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Archive for the ‘Généralité’ Category

Préparé par

le bureau de recherche de
Madar Al-Watan
 
Traduction et recherche des sources des hadiths
Abu Hamza Al-Germâny
Éditions
Madar Al-Watan
Publié par
Le bureau de prêche de Rabwah (Riyadh)
Exclusivité :
 
Nous tenons à remercier notre frère Mahmoud et notre frère Gilles Kervenn pour leur généreuse participation…
L’islam à la portée de tous !
Au nom d’Allah, l’infiniment Miséricordieux, le Très Miséricordieux
Introduction
Louange à Allah seul, et que Son salut et Sa bénédiction soient sur le dernier des Prophètes…
Croire que le Prophète de l’Islam, Muhammad (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), a opprimé et soumis la femme, a bafoué ses droits, l’a prise comme un objet de plaisir, s’est comporté envers elle tel un maître avec son domestique en ne l’écoutant pas, ni l’associant aux affaires publiques, sans la concerter ou lui demander son avis, mais qu’il lui ordonnait et qu’elle devait obéir, est une idée malheureusement répandue en Occident.
Ceci est l’image de Muhammad (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dans l’esprit des Occidentaux et notamment celle concernant son comportement avec la femme. Cette image est sans le moindre doute erronée allant à l’encontre de la réalité. Elle fut vulgarisée et ancrée dans les esprits des Occidentaux par les religieux, les intellectuels, les médias et même les politiques. Ceci, pour écœurer les gens de l’Islam et de son Prophète. Cependant, il existe un groupe de personnes dont font partie des gens considérés comme des meneurs dans le domaine intellectuel, médiatique et politique, qui n’accepte pas cette fausse vision des choses et persiste à montrer la réelle conception de l’islam et de son Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui). Seulement, l’emprise du premier groupe sur les médias a rendu la voix du deuxième groupe presque inaudible voire sans aucune répercussion.
Si nous voulons connaître la conduite que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) adoptait avec la femme, il convient avant toute chose de lire sa biographie en étudiant ses paroles et son attitude envers elle, pour pouvoir ensuite juger en toute neutralité et objectivité.
Le statut de la femme avant l’Islam
 
En premier lieu, nous devons nous poser cette question : la femme jouissait-elle de droits avant l’Islam qui, ensuite, auraient été retirés par le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) après l’Islam ?
La réponse est non ! La femme ne possédait aucun droit avant l’Islam, mais l’Arabe, dans sa nature, détestait les filles, qu’il considérait comme un déshonneur. Ceci alla jusqu’à que certains Arabes d’avant l’Islam étaient connus pour enterrer les petites filles vivantes. Le Coran nous décrit cette situation, lorsqu’Allah dit :
 (Et lorsqu’on annonce à l’un d’eux la naissance d’une fille, son visage s’assombrit et une tristesse profonde, mais contenue l’envahit. Il se cache des gens, à cause du malheur qu’on lui a annoncé. Doit-il garder cette fille malgré la honte engendrée ou l’enfouir dans la terre ? Combien est mauvais leur jugement !)[1]
Avant l’Islam, s’il advenait à la femme de perdre son mari, elle était donnée en héritage à ses enfants et ses proches, si du moins ils le souhaitaient. Ils avaient libre choix de la remarier avec l’un d’entre eux, sinon ils pouvaient lui refuser tout remariage et l’enfermaient jusqu’à ce qu’elle meurt. L’Islam rejeta tout cela, et le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) lui fit valoir ses droits, comme nous pourrons le constater.
Avant l’Islam, la situation de la femme n’était point meilleure dans les autres communautés. En Grèce antique, la femme était considérée comme un misérable objet se vendant et s’achetant dans les marchés. Elle ne jouissait d’aucun droit civique, ni financier. Son mari, après son père, détenait un droit total sur elle, notamment sur son argent ; en aucun cas, elle ne pouvait l’utiliser sans son accord préalable. En Inde, lorsque la femme perdait son époux, elle n’avait plus de raison de vivre ; sa vie se terminait à la mort de son mari en s’immolant de plein gré sur son bûcher.
De même, si nous étudions la situation de la femme chrétienne au Moyen-Âge, nous remarquerons qu’elle vivait une situation pire que celles déjà citées. À tel point que les religieux se demandèrent si sa nature était humaine ou diabolique ? Voilà l’environnement dans lequel vivait la femme avant l’Islam. Qu’a donc apporté l’Islam à la femme ? Et qu’a apporté le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) à la femme ?
Le statut de la femme en Islam
Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) nous a informé qu’il aimait la femme et en aucun cas ne la détestait ni la dévalorisait. Il disait (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) : « De cette vie, j’ai aimé les femmes et le parfum, et on a rendu la prière agréable à mes yeux. »[2] Aussi, le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) parla de l’égalité humaine des femmes avec les hommes en disant : « Les femmes sont les consœurs des hommes. »[3] En effet, tous les hommes proviennent d’une femme et d’un homme, et les femmes également ; personne n’est donc plus méritant que l’autre si ce n’est par la foi et les bonnes œuvres.
En France, en 585, lors du Concile de Mâcon, on se demandait : est-ce que la femme possède une âme ou pas ? Ils en conclurent que la femme était dépourvue de l’âme qui sauvait la personne du châtiment de l’enfer si ce n’est l’âme de Marie qui, elle, sera sauvée !
Par contre, le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a été envoyé pour confirmer l’égalité entre l’homme et la femme concernant la foi, la pratique et les récompenses qui leur sont liées. Allah dit :
(Les soumis et les soumises à Dieu, croyants et croyantes, obéissants et obéissantes, loyaux et loyales, ceux et celles qui endurent avec patience, se montrent humbles, donnent l’aumône, jeûnent, préservent leur chasteté et se remémorent souvent Dieu : à tous Dieu a préparé un pardon et une énorme récompense.)[4]
Allah dit également :
(Celui qui fait une mauvaise action sera rétribué par son équivalent ; et celui, mâle ou femelle, qui fait une bonne action tout en étant croyant, alors ceux-là entreront au Paradis pour y recevoir leur rétribution sans compter.)[5]
Lorsqu’Allah leur interdit de détester la naissance des filles en disant :
(À Dieu appartient la royauté des cieux et de la terre. Il crée ce qu’il veut. Il fait don de filles à qui il veut, et octroie des garçons à qui il veut. Ou bien il donne à la fois garçons et filles ; et il rend stérile qui il veut. Il sait et est capable de tout.)[6]
… le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) fit de même en proscrivant cet affreux comportement et encouragea l’éducation des filles et le bon comportement envers elles. En effet, il dit (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) : « Celui qui éduque deux filles jusqu’à ce qu’elles atteignent l’âge de la puberté, lui et moi, ressusciterons le jour de la résurrection de cette façon (et il joignit les doigts de sa main.) »[7] Ceci montre combien son degré est élevé et qu’il sera rapproché du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) pour la seule raison de s’être occupé de ses filles et pour les avoir protégées jusqu’à qu’elles aient atteint l’âge de la puberté et de la responsabilité. Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dit aussi : « Celui qui détiendra sous sa responsabilité trois filles ou trois sœurs, ou bien deux filles ou deux sœurs, puis se comportera bien avec elles en craignant Allah rentrera au paradis. »[8]
Au moyen de cette méthode encourageante, le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) mit fin à une conduite ancrée dans les esprits des Arabes avant l’Islam, celle qui portait en aversion les filles en les considérant comme le symbole de l’impuissance et du déshonneur.
La femme et l’enseignement
Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) encouragea les femmes à s’instruire en disant : « Rechercher la science est une obligation pour tout musulman. »[9] Cela concerne aussi bien l’homme que la femme. Une femme vint voir le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et lui dit : « Ô messager d’Allah ! Les hommes se sont emparés de toutes tes paroles, consacre-nous donc un moment pour que l’on puisse te rencontrer et que tu nous enseignes ce qu’Allah t’a appris. » Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dit : « Réunissez-vous ce jour-là et ce jour-ci. » Ce qu’elles firent aussitôt ; durant ces jours, le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) leur enseignait ce qu’Allah lui avait appris.[10]
D’ailleurs, le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), durant ses sermons et ses exhortations, s’adressait aux hommes comme aux femmes, puis s’adressait exclusivement aux femmes et leur consacrait quelques-unes de ses paroles. En d’autres termes, les personnes qui bénéficiaient le plus des paroles du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) étaient, sans le moindre doute, les femmes.
Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) n’enfermait pas la femme à la maison, comme ils prétendent ! Au contraire, il lui a permis de sortir lorsqu’elle avait des choses à faire, mais aussi pour rendre visite à ses proches et ses amis, pour rendre visite au malade, etc. Il lui a également permis d’aller à la mosquée en disant : « N’empêchez pas les femmes d’aller aux mosquées. »[11]
Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) aimait la compagnie de son épouse.
De plus, le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) aimait la compagnie de son épouse lors des invitations et les refusait si jamais l’inviteur n’admettait pas sa femme avec lui.
Anas (qu’Allah l’agrée) raconte que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) avait un voisin persan connu pour ses mets délicieux. Ce voisin prépara un plat pour le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et le convia à sa table. Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) lui dit : « Et mon épouse ? (En parlant de son épouse Aïcha, qu’Allah l’agrée) » Il répondit : « Non (je ne l’invite pas). » Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) rétorqua : « Je refuse donc. » Le voisin réitéra son invitation et le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) lui redemanda : « Et mon épouse ? » Il répondit : « Non (je ne l’invite pas). » Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) rétorqua de nouveau : « Je refuse donc. » Le voisin réitéra une nouvelle fois son invitation et le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) lui redemanda : « Et mon épouse ? » L’homme, après trois demandes consécutives, dit : « Je suis d’accord. » Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et Aïcha se levèrent et se suivirent mutuellement jusqu’à atteindre la maison de l’hôte. »[12]
Remarquez comment le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) refusa l’invitation de cet homme parce qu’il ne pouvait pas supporter s’imaginer manger sans la compagnie de son épouse.
Ce comportement fait partie de la bonne relation à avoir avec sa femme, du respect de ses droits et de la prise en compte de ses sentiments et de ses considérations.
Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) incite à la tendresse envers la femme.
Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) connaissait bien la nature féminine, il savait que les sentiments chez la femme exercent une influence plus grande que chez les hommes, sachant qu’elle est plus émotive et plus faible psychologiquement et physiquement. C’est pour cette raison que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) conseilla d’être tendre et patient avec elle, de ne pas trop tenir compte de ses fautes, car être dur avec la femme mène à la rupture entre les époux. Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dit : « Veuillez du bien aux femmes. Elles ont été créées d’une côte et la côte la plus tordue est celle de la partie supérieure. Si tu cherchais à vouloir la redresser, tu la briserais, mais si tu la laissais ainsi, elle resterait tordue, je vous enjoins donc d’être bons avec les femmes. »[13] On trouve dans un autre hadith la version suivante : « Les femmes ont été créées d’une côte, si tu cherchais à vouloir la redresser, tu la briserais, conduis-toi bien avec elle et vous pourrez vivre ensemble. »[14]
Ce hadith montre quelle est la meilleure attitude à adopter pour que la femme puisse s’affermir et s’améliorer. Cette attitude ne passe que par la douceur, la délicatesse, la persuasion et la prise en charge. En effet, l’attitude qui consiste à vouloir changer la femme et l’améliorer par la violence et la rudesse ne mènera qu’à la multiplication des problèmes.
Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) incite à subvenir aux besoins de la femme
Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) incita les époux à dépenser pour leurs femmes selon leurs capacités. En Islam, subvenir aux besoins de la femme est une obligation prescrite à l’homme. Malgré cela, le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) informa que l’homme est récompensé pour chaque dépense effectuée pour son épouse. Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dit à Sa’d Ibn Aby Waqâss (qu’Allah l’agrée) : « Tu ne dépenseras point un bien, en voulant par cette dépense le visage d’Allah, sans qu’on ne te récompense pour cela, même la nourriture que tu fais goûter à ta femme. »[15]
Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dit également : « Le meilleur argent est celui qui est dépensé par l’homme pour sa famille. »[16] On entend par « famille » sa femme et ses enfants. Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dit : « L’homme qui donne de l’eau à boire à son épouse est récompensé. »[17] Al-‘Irbâd Ibn Sârya (qu’Allah l’agrée), compagnon du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), après avoir entendu ce hadith, alla voir sa femme, lui donna à boire et l’informa de ce qu’il avait entendu du messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui).
Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a rendu l’homme responsable de sa femme et de ses enfants le jour de la résurrection ; il dit : « Allah demandera des comptes à tout ceux qui avaient une responsabilité sous leur autorité : a-t-il bien assumé ses responsabilités, ou a-t-il été négligent ? Ceci, jusqu’à ce qu’il demande à l’homme s’il a bien assumé la responsabilité qu’il détenait sur sa famille. »[18]
L’exhortation du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) au bon comportement envers son épouse
Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) montra qu’entretenir de bonnes relations avec les femmes était un signe révélant la noblesse d’esprit et la vertueuse attitude de l’homme. Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dit : « Le meilleur d’entre vous est celui qui est le meilleur avec les femmes. »[19] De plus, le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) interdit de frapper la femme : « Ne frappez pas les femmes. »[20] Il ordonna de patienter avec elle et de ne pas avoir de l’aversion contre elle en disant (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) : « Le croyant ne doit pas détester sa femme, car si un comportement en elle lui déplaît, un autre lui plaira. »[21] C’est comme si le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) ordonnait à l’homme de rechercher uniquement les atouts de la femme et ses bons côtés, sans s’attarder sur les bévues et les écarts de conduite, car cela, mène à la rupture et à l’animosité entre les époux.
Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) autorisa l’épouse à porter plainte en justice, si son époux se comportait mal envers elle. Des femmes venaient voir les femmes du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) pour se plaindre du mauvais comportement de leurs maris ; le Prophète dit alors : « De nombreuses femmes se sont présentées chez la famille de Muhammad pour se plaindre de leurs maris ; sachez donc qu’ils ne sont en aucun cas les meilleurs d’entre vous. »[22]
Cela signifie que ces hommes qui se sont mal comportés avec leurs femmes et les ont offensées ne sont nullement les meilleurs hommes.
Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), saisissant la faiblesse physique de la femme par rapport à l’homme et le fait qu’elle ne peut pas se défendre seule dans la plupart des cas, mit en garde contre ceux qui s’en prennent aux faibles, dont fait partie la femme, et les menaça en disant : « Ô seigneur ! Je mettrai dans la gêne ceux qui s’en prennent aux droits des deux faibles : l’orphelin et la femme. »[23]
Cela signifie que ceux qui s’en prennent à ces deux types de personnes ne seront point pardonnés, mais seront exposés à la gêne et au châtiment dans cette vie et dans l’au-delà.
L’ordre du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) de préserver les secrets du couple
Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) ordonna de garder les secrets des femmes en disant (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) : « Le jour de la résurrection, parmi les personnes dont la situation sera des plus mauvaises auprès d’Allah, l’homme qui prend plaisir avec sa femme et la femme qui prend plaisir avec lui pour ensuite divulguer leur intimité (aux autres). »[24]
Ce hadith montre qu’il est interdit à l’homme de divulguer comment se déroulent ses rapports sexuels, les décrire en détail, comme il lui est interdit de divulguer tout autre secret confié par sa femme.
Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a pris soin des exigences sexuelles de la femme ; c’est pour cette raison qu’il encouragea les maris à accomplir l’acte sexuel et à assouvir complètement les besoins de la femme pour qu’elle n’éprouve pas l’envie de voir un autre que son mari. Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dit : « Chaque fois que vous faites œuvre de chair, ceci est équivalent à une aumône. » Les compagnons s’écrièrent : « Ô messager d’Allah ! Comment pouvons-nous assouvir nos besoins sexuels et obtenir par là une récompense ? » Il répondit (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) : « N’as-tu pas vu la personne qui accomplit l’acte sexuel de façon illicite ; cette personne ne récolterait-elle pas un péché ? De la même façon, celui qui accomplit l’acte sexuel de façon licite obtient une récompense. »[25]
L’interdiction du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) d’avoir de mauvaises suspicions à l’égard de sa femme
Parmi les honneurs que le Prophète rendit à la femme, on compte le fait qu’il interdit aux hommes d’avoir de mauvaises suspicions à leurs égards et de rechercher en elle un faux pas. Jâber (qu’Allah l’agrée) dit : « Le messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) interdit au voyageur de rentrer chez son épouse de nuit par surprise afin de la prendre sur le fait accompli et pour ambitionner de voir un faux pas. »[26]
Quel honneur plus grand peut être fait aux femmes si ce n’est celui d’interdire à l’homme, dont l’absence fut longue, de rentrer chez lui de nuit sans avoir préalablement prévenu sa femme ! Cela est interdit, s’il fait cela avec l’intention de l’espionner et s’il doute sur son comportement. C’est bien Muhammad qui a vraiment libéré la femme…
La tendresse du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) envers ses épouses Khadija et Aïcha
Quant au comportement du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) avec ses femmes, il se distinguait par une intense sensibilité et douceur. Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) aidait son épouse dans les tâches ménagères. Al-Aswad demanda à Aïcha, qu’Allah l’agrée : « Comment se comportait le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) au sein de sa famille ? » Elle répondit : « Il m’aidait dans les tâches ménagères, et lorsque retentissait l’appel à la prière, il allait à la mosquée pour l’accomplir. »[27]
Contemplez ce tableau aux couleurs romantiques et écoutez ces merveilleuses paroles entre deux époux, dont l’un est Muhammad (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et l’autre Aïcha, qu’Allah l’agrée, et vous sentirez le degré de sensibilité et d’amour que l’épouse du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) éprouvait pour lui. Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dit à Aïcha : « Je sais lorsque tu es en colère (contre moi) et lorsque tu es satisfaite (de moi). » Elle dit : « Et comment sais-tu cela, ô messager d’Allah ? » Il répondit : « Lorsque tu es satisfaite, tu dis : « bien sûr, je jure par le Seigneur de Muhammad » et lorsque tu es en colère, tu dis : « non, je jure par le Seigneur d’Abraham » » Elle acquiesça et dit : je jure par Allah, ô messager d’Allah, il n’y a que ton nom que je puisse esquiver (en état de colère). »[28] Cela signifie que mon amour pour toi est ancré à jamais dans mon cœur et ne se transformera jamais.
Contemplez également ce beau tableau représentant le badinage amoureux entre les deux époux. Aïcha, qu’Allah l’agrée, dit : « J’accompagnai le Prophète dans un de ses voyages alors que j’étais encore une jeune fille mince et svelte, puis le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dit aux gens : « Avancez ! » Ils avancèrent, puis il me dit : « Viens faire la course avec moi. » Nous fîmes la course ensemble et je le battis. Il ne m’en parla plus pendant un long moment jusqu’à oublier ce fait. Plus tard, lorsque je pris du poids et je forcis, je l’accompagnai une nouvelle fois dans un de ses voyages, puis il dit aux gens : « Avancez ! » Ils avancèrent, puis il me dit : « Viens faire la course avec moi. » Nous fîmes la course ensemble et cette fois, il me battit. Il ria en disant : « Cette fois j’ai pris ma revanche (de la première course perdue) ! »[29]
La fidélité du Prophète envers son épouse Khadîja, qu’Allah l’agrée, se perpétua jusqu’à sa mort. Anas (qu’Allah l’agrée) dit : « Lorsque un cadeau était offert au Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), il disait : « Faites-le parvenir à cette femme, car elle était une amie de Khadîja. »[30]
On demanda au Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) quelle est la personne que tu aimes le plus, il répondit : « Aïcha. » qui était son épouse.[31]
L’honneur rendu à la mère par le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) de l’Islam
Enfin, le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) n’a point omis d’évoquer l’importance de la mère qui est volontairement oubliée par les organisations internationales qui prétendent défendre les droits de la femme. En effet, ces organisations ne respectent nullement les droits donnés à la mère et ne donnent pas d’importance à l’éducation des enfants. Par contre, lorsqu’un homme demanda au Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) : « Quelle personne mérite ma bonne compagnie ? » Il répondit : « Ta mère. » L’homme dit : « Et qui ensuite ? » Il dit (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) : « Ta mère. » L’homme redit : « Et qui ensuite ? » Le Prophète dit (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) : « Ta mère. » L’homme réitéra : « Et qui ensuite ? » Le Prophète dit (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) : « Ton père. »[32] C’est ainsi que nous concluons la description de comportement du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) envers les femmes…
Et notre dernière invocation est la louange est à Allah, Seigneur de l’univers et que le salut d’Allah et sa bénédiction soit sur celui qui a véritablement respecté la femme, Muhammad, le Prophète de la plus belle des religions, l’Islam…
FIN
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  Chère sœur en Islam. Nous nous adressons à ton cœur. Ce cœur qui croit qu’Allah est son Seigneur, que l’Islam est sa religion et que Mouhammed e est le Messager d’Allah.

     Nous nous adressons à ton cœur qui croit que la mort est vérité, que la résurrection est vérité, que le jour des Comptes est vérité, que le Sirat (Pont dressé au dessus de l’Enfer et qui mène vers le Paradis.) est vérité, que le Paradis est vérité, que l’Enfer est vérité,  » qu’Allah est la vérité ; et c’est Lui qui rend la vie aux morts et c’est lui qui est Omnipotent. Et que l’Heure arrivera, pas de doute à son sujet ; et qu’Allah ressuscitera ceux qui sont dans les tombeaux. Nous disons cela car ne tire avantage de l’exhortation que celui qui se rappelle la mort, et qui croit qu’il retournera, un jour, à Son Seigneur qui le jugera sur toutes les œuvres accomplies dans la vie d’ici bas.

       Nous sommes un groupe de prédicateurs qui ont porté sur leurs dos un lourd fardeau.

     Nous essayons de te faire parvenir notre voix, même si nous avons longuement tenté de le faire mais en vain. sœur en Islam, nous t’avons demandé souvent de nous aider à porter ce lourd fardeau mais sans succès. Nous t’avons souvent et longuement sollicité jusqu’à ce que certains parmi nous aient désespéré de ta repentance. Cependant, la plupart de nous ont dit : Non, c’est la femme algérienne, noble d’origine, qui n’a besoin que d’être rappelée et exhortée pour qu’elle puisse de nouveau renaître, telle une belle plante qui a besoin d’être arrosée pour qu’elle  » donne à tout instant ses fruits, par la grâce de Son Seigneur.  » [Ibrahim.25]

       sœur en Islam. Saches que ta sortie de ton foyer exhibant une partie de ton corps qu’Allah t’a contrainte de cacher, est l’une des plus grandes manifestations d’injustice envers Allah et Ses serviteurs. Et là il faut que tu te rappelles qu’Allah a dit :  » Et Allah ne guide pas les gens injustes.  » [Al-Baqarah.258] : Il ne les guide pas vers leur bien-être sur ce monde et sur l’au-delà ; car  » Allah n’aime pas les injustes.  » [Al-Imran.57]

     sœur en Islam. Ecoutes le Seigneur de la puissance, qui t’a accordé beaucoup de faveurs, quand Il dit : « O enfants d’Adam ! Nous avons fait descendre sur vous un vêtement pour cacher vos nudités, ainsi que des parures. Mais le vêtement de la piété (taqwa) est bien meilleur.  » [Al-Araf.26] Vêtement de la piété . . Ce vêtement que mettent le croyant et la croyante, pour qu’ils adorent Allah. Ce vêtement qui protège en la femme sa dignité, sa chasteté et sa pudeur, qui sont les vraies valeurs de la beauté féminine.

      sœur sais-tu que l’Islam n’est pas la seule religion à avoir instituée le port du Hidjab ? Sais tu que toutes les lois célestes s’entendent sur le fait que le port du Hidjab soit une prescription divine, donc une obligation ? Il a été rapporté dans les Livres de ceux qui nous ont précédés, la Thora et l’Evangile, que c’est une obligation d’Allah à Ses serviteurs; et les paragraphes qui le stipulent ont, jusqu’à ce jour, survécus, par la grâce d’Allah, aux falsifications que ces Livres ont subies. Nous pouvons lire dans la Thora :  » Dieu punira les filles d’Israël parce qu’elles se parent et se vantent par leurs bijoux de chevilles, en leur ôtant la parure de leurs bijoux de chevilles, leurs nattes, leurs anneaux, leurs bracelets, leurs voiles et leurs bandeaux. » Gloire à Allah! Veux tu prêter attention à ces mots; qui signifient que celles qui se parent sont punies en les incitant à se parer davantage !! Ce faisant, l’acte de se parer n’est donc qu’un châtiment à l’encontre de celles qui violent les interdits d’Allah à cause de leur désobéissance. En effet, Allah a puni nos parents, Adam et Eve, lorsqu’ils lui ont désobéi, en leur dévoilant leurs nudités.  » Puis lorsqu’ils eurent goûté de l’arbre, leurs nudités leurs devinrent visibles; et ils commencèrent tous deux à y attacher des feuilles du Paradis. « [Al-Araf.22] Et ceci t’amène à percevoir que le Hidjab est une grâce et non pas une sanction, comme s’acharnent à le présenter les prétendants de la liberté ; et qu’il est un honneur avant qu’il ne soit une obligation. Alors, ma sœur, veux tu suivre les filles d’Israël dans ce qui n’est en vérité qu’un pur châtiment ?

      sœur, sache que le Hidjab n’a pas été une vertu dans les religions précédentes uniquement. Même les mécréants arabes d’avant l’Islam (Jahiliyah) considéraient que le port du Hidjab était un signe de noblesse, comme le soulignent leurs poèmes. Dans cette ère, la femme libre restait dans sa demeure comme une maîtresse servie, et ne sortait qu’après avoir caché toutes ses nudités. Dans cette ère, l’exhibition du corps n’était pratiquée que par les femmes esclaves pour lesquelles la prostitution était un acte de coutume, largement admis.

      sœur, sais tu que la guerre des Libertins (Foudjar) qui a opposé Coraïch à Hawazin avait pour cause le harcèlement d’une femme par des jeunes de Kinana qui voulaient lui ôter son voile ? Elle demanda alors secours à la famille des Beni

Amer qui n’ont pas tardé à venir à sa rescousse par leurs épées.

      sœur, sais-tu pourquoi alors Allah a blâmé les femmes de cette époque en leur disant :  » Restez dans vos foyers et ne vous parez pas à la manière de la Jahiliyah. « [Al-Ahzab.33] ? Ce fut parce que ces femmes exhibaient le haut de leurs poitrines et une partie de leurs cheveux ! Oui, c’est ce genre d’exhibition qu’Allah a désapprouvé et qualifié de retour à la Jahiliah. Alors que dire de l’impudence des femmes des temps que nous vivons ?

        sœur, quelle sera ta réponse si Allah Ton Seigneur te demandait ta réaction envers Son verset :  » OProphète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles, elles seront plus vite reconnues et éviteront d’être offensées. « [Al-Ahzab.59] ?

N’as-tu point entendu parler du Hadith du Prophète (( qui dit :  » La femme est nudité.  » [Tirmidhi] ? Une phrase pleine de sagesse et dont l’analyse révèle un degré éminent de clairvoyance : Si chaque musulman attache une grande importance à cacher les parties intimes de son corps, il faut qu’il en fasse de même quant à sa femme, ses sœurs, et ses filles.

     Apprends bien ces arguments pour que tu puisses répondre aux partisans de l’exhibition de la femme et aux propagandistes de sa débauche qui se sont faits serment de semer la turpitude dans les rangs des croyants, et qui n’hésitent pas d’user de tous leurs moyens médiatiques, pour accomplir leur sale besogne. Malheureusement, nous, nous n’avons que ces quelques mots tirés de la révélation d’Allah, et Allah suffit pour guider ton cœur vers Son droit chemin.

     sœur en Islam, tu sais que ceux-ci veulent te tromper pour qu’ils puissent jouir de toi comme les occidentaux jouissent de femmes. Ce ne sont, en vérité, que des loups qui guettent ton inadvertance pour qu’ils déchirent ta dignité avec leurs sales griffes.

       sœur, il ne se passe aucun jour sans que ceux qui aiment te voir dans le bon chemin n’éprouvent regret et lamentation, face aux plans des ennemis d’Allah et devant l’indifférence de la plupart des musulmans.

sœur, ton cœur ne bat-il pas pour ta foi ? Ne pleures tu pas sur cette foi qui est devenue quotidiennement la cible de tous les opportunistes ? Ne sais tu pas que ton exhibition est un coup de poignard dans le dos de tes frères et soeurs ? Ne

    sais tu pas que ton port du Hidjab peut soutenir l’Islam mieux que des milliers de prêches. Oh que si, car le port du Hidjab par une seule femme induit dans les cœurs des croyants fermeté et ténacité devant les obstacles qu’ils rencontrent ; et submerge les ennemis d’Allah d’exaspération et d’indignation qui les font battre en retraite, abjects et vaincus.

     sœur rappelles toi ces scènes épouvantables et ces moments difficiles que tu encourras lorsque tu quitteras cette vie vers une tombe obscure.

Le Prophète e nous a parlé de ces scènes et de ces moments pour lesquels les cheveux des enfants grisonnent. Il nous a parlé de châtiments effrayants pour des gens qui ont désobéi à Allah en commettant des péchés moins graves que ton exhibition. Alors que dire du châtiment de celle qui se pare ?

     Rappelles toi de la parole du Prophète e :  » Il y a deux genres d’hommes de ma nation que je n’ai pas vu : des hommes aux fouets ressemblant à des queues de vaches, qu’ils utilisent pour battre les gens ; et des femmes habillées mais déshabillées, penchées et penchantes, leurs coupes ressemblent à des bosses de chameaux inclinées. Certes, elles n’entreront pas au Paradis et ne trouveront guère son odeur, même si son odeur peut être perçue à une très grande distance. Maudissez les car elles sont maudites. « [Mouslim, IbnHibban]

    sœur, l’heure est venue pour te dire au revoir. Nous te rappelons enfin que toute journée que tu passes en te parant, t’éloigne d’Allah, Ton Seigneur, et te rapproche du Diable, ton ennemi. Tous les jours que tu passes ainsi, tu reçois la malédiction d’Allah, des Anges et de tous les hommes, jusqu’à ce que tu reviennes au droit chemin, le chemin d’Allah. Tous les jours tu te rapproches de ta tombe, et l’Ange de la mort s’apprête à prendre ton âme.

    Rappelles toi que par-dessus les sept cieux, Un Seigneur Tout Puissant te voit, et auquel tu retourneras dans un jour qui va sans doute venir.

 » Pour chaque communauté il y a un terme. Quand leur terme vient, ils ne peuvent le retarder d’une heure et ils ne peuvent le hâter non plus.

    enfants d’Adam ! Si des Messagers choisis parmi vous viennent vous exposer Mes Signes, alors ceux qui acquièrent la piété et se réforment n’auront aucune crainte et ne seront point affligés.

Et ceux qui traitent de mensonges Nos signes et s’en écartent avec orgueil sont les gens du Feu et ils y demeureront éternellement. « [Al-Araf.34-36]

Redigé en arabe par abdelhalim toumiete


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Allah, exalté soit-Il, dit (sens des versets) :

« Allah possède les Noms les plus beaux. Invoquez-le par Ses Nom ! Evitez l’exemple de ceux qui Lui donnent des appellations blasphématoires ! Ceux-là seront rétribués pour leurs méfaits. » (Coran : 7/180)

«Dis : « Invoquez Allah, ou invoquez le Tout Miséricordieux. Quel que soit le nom par lequel vous l’appelez, Il a les plus beaux noms.  » » (Coran 17/110)

Selon Abou Hourayrah (Radhiya Allahou ‘Anhou), le Messager d’Allah (Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam) a dit : « Allah a quatre-vingt-dix-neuf Noms,-ou selon une variante cent moins un- quiconque les retient par cœur entrera au Paradis. Il est Impair (Unique) et Il aime ce qui est impair. »(Hadith rapporté par Al-Bukhari, Mouslim et At-Titmidhi). Selon la version rapportée par Al-Boukhari: « … quiconque les dénombre… ».
Dans la version rapporté par At-Tirmidhî figure l’ajout suivant: «
1. Il est (Houwa) Allah, il n’y a de Dieu que Lui,
2. Ar-Rahmân, Le Très Miséricordieux,
3. Ar-Rahîm, Le Tout Miséricordieux,
4. Al-Malik, Le Souverain, le Roi,
5. Al-Qouddoûs, L’Infiniment Saint,
6. As-Salâm, La Paix, le Salut, Celui qui n’a pas de défauts
7. Al-Mou’min, Le Confiant, le Sécurisant, le Témoin intègre, Celui qui témoigne de sa véridicité,
8. Al-Mouhaïmin, Le Dominateur, le Témoin, le Surveillant, l’Arbitre suprême,
9. Al-`Azîz, Le Tout Puissant, l’Irrésistible, Celui qui l’emporte,
10. Al-Djabbâr, Celui qui domine et contraint, le Contraignant,
11. Al-Moutakabbir, Le Superbe, Celui qui se magnifie,
12. Al-Khâliq, Le Créateur, le Déterminant,
13. Al-Bâri’, Le Créateur, le Producteur, le Novateur (s’utilise le plus fréquemment pour les créatures dotées d’une âme),
14. Al-Mousawwir, Le Formateur,
15. Al-Ghaffâr, Le Tout-Pardonnant,
16. Al-Qahhâr, Le Tout et Très-Contraignant,
17. Al-Wahhâb, Le Donateur gracieux,
18. Ar-Razzâq, Celui qui pourvoit, Celui qui sustente,
19. Al-Fattâh, Celui qui ouvre, Celui qui accorde la victoire,
20. Al-`Alîm, Le Très-Savant, l’Omniscient,
21. Al-Qabid, Celui qui retient, Celui qui rétracte,
22. Al-Bâsit, Celui qui donne largement, Celui qui dilate,
23. Al Khâfid, Celui qui abaisse,
24. Ar-Râfi`, Celui qui élève
25. Al-Mou`izz, Celui qui donne puissance et considération,
26. Al-Moudhill, Celui qui avilit,
27. As-Samî`, L’Oyant, Celui qui entend absolument toute chose,
28. Al-Basîr, Le Voyant, Celui qui voit absolument toute chose,
29. Al-Hakam, Le Juge, l’Arbitre,
30. Al-`Adl, Le Juste, l’Équitable,
31. Al-Latîf, Le Subtil-Bienveillant, le Bon,
32. Al-Khabîr, Le Très-Instruit, le Bien-Informé, Le Longanime,
33. Al-Halîm, le Très Clément,
34. Al-`Azîm, le Magnifique,
35. Al-Ghafoûr, Le Tout-Pardonnant,
36. Ash-Shakoûr, Le Très-Reconnaissant, le Très- Remerciant. Celui qu’on remercie,
37. Al-`Aliyy l’Élevé, L’Infiniment Grand,
38. Al-Kabîr, Le Sublime,
39. Al-Hafîdh, Le Préservateur, le Conservateur, Celui qui garde,
40. Al-Mouqît, Le Gardien, le Puissant, le Témoin, le Nourricier,
41. Al-Hasîb Celui qui tient compte de tout, Celui qui suffit à ses créatures,
42. Al-Djalîl, Le Majestueux,
43. Al-Karîm, Le Tout-Généreux, le Noble-Généreux,
44. Ar-Raqîb, Le Vigilant, Celui qui observe,
45. Al-Moudjîb, Celui qui exauce, Celui qui répond,
46. Al-Wâsi’, L’Ample, le Vaste, l’Immense,
47. Al-Hakîm, L’Infiniment Sage,
48. Al-Wadûd, Le Bien-Aimant, le Bien-Aimé
49. Al-Madjîd, Le Très Glorieux,
50. Al-Bâ`ith, Celui qui ressuscite, Celui qui incite,
51. Ash-Shahîd, Le Témoin,
52. Al-Haqq, Le Vrai,
53. Al-Wakîl, Le Gérant, l’Intendant, Celui à qui on se confie,
54. Al-Qawiyy, Le Très-Fort,
55. Al-Matîn, Le Très-Ferme,
56. Al-Waliyy, Le Très-Proche, le Maître, le Tuteur,
57. Al-Hamîd, Le Très-Louangé, Celui qui est digne de louange,
58. Al-Mouhsy, Celui dont le savoir cerne toute chose, Celui qui garde en compte,
59. Al-Moubdi’, Celui qui produit sans modèle,
60. Al-Mou`îd, Celui qui redonne existence,
61. Al-Mouhyî, Celui qui fait vivre,
62. Al-Moumît, Celui qui fait mourir,
63. Al-Hayy, Le Vivant,
64. Al-Qayyoûm, L’immuable, Celui qui maintient l’ordre de la création,
65. Al-Wâdjid, L’Opulent,
66. Al-Mâdjid, Le Noble, le Majestueux,
67. Al-Wâhid, L’Unique,
68. As-Samad, Le Maître absolu, le Soutien universel,
69. Al-Qâdir, Le Puissant, le Déterminant,
70. Al-Mouqtadir, Celui qui a pouvoir sur tout,
71. Al-Mouqaddim, Celui qui met en avant,
72. Al-Mou’akhir, Celui qui met en arrière,
73. Al-Awwal, Le Premier,
74. Al-Âkhir, Le Dernier,
75. Adh-Dhâhir, L’Apparent,
76. Al-Bâtin, Le Caché,
77. Al-Wâliy, Le Maître, Celui qui dirige,
78. Al-Mouta`âli, Le Sublime, l’Exalté, l’Elevé,
79. Al-Barr, Le Bon, le Bienfaisant, Le Bienveillant,
80. At-Tawwâb, Celui qui ne cesse de revenir, d’accueillir le repentir de ses adorateurs,
81. Al-Mountaqim, Le Vengeur,
82. Al-`Afuww, Celui qui efface, l’Indulgent,
83. Ar-Raoûf, Le Très-Bienveillant,
84. Mâlik’oul-Moulk, Le Possesseur du Royaume,
85. Dhoul Djalâl Wal-Ikrâm, Le Détenteur de la Majesté et de la Générosité,
86. Al-Mouqsit, L’Équitable, Celui qui rend justice,
87. Al-Djâmi`, Celui qui réunit, Celui qui synthétise,
88. Al-Ghaniyy, Le Suffisant par soi, Celui qui n’a besoin de personne,
89. Al-Moughni Celui qui confère la suffisance,
90. Al-Mâni’, Celui qui empêche, le Défenseur, Celui qui protège,
91. Ad-Dâr, Celui qui contrarie, Celui qui peut nuire (à ceux qui l’offensent),
92. An-Nâfi’, Celui qui accorde le profit, l’Utile,
93. An-Noûr, La Lumière,
94. Al-Hâdi, Le Guide,
95. Al-Badî’, Le Novateur
96. Al-Bâqi, Le Permanent,
97. Al-Wârith, L’Héritier,
98. Ar-Rashîd, Celui qui agit avec droiture, Celui qui dirige avec sagesse,
99. As-Sabûr, Le Patient, le Très-Constant

La croyance des gens de la Sunna et du consensus en ce qui concerne les Noms et les Attributs d’Allah consiste à croire en tous les Noms, Attributs et Actions d’Allah tels que mentionnés dans le Coran et la Sunna du Prophète () sans les nier, en altérer le sens, y chercher de ressemblance avec Ses créatures ou tenter de comprendre la forme et la nature qu’ils revêtent.

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Il était commerçant. Il achetait des vaches en Iraq ou en Iran et les revendait en Syrie. C’était un homme musulman authentique, qui avait pris l’habitude de prier la nuit, de jeûner le jour et donner une partie de ses biens aux pauvres et démunis. C’était un dévot, pieux et pur.

Lors de l’un de ses voyages de commerce, alors qu’il se déplaçait avec ses vaches et parcourait les chemins pour les vendre, il neigea abondamment. Les chemins furent obstrués, les prairies dévastées et ses vaches moururent à l’exception de quatre d’entre elles. Il voyagea d’un endroit à l’autre avec elles et un soir, il arriva à un petit village sur la route Mossoul-Alep. Il frappa à la porte d’une maison et lorsque le propriétaire de celle-ci sortit, il l’informa qu’il était un hôte de passage et qu’il voulait juste passer la nuit dans sa maison, et que le matin venu, il continuera son voyage vers une autre destination.
Le propriétaire de la maison accueillit son hôte, fit entrer ses vaches dans la cour de sa maison et servit un repas à l’hôte et du fourrage aux vaches. Le propriétaire de la maison était pauvre, son bétail était mort et ses cultures avaient été endommagées par les tombées de neige abondantes et répétées. Il était marié et avait un fils. Sa maison était dotée de deux chambres, l’une pour lui et sa femme et l’autre pour son fils.
La famille se rassembla autour du nouvel hôte et une plaisante discussion nocturne commença. Le propriétaire de la maison apprit au cours de la conversation que son hôte transportait avec lui une certaine somme d’argent.
Après cela, le propriétaire de la maison se rendit en compagnie de son épouse dans sa chambre et l’hôte se rendit dans la chambre du fils. Le fils s’installa sur son lit dans le coin droit de la chambre et l’hôte s’installa sur le sien dans le coin gauche de la pièce.
Le propriétaire demanda à l’hôte s’il avait besoin de quelque chose et s’assura qu’il était à son aise.
Il quitta la chambre de son fils et de l’hôte pour se rendre dans sa chambre et dormir également. Une fois dans la chambre, son épouse lui chuchota : « Ô toi ! Jusqu’à quand resteras-tu dans le besoin ? Cet hôte est riche et nous avons grand besoin de son argent et de ses vaches. Pour l’instant, nous mangeons un jour et restons affamés plusieurs jours, alors qu’adviendra-t-il de nous si la famine vient à toucher le village et si nous n’avons ni argent ni nourriture ?! L’opportunité est là aujourd’hui. Cet hôte est riche, alors va auprès de lui, prends-lui son argent et ses vaches afin de préserver nos vies et celle de notre fils. »
L’homme lui dit : « Comment pourrais-je faire cela alors qu’il est notre hôte ?! Comment pourrais-je lui son argent et ses vaches ?! Comment me permettre de commettre une telle absurdité?! »
Sa femme lui dit : « Tue-le et ensuite nous le jetterons dans une fosse proche, au cœur de cette vallée, et nul n’en saura rien ?! »
L’homme hésita… la femme insista, et pour mettre fin à l’hésitation de son mari elle lui dit : « Ce que tu vas faire est une nécessité pour nous sauver d’une mort certaine et la nécessité justifie les interdits !! » et le diable était leur troisième compagnon.
L’homme finit par être convaincu et se résolut à tuer son hôte et à le dépouiller de l’argent qu’il possédait.
C’était le dernier tiers de la nuit et tout était calme et paisible. L’obscurité enveloppait le village et un silence effrayant l’envahissait. L’homme sortit son poignard et l’affûta. Ensuite, il se dirigea vers la chambre de l’hôte et de son fils. Son épouse se trouvait derrière lui pour l’encourager. Il marcha lentement sur la pointe des pieds et se dirigea vers le coin gauche de la chambre où l’hôte était allongé. Il tâta son corps jusqu’à sentir son cou dans l’obscurité, puis l’égorgea comme l’on égorge une chèvre.
La femme vint auprès de son mari et ils s’entraidèrent à tirer le corps inerte hors de la chambre. C’est alors qu’ils découvrirent qu’ils avaient égorgé leur fils unique.
L’homme et la femme poussèrent un grand cri et tombèrent, évanouis.
En entendant ce vacarme, l’hôte et les voisins se réveillèrent et trouvèrent le fils mort. Ils se précipitèrent vers l’homme et sa femme avec de l’eau froide et leur aspergèrent le visage.
Lorsqu’ils revinrent à eux en pleurant à chaudes larmes, ils demandèrent aux voisins de signaler le crime à la police et celle-ci arrêta les auteurs.
Que se passa-t-il dans la chambre de l’hôte et du fils ?!
Le fils se leva et se dirigea vers le lit de l’hôte lorsque son père quitta la pièce et ils commencèrent tous deux à discuter. La conversation fut longue et perdura jusqu’à ce que le garçon s’endormît sur le lit de l’hôte après que le sommeil l’eut envahi. L’hôte ne voulut pas réveiller le fils et lui laissa son lit après l’avoir enveloppé d’une couverture. Ensuite, il se coucha sur le lit de l’enfant et rentra dans un profond sommeil. Lorsque le père vint dans la chambre de l’hôte et de son fils, il était certain de connaître l’endroit du lit de chacun d’eux et il égorgea son fils alors qu’il voulait égorger l’hôte. Le père voulait la vie de l’hôte, mais Allah, Exalté soit-Il, décida que ce serait le fils qui devrait mourir. Les voisins enterrèrent l’enfant mort et le père fut incarcéré.
Ce récit est tiré du livre intitulé «Adalatou As-Samaa» (La justice du ciel)

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« Le Messager a cru en ce qu’on a fait descendre vers lui venant de son Seigneur, et aussi les croyants : tous ont cru en Allah, en Ses anges, à Ses livres et en Ses messagers; (en disant) : « Nous ne faisons aucune distinction entre Ses messagers » » (Coran : 2/285)

« Ô les croyants ! Soyez fermes en votre foi en Allah, en Son Messager, au Livre qu’il a fait descendre sur Son Messager, et au Livre qu’il a fait descendre avant. Quiconque ne croit pas en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses messagers et au Jour dernier, s’égare, loin dans l’égarement. » (Coran : 4/136)
Le Prophète (Salla Allahou Allaihi wa Sallam) dit en réponse à l’Ange Jibril qui voulait enseigner aux musulmans leur religion à travers un certains nombre de questions réponse. « La foi consiste à croire en Allah, en Ses Anges, Ses Livres, Ses Messagers et au Jour dernier. Elle consiste aussi à croire au destin bon ou mauvais.» (Rapporté par Mouslim)
La croyance au Livre est l’un des six piliers sur lesquels repose la foi islamique. Elle consiste à croire résolumentqu’Allah, exalté soit-Il, a révélé à Ses Envoyés des Livres qui fournissent les preuves solides et palpables de Son existence, qui proclament Son unicité et qui renferment lois et recommandations visant à assurer la perfection de l’homme et à lui fournir tout ce dont il a besoin sur terre et dans l’au-delà.
Allah, exalté soit-Il, dit : «Nous avons effectivement envoyé nos messagers avec des preuves évidentes, et fait descendre avec eux le Livre et la balance, afin que les gens établissent la justice… » (Coran : 57/ 25)
La croyance aux livres consiste à croire aux Livres révélés dans leur totalité : ceux dont les noms nous sont connus et ceux dont nous ne connaissons pas les noms.
Quant à ceux dont les noms nous sont parvenus, ils sont:
1) Le Coran qui est la parole d’Allah, révélé à Son Prophète Mohammad (Salla Allahou ‘Alahi wa Sallam) par l’intermédiaire de Jibrîl, en une langue arabe claire. Il est le dernier Livre céleste révélé, confirmant ce qui a été révélé dans les Livres antérieurs concernant l’Unicité d’Allah et l’obligation de Lui obéir et de L’adorer. Allah, exalté soit-Il, a abrogé par le Coran tous les Livres précédents. Allah, exalté soit-Il, dit (sens des versets): « … et l’Esprit fidèle est descendu avec cela sur ton cœur, pour que tu sois du nombre des avertisseurs, en une langue arabe très claire » (Coran : 42/193-195).
« Il a fait descendre sur toi le Livre avec la vérité, confirmant les Livres descendus avant lui. Et il fit descendre la Thora et l’Evangile auparavant, en tant que guide pour les gens. Et Il a fait descendre le Discernement » (Coran : 3/3-4).
2) Les feuilles d’Ibrahim (Abraham) et de Moussa (Moïse). Le Coran évoque certains des principes religieux énoncés dans ces feuilles. En effet, Allah dit (sens des versets): « Ne lui a-t-on pas annoncé ce qu’il y avait dans les feuilles de Moïse et celles d’Abraham qui a tenu parfaitement (sa promesse de transmettre) qu’aucune (âme) ne portera le fardeau (le péché) d’autrui et qu’en vérité, l’homme n’obtient que (le fruit) de ses efforts et que son effort, en vérité, lui sera présenté (le jour du jugement). Ensuite il en sera récompensé pleinement » (Coran : 53/36-41) .

3) La Thora (At-Tawrât): il s’agit du Livre révélé à Moussa ; Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset): « Nous avons fait descendre la Thora dans laquelle il y a guide et lumière. C’est sur sa base que les prophètes qui se sont soumis à Allah, ainsi que les rabbins et les docteurs jugent les affaires des Juifs. Car on leur a confié la garde du Livre d’Allah, et ils en sont les témoins. Ne craignez donc pas les gens, mais craignez Moi. Et ne vendez pas Mes enseignements à vil prix. Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants » (Coran : 5/44).

4) Le Zabour : c’est le Livre révélé à Dawoud. Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset): « … et Nous avons donné le Zabour à David » (Coran : 4/163)

5) L’Evangile (Al-Injiil): est le Livre révélé à ‘Issa. Allah dit (sens du verset): « Et Nous avons envoyé après eux Jésus, fils de Marie, pour confirmer ce qu’il y avait dans la Thora avant lui. Et Nous lui avons donné l’Evangile, où il y a guide et lumière, pour confirmer ce qu’il y avait dans la Thora avant lui, et un guide et une exhortation pour les pieux. » (Coran : 5/46).
Le musulman doit croire fermement en l’existence et en l’origine divine de tous les Livres célestes, mais il ne doit pas se conformer à leurs préceptes, à l’exception du Noble Coran, car ils ont été révélés pour une époque donnée, à l’intention de peuples précis et ont été abrogés par le Coran, seul Livre envoyé à l’humanité toute entière et seul Livre dont Allah, exalté soit-Il, s’est chargé de le préservé de tout changement et de toute falsification.
« En vérité c’est Nous qui avons fait descendre le Coran, et c’est Nous qui en sommes gardien. » (Coran : 15/9).
La croyance au Coran implique l’acceptation comme licite ce qu’il a déclaré comme tel et comme illicite ce qu’il a jugé comme tel, l’exécution de ses ordres, l’abandon de ces interdits, la méditation sur ses exemples, l’apprentissage des leçons qu’impliquent ces récits, l’apprentissage de ses versets sans équivoque, l’acceptation résignée de ses versets ambiguës, le respect des limites qu’ils a tracées, sa défense, sa mémorisation, la réflexion sur ses versets, sa récitation ou sa lecture de nuit comme de jour, ..etc. En un seul mot elle implique en prendre soin (dans sens le plus large de cette expression) et de le faire connaitre aux autres.
Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset) : « Et voici un Livre (le Coran) béni que Nous avons fait descendre – suivez- le donc et soyez pieux, afin de recevoir la miséricorde –» (Coran : 6/155).
La croyance aux livres a des avantages innombrables dont les plus importants sont les suivants :
1) Elle permet de voir à quel point Allah est miséricordieux envers Ses créatures en leur révélant des Livres qui leur montrent le chemin qui conduit à Son agrément et les mettent en garde contre les chemins déviants suivis par les égarés qui prennent pour guide les démons et leurs propres passions.
2) Elle permet de connaître le soin dont Allah entoure Ses serviteurs et qui se manifeste à travers la révélation d’un livre pour chaque peuple afin de les guider.
3) Elle permet de connaître la sagesse qui fait qu’Allah, exalté soit-Il, a légiféré pour chaque peuple une législation qui correspond à ses conditions et répond à ses besoins: «A chacun de vous Nous avons assigné une législation et un plan à suivre.» (Coran : 5/48).
4) Elle permet de distinguer les croyants sincères des autres : en effet, celui qui croit en son propre Livre doit croire aux autres livres révélés et aux autres prophètes qui y sont annoncés.

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Abdoullah Ibn Mas’oud a dit : « Jâi dit au Prophète, : «  Ô Messager d’Allah! Quelle est l’œuvre la plus aimée par Allah ? » Il me dit : « La prière à son heure. » Je dis: « Et celle qui vient après ? » Il me dit : « La piété filiale » Je dis : « Et celle qui vient aprés ? » Il dit : « Le combat dans le sentier d’Allah » (Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim) L’imam Abou Hanifa était particulièrement bienfaisant vis-à-vis de ses parents pour lesquels il ne cessait de prier et de demander le pardon d’Allah. En plus il fait chaque mois, en leur nom, lâumône de vingt dinars. En parlant de lui-même et sa propre mère, il raconte : »Parfois je l’amenais assister aux conférences que donnait Oumar Ibn Zhar, et parfois elle m’envoyait pour lui poser une question. Je viens et lui dis: ma mère mâ dit de m’enquérir auprès de toi au sujet de telle ou telle chose ». Il me répondait à chaque fois: « quelqu’un de ta stature me pose pareille question? » Je rétorque : »c’est elle qui m’en a donné l’ordre ». Il dit: « donne moi alors la réponse pour que je t’en informe ». Ainsi je lui donne la réponse et il me la repasse. Alors je reviens voir ma mère et je lui fais part de la réponse. Une fois elle me consulta au sujet de quelque chose et je lui ai donné une réponse qu’elle rejeta en disant : « je nâccepte que ce que Zour’ah Al-Wa’idh dit ». Je dus donc lâmener voir ce dernier auquel jâi dit : ma mère te consulte au sujet de telle et telle chose. Il me répondit en ces termes: « tu es plus savant que moi et plus versé dans la jurisprudence, tu dois lui répondre. Je lui dis elle n’a pas accepté la réponse que je lui ai donné. Sur ce Zour’ah répliqua : la réponse c’est ce que Abou Hanifa t’a dit. Elle fut satisfaite et alors elle prit congé de lui ». Ibn Al-Hadaj raconte : «Jâi dit à Sa’id bin Al-Moussayab: tout ce qu’il y a dans le Coran au sujet de l’obéissance aux parents m’est connu, à l’exception du sens de ce verset: (Et dis-leur une parole généreuse) (Isra: 23), quelle est cette parole généreuse ? Ibn Al-Moussayab répondit : c’est la parole qu’un serviteur fautif adresse à son maître violent et brutal « . · Abou Bourdata raconte : « un homme du Yémen portait sa mère sur son cou pour lui faire un tawaf autour de la Kaaba en chantant ces vers de poésie : « Je suis pour elle un chameau bien apprivoisé; si les autres chameliers sâffolent moi non. En réalité elle me porta beaucoup plus longtemps ». Puis il s’adressa à Ibn Omar en lui disant: Penses-tu que je lâi récompensée? Non jamais! Lui dit Ibn Omar, qu’Allah soit satisfait de lui, ce que tu lui fais n’équivaut même pas à un seul des soupires qu’elle poussa au moment de ta naissance.  » · Les biographes racontent que Zabian ibn Ali a été particulièrement dévoué à sa mère. Une nuit elle sentait comme un malaise à cause de lui, alors il dut passer toute la nuit debout de crainte de la faire réveiller. Il ne put sâsseoir. · Haywah ibn Choureih avait l’habitude de sâsseoir au milieu d’un cercle de personnes pour les enseigner lorsque sa mère lâppelle pour lui dire: « allez-y, donne des grains aux poules « . Sur le champ il abandonne la session d’enseignement et exécute les ordres de sa mère. · Zain Al-Abidine était très obéissant et très dévoué à sa mère. Un jour quelques uns lui disent : »comment! Tu es si dévoué à ta mère et pourtant on tâ jamais vu manger avec elle dans le même plat! Pourquoi »? « Parce que», répond-il  » je crains que ma main ne se pose sur un morceau déjà visé par ma mère et que, en conséquence, je deviens ingrat vis-à-vis d’elle. » · Abou Omar Dharr a été interrogé au sujet de son fils en ces termes: « Comment se comportait-il à ton égard ? » Il répondit : « En marchant avec moi la nuit il est toujours devant moi alors que pendent le jour il est toujours derrière moi ; aussi il nâ jamais monté sur un plafond sous lequel j’étais. » · El Fadl ibn Yahya était si bienfaisant envers son père que, lorsque tous les deux étaient en prison, et que Yahya ne pouvait faire ses ablutions quâvec de l’eau chaude, alors que le gardien de la prison les a empêché, dans une nuit froide, d’introduire du bois pour le chauffage, El Fadl s’est levé après que son père Yahya s’est endormi, et alla ramasser un récipient qu’il remplit d’eau et qu’il plaça tout prés de la lampe. Il passa toute la nuit éveillé, le récipient à la main. · Jaafar Al Khouldi raconte : «L’imam Al Abar était un vrai ascète. Un jour il demanda à sa mère de lui permettre de se rendre à Qutaiba mais elle refusa. Après la mort de sa mère il est allé à Khorasan et est arrivé à  » Balkh « . Entretemps Qutaiba est mort. On lui présenta alors les condoléances pour cette occasion. Il répondit que c’est le fruit de la science. Jâi choisi le plaisir de ma mère. Allah l’en récompensa par un savoir abondant. « 

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Allah, exalte soit-Il, dit (sens des versets) :

« […]. Craignez Allah, au nom de qui vous vous implorez les uns les autres et respectez les liens de sang qui vous unissent. Allah observe vos faits et gestes. » (Coran : 4/1)

« Adorez Allah sans rien lui associer. Traitez avec bonté vos père et mère, vos proches, les orphelins, les infortunés, les voisins, proches ou éloignés, le compagnon de proximité, le voyageur démuni et les esclaves en votre possession. En vérité, Allah nâime pas tous ceux qui sont arrogants et orgueilleux. » (Coran : 4/36)

« Quant à ceux qui violent le pacte d’Allah, après y avoir solennellement souscrit, qui rompent les liens qu’Allah a ordonné de maintenir et qui sèment le désordre sur terre ceux-là seront maudits et voué à un affreux séjour » (Coran : 13/25)

« Ne craignez-vous pas, si vous vous détourniez de la voie d’Allah, de semer le désordre sur terre et de rompre les liens de sang avec vos proches ? » (Coran : 47/22)

Le Prophète, Salla Allahou wa Sallam, a dit :

« Que celui qui veut qu’Allah lui attribue largement Ses dons, que sa bonne renommée lui survive, consolide ses liens de sang.» (Boukhari et Mouslim)

« Les actes des humains sont exposés à Allah chaque jeudi soir et les actes de celui qui rompt ses liens de sang ne sont pas agréés » (Ahmed, Al-Bayhaqi, Al- Boukhar dans son livre Al-Adaboul Moufrad)

«Celui qui croit en Allah et au jour dernier, qu’il reçoive généreusement son hôte. Celui qui croit en Allah et au jour dernier, qu’il maintienne les liens de sang (avec toute sa famille). Celui qui croit en Allah et au jour dernier, qu’il dise du bien ou qu’il se taise». (Rapporté par Boukhara et Mouslim)

« Après qu’Allah, le Très-Haut ait fini de créer les créatures, Ar-Rahim (liens du sang) s’est accrochée au Trône et dit : « Ô Seigneur ! Je cherche Ta protection contre la rupture. » Allah lui répond : « Veux-tu que Je maintienne le lien avec celui qui tient à toi et rompe avec celui qui rompt avec toi ? » Elle répondit : « Oui. » Allah lui dit : « Je te l’accorde. » » Le Prophète, Salla Allahou wa Sallam, ajouta ensuite : « Si vous voulez, lisez ce verset : « Ne craignez-vous pas, si vous vous détourniez de la voie d’Allah, de semer le désordre sur terre et de rompre les liens de sang avec vos proches ? » » (Coran : 47/22) (Rapporté par Mouslim)

«Celui qui respecte les liens de la parenté n’est pas (seulement) celui qui rend le bien par le bien mais c’est celui qui continue à respecter ces liens même quand ses proches les rompent». (Rapporté par Mouslim)

Les versets et hadiths précédents montrent l’importance que l’Islam accorde aux liens du sang et constituent une preuve tangible que le fait de les rompre fait partie des plus grands péchés que tout musulman soucieux de voir ses actions agréées par Allah doit éviter. Dans les lignes qui suivent nous allons essayer de voir ensembles quels sont les liens du sang, Ar-Rahim, que l’on est tenu respecter, comment maintenir et entretenir ces liens comme Allah, exalté soit-Il, a ordonné ?

Le lien du sang qui mérite le plus d’être maintenu et entretenu est celui qui nous lie aux deux parents (le père et la mère). En effet, c’est une obligation en Islam de bien traiter ses deux parents et c’est un grand péché de les maltraiter.

Il est évident que l’on ne peut obéir à nos parents quand ils nous ordonnent de désobéir à Allah. Le Prophète () a dit : « Point d’obéissance à la créature quand il s’agit d’une désobéissance au Créateur ». Mais un tel agissement de leur part ne doit pas nous empêcher de continuer à prendre soin d’eux et à bien nous comporter avec eux.

Allah dit dans le Coran : (sens des versets) :

«Ton Seigneur a décrété : « nâdorez que Lui; et (marquez) de la bonté envers les père et mère : si l’un d’eux ou tous deux doivent atteindre la vieillesse auprès de toi; alors ne leur dis point : « Fi !  » et ne les brusque pas, mais adresse-leur des paroles respectueuses. Et par miséricorde; abaisse pour eux lâile de l’humilité; et dis : « ô mon Seigneur, fais-leur; à tous deux; miséricorde comme ils m’ont élevé tout petit« .». (Coran : 17/23 et 24)

Le Prophète () a dit : « Malheur puis malheur puis malheur à celui dont les deux parents (ou l’un d’eux) ont atteint avec lui la vieillesse et cela ne lui a pas permis d’entrer au Paradis. » (Rapporté par Boukhari et Mouslim)

« Ô Messager d’Allah ! Quelle est la personne qui mérite le plus que je lui tienne compagnie ? ». Il dit : « Ta mère. » – « Puis qui ? » – « ta mère. » – « Puis qui ? » – « Ta mère. » – « Puis qui ? » – « Ton père [puis le plus proche au proche] » (Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim)

En plus de nos parents (qui sont prioritaires) comme nous venons de dire, le maintien, l’entretien et l’affermissement des autres liens du sang est un devoir conformément aux propos d’Allah, exalté soit-Il, et celles de Son Messager () susmentionnés.

Il y a une divergence entre les Oulémas quant à l’étendu d’Ar-Rahim, mais l’avis le plus juste est celui qui considère qu’elle renferme tous ceux qui ont un lien de sang avec notre père et/ou mère. Les plus proches parmi eux sont évidemment la mère, le père, les grands parents, les enfants et leurs enfants et petits enfants, les frères et sœurs et leurs enfants, les oncles et tantes (paternelles et maternelles) et leurs enfants…

Le respect des liens du sang se fait par plusieurs manières. Il se fait par :

– La visite,

– le bon conseil,

– le soutient matériel et moral dans les moments difficiles et le partage des moments de bonheur,

– la bonne parole et le meilleur comportement,

– l’invitation et la réponse à l’invitation,

– venir au secours (dans la mesure du possible) de celui de nos proche qui a besoin d’aide,

– le Prophète () nous apprend dans un hadith authentique que le fait de donner l’aumône à un proche parent nécessiteux est doublement rétribué du fait qu’il implique en plus de l’acquittement de l’aumône elle-même, un renouement des liens du sang.

D’une manière générale toute forme de bienfaisance avec nos parents est un entretien du lien de sang. Le minimum étant le salut, le sourire et ne pas leur nuire.

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