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Archive for avril 2012


D’après Abou Horayrah, qu’Allah soit satisfait de lui, le Prophète, Salla Allahou `Alaihi wa Sallam, a dit :

« On épouse une femme pour l’une des quatre qualités suivantes : richesse, noblesse, beauté et piété. Choisis celle qui est pieuse. Puissent tes mains ne recueillir que poussière ! ». (Boukhari et Mouslim). Littéralement: Puissent tes mains ne recueillir que poussière !
La noblesse dans ce Hadith signifie la bonne conduite de l’homme et de ses ancêtres.
A cet égard, il est à noter que la noblesse fut aussi définie par la richesse, et ce dans un autre Hadith narré par Samorah, qu’Allah soit satisfait de lui, et dans lequel le Prophète () a dit :
« La noblesse parmi les gens provient de la richesse, et le statut éminent aux yeux d’Allah provient de la piété ». [At-Tirmidhi (Hassan)]
Cependant, ce n’est pas dans le sens de la richesse que la noblesse est employée dans ce Hadith étant donné que la richesse y est déjà juxtaposée à la noblesse, ce qui prouve qu’il s’agit donc de la première interprétation.
L’expression «Puissent tes mains ne recueillir que poussière !» est une métaphore arabe qui a le même sens que « Périsse ta fortune !» et indique littéralement que la personne en question sera perdante si elle n’agit pas ainsi, mais cette expression est employée dans ce contexte dans le sens usité chez les arabes au niveau du discours et n’est aucunement interprétée comme étant une invocation de la part du Prophète () contre celui qui ne privilégie par la qualité de piété chez la femme qu’il désire épouser. Elle est plutôt une incitation à donner la préférence la femme pieuse dans son choix.
A ce sujet, le Cheikh Ibn `Othaymiine, qu’Allah lui fasse miséricorde, a dit :
« La meilleure femme à épouser est celle chez qui ces deux éléments sont réunis : la beauté physique et la beauté morale.
La beauté physique réside dans la perfection de la forme car lorsque la femme est dotée d’une beauté attrayante et d’un discours suave, les yeux aiment la regarder et les oreilles l’écouter. Par conséquent, le cœur s’abandonne à son amour, l’esprit s’abandonne à son charme, l’âme trouve la paix en sa présence et elle illustre ainsi la parole d’Allah, le Très Haut (sens du verset) :
« Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent ». (Coran 30/21)
Quant à la beauté morale, elle consiste en la perfection de la religiosité de la femme et de ses bonnes mœurs. Plus la femme est pratiquante et se caractérise par ses bonnes mœurs, plus elle est aimée et plus l’issue du mariage avec elle sera heureuse. C’est que la femme pieuse observe les ordres d’Allah, Exalté soit-Il, s’acquitte de ses devoirs envers son époux au niveau de leur relation intime, de l’éducation de ses enfants et de la préservation de ses biens. Elle l’aide à obéir à Allah, le Très Haut, en Le lui rappelant. Lorsqu’il se lasse, elle réchauffe son zèle et lorsqu’il se met en colère, elle s’évertue à rechercher son agrément. En effet, la femme bien élevée traite son mari avec affection et respect, ne néglige jamais ce qu’il aime la voir accomplir et ne donne pas la priorité à ce qu’il ne veut pas entreprendre. Lorsqu’on demanda au Prophète, Salla Allahou `Alaihi wa Sallam : « Qui est la meilleure des femmes ? »,
Sa réponse fut : « C’est celle qui réjouit l’œil de son mari, obéit à celui-ci lorsqu’il la sollicite et ne fait pas de sa personne ou de ses biens ce qui lui répugne.» (Ahmad et An-Nassaa’i).
A ce sujet, il dit également, Salla Allahou `Alaihi wa Sallam :
« Epousez la femme affectueuse et féconde, car je voudrais par vous surpasser en nombre les autres communautés le Jour de la Résurrection ». (Ahmed et Abu Daoud)
S’il est possible que la femme se pare aussi bien de la beauté physique que morale, elle aura alors accédé à la perfection (humaine) et au bonheur par la grâce d’Allah » (extrait du chapitre Az-Zawaadj).
Enseignements tirés de ce Hadith
Ce qui incite les hommes à se marier avec une femme est l’une de ces quatre qualité dont la dernière, selon eux, est la piété. Or, le Prophète, Salla Allahou `Alaihi wa Sallam, leur donne le conseil de ne jamais abandonner une femme pieuse s’il leur arrive d’en trouver une.
Le juge `Iyaadh, qu’Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Les gens désirent d’habitude les femmes et les choisissent en fonction de l’une de ces qualités. Ceux qui sont connus pour leur noblesse d’âme et leur piété font leurs choix, au sujet de ce qu’ils prennent ou abandonnent, en fonction de la religion, notamment pour ce qui est durable et comporte un danger important. » (Tohfat Al-Ahwadhi).
Parmi les enseignements tirés du Hadith, notons également que la compagnie des gens connus pour leur piété est la plus avantageuse à tous points de vue, et ce car leur compagnon tire profit de leurs bonnes mœurs, de leur baraka et de leur mode de vie, notamment lorsqu’il s’agit de l’épouse. Cela devrait être la première personne dont l’homme considère la piété car c’est avec elle qu’il partagera son avenir, c’est elle qui sera la mère de ses enfants et c’est en elle qu’il placera sa confiance, puisque c’est elle qui est censée préserver son argent, sa maison et son honneur.
Et Allah, le Très Haut, sait mieux

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La Sunna prophétique est l’ensemble des dires, des actions et des décisions du Prophète () et est considérée par les Musulmans, comme la deuxième partie du discours religieux en Islam. C’est la Sagesse dont Allah (exalté soit-Il) dota le Prophète quand Il lui a révélé le Coran. Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset): «Allah a fait descendre sur toi le Livre et la Sagesse, et t’a enseigné ce que tu ne savais pas. Et la grâce d’Allah sur toi est immense.» (Coran : 4/113). Ce que dit le Prophète, ce qu’il transmet aux hommes avec toute la sincérité d’un homme probe est la pure vérité, et Allah le démontre bien quand il dit (sens des Versets): «Et il ne prononce rien sous l’effet de la passion; ce n’est rien d’autre qu’une révélation inspirée.» (Coran : 53/3-4)

La Sunna comprend, entre autres, les dires du Prophète () qui sont de deux sortes :
–       Le Hadith Qodsi (divin) :
Ce sont les Hadiths que le Prophète Mohammed () rapporte directement au nom d’Allah. C’est en quelque sorte la parole d’Allah dite par le Prophète, comme ce Hadith qui dit : «Certainement Je suis comme Mon serviteur M’a présumé être, Je suis avec lui à chaque fois qu’il Me mentionne, s’il Me mentionne en lui-même, Je le mentionnerai en Moi-même, s’il Me mentionne en public, Je le mentionnerai devant un public meilleur encore, s’il s’approche de Moi d’un empan, Je Me rapproche de lui d’une coudée, et s’il s’approche de Moi d’une coudée, Je Me rapproche de lui d’une brasse, et s’il vient à Moi à petits pas, Je M’avancerai à toute vitesse.» (Boukhari et Mouslim)
Il ne s’agit pas là de Coran, car celui-ci -expression et contenu- émane d’Allah (exalté soit-Il) et est, de ce fait, inimitable.
–       Le Hadith de tradition :
Il s’agit ici de paroles dites par le Prophète () loin de toute inspiration divine directe. C’est le Prophète lui-même qui s’exprime sur les choses de la vie.
La Sunna a pour rôle d’expliciter ce qui a été dit brièvement dans le Coran. Elle explique en détails ses lois et ses préceptes. Il arrive des fois qu’elle décrète de nouvelles lois. Celles-ci sont alors le fruit d’une inspiration divine au plan du contenu et non point de l’expression, autrement dit l’idée est d’Allah (exalté soit-Il), mais l’expression est de Mohammad (). Ne font pas partie de la Sunna les mouvements innés du Prophète (), comme sa façon de marcher par exemple ou ses avis proprement personnels comme les idées émises par lui sur la fécondation du palmier.
Les thèmes abordés par la Sunna sont nombreux. On y trouve de tout : des ordres et des interdictions, des directives et des conseils, des prières et des invocations, etc … Tous les dires du Prophète (), ses actions et ses décisions sont des explicitations des préceptes islamiques dont la base est le Coran. Dans ce sens, on peut dire que la Sunna prophétique est le prolongement et le complément du Coran.

Le contenu de la Sunna comprend:

Les paroles du Prophète () adressées au Seigneur où il implore Son aide afin qu’il puisse réussir à répandre le Bien autour de lui, éviter les turpitudes, se rapprocher des nécessiteux et les aimer. Le Prophète implore Allah, demande Son pardon, se rapproche de Lui par les prières et communie avec Lui en Le glorifiant.
Les discours du Prophète adressés aux croyants pour leur donner plus de détails sur les préceptes religieux mentionnés laconiquement dans le Coran, leur apprendre les cinq piliers de l’Islam, les renseigner sur la foi et ses différentes facettes, sur la charité et ses degrés et les guider vers le chemin de la piété et de la droiture. Mohammad () dit aux croyants : «Ce qui est licite est évident, ce qui est illicite l’est de même et, entre les deux il existe des choses suspectes susceptibles d’induire en erreur et qui sont inconnues de beaucoup de gens. Quiconque les évite aura défendu sa foi et sauvé sa dignité et quiconque s’y laisse prendre est pareil à un berger dont le troupeau paît dans un endroit interdit qui risque de lui être fatal»
Les directives prodiguées par le Prophète () à la Umma afin qu’elle veille à son union et à sa fraternité. Les croyants, dans leur union fraternelle, l’amour qui les lie et les liens d’affection qu’ils entretiennent entre eux, sont solidaires comme les organes qui constituent le corps humain. Si un organe est atteint par un quelconque dysfonctionnement, c’est tout le corps qui lui vient en aide pour le protéger et lui porter secours et remède. Le Musulman est le frère du Musulman. Il ne doit ni l’opprimer, ni le trahir. L’entraide doit être de rigueur entre les Musulmans qui doivent éviter de se faire du mal les uns aux autres. L’équité pour tous doit être leur devise. Toutes les actions humaines doivent être régies et déclenchées par de bonnes intentions et chaque individu sera rétribué pour les actions qu’il aura accomplies, selon ses intentions, bonnes ou mauvaises
Les ordres et les recommandations du Prophète () adressés aux Musulmans pour qu’ils propagent la paix à travers le monde. Selon ‘Abd Allah Ibn ‘Amr, un homme a demandé au Prophète () : «Quel est le meilleur message de l’Islam?» Le Prophète lui a répondu : Venir en aide aux nécessiteux et saluer (dire «paix soit sur vous») ceux qu’on connaît et ceux qu’on ne connaît». Les Musulmans ont le devoir de répandre le Bien autour d’eux. Ils doivent être équitables dans leur jugement et éviter de trahir, de médire et de calomnier autrui.
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La politesse avec le Prophète Muhammad le bien-aimé, ()

Parmi les grandes qualités qui doivent distinguer le musulman, il y a la politesse envers le Prophète Muhammad (). C’est pourquoi il convient à tout musulman qu’Allah a honoré par la douceur de la foi de s’efforcer de promouvoir, dans son cœur et dans son esprit, une culture de politesse envers Son Messager () conforme à celle que le Coran incite les musulmans à cultiver.
Revenons donc à la sourate al-Hudjurât afin de méditer son sens et de réaliser l’importance et la pertinence de la politesse que les musulmans doivent avoir envers le Messager d’Allah ().
Dans cette sourate le Tout-Puissant dit : « Ô vous qui avez cru ! N’élevez pas vos voix au-dessus de la voix du Prophète, et ne haussez pas le ton en lui parlant, comme vous le haussez les uns avec les autres, sinon vos œuvres deviendraient vaines sans que vous vous en rendiez compte. Ceux qui auprès du Messager d’Allah baissent leurs voix sont ceux dont Allah a éprouvé les cœurs pour la piété. Ils auront un pardon et une énorme récompense. Ceux qui t’appellent à haute voix de derrière les appartements, la plupart d’entre eux ne raisonnent pas. Et s’ils patientaient jusqu’à ce que tu sortes à eux, ce serait certes mieux pour eux. Allah cependant, est Pardonneur et Miséricordieux. » (al-Hudjurât : 2-5)

Il a été rapporté dans un hadith authentique d’après Anas ibn Mâlik qu’il a dit : « Lorsque ce verset fut révélé, Thâbit ibn Qays se mit à pleurer, ferma la porte de sa maison et resta cloué chez lui sans bouger en se disant : « Je suis foutu, je fais partie de ceux qui sont promis à l’Enfer. » Il a cessé de rendre visite au Prophète () au point que celui-ci s’est enquis à son sujet auprès de Sa’d ibn Mu’adh en ces termes : « Ô Abou ‘Amr ! Qu’en est-il de Thâbit, a-t-il un problème ? » Sa’d répondit : « Il est mon voisin et, à ma connaissance, il n’a pas de problème. » Anas rapporte que Sa’d était allé voir Thâbit pour lui faire part de l’inquiétude du Messager d’Allah () à son sujet. Thâbit lui dit alors : « A la révélation de ce verset je me suis dit que, sûrement, je suis promis à l’Enfer, étant, comme vous le savez tous, celui qui élève le plus sa voix en présence du Messager d’Allah (). » Sa’d revint au Prophète () pour lui rendre compte de son entrevue avec Thâbit. Ayant pris connaissance de cela, le Prophète () dit : « Il fait plutôt partie de ceux qui iront au Paradis. » (Sahîh Muslim).
Dans une autre version, le Prophète () dit à Thabet : « Tu n’en fais pas partie, tu vivras en paix et tu mourras en paix. »

Les oulémas ont conclu à partir de ces versets que par politesse envers le Prophète (), il est interdit d’élever la voix à côté de son honorable tombe ou à la lecture de ses hadiths, car, vivant ou mort, sa sainteté reste la même.
Il existe une autre forme de politesse que nous devons observer à son égard. C’est d’ailleurs un message que nous voudrions adresser à ceux qui sont dans le domaine de la Da’wa parmi les écrivains et les chercheurs. En effet, il ne sied guère à celui qui écrit sur la biographie du Prophète () bien-aimé de prier pour lui de façon symbolique en utilisant, par exemple, des acronymes tels (P) ou (PSL). D’ailleurs on peut, sous la plume d’oulémas célèbres pour leur dévotion au service de la Charia, lire une mise en garde contre l’écriture en abrégé des prières pour le Prophète ().
Ainsi, Ibn Kathîr dans son livre Al-bâ’ith al-hathîth, rapporte qu’Ibn Salâh a dit : « Il doit écrire la formule de la prière et de la salutation sur le Prophète en complet, c’est-à-dire sans diminution ni symbole. Il ne doit pas, comme le cite Ibn Kathîr, se limiter à écrire : (paix soit sur lui), mais plutôt écrire toute la formule « paix et salut soient sur lui ».

Ce genre de politesse est celui recommandé par la Charia et approuvé par le Prophète () lui-même. Ainsi on rapporte qu’Ali (qu’Allah soit satisfait de lui) a dit : « Etant le secrétaire du Messager d’Allah le jour du pacte d’Hudaybiyya, j’ai écrit : « C’est le pacte conclu entre Muhammad, le Messager d’Allah et Suhayl ibn ‘Amr. » Alors Suhayl réagit en disant : « Si nous étions convaincus qu’il était le Messager d’Allah nous ne l’aurions pas combattu, en conséquence, tu dois enlever cette expression ». Je dis alors : « Mais il est le Messager d’Allah () que tu le veuilles ou non et je jure par Allah que je ne l’enlèverai pas. » Le Messager d’Allah () intervint pour dire : « Indique-moi l’endroit de l’expression pour l’enlever ». Je lui ai donc indiqué sa place et il l’enleva » (an-Nisâ`î dans As-Sunan l-Kubra). Ce comportement de la part d’Ali (qu’Allah soit satisfait de lui) est conforme à la politesse, car il ne s’est pas permis, de sa propre initiative, d’effacer, le jour de Hudaybiyya, l’expression « Messager d’Allah » après l’avoir écrite.

Dans son livre Ach-Chifâ`, al-Qâdî ‘Iyadh écrit : « Saches que la sainteté du Prophète () après sa mort ainsi que sa révérence et sa vénération sont tout aussi obligatoires que dans sa vie. Cela doit être observé à la mention de son nom, de son hadith ou de sa Sunna, ou lorsqu’on entend son nom ou sa biographie cités ou celle de sa famille ou de ses Compagnons. Abou Ibrahim at-Tadjîbî a dit : « Il est du devoir de chaque croyant, à la mention du Prophète (), par lui-même ou par un autre, de faire montre de soumission, de révérence et de calme comme s’il était en présence du Prophète () avec tout son prestige et son statut élevé en se conformant aux règles de politesse qu’Allah nous a inculquées ». (Ach-Chifâ`, al-Qâdî ‘Iyadh).

En effet, al-Qâdî ‘Iyadh dans son livre Ach-Chifâ` nous donne de superbes images des ancêtres pieux qui indiquent la présence chez eux de cette finesse et de cette grande politesse dans leur comportement vis-à-vis de l’héritage du Prophète (). On rapporte, dans ce cadre, qu’un homme était venu voir Sa’îd ibn al-Musayyab (qu’Allah lui accorde Sa miséricorde) pour se renseigner auprès de lui au sujet d’un hadith. Sa’îd qui était couché s’est assis et commença à entretenir l’homme. Celui-ci lui dit alors : « Je ne voulais pas que tu prennes de la peine en t’asseyant parce que tu es malade ». Sa’îd lui dit : « Je déteste parler du Messager d’Allah () en étant couché. » Quant à Mâlik ibn Anas, il avait l’habitude, quand il voulait enseigner le hadith, de se laver, de se parfumer et de porter de nouveaux vêtements avant de s’asseoir avec révérence. Il continuait à utiliser l’encens du bâton pour que l’odeur du parfum ne s’arrête pas de couvrir son conseil jusqu’à ce qu’il termine l’étude du hadith du Messager d’Allah ().

Ô Seigneur, fais que nous soyons polis avec Ton bien-aimé qui nous oriente vers Ta bonne voie et inspire nous la meilleure voie à suivre, Ô Toi qui es Puissant et Sage. Amin
Grand Mufti Cheikh Hânî al-Âbid

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