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Archive for the ‘Généralité’ Category

« Et celui qui fait revivre ma Sunna m’aime. Et celui qui m’aime sera avec moi dans le Paradis. » Quel musulman et quelle musulmane ne connaissent pas ces mots du célèbre Hadith du Prophète (sur lui la paix) ? Et qui ne voudrait pas être en compagnie du Prophète dans le Paradis ? Et qui ne voudrait pas mettre en pratique la Sunna, c’est-à-dire « la voie du Prophète » (sur lui la paix) ?

Le problème c’est que trop souvent certains musulmans ont adopté une vision étriquée de « la Sunna du Prophète » (sur lui la paix). En effet, celle-ci est considérée par ces musulmans comme se constituant avant tout – voire presque uniquement – des faits de « manger avec ses doigts, manger en s’asseyant par terre, porter des sandales » et d’autres sunna de ce genre, qui relèvent des sunna ‘âdiyya ». Or la Sunna est constituée avant tout des « sunna ta’abbudiyya » (dont certaines sont obligatoires, d’autres fortement recommandées, d’autres conseillées). La Sunna, c’est ce que le Prophète a dit, fait et approuvé, et elle concerne, en tant que telle, tous les domaines auxquels est lié l’islam.
Voici ci-après, des paroles du Prophète où il a employé le mot « sunna » pour décrire certains de ces domaines :
Suivre la Sunna du Prophète à propos des croyances (‘aqâ’ïd) :
Le Prophète a dit : « … Et celui d’entre vous qui vivra verra de nombreuses déviances. Attachez-vous alors à ma Sunna et à la Sunna des califes bien guidés après moi (al-khulafâ ar-râshidûn) (rapporté par at-Tirmidhî). Ces déviances dont parlait le Prophète sont celles qui allaient surgir à propos des croyances, comme celles d’Ibn Sabâ qui ont conduit au kharidjisme etc., ou encore comme celles qui ont conduit au mutazilisme, etc.
Face à des déviances, qui concernent donc les croyances, le Prophète demande de s’attacher à la Sunna, donc aux croyances que lui il a enseignées. Suivre les croyances (‘aqâ’ïd) qu’a enseignées le Prophète, c’est donc suivre la Sunna du Prophète.
Suivre la Sunna du Prophète à propos de ce qui est purement cultuel (ta’abbudât) :
Le Prophète a dit : « Chaque fois qu’un peuple invente une innovation (bid’a), une quantité semblable de Sunna est enlevée de lui. Car s’en tenir à une Sunna vaut mieux que rajouter une innovation (bid’a) » (rapporté par Ahmad, hadîth dhaîf lada-l-Albânî, wa lâkin hunâka hadîth sahîh ladayhi, rawâhu ad-Dârimî, wa huwa fî ma’nâhu). Il s’agit ici de tout ce qui est purement cultuel, où il faut s’en tenir strictement à ce que le Prophète a fait, et où on ne peut rien rajouter sous peine de tomber dans la Bid’a. S’en tenir, dans le domaine du purement cultuel, à ce qu’a fait le Prophète, c’est donc suivre la Sunna du Prophète.
Suivre la Sunna du Prophète à propos des règles du droit (fiqh) :
Deux Compagnons étaient partis en voyage. L’heure de la prière arriva et n’ayant pas d’eau, ils firent la purification par la poussière (tayammum) et accomplirent leur prière. Mais ensuite, avant que l’heure de cette prière se termine, ils trouvèrent de l’eau. L’un se dit alors que la prière accomplie avec la purification par la poussière (tayammum) était suffisante. Mais l’autre fit les ablutions (wudhû) et refit la prière qu’il avait déjà faite après avoir fait la purification par la poussière (tayammum). Arrivés auprès du Prophète à Médine, ces deux Compagnons lui racontèrent ce qu’ils avaient fait. Le Prophète donna alors raison au premier et lui dit : « Tu as pratiqué la Sunna » (rapporté par Abû Dâoûd). Voici ce que nous avons appris être une « règle de droit » dans les « ouvrages de jurisprudence » : « On n’avait pas d’eau, on a fait la purification par la poussière (tayammum) et on a accompli la prière. Puis, avant la fin de l’heure de la prière, on a trouvé de l’eau. Il ne faut pas refaire cette prière. » C’est vrai : cela relève du droit. Mais c’est aussi une sunna du Prophète. Les règles du droit musulman sont, ainsi, soit directement, soit indirectement issues des paroles du Prophète (que ces règles concernent ce qui est purement cultuel ou ce qui est financier, ce qui est social, etc.). Suivre les règles juridiques (fiqh) qu’a enseignées le Prophète, c’est donc suivre la Sunna du Prophète.
Suivre la Sunna du Prophète à propos de ce qu’on pense et dit des autres, et de son comportement vis-à-vis d’eux :
Le Prophète avait dit à Anas ibn Mâlik : « Mon petit, si tu es capable d’avoir, chaque matin et chaque soir, le cœur pur de rancœur (« ghissh ») vis-à-vis de chacun, fais-le. Mon petit, cela fait partie de ma Sunna. Et celui qui fait revivre ma Sunna m’aime. Et celui qui m’aime sera avec moi dans le Paradis » (rapporté par at-Tirmidhî, hadîth dh’aîf wa lâkin yasluhu lil-fadhîlah wa lil-istish’hâd fil-hukm).
Où est notre mise en pratique de la Sunna par rapport à cette parole ? Les cœurs sont-ils purs de rancœur vis-à-vis de ceux que l’on côtoie ? Ou bien sont-ils pleins de ce qui fait de leur possesseur un « double visage » (dhu-l-wajhayn selon les mots du Prophète) ? En plus, c’est dans cette parole que se trouve justement la phrase que l’on aime répéter : « Et celui qui a fait revivre ma Sunna m’aime. Et celui qui m’aime sera avec moi dans le Paradis ». Où est-elle dans notre Communauté, la Sunna, sur ce point ?
Certains frères disent : « Par amour pour le Prophète, nous, nous portons des sandales qui ressemblent aux siennes plutôt que des chaussures européennes, de même que nous mangeons par terre plutôt qu’à table ». C’est un choix respectable pour ce qui relève de « sunna ‘âdiyya ». Mais le problème c’est que ces mêmes personnes, ensuite, vous racontent des rumeurs qu’elles ont entendues ici et là. Et quand vous leur dites que le contenu en est faux, elles vous récitent le proverbe : « Il n’y a pas de fumée sans feu ! »
Bravo. Tu considères que, par amour pour le Prophète, il s’agit de ne pas adopter des chaussures qui sont différentes du modèle de celles du Prophète. Mais ça ne gêne pas ta conception de l’amour du Prophète que d’adopter le proverbe « Il n’y a pas de fumée sans feu » bien que celui-ci contredise les paroles du Prophète ?
– En effet, le proverbe dit que s’il y a une rumeur, c’est qu’il y a forcément une vérité.
– Et le Prophète, lui, a dit qu’il y a des gens qui inventent des propos, que ces propos se répandent ensuite partout sous forme de rumeur sans que ce soit vrai, et que ces gens subiront dans leur tombe (al-barzakh) le châtiment d’avoir le visage sans cesse déchiré (rapporté par al-Bukhârî, hadîth n° 5745 et n° 1320). Le Prophète a dit aussi : « Il est suffisant, comme mensonge, qu’un homme répète tout ce qu’il entend » (rapporté par Muslim). Le Prophète dit : « Dieu (…) déteste le « qîla wa qâla » (rapporté par Muslim) (« qîla wa qâla » désigne les rumeurs et les on-dit). Le Prophète a dit encore : « Quelle mauvaise monture pour un homme que « za’amû » (« on dit que… ») (rapporté par Abû Dâoûd).
Et malgré toutes ces paroles du Prophète, on adopte l’autre proverbe la conscience tranquille… et on prétend être de ceux qui suivent le modèle du Prophète.
La vérité est là, affligeante : on s’est focalisé, en matière de Sunna du Prophète, uniquement sur la forme de ses chaussures, la couleur de ses vêtements, et le fait de manger par terre. Le reste, est devenu secondaire, à la limite de l’utile. Est-ce là la conception de la Sunna qu’avaient le Prophète et ses Compagnons ?!
Conclusion :
1. La Sunna concerne non pas seulement la façon de s’habiller, de manger et de boire, mais aussi et surtout les croyances, les règles juridiques, le fait de s’en tenir à ce que le Prophète a fait comme acte purement cultuel, le comportement vis-à-vis d’autrui, etc.
2. Certaines Sunna sont obligatoires, d’autres fortement recommandées, d’autres conseillées.
3. On ne peut pas – et cela relève de l’enseignement même du Prophète – considérer ce qui est conseillé comme étant primordial, et considérer ce qui est obligatoire comme étant secondaire !
4. Pour toute chose relevant du domaine de ce qui est purement cultuel (al-‘ibâdât), on ne peut rien faire que le Prophète n’ait pas fait, sous peine de tomber dans l’innovation religieuse (bid’ah). Par contre, pour ce qui relève du domaine de ce qui n’est pas purement cultuel (al-‘âdât), pratiquer la Sunna du Prophète revient à intégrer de nouvelles choses aux principes laissés par le Prophète (les « sunna ‘âdiyya »), même si le Prophète n’avait pas fait ces nouvelles choses.
5. Et si le Prophète avait, dans ce domaine des ‘âdât, pratiqué certaines choses liées à son époque à lui, on peut les pratiquer par amour pour lui, ce qui relèvera alors des « sunna ‘âdiyya » et sera source de récompenses pour un acte recommandé, comme on peut ne pas les pratiquer sans les mépriser. Ainsi, on ne doit pas mépriser une « sunna ‘âdiyya » telle que manger avec ses doigts – car c’est une chose qu’a faite le Prophète – , mais on ne doit pas non plus faire de reproche à ceux des musulmans qui choisissent de manger avec une fourchette dès qu’ils tiennent compte des « sunna ta’abbudiyya » du Prophète en la matière (entre autres utiliser sa main droite, ne pas manger de choses interdites dans les Hadîths, etc.).
« Pratiquer et faire revivre la Sunna du Prophète » « pratiquer l’excellent modèle (uswa hassana) que constitue le Prophète, c’est tenir compte de tout cela…
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ahl as-sunnah wa-l-jamâah ne délaisse pas la sunna pour comprendre le coran

ceci en raison de la parole d’allah :

« ô vous les croyants ! obéissez à allah, et obéissez au messager et à ceux d’entre vous qui détiennent le commandement. puis, si vous divergez en quoi que ce soit, renvoyez le jugement à allah et au messager» (an-nisâ’, v.59)

« et vers toi, nous avons révélé le coran, pour que tu exposes clairement aux gens ce qu’on a révélé pour eux » (an-nahl, v.44)

« que ceux qui s’opposent à son ordre prennent garde qu’une épreuve ne les atteigne, ou que ne les atteigne un châtiment douloureux. » (an-nûr, v.63)

et le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : « certes, on m’a accordé le coran et son équivalent, et peu s’en faut qu’un homme repu allongé sur son divan dise : attachez-vous au coran. ce qui vous y trouverez de licite, déclarez-le licite, et ce que vous y trouverez d’illicite déclarez-le illicite. » [sahîh sunan abî dâwud(1294)]

al-‘irbâd ibn sâriyah rapporte : « le messager d’allah (salallahu ‘alayhi wasalam) nous adressa un sermon éloquent qui fit trembler les cœurs et couler les larmes. je dis : ô messager d’allah ! cela ressemble à un sermon d’adieu, alors fais-nous des recommandations. il dit : « je vous recommande de craindre allah, et d’écouter et obéir, même si c’est un esclave abyssin qui vous gouverne. quiconque vivra parmi vous verra de nombreuses divergences, alors attachez-vous à ma sunna et la sunna des califes bien guidés, mordez-y avec vos molaires. et prenez garde aux choses nouvelles [dans la religion] car toute innovation est un égarement. » [as-sahîhah (937)]

et dans le sahîh al-bukhârî, il est rapporté d’après hudhayfah : « ô vous assemblée de savants ! restez sur la voie droite car vous avez été devancés de loin, et si vous déviez à droite ou à gauche, vous vous égarerez très loin. » [al-bukhârî (6853)]

shaykh fawzân dit :

ceci montre que la sunna est une preuve qu’il faut utiliser au même titre que le noble coran. elle est au deuxième rang après le coran car allah a confié à son prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) l’exposé du coran. allah dit : « et vers toi, nous avons révélé le coran, pour que tu exposes clairement aux gens ce qu’on a révélé pour eux et afin qu’ils réfléchissent. » [an-nahl, v.44]

ainsi, la sunna explique le coran, l’explicite, le commente et l’indique, il est donc nécessaire d’utiliser la sunna comme preuve avec le coran. par exemple, allah a ordonné la prière : son accomplissement, sa préservation, la continuité en cela, et il a menacé ceux qui la délaissent et suivent leurs désirs. mais on ne trouve pas dans le coran de détails sur la prière : quel est le nombre de ses rakaât, qu’y dit-on, que dit-on lors de la station debout, l’inclinaison et la prosternation, et quels sont les détails de la prière ? tout cela ne se trouve pas dans le coran, mais dans la sunna. le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : « priez comme vous m’avez vu prier. » [al-bukhârî (605)] de même pour la zakât, allah l’a ordonnée de manière globale dans le coran, sans en exposer la valeur, les types de bien qui y sont soumis, mais il l’a uniquement ordonnée de manière globale. allah dit : « accomplissez la prière, acquittez la zakât, et inclinez-vous avec ceux qui s’inclinent » [al-baqarah, v.43]

celui qui l’explique, la délimite et l’explicite est le messager d’allah (salallahu ‘alayhi wasalam) dans sa sunna. il a exposé ce qu’était la zakât : quand elle était obligatoire, quels étaient les biens soumis à lazakât, la valeur de ce que l’on doit acquitter en zakât. et il en est de même pour le jeûne, le pèlerinage et pour toutes les adorations, leurs détails ont été rapportés du prophète (salallahu ‘alayhi wasalam).

c’est là la voie de ahl as-sunnah wa-l-jamâah, ils prennent pour preuve la sunna au même titre que le coran. ils placent le coran au premier degré, puis la sunna, puis l’unanimité, puis l’analogie, puis le reste des fondements exposés dans les livres traitant des fondements de la religion.

mais il existe des groupes d’égarés qui ne considèrent pas la sunna comme une preuve, comme al-khawârij et ceux qui empruntent leur voie, parmi ceux qui ont rejeté la sunna et s’en sont tenus au coran, comme ils prétendent. à notre époque, on les nomme les coranites, c’est-à-dire qu’ils prétendent s’appuyer sur le coran, et ils mentent en cela, ils ne s’appuient pas sur le coran, car le coran ordonne de suivre la sunna. allah dit : « ce que le messager vous donne, prenez-le ; et ce qu’il vous interdit, abstenez-vous en» [al-hashr, v.7]

ainsi, ils ne mettent pas en pratique le coran lorsqu’allah dit de son prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) : « il leur enseigne le livre et la sagesse »

le livre désigne le coran, et la sagesse désigne la sunna, ou encore le fait que la sunna prophétique fait partie de la sunna. allah dit : « quiconque obéit au messager obéit à allah» [an-nisâ’, v.80]

« nous n’avons envoyé de messager que pour qu’il soit obéi, par la permission d’allah. » [an-nisâ’, v.64]

« obéissez à allah et obéissez au messager » [al-mâ’idah, v.92]

« obéissez au messager, afin qu’il vous soit fait miséricorde. »

et les versets à ce sujet sont très nombreux. et le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : « certes, on m’a accordé le coran et son équivalent. » [sahîh sunan abî dâwud (1294)] la voie de ahl as-sunnah wa-l-jamâ’ah consiste à prendre pour preuve la sunna et la mettre en pratique. quant à ceux qui sont d’avis de se limiter au coran en se passant de la sunna, ils sont égarés, et leur acte peut même les rendre mécréants.

de même, certains d’entre eux qui font une différence dans la sunna, comme al-muctazilah et ceux qui ont emprunté leur voie, et ne prennent pas comme preuve une partie authentique de la sunna. ils disent : on ne doit prendre comme preuve que ce qui est rapporté de nombreuses chaînes de transmission, quant à ce qui n’est rapporté que d’une seule chaîne de transmission, on ne doit pas le prendre comme preuve dans la croyance. ils n’utilisent pas la sunna authentique concernant la croyance, si cela n’est rapporté que d’une chaîne de transmission, selon leur prétention, mais ils s’appuient sur des règles de rhétoriques et de raisonnement qu’ils ont fondées. et si ces règles sont en contradiction avec le hadith authentique et confirmé du messager d’allah (salallahu ‘alayhi wasalam), ils s’appuient sur leur règle de raisonnement et rejettent le hadith, soit par une fausse interprétation, soit en mentant et en accusant faussement les transmetteurs de hadiths du messager d’allah (salallahu ‘alayhi wasalam). ils comptent également parmi ceux qui ont rejeté la sunna, même s’ils ne l’ont pas repoussée en intégralité, mais ils en ont rejeté la plus grande partie. c’est là une voie caduque, égarée et déviante, nul doute en cela, car ils ont renié la sunna prophétique, ou une partie. et si on renie la sunna, ou une partie seulement, de nombreuses règles de la législation disparaissent, et ainsi que signifie l’obéissance au messager (salallahu ‘alayhi wasalam) ? de plus, cela est contraire à la voie des adeptes de la vérité qui prennent pour preuve ce qui est authentique de ce qui est rapporté du messager d’allah (salallahu ‘alayhi wasalam), que cela soit rapporté de plusieurs chaînes de transmission ou d’une seule, concernant les croyances ou autre, conformément à la parole d’allah : « ce que le messager vous donne, prenez-le ; et ce qu’il vous interdit, abstenez-vous en. », et sa parole : « quiconque obéit au messager obéit à allah. », ou encore : « si vous lui obéissez, vous serez bien guidés. » [an-nûr, v.54] et bien d’autres versets encore.

utiliser la sunna comme preuve fait donc partie des fondements de ahl as-sunnah wa-l-jamâ’ah ; et au contraire la rejeter, totalement ou en partie, compte parmi les fondements des adeptes de l’innovation, de l’égarement et de l’éloignement vis-à-vis de la vérité.

il existe ce que l’on nomme aujourd’hui les rationalistes, qui sont les descendants de al-mu’tazilah et empruntent cette voie égarée. lorsqu’un hadith authentique du messager d’allah (r) contredit leur raison et pensées, ils le rejettent et disent : « nous n’allons pas repousser ce que nous dit la raison pour un hadith rapporté par untel ! » et ce, au point qu’ils ont émis des doutes sur les hadiths rapportés par al-bukhârî et d’autres. ils ont dit : « même si al-bukhârî le rapporte, ou n’importe qui d’autre. » tant que cela est contraire à leur raison, ils ne l’acceptent pas, et ils l’ont clairement affirmé dans leurs écrits et ouvrages. on les nomme rationalistes car ils donnent priorité à la raison sur la sunna authentique rapportée du messager d’allah (salallahu ‘alayhi wasalam). mais quels sont ces esprits auxquels on donne priorité sur la sunna ? des esprits limités, si seulement ils savaient ! pour ce qui est de la sunna, elle est infaillible, et quant à leurs esprits ils sont suspects et limités. mais l’égarement, qu’allah nous en protège, conduit son adepte à la perte. c’est un groupe qui existe à notre époque et qui possède des ouvrages, il est donc obligatoire d’avertir contre ses égarements et sa voie.

 source : al-isbâh

traduit et publié par les salafis de l’est

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La venue du mois de Ramadan par la confirmation de la vision de la nouvelle lune annonçant son début est une proclamation de la volonté inébranlable et de la ferme détermination que ressent chaque musulman qui se met à jeûner ce mois par obéissance à son Seigneur et pour profiter de l’école de la foi qu’il constitue. En jeûnant, le croyant profite ainsi des sagesses éminentes que renferment ce mois béni et cet important pilier de l’Islam. Parmi ces sagesses nous pouvons citer à titre d’exemple:

1-    Le fait que Ramadan est une expérience pratique de la sincérité du croyant; si en jeûnant ce croyant abandonne pendant la journée ce qui lui est licite comme nourriture et boisson, il ne lui sied pas qu’il fasse ce qui est illicite pendant ou en dehors du jeûne. Car un homme sensé n’abandonne pas ce qui est licite par obéissance à son Seigneur pendant le jeûne, pour commettre des actes qu’Allah, Exalté soit-Il, a interdits au cours ou en dehors de Ramadan; ainsi, la fornication est illicite selon l’avis unanime des musulmans et celui qui s’y livre ne figure pas parmi les jeûneurs même s’il délaisse sa nourriture au mois de  Ramadan.
Ainsi la sincérité de l’expérience porte le croyant à se soumettre aux prescriptions d’Allah, Exalté soit-Il, à tout moment et en toutes circonstances. Le Noble Coran fait allusion à cette sincérité dans le verset où Allah, Exalté soit-Il, dit (sens du verset) : « ainsi atteindrez-vous la piété. » (Coran : 2/ 183). Cela veut dire : vous devez éviter les interdits d’Allah, Exalté soit-Il, au même titre que vous avez abandonné la nourriture et la boisson durant le jeûne.
2-    L’expérience du jeûne place un grand point d’interrogation devant les jeûneurs qui connaissent le sens de cette obligation qu’est le jeûne, et sur laquelle ils se doivent de réfléchir lorsqu’ils sentent la faim et la soif ainsi que l’amertume de la privation, éprouvant ainsi la même souffrance que ressent les pauvres et les démunis en dehors du mois de Ramadan. De même, quand ils ressentent la joie au moment de la rupture du jeûne pour le bienfait qu’Allah, Exalté soit-Il, leur a accordé ; le pauvre éprouve, lui aussi, cette joie lorsque les riches le réconfortent et lui épargnent la souffrance de la faim et de la pauvreté ; et ceci est la signification de la solidarité sociale. Celui qui n’est pas conscient de ces significations ne figure pas au nombre des jeûneurs. Voilà pourquoi le Messager () a dit : « N’est pas Croyant celui qui passe la nuit le ventre plein alors que son voisin, à côté de lui, a le ventre vide. »
3-    Le plaisir moral et la tranquillité spirituelle ressentis grâceà l’unité de la société dans l’accomplissement de cette obligation lorsque ses membres s’abstiennent de la nourriture et de la boisson au même moment et qu’ils rompent leur jeûne au même moment. La rupture du jeûne vient après que l’âme ait patienté et souffert, elle qui était habituée à une chose et qui doit s’en passer pendant les journées de Ramadan; le Messager, , a dit : «  Le jeûneur a deux joies, une première lors de la rupture du jeûne, et une seconde lorsqu’il rencontre son Seigneur. « 
4-    Le fait de se débarrasser, pendant ce mois, de l’hégémonie de l’âme et de ses passions, car il se peut que l’un de nous ne puisse se priver durant quelques heures de nourriture et de boisson mais lorsque vient le mois de Ramadan, bien qu’il ait à portée de maintout ce qu’il peut désirer, il ne tendra pas sa main pour en prendre, par obéissance et soumission à l’ordre d’Allah Exalté soit-Il. Cela dépend seulement de son libre-arbitre et il pouvait rompre le jeûne sans que les gens ne le sachent, mais sa crainte d’Allah, Exalté soit-Il, l’en empêche, c’est pour cela que le jeûne est un acte d’adoration exempt de toute impureté, etpar lequel le serviteur ne cherche que la rétribution d’Allah, Exalté soit-Il; Allah, Exalté soit-Il, dit dans le Hadith Qoudoussi : « Toute l’œuvre du fils d’Adam lui appartient à l’exception du jeûne qui M’appartient et c’est Moi Qui en rétribue.» C’est pour cela que les jeûneurs ont le privilège d’avoir une porte qui leur est propre en entrant au Paradis, nommée  » Ar-Rayane« , une porte que ne franchira pas celui qui gâte son jeûne par la perpétration de  péchés allant à l’encontre de cet grand acte d’adoration.
5-    Les bienfaits psychologiques et sanitaires du jeûne ne sont plus un secret pour personne, après leur confirmation par lesdécouvertes scientifiques, alors que ceux qui sont bien enracinés dans la science n’ont pas besoin de ces découvertes pour comprendre que tout acte imposé par Allah, Exalté soit-Il, à Ses serviteurs contient des sagesses infinies et des bienfaits inéluctables. Combien c’est satisfaisant de passer sa journée délaissant ses désirs et accomplissant l’un des actes d’adoration les plus éminents !
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L’ingratitude est une dépravation morale et une perversion de la nature humaine ; c’est un signe d’engourdissement de la conscience humaine. Le point le plus bas de l’échelle de cette immoralité est l’ingratitude manifestée envers les fondateurs de la religion, les enseignants de la morale et les plus grands bienfaiteurs de l’humanité.
Il est maladroit pour n’importe qui, d’être grossier et offensant, qui plus est quand on s’attaque à ces nobles âmes fondatrices des religions, puisqu’on porte atteinte aux sentiments de millions de personnes qui ne font pas que suivre ces grands hommes, mais sont également disposées à donner leur vie pour eux. De telles manœuvres de nature outrageuse intègrent également le rejet de la vérité. Aucun peuple, aucun pays ou aucune société cultivée ne devrait tolérer ou défendre des personnes aussi dépravées, mal élevées et dépourvues de conscience.
Il convient à présent de souligner les hommages rendus au plus grand bienfaiteur de l’humanité par quelques éminents hommes de lettres de cette partie du monde d’où j’interviens. L’un de ces hommes sincères, Lamartine de nationalité française, dit dans son témoignage de la prophétie de Muhammad (Qu’Allah le bénisse et le salue) : Si la grandeur du dessein, la petitesse des moyens, l’immensité du résultat sont les trois mesures du génie de l’homme, qui osera comparer humainement un grand homme de l’histoire moderne à Mahomet ? Les plus fameux n’ont remués que des armes, des lois, des empires ; ils n’ont fondé, quand ils ont fondé quelque chose, que des puissances matérielles, écroulées souvent avant eux. Celui-là a remué des armées, des législations, des empires, des peuples, des dynasties, des millions d’hommes sur un tiers du globe habité ; mais il a remué, de plus, des idées, des croyances, des âmes. Il a fondé sur un Livre, dont chaque lettre est devenue une loi, une nationalité spirituelle qui englobe des peuples de toutes les langues et de toutes les races, et il a imprimé, pour caractère indélébile de cette nationalité musulmane, la haine des faux dieux et la passion du Dieu un et immatériel… Ce patriotisme, vengeur des profanations du ciel, fut la vertu des enfants de Mahomet ; la conquête du tiers de la terre à son dogme fut son miracle, ou plutôt ce ne fut pas le miracle d’un homme, ce fut celui de la raison…
L’idée de l’unité de Dieu, proclamée dans la lassitude des théogonies fabuleuses, avait en elle-même une telle vertu, qu’en jaillissant de ses lèvres elle incendia tous les vieux temples des idoles et alluma de ses lueurs un tiers du monde.
John William Draper, le célèbre auteur de A History of the Intellectual Development of Europe, a écrit : Quatre ans après la mort de Justinien, en 569 après J.C., naissait à la Mecque, en Arabie, l’homme qui, parmi tous les hommes, allait exercer la plus grande influence sur la race humaine… Mahomet. Il ajoute que: Mahomet possédait cette combinaison de qualités qui, plus d’une fois, a décidé du sort des empires… En affirmant cette vérité éternelle, il ne s’engageait pas dans une vaine métaphysique, mais s’appliquait à améliorer les conditions sociales des hommes par des prescriptions sur l’observation de la propreté individuelle, de la sobriété, du jeûne et de la prière.
Le grand historien et philosophe de ce siècle, A. J. Toynbee, a déclaré : La disparition du sentiment racial, comme c’est le cas entre les musulmans, est l’une des plus importantes prouesses de l’Islam, et dans le monde contemporain il existe, justement, un besoin criant de propagation de la vertu islamique. Quelle étrange coïncidence que Thomas Carlyle ait choisi Muhammad (Qu’Allah le bénisse et le salue) comme le héros suprême il y a plus d’un siècle et, qu’aujourd’hui, au cours de la dernière décennie du vingtième siècle, Michael H. Hart des Etats-Unis d’Amérique place le Prophète (Qu’Allah le bénisse et le salue) en tête de sa liste des cent personnalités les plus influentes de l’histoire !
Le Prophète de l’Islam (Qu’Allah le bénisse et le salue) et ses adeptes ont rendu à l’humanité des services qui ont joué un rôle mémorable dans la promotion et le développement de la culture et de la civilisation. Seuls deux de ces services seront retenus ici, mais largement soutenus par des preuves historiques. Les étudiants d’histoire savent qu’au treizième siècle, le monde civilisé, divisé par deux grandes religions, le Christianisme et l’Islam, était subitement confronté à une situation qui menaçait la destruction imminente des deux vastes empires d’alors, leurs arts et sciences, leurs cultures et leur morale. Bref, tout ce que la race humaine avait laborieusement accompli durant les siècles derniers, une fois de plus, risquait de se réduire au barbarisme. À l’origine de cette situation se trouvait l’émergence soudaine de Genghis Khan (Tamuchin), un chef des tribus mongoles nomades, qui possédait des qualités remarquables de leadership qui lui permettaient de soumettre tout sur son passage. En 619/1219, Genghis Khan se tourna vers les pays civilisés de l’occident et du nord, les dévastant à coup de feu et d’épée.
L’ampleur de la gravité du coup assené sur les progrès sociaux et culturels par l’invasion mongole peut être appréciée à travers quelques descriptions graphiques de la rapine et du massacre des Mongoles, comme le présente Harold Lamb, biographe de Genghis Khan : “à leur passage, des villes étaient souvent rasées, les rivières détournées de leurs cours, des déserts peuplés de réfugiés et de mourants, et après leur passage, les loups et les grands corbeaux restaient souvent les seules créatures vivantes dans ces terres autrefois peuplées. La consternation envahit la chrétienté, une génération après la mort de Genghis Khan, lorsque les redoutables cavaliers mongols marchèrent sur l’Europe de l’ouest, lorsque Boleslas de la Pologne et Bela de la Hongrie désertèrent les champs frappés, et Henri, le Duc de Silésie, mourut a coups de flèche avec ses Chevaliers Teutoniques à Liegnitz — partageant ainsi le sort du Grand-Duc George de Russie. Ces détails sont suffisamment horribles pour qu’on s’y attarde aujourd’hui. Il s’agissait d’une guerre de très grande ampleur – une ampleur qui n’était pas très loin de la dernière guerre européenne.
Il s’agissait du massacre d’êtres humains non pas par haine, mais tout simplement pour en finir avec eux. Au mépris des valeurs humaines, ils avaient pu surmonter les terreurs des vastes déserts, les barrières des montagnes et des mers, les affres du climat et les ravages de la famine et de la pestilence. Aucun danger ne les impressionnait, aucun bastion ne leur résistait, aucune prière pour la clémence ne touchait leur sensibilité. Son œuvre est consignée, en grande partie, par ses ennemies. Son impact sur les civilisations était si dévastateur que pratiquement la moitie du monde devait repartir a zéro.
Les empires de Chathay, de Prester John, de Black Cathay, de Kharesem, de Russie, pour une période des principautés de la Pologne, et — après sa mort — le Khalifat de Baghdad, avaient disparu. Lorsque ce barbare indomptable venait à conquérir une nation, tous les autres conflits prenaient fin. Toute la conception des choses, déplorable ou non, s’en trouva bouleversée, et au sein des survivants à la conquête mongole, la paix s’installa dans la durée. Harold Lamd souligne à juste titre que l’impact des Mongols, orchestré par Genghis Khan, a été bien résumé par les auteurs de la Cambridge Medieval History en ces termes : Cette ‘nouvelle puissance de l’histoire’ – la capacité d’un homme à changer la civilisation humaine – avait commencé avec Genghis Khan et pris fin avec son petit fils Kublai, lorsque l’empire mongol fut au bord de l’éclatement. Elle n’a plus refait surface depuis lors. La terreur de l’invasion mongole n’était pas uniquement réduite au Turkestan, en Iran et en iraq. Les atrocités mongoles provoquaient des frémissements même dans les coins les plus éloignés du monde où l’on se serait attendu le moins à la présence de leurs armées.
Edward Gibbon écrit dans son livre History of the Decline and Fall of the Roman Empire : Le monde latin fut assombri par ce nuage d’hostilité sauvage, un fugitif russe avait porté l’alarme en Suède ; et les lointaines nations baltes de l’océan tremblaient à l’approche des Tartares, dont leur peur et ignorance avaient tendance à se départir de l’espèce humaine. Les Mongols ont d’abord attaqué Boukhara qu’ils rasèrent complètement. Aucune âme ne fut épargnée. Ensuite, ils mirent Samarkand en ruine et massacrèrent toute sa population. Les autres centres urbains du monde islamique d’alors subirent le même sort. Les Tartares auraient pu dévaster toute la Chrétienté (alors divisée sur le plan politique et souffrant de nombreux fléaux sociaux), comme le déclarait H.G. Wells : Un visionnaire amateur de l’histoire observant le monde à l’aube du septième siècle aurait conclu très raisonnablement que c’était simplement une question de quelques siècles avant que l’ensemble de l’Europe et de l’Asie ne tombent sous la domination mongole.
Harold Lamb écrit : Nous savons juste que les forces allemandes et polonaises se sont éclatées face à l’assaut de l’étendard mongol et furent exterminées ; Henri et ses barons moururent de la même manière que les Hospitaliers… En moins de deux mois, ils ont envahi l’Europe, des sources de l’Elbe à la mer, ont défait trois grandes armées et une douzaine de petites armées et pris d’assaut toutes les villes, excepté Olmutz.

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Au moment où l’humanité et la civilisation humaine se trouvaient au bord de la destruction, le Seigneur et Créateur du monde fit naître un homme en Arabie, investi de la tâche la plus difficile : non seulement de sauver l’humanité de la destruction imminente, mais également de l’élever à la grandeur sublime, une grandeur jusqu’ici au-delà de la connaissance des historiens et de l’imagination des poètes. S’il n’existait pas de preuves historiques irréfutables pour démontrer ses réalisations, il aurait été difficile de croire à une telle grandeur.
Cet homme, c’était Muhammad (Qu’Allah le bénisse et le salue) qui naquit au sixième siècle. Il a sauvé l’humanité du danger imminent, lui a donné un nouveau souffle de vie, de nouvelles ambitions, un regain d’énergie, un sens revitalisé de la dignité humaine et de l’intelligence, ainsi qu’un idéalisme nouveau. C’est grâce à lui qu’est née une nouvelle ère, une ère de spiritualité dans l’art et la littérature, de sincérité personnelle et de service désintéressé aux autres, toutes choses qui a engendré une culture de l’ordre, de la grâce et de la générosité.
Ses présents les plus précieux à l’homme sont sa dévotion pour la vertu et son aversion pour le mal, sa haine pour les faux dieux et sa passion pour l’établissement de la justice et de la moralité, une disposition à payer de sa vie ces justes causes. Ces causes sont finalement la source et la motivation de toutes les reformes et améliorations. Toutes ces grandeurs sublimes atteintes par l’homme ont été le résultat de ces nobles sentiments – en fait, toutes les ressources matérielles, tous les moyens et toutes les méthodes doivent leur existence à la volonté et à la détermination de l’homme.
Ce grand bienfaiteur de l’humanité a remplacé le barbarisme et la brutalité par la culture de la générosité, de la magnanimité et de la courtoisie. Il se battait sans cesse pour la propagation de ses nobles enseignements au mépris de sa propre personne, de sa vie ou de son prestige. Précisément grâce à cette lutte, il a émergé au sein des peuples peu civilisés et mal élevés des hommes aux cœurs nobles menant une vie gracieuse et gentille, des hommes qui commençaient une nouvelle ère de courtoisie et de chaleur dans l’histoire de l’homme, qui engendraient la douceur et la bonté tout autour d’eux.
Le monde a repris vie ; la justice et l’équité sont devenues ses caractéristiques ; les faibles ont acquis le courage de revendiquer leurs droits auprès des arrogants et des puissants ; la clémence et la générosité se sont établies en normes. C’était l’époque où l’humanitarisme est devenu une force motrice, où la foi et la conviction ont saisis le cœur des hommes, où l’humanité a commencé à tirer la fierté de l’altruisme, et où les comportements vertueux sont devenus une habitude chez les gens.
Ci-dessous se trouve une brève liste des précieux présents de l’Islam qui ont joué un rôle clé dans le progrès des valeurs et de la culture humaines. Un nouveau monde reluisant, tout à fait différent de l’humanité en plein processus de décadence et de désintégration au moment de son avènement, a vu le jour grâce à ces contributions islamiques :
1. La croyance claire et sans ambiguïté à l’Unicité de Dieu.
2. Le concept d’égalité et de fraternité entre les hommes
3. Le concept de la dignité humaine et de l’homme comme le chef-d’œuvre de la création de Dieu
4. La reconnaissance du vrai statut de femme et le rétablissement de leurs droits légitimes
5. Le rejet du désespoir et l’incitation à l’espoir et à la confiance chez les êtres humains.
6. La fusion du séculier et du sacré, le refus de toute dichotomie entre les deux domaines.
7. L’intégration de la religion et de la connaissance, rendant ainsi l’une dépendante de l’autre, et le respect pour la connaissance en la déclarant comme un moyen d’atteindre la proximité de Dieu.
8. L’insistance sur l’utilisation des facultés intellectuelles dans les affaires religieuses et spirituelles et l’encouragement de l’étude et l’observation des phénomènes naturels
9. Charger les adeptes de l’Islam de la responsabilité de propager la vertu et la bonté dans le monde et faire de la restauration de la vérité et de la justice une obligation qui leur incombe.
10. L’établissement d’une croyance et d’une culture universelle. Ces points ne feront pas l’objet d’un développement. Il sera plutôt fait appel à d’éminents penseurs et écrivains occidentaux qui ont reconnu ces vertus de l’Islam. L’un des fondements de la culture et de la civilisation – quelque chose qui encourage la distinction et le raffinement, la civilité dans la conduite aussi bien que dans la littérature – est la reconnaissance d’une vérité, l’appréciation des grandes réalisations des autres et la gratitude envers ceux qui nous ont accordé quelque faveur.
Le jour où ce sentiment noble sera extirpé de nos vies, la littérature, les normes éthiques, les travaux intellectuels et même le droit d’exprimer librement nos pensées, deviendront vides de sens. Ce ne serait un monde ni vivable ni enviable. Ce serait un monde de bêtes et de brutes ayant pour mot d’ordre “chacun pour soi”. Aucun sentiment ne subsistera, hormis la satisfaction des désirs charnels. Toutes les relations convenablement ordonnées entre l’enseignant et l’enseigné, entre le bienfaiteur et le bénéficiaire, entre le médecin et le patient et même entre les parents et les enfants vont disparaître et perdre leur signification. La gratitude telle que la définit William H. Davidson, l’un des auteurs de l’Encyclopedia of Religion and Ethics, est un sentiment spontané ou naturel généré par la générosité et la faveur accordées par une personne. Il s’agit d’une vertu humaine, à la fois durable et universelle.
À ce propos, Davidson a dit : La gratitude a été définie comme cette émotion agréable d’amour envers celui qui nous a accordé de la générosité, dont le véritable sentiment est lui-même une grande partie de la faveur accordée. La gratitude est une réponse désintéressée et joyeuse à la générosité – une réponse qui est immédiate et spontanée, dont la signification ultime est que la nature humaine est constituée de telle sorte que l’affection et l’unité entre les personnes en soient le soubassement, la rancune et l’inimitié (en dépit de toute indication contraire) étant anormales et dépravées. 5

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La Dette de l’Humanité envers le Prophète Muhammad (Qu’Allah le bénisse et le salue) -1-

Dans certaines parties du monde, les gens jouissent de la liberté de conscience et de choix. Ils sont libres de mener leur vie dans la paix et l’amitié, de consacrer leurs énergies à l’enseignement et à la prédication, à la recherche et à l’accomplissement de nouvelles découvertes. Cependant, même ces parties du monde n’ont pas toujours été tolérantes, exemptes de contestations, ou bienveillantes vis-à-vis de la coexistence des différents peuples, sectes ou groupes et font encore preuve de peu d’ouverture d’esprit pour accueillir les différences d’opinion.
L’humanité a semblé, à maintes reprises, s’adonner à l’autodestruction, et a traversé des étapes où, par ses propres méfaits, elle a compromis tout droit à la survie. Les hommes se sont quelques fois comportés comme des bêtes folles et féroces, faisant table rase de toute culture et civilisation, des arts, de la littérature, de la décence, des canons de la morale et du droit civil.
Nous savons tous que les textes historiques ont une origine relativement récente. L’ère ‘préhistorique’ était beaucoup plus longue. Le déclin de l’humanité lorsqu’elle a rechuté dans la sauvagerie n’était guère une tâche agréable à consigner pour les historiens et écrivains. Néanmoins, nous rencontrons des récits d’écroulement d’empires et de décadence de société humaine, racontés par intervalles longs dans les pages de l’histoire. Le premier de ces récits remonte au cinquième siècle après J.C. et certains sont brièvement abordés ici.
Le célèbre historien, H.G. Wells, écrit au sujet de la ruine des empires byzantin et sassanide : La science et la philosophie politiques semblaient alors mortes dans ces deux empires en guerre et sur le déclin. Les derniers philosophes d’Athènes, jusqu’à leur abolition, préservaient le texte de l’importante littérature du passé avec une infinie révérence et un véritable désir de comprendre. Cependant, il ne restait plus aucune catégorie d’hommes dans le monde, aucun gentilhomme libre qui soit audacieux et indépendant dans ses habitudes de pensée pour perpétuer la tradition de déclaration et d’enquête franches contenues dans ces écrits.
Certes, le chaos social et politique est pour une grande partie responsable de la disparition de cette classe, mais il existait une autre raison expliquant pourquoi l’intelligence humaine était stérile et fébrile au cours de cette époque d’intolérance. Les deux empires étaient des empires religieux sous une nouvelle forme, sous une forme qui avait énormément entravé le libre exercice des activités de l’esprit humain. 1
Le même écrivain, après avoir décrit l’assaut des Sassanides contre Byzance et leur victoire finale, fait des observations sur la déchéance sociale et morale dans laquelle avaient sombré ces deux grandes nations : Un visionnaire amateur de l’histoire observant le monde à l’aube du septième siècle aurait conclu très raisonnablement que c’était simplement une question de quelques siècles avant que l’ensemble de l’Europe et de l’Asie ne tombent sous la domination mongole. Il n’y avait aucun signe d’ordre ou d’union en Europe de l’ouest, et les empires byzantin et perse s’adonnaient manifestement à leur destruction mutuelle. L’Inde était divisée et dévastée.
Un autre écrivain, Robert Briffault donne un son de cloche similaire :
Entre le cinquième et le dixième siècle, l’Europe se trouvait dans les profondeurs abyssales sans cesse grandissantes de la barbarie. Il s’agissait d’une barbarie de loin plus épouvantable et horrible que celle des sauvages primitifs, puisqu’il s’agissait de la déliquescence de ce qui avait été autrefois une grande civilisation. Tous les traits et marques de cette civilisation étaient complètement effacés. Partout où son développement avait été le plus accompli, i.e., en Italie et en Gaule, tout était ruine, misère et dissolution.
Les civilisations entretenues par les religions antiques se désintégraient, selon J.H. Denison. Dans Emotion as Civilization (l’Emotion comme Civilisation), il écrit :
Aux cinquième et sixième siècles, le monde civilisé se trouvait au bord du chaos. Les cultures émotionnelles antiques qui avaient rendu la civilisation possible, puisqu’elles avaient donné aux hommes le sens de l’unité et de la révérence à leurs dirigeants, s’étaient effondrées, et rien de convenable n’avait été trouvé pour les remplacer…
Il semblait donc que la grande civilisation qui avait pris quatre cents ans pour se construire se trouvait au bord de la désintégration, et qu’il était probable que l’humanité retourne dans cet état de barbarisme où chaque tribu ou chaque secte s’en prenait à l’autre, et l’ordre était ignoré… Les anciennes sanctions tribales avaient perdu leur pouvoir… Les nouvelles sanctions créées par le Christianisme semaient la division et la destruction plutôt que l’unité et l’ordre. Il s’agissait d’une époque pleine de tragédies.
La civilisation, telle un arbre gigantesque dont le feuillage s’est établi sur le monde et dont les branches ont produit les fruits d’or de l’art, de la science et de la littérature, devenait chancelante… corrompue jusqu’à la moelle.

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D’après Abou Horayrah, qu’Allah soit satisfait de lui, le Prophète, Salla Allahou `Alaihi wa Sallam, a dit :

« On épouse une femme pour l’une des quatre qualités suivantes : richesse, noblesse, beauté et piété. Choisis celle qui est pieuse. Puissent tes mains ne recueillir que poussière ! ». (Boukhari et Mouslim). Littéralement: Puissent tes mains ne recueillir que poussière !
La noblesse dans ce Hadith signifie la bonne conduite de l’homme et de ses ancêtres.
A cet égard, il est à noter que la noblesse fut aussi définie par la richesse, et ce dans un autre Hadith narré par Samorah, qu’Allah soit satisfait de lui, et dans lequel le Prophète () a dit :
« La noblesse parmi les gens provient de la richesse, et le statut éminent aux yeux d’Allah provient de la piété ». [At-Tirmidhi (Hassan)]
Cependant, ce n’est pas dans le sens de la richesse que la noblesse est employée dans ce Hadith étant donné que la richesse y est déjà juxtaposée à la noblesse, ce qui prouve qu’il s’agit donc de la première interprétation.
L’expression «Puissent tes mains ne recueillir que poussière !» est une métaphore arabe qui a le même sens que « Périsse ta fortune !» et indique littéralement que la personne en question sera perdante si elle n’agit pas ainsi, mais cette expression est employée dans ce contexte dans le sens usité chez les arabes au niveau du discours et n’est aucunement interprétée comme étant une invocation de la part du Prophète () contre celui qui ne privilégie par la qualité de piété chez la femme qu’il désire épouser. Elle est plutôt une incitation à donner la préférence la femme pieuse dans son choix.
A ce sujet, le Cheikh Ibn `Othaymiine, qu’Allah lui fasse miséricorde, a dit :
« La meilleure femme à épouser est celle chez qui ces deux éléments sont réunis : la beauté physique et la beauté morale.
La beauté physique réside dans la perfection de la forme car lorsque la femme est dotée d’une beauté attrayante et d’un discours suave, les yeux aiment la regarder et les oreilles l’écouter. Par conséquent, le cœur s’abandonne à son amour, l’esprit s’abandonne à son charme, l’âme trouve la paix en sa présence et elle illustre ainsi la parole d’Allah, le Très Haut (sens du verset) :
« Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent ». (Coran 30/21)
Quant à la beauté morale, elle consiste en la perfection de la religiosité de la femme et de ses bonnes mœurs. Plus la femme est pratiquante et se caractérise par ses bonnes mœurs, plus elle est aimée et plus l’issue du mariage avec elle sera heureuse. C’est que la femme pieuse observe les ordres d’Allah, Exalté soit-Il, s’acquitte de ses devoirs envers son époux au niveau de leur relation intime, de l’éducation de ses enfants et de la préservation de ses biens. Elle l’aide à obéir à Allah, le Très Haut, en Le lui rappelant. Lorsqu’il se lasse, elle réchauffe son zèle et lorsqu’il se met en colère, elle s’évertue à rechercher son agrément. En effet, la femme bien élevée traite son mari avec affection et respect, ne néglige jamais ce qu’il aime la voir accomplir et ne donne pas la priorité à ce qu’il ne veut pas entreprendre. Lorsqu’on demanda au Prophète, Salla Allahou `Alaihi wa Sallam : « Qui est la meilleure des femmes ? »,
Sa réponse fut : « C’est celle qui réjouit l’œil de son mari, obéit à celui-ci lorsqu’il la sollicite et ne fait pas de sa personne ou de ses biens ce qui lui répugne.» (Ahmad et An-Nassaa’i).
A ce sujet, il dit également, Salla Allahou `Alaihi wa Sallam :
« Epousez la femme affectueuse et féconde, car je voudrais par vous surpasser en nombre les autres communautés le Jour de la Résurrection ». (Ahmed et Abu Daoud)
S’il est possible que la femme se pare aussi bien de la beauté physique que morale, elle aura alors accédé à la perfection (humaine) et au bonheur par la grâce d’Allah » (extrait du chapitre Az-Zawaadj).
Enseignements tirés de ce Hadith
Ce qui incite les hommes à se marier avec une femme est l’une de ces quatre qualité dont la dernière, selon eux, est la piété. Or, le Prophète, Salla Allahou `Alaihi wa Sallam, leur donne le conseil de ne jamais abandonner une femme pieuse s’il leur arrive d’en trouver une.
Le juge `Iyaadh, qu’Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Les gens désirent d’habitude les femmes et les choisissent en fonction de l’une de ces qualités. Ceux qui sont connus pour leur noblesse d’âme et leur piété font leurs choix, au sujet de ce qu’ils prennent ou abandonnent, en fonction de la religion, notamment pour ce qui est durable et comporte un danger important. » (Tohfat Al-Ahwadhi).
Parmi les enseignements tirés du Hadith, notons également que la compagnie des gens connus pour leur piété est la plus avantageuse à tous points de vue, et ce car leur compagnon tire profit de leurs bonnes mœurs, de leur baraka et de leur mode de vie, notamment lorsqu’il s’agit de l’épouse. Cela devrait être la première personne dont l’homme considère la piété car c’est avec elle qu’il partagera son avenir, c’est elle qui sera la mère de ses enfants et c’est en elle qu’il placera sa confiance, puisque c’est elle qui est censée préserver son argent, sa maison et son honneur.
Et Allah, le Très Haut, sait mieux

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