son fils Umar dans ses troupes. Elle lui dit :

– Ô Ali ! Si je n’avais pas crains de désobéir à Dieu, j’aurais été avec toi dans le champ de bataille. Mais voici mon fils Umar qui est, pour moi, plus précieux que ma personne.

Dieu la garda en vie et elle put ainsi être témoin des épreuves qu’il fit subir à la Communauté musulmane. Elle était encore vivante quand eut lieu le massacre de Kerbala. A sa mort, Abu Hurayra pria sur sa tombe, suivi d’un nombre considérable de croyants. Elle fut la dernière des Mères des croyants à quitter ce monde.

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Quelques temps après le mariage de Hafsa, une autre veuve, Zaynab bint Khazima Ibn-l-Harith  fit son entrée dans la maison du Prophète . De sa biographie, l’histoire n’a retenu que peu de versions d’ailleurs contradictoires.

Le Prophète  l’épousa au mois de ramadan, après avoir été divorcée de Tufayl Ibn al-Harith. On ne sait pas exactement combien de temps elle resta auprès de son mari. Les uns disent qu’elle vécut auprès de lui deux ou trois mois, puis mourut. D’autres disent qu’elle vécut huit mois avant de rentre l’âme. Quoiqu’il en soit, elle ne connut les liens conjugaux que pendant un délai relativement court.

Si les écrits des historiens divergent sur la longévité de Zaynab auprès du Prophète, par contre, ils sont tous d’accord sur la description de son portrait moral. Elle est décrite comme une femme bonne, généreuse et très compatissante envers les pauvres. Il n’y a pas un livre qui mentionne son nom, sans y ajouter « Umm l Masakin » (La mère des indigents)

Dans la sira d’ibn Hicham, elle est ainsi décrite : « Elle était appelée Umm-l-Masakin parce qu’elle les nourrissait et distribuait des aumônes en leur nom. »

Zaynab  est morte alors qu’elle n’avait que trente ans. Le Prophète  pria sur sa tombe et l’enterra dans le cimetière de Baqi’. Elle rendit l’âme, compatissante envers les pauvres et satisfaite de son sort. Elle ne connut ni convoitise ni jalousie. Ce fut la première des Mères des croyants à avoir été ensevelie en ce lieu. Ce fut la seconde femme, après as-sayida Khadija , à mourir du vivant du Prophète.

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