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Archive for décembre 2011

Questions préliminaires

La Bible est le livre sacré du judaïsme et du christianisme.  La Bible chrétienne est constituée de l’Ancien et du Nouveau Testament, mais les versions catholique romaine et orthodoxe de l’Ancien Testament sont légèrement plus volumineuses parce que ces églises acceptent certains livres que les protestants n’acceptent pas.  La Bible juive ne comprend que les livres que les chrétiens connaissent sous le nom d’Ancien Testament.  De plus, la disposition des canons juif et chrétien diffèrent considérablement.[1]  La venue du prophète Mohammed a été prophétisée à la fois dans l’Ancien et le Nouveau Testament.

 Il est communément admis que Jésus et ses apôtres parlaient l’araméen.  L’araméen a été couramment parlé jusqu’en l’an 650, environ, puis a été supplanté par l’arabe.[2]  La Bible que l’on retrouve de nos jours n’est cependant pas fondée sur les manuscrits araméens, mais sur des versions grecques et latines.

(Le fait de citer des prophéties de la Bible ne signifie pas que les musulmans acceptent la Bible contemporaine comme révélation divine dans toute son intégralité.)

Le fait que sa venue soit prophétisée par un autre prophète n’est pas une condition requise pour qu’un prophète soit accepté et reconnu.  Moïse, qui était un prophète envoyé au peuple de Pharaon, n’avait été annoncé par aucun prophète avant lui.  Abraham a été envoyé par Dieu à Nimrod, mais aucun prophète n’avait prédit sa venue.  De même pour Noé, Lot et d’autres qui étaient tous de vrais prophètes envoyés par Dieu sans que leur venue n’ait  jamais été prophétisée par un autre prophète.  La preuve de l’authenticité d’un prophète ne se limite donc pas à des prophéties faites sur lui; elle inclut le message qu’il a à transmettre, les miracles qu’il accomplit, etc.

 Discuter des prophéties demeure un exercice délicat, car il implique de faire le tri parmi de nombreuses versions et traductions de la Bible et des manuscrits récemment découverts, et de faire des recherches sur des mots hébreux, grecs et araméens.  La tâche devient particulièrement difficile lorsque l’on sait que « toutes les copies de la Bible émises avant l’invention de l’imprimerie (au 15esiècle) présentent des variantes textuelles ».[3]  Voilà qui n’est pas un sujet facile pour les non initiés.  Les meilleurs témoignages nous viennent donc d’experts dans le domaine, contemporains ou non, qui ont reconnu ces prophéties.

Nous avons des témoignages d’individus parmi les premiers juifs et les premiers chrétiens, des rabbins et des moines, qui témoignent du fait que Mohammed était bel et bien l’homme auxquelles faisaient allusion des prophéties bibliques bien spécifiques.  En voici quelques exemples.

Le prophète attendu

Les juifs et les chrétiens de l’ère pré-islamique, en Arabie, attendaient un prophète.  Avant la venue de Mohammed, l’Arabie était un pays partagé par des juifs, des chrétiens et des païens, et les trois groupes se faisaient la guerre à l’occasion.  Les juifs et les chrétiens disaient aux païens : « Le temps est venu pour que le prophète illettré apparaisse parmi nous afin de faire revivre la religion d’Abraham.  Nous nous joindrons à lui et nous vous livrerons une guerre acharnée à ses côtés. »  Mais lorsque Mohammed apparut pour de bon, certains crurent en lui et d’autres le rejetèrent.  C’est pourquoi Dieu a révélé :

« Et quand leur vient, de Dieu, un Livre confirmant celui qu’ils ont déjà entre leurs mains – alors qu’auparavant ils priaient pour obtenir une victoire décisive sur les mécréants –  et lorsque leur vient ce qu’ils savent, au fond, (être la vérité), ils refusent d’y croire. Que la malédiction de Dieu soit sur les mécréants! » (Coran 2:89)

Le premier témoin fut Bahira, un moine chrétien qui reconnut que Mohammed était un prophète alors que ce dernier était encore tout jeune. Il dit à l’oncle de Mohammed :

« …un brillant avenir attend ton neveu; alors ramène-le rapidement chez lui. »[4]

 

 Le second témoin fut Waraqah bin Nawfal, un érudit chrétien qui mourut peu de temps après une rencontre seul à seul avec Mohammed.  Waraqah reconnut que Mohammed était le prophète de son époque et qu’il avait reçu la révélation comme l’avaient reçue Moïse et Jésus.[5]

 Les juifs de Médine attendaient avec impatience la venue d’un prophète.  Les troisième et quatrième témoins furent leurs deux grands rabbins, Abdoullah bin Salam et Moykhayriq.[6]

Les cinquième et sixième témoins furent deux rabbins yéménites, Wahb ibn Mounabbih et Ka’b al-Ahbar.  Ka’b trouva dans la Bible de long passages de louanges et la description du prophète par Moïse.[7]

Le Coran dit :

« N’est-ce pas pour eux un signe que les savants des enfants d’Israël en soient informés? » (Coran 26:197)


Footnotes:

[1] “Bible.”  Encyclopædia Britannica, de l’Encyclopædia Britannica Premium Service. (http://www.britannica.com/eb/article-9079096)

[2] “Aramaic language.”  Encyclopædia Britannica deEncyclopædia Britannica Premium Service. (http://www.britannica.com/eb/article-9009190)

[3] “biblical literature.”  Encyclopædia Britannica de Encyclopædia Britannica Premium Service. (http://www.britannica.com/eb/article-73396)

[4] ‘Muhammad: His Life Based on the Earliest Sources’ par Martin Lings, p. 29. ‘Sirat Rasul Allah’ par Ibn Ishaq, traduit par A. Guillame, p. 79-81. ‘The Quran And The Gospels: A Comparative Study,’ p. 46 par Dr. Muhammad Abu Laylah de l’université d’al-Azhar.

[5] ‘Muhammad: His Life Based on the Earliest Sources’ par Martin Lings, p. 35.

[6] ‘The Quran And The Gospels: A Comparative Study,’ p. 47 par Dr. Muhammad Abu Laylah of Azhar University.

[7] ‘The Quran And The Gospels: A Comparative Study,’ p. 47-48 par Dr. Muhammad Abu Laylah de l’Université d’al-Azhar.

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John 14:16  “Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous. »

Dans ce verset, Jésus promet qu’un autre « consolateur » viendra.  Dans cet article, nous discuterons donc de ce « consolateur ».

Le mot grec paravklhtoß, ho parakletos, a été traduit comme « consolateur ».Parakletos signifie plus précisément « celui qui plaide la cause de quelqu’un d’autre, un intercesseur. »[1]  Le mot grec paravklhtoß, ho parakletos, a été traduit comme « consolateur ». Parakletos signifie plus précisément « celui qui plaide la cause de quelqu’un d’autre, un intercesseur. »  Le ho parakletos est une personne, en langue grecque, et non une entité incorporelle.  En langue grecque, chaque nom possède un genre, c’est-à-dire masculin, féminin ou neutre.  Dans les chapitres 14, 15 et 16 de l’Évangile selon Jean, le ho parakletos est une personne.  Tous les pronoms, en grec, s’accordent en genre avec les noms auxquels ils réfèrent et ici, le pronom « il » est utilisé en référence au parakletos.  Le Nouveau Testament utilise le mot pneuma, qui signifie « souffle » ou « esprit », qui est l’équivalent grec de ruah, le mot hébreu pour « esprit » utilisé dans l’Ancien Testament. Pneuma est un mot grammaticalement neutre et est toujours représenté par un « il » impersonnel.

Toutes les Bibles d’aujourd’hui sont tirées d’« anciens manuscrits », le plus ancien datant du quatrième siècle.  Il n’y a pas deux anciens manuscrits qui soient identiques.[2]  Toutes les Bibles imprimées de nos jours sont constituées de manuscrits qui ont été rassemblés, mais qui ne proviennent pas d’une source unique et définitive.  Les traducteurs de la Bible tentent habituellement de « choisir » la version qu’ils croient être la bonne.  En d’autres termes, comme ils ne savent pas quel « ancien manuscrit » est le bon, ils décident, pour nous, de la meilleure « version » pour un verset donné.  Prenez  Jean 14:26, par exemple.  Jean 14:26 est le seul verset de la Bible qui associe le parakletos au Saint Esprit.  Mais les « anciens manuscrits » ne vont pas du tout dans le même sens.  Par exemple, dans le fameux Codex Syriacus, écrit aux environs du cinquième siècle et découvert en 1812 sur le Mont Sinaï, le texte de 14:26 dit « paraclet, l’esprit » et non « paraclet, le Saint Esprit ».

Pourquoi devons-nous accorder autant d’importance à cela?  Parce que dans la langue biblique, un « esprit » signifie tout simplement un « prophète ».

« Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde.»[3]

Il est intéressant de savoir que plusieurs érudits bibliques ont considéré leparakletos comme une « personnalité indépendante ayant le pouvoir de sauver » et non comme le Saint Esprit.[4]

La question est donc : le parakletos, le consolateur annoncé par Jésus était-il le « Saint Esprit » ou une personne – un prophète?  Pour répondre à cette question, nous devons bien comprendre la description du ho parakletos et voir si elle correspond à un esprit ou à un être humain.

Si nous poursuivons notre lecture au-delà de 14:16 et de 16:7, nous découvrons que Jésus avait prédit les détails de l’arrivée et de l’identité duparakletos.  Ainsi, dans le contexte de Jean 14 et 16, nous découvrons les faits suivants :

1       ésus a dit que le parakletos était un être humain :

John 16:13  «… il vous annoncera les choses à venir. »

John 16:7   « En effet, si je ne m’en vais pas, le consolateur ne viendra pas à vous. »

Il est impossible que le consolateur soit le « Saint Esprit », parce que celui-ci était présent bien avant la venue de Jésus et tout au long de son ministère.[5]

Jean 16:13 réfère au paraclet en utilisant le pronom « il » sept fois et non le « il » impersonnel.  Aucun autre verset de la Bible ne contient sept pronoms masculins.  Par conséquent, le paraclet est une personne et non un esprit.

2.      Jésus est appelé « parakletos » :

« Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat (parakletos) auprès du Père, Jésus Christ le juste. » (1 Jean 2:1)

Ici, nous voyons que le parakletos est un intercesseur physique, un être humain.

3.      La « divinité » de Jésus est une invention qui est venue plus tard :

Jésus n’a jamais été perçu comme « divin » jusqu’au Concile de Nicée, en 325.  Avant cela, tous, à l’exception des juifs, le reconnaissaient comme un prophète de Dieu, tel qu’indiqué par la Bible :

Matthieu 21:11   « …Et la foule qui l’accompagnait répondait: « C’est Jésus le prophète, de Nazareth en Galilée. »

Luc 24:19    « … Jésus de Nazareth. C’était un prophète qui agissait et parlait avec puissance, devant Dieu et devant tout le peuple. »

4.      Jésus a prié Dieu d’envoyer un autre parakletos :

John 14:16   « Et moi, je demanderai au Père de vous donner un autre consolateur de sa cause, afin qu’il reste pour toujours avec vous. »


Footnotes:

[1] Vine’s Expository Dictionary of New Testament Words.

[2] « En plus des différences majeures, comme celles-là, rares sont les versets où l’on ne retrouve pas de variantes d’une version à l’autre.  Nul ne peut prétendre que ces additions,  omissions ou altérations ne constituent que de vagues différences. »  ‘Our Bible and the Ancient Manuscripts,’ par le Dr Frederic Kenyon, Eyre and Spottiswoode, p. 3.

[3] 1 Jean 4: 1-3

[4] « …La tradition chrétienne a identifié cette figure (le paraclet) comme le Saint Esprit, mais des érudits comme Spitta, Delafosse, Windisch, Sasse, Bultmann, et Betz ont douté de l’authenticité de cette interprétation et ont avancé que le paraclet avait déjà été considéré comme une personnalité salvatrice qui a plus tard été confondue avec le Saint Esprit. » ‘The Anchor Bible, Doubleday & Company, Inc, Garden City, N.Y. 1970, Volume 29A, p. 1135.

[5] Genèse 1: 2, 1 Samuel 10: 10, 1 Samuel 11: 6, Isaïe 63: 11, Luc 1: 15, Luc 1: 35, Luc 1: 41, Luc 1: 67, Luc 2: 25, Luc 2: 26, Luc 3:22, Jean 20: 21-22

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Deutéronome 18:18  « Je leur susciterai, du milieu de leurs frères, un prophète semblable à toi; Je mettrai mes paroles dans sa bouche et il leur dira tout ce que Je lui commanderai. »

De nombreux chrétiens croient que cette prophétie faite par Moïse faisait référence à Jésus.  Bien que la venue de Jésus ait été annoncée dans l’Ancien Testament, ce verset et cette prophétie ne s’appliquent pas à lui, mais plutôt à Mohammed, comme nous le démontrerons clairement.  Moïse a prédit ce qui suit :

1.         Que ce prophète serait comme Moïse

Domaines de comparaison

Moïse

Jésus

Mohammed

Naissance

Naissance normale

Naissance miraculeuse

Naissance normale

Mission

Prophète

Prétendument fils de Dieu

Prophète

Parents

Mère et père

Mère seulement

Mère et père

Vie familiale

Marié avec enfants

Jamais marié

Marié avec enfants

Acceptation par son peuple

Accepté par les juifs

Rejeté par les juifs[1]

Accepté par les Arabes

Autorité politique

Moïse la possédait (Nombres, 15:36)

Jésus l’a refusée [2]

Mohammed la possédait

Victoire sur ses opposants

Pharaon a été noyé

On prétend qu’il a été crucifié

Les Mecquois ont été défaits

Mort

Mort naturelle

On prétend qu’il a été crucifié

Mort naturelle

Enterrement

Enterré

Tombe vide

Enterré

Divinité

Ne possède pas de caractère divin

Divin selon les chrétiens

Ne possède pas de caractère divin

Âge au début de sa mission

40

30

40

Résurrection sur terre

Non-ressuscité

Prétendument ressuscité

Non-ressuscité

2.         Que le prophète attendu serait frère des juifs

Le verset est explicite quant au fait que le prophète attendu sera issu des frères des juifs.  Abraham eut deux fils : Ismaël et Isaac.  Les juifs sont les descendants du fils d’Isaac, Jacob.  Les Arabes, quant à eux, sont les descendants d’Ismaël.  Les Arabes sont donc les frères des juifs.  La Bible affirme :

« … il (Ismaël) assurera sa place en face de tous ses semblables. » (Genèse 16:12)

« Il (Ismaël) s’établit en présence de tous ses frères. » (Genèse 25:18)

Les enfants d’Isaac sont les frères des Ismaélites.  De même, Mohammed est issu des frères des Israélites car il était un descendant d’Ismaël, le fils d’Abraham.

3.         Dieu mettra Ses paroles dans la bouche du prophète attendu

Le Coran dit, au sujet de Mohammed :

« Et il ne prononce rien selon ses propres désirs.  Ce n’est rien d’autre qu’une révélation [qui lui est] inspirée par (l’ange Gabriel) » (Coran 53:3-4)

C’est très similaire à ce que dit le verset 18:18 du Deutéronome:

« Je leur susciterai, du milieu de leurs frères, un prophète semblable à toi; Je mettrai mes paroles dans sa bouche et il leur dira tout ce que Je lui commanderai. » (Deutéronome 18:18)

Le prophète Mohammed a été envoyé avec un message à transmettre à toute l’humanité, y compris les juifs.  Tous les hommes, y compris les juifs, doivent accepter sa mission prophétique, affirmation qui est soutenue par les paroles suivantes :

« Le Seigneur suscitera pour vous un prophète comme moi, issu de votre peuple, l’un de vos frères: écoutez-le. » (Deutéronome 18:15)

4.         Un avertissement à ceux qui rejetteront ce prophète

La prophétie continue ainsi:

Deutéronome 18:19 : « Si un homme n’écoute pas Mes paroles que ce prophète aura prononcées en Mon nom, alors c’est Moi-même qui en demanderai compte à cet homme. »

Voici le témoignage de certains érudits qui ont cru que cette prophétie faisait référence à Mohammed.

Premier témoignage

Abdoul-Ahad Daoud, l’ex-révérend et prêtre catholique romain David Benjamin Keldani de la secte des chaldéens unis a écrit, après sa conversion à l’islam, un livre intitulé « Muhammad in the Bible » (Mohammed dans la Bible).  Au sujet de cette prophétie, il a écrit :

« Si ces mots ne faisaient pas référence à Mohammed, cela signifierait que cette prophétie ne s’est jamais réalisée.  Jésus lui-même n’a jamais prétendu être le prophète auquel il est fait allusion dans ce verset.  Même ses disciples étaient d’accord; ils attendaient la seconde venue de Jésus pour voir se réaliser la prophétie (Actes 3:17-24).  Cela demeure un fait incontesté que Jésus, lors de sa première venue sur terre, n’était pas un prophète semblable à Moïse, et que lors de sa deuxième venue, cette prophétie ne pourra correspondre à ce qu’il sera alors.  Selon l’Église, Jésus reviendra en tant que juge et non comme législateur.  Or, celui dont parle la prophétie viendra avec la loi dans sa main droite. »[3]

Deuxième témoignage

Muhammad Asad est né Leopold Weiss en juillet 1900, dans la ville de Lvov, en Pologne (qui faisait alors partie de l’empire autrichien).  Il était descendant d’une longue lignée de rabbins, lignée rompue par son père, qui avait décidé de devenir avocat.  Asad lui-même reçut une éducation religieuse approfondie, ce qui allait permettre, croyait-on, de garder bien vivante la tradition rabbinique familiale.  Il était devenu expert en hébreu assez tôt dans sa vie et il connaissait assez bien l’araméen.  Il avait étudié l’Ancien Testament dans sa forme originale, de même que les textes du Talmud, de la Mishna et la Gémara, et avait approfondi ses connaissances de la compliquée exégèse biblique, le Targum.[4]

Au sujet de ce verset du Coran :

« Ne mêlez pas la vérité au mensonge et ne cachez pas sciemment la vérité. »  (Coran 2:42)

Muhammad Asad écrit :

« Mêler la vérité au mensonge signifie altérer les textes bibliques, ce dont le Coran accuse les juifs à plusieurs reprises (et qui a d’ailleurs été prouvé par un examen textuel objectif), tandis que cacher sciemment la vérité fait référence à leur mépris ou à leur interprétation délibérément erronée des paroles de Moïse dans le passage biblique qui dit :

« Le Seigneur suscitera pour vous un prophète comme moi, issu de votre peuple, l’un de vos frères: écoutez-le. » (Deutéronome 18:15)

et des paroles attribuées à Dieu Lui-même :

« Je leur susciterai, du milieu de leurs frères, un prophète semblable à toi;Je mettrai mes paroles dans sa bouche et il leur dira tout ce que Je lui commanderai. » (Deutéronome 18:18)

Les « frères » des enfants d’Israël sont évidemment les Arabes, et plus particulièrement les mousta’ribah (« arabisés ») parmi eux, dont la descendance remonte à Ismaël et Abraham.  Et comme c’est à ce groupe qu’appartenait la tribu (Qouraish) de laquelle faisait partie le prophète Mohammed, le passage biblique cité plus haut ne peut faire référence qu’à sa venue. »[5]


Footnotes:

[1] « Il (Jésus) est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas accueilli. » (Jean 1:11)

[2] Jean 18:36.

[3] p. 156

[4] ‘Berlin to Makkah: Muhammad Asad’s Journey into Islam’ (De Berlin à la Mecque: le parcours de Muhammad Asad au sein de l’islam), par Ismail Ibrahim Nawwab, dans le numéro de janvier/février 2002 du magazine saoudien Aramco.

[5] Muhammad Asad, ‘The Message of The Quran’ (Gibraltar: Dar al-Andalus, 1984), p. 10-11.

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Une image de la terre montrant ses couches intérieures.  Windows to the Universe (http://www.windows.ucar.edu) à l’University Corporation for Atmospheric Research (UCAR).  ©1995-1999, 2000 The Regents of the University of Michigan; ©2000-05 University Corporation for Atmospheric Research.  

La sounnah du prophète Mohammed est la deuxième source de révélation en islam.  Comme le Coran, elle contient des informations à caractère scientifique qui n’étaient pas connues à l’époque.  Parmi ces informations miraculeuses, on retrouve les « sept terres » mentionnées par le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui).  Voici deux exemples de hadiths où il les a  mentionnées :

Hadith 1

Abou Salamah rapporte qu’une dispute éclata entre lui-même et d’autres personnes (au sujet d’un terrain).  Lorsqu’il en fit part à ‘Aisha (l’épouse du Prophète), elle lui dit : « Ô Abou Salamah!  Ne prends aucune terre injustement, car le Prophète a dit :

 « Quiconque s’approprie injustement ne serait-ce qu’un empan de terre se le verra suspendu autour du cou, au jour du Jugement, son étendue prise dans les sept terres. »  (Sahih al-Boukhari, « le livre de l’oppression »)

Hadith 2

Salim a rapporté que, selon son père, le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a dit :

 « Quiconque s’approprie injustement une parcelle de terre sera précipité au fond des sept terres au jour de la Résurrection. » (Sahih al-Boukhari, « le livre de l’oppression »)

Les hadiths mentionnés ci-dessus interdisent l’oppression en général, et plus particulièrement de s’approprier injustement une parcelle de terre appartenant à autrui.  Quelles sont les sept terres auxquelles ils font référence?

Des études en géologie ont démontré que la terre est composée de sept couches, identifiées à partir du centre jusqu’à la couche externe comme suit :

(1)  Noyau interne solide : 17% de la masse terrestre, profondeur de 5,150 à 6,370 kilomètres

Le noyau interne est solide et n’est pas attaché au manteau; il est suspendu dans le noyau externe liquide.  On croit qu’il s’est solidifié sous l’effet d’extraordinaires pressions, ce qui se produit avec la plupart des liquides soumis à des baisses de température et à des hausses de pression.

(2)  Noyau externe liquide : 30,8% de la masse terrestre, profondeur de 2,890 à 5,150 kilomètres

Le noyau externe est composé d’un liquide brûlant conducteur d’électricité qui transfère l’énergie par convection.  Cette couche conductrice s’allie à la rotation de la Terre pour créer un effet dynamo maintenant un système de courants électriques connus sous le nom de champ magnétique de la Terre.  Il est également responsable des légères secousses dans la rotation de la Terre.  Cette couche n’est pas aussi dense que le serait du pur fer en fusion, ce qui indique la présence d’éléments plus légers.  Les scientifiques soupçonnent qu’environ 10% de cette couche est composé de soufre et/ou d’oxygène car ces éléments sont abondants dans le cosmos et se dissolvent facilement dans le fer en fusion.

(3)  La couche « D » : 3% de la masse terrestre, profondeur de 2,700 à 2,890 kilomètres.

Cette couche fait de 200 à 300 kilomètres d’épaisseur et représente environ 4% du manteau.  Bien qu’elle soit souvent identifiée comme faisant partie du manteau inférieur, des discontinuités sismiques suggèrent que la couche « D » diffère, chimiquement, du manteau inférieur.  Des scientifiques supposent que ce qui la compose s’est soit dissout dans le noyau, ou a réussi à passer au travers du manteau sans atteindre le noyau à cause de sa densité.

(4)  Manteau inférieur : 49,2% de la masse terrestre, profondeur de 650 à 2,890 kilomètres.

Le manteau inférieur forme 72,9% de la masse totale du manteau et est probablement composé essentiellement de silicone, de magnésium et d’oxygène.  Il contient aussi probablement du fer, du calcium et de l’aluminium.  Les scientifiques font ces déductions en présumant que la Terre contient des proportions d’éléments cosmiques similaires à celles qui se trouvent dans le soleil et dans les météorites primitives.

(5)  Manteau intermédiaire (région transitoire) : 7,5% de la masse terrestre, profondeur de 400 à 650 kilomètres.

La région transitoire, parfois appelée la couche fertile, forme 11,1% de la masse du manteau et constitue la source du magma basaltique.  Elle contient aussi du calcium, de l’aluminium et du grenat, qui est un minerai de silicate d’aluminium.  À cause du grenat, cette couche devient très dense lorsque refroidie.  Elle devient légère lorsque chaude parce que les minerais fondent facilement pour former du basalte, qui peut alors s’élever à travers les couches supérieures du magma.

(6)  Manteau supérieur : 10,3% de la masse terrestre, profondeur entre 10 et 400 kilomètres.

Le manteau supérieur forme 15,3% de la masse totale du manteau.  Des fragments ont été extraits près de montagnes érodées et de volcans.  L’olivine (Mg, Fe) 2Si04 et le pyroxène (Mg, Fe) Si03 sont les principaux minerais qu’on y a trouvés.  Ceux-ci, de même que d’autres minerais, sont réfractaires et cristallins à hautes températures; par conséquent, la plus grande partie s’échappe du magma montant et soit se transforme en de nouveaux éléments, soit ne quitte jamais le manteau.  On présume qu’une partie du manteau supérieur appelée l’asthénosphère est partiellement en fusion.

(7)  Lithosphère : 0,099% de la masse terrestre, profondeur  entre 0 et 10 kilomètres.

La couche rigide superficielle de la Terre, constituée de la croûte et du manteau supérieur, est appelée lithosphère.  La croûte océanique forme 0,147% de la masse du manteau.  Pour la plus grande partie, la croûte de la Terre s’est formée à partir d’activités volcaniques.  Les dorsales océaniques, un réseau d’activité volcanique que l’on peut suivre sur plus de 60 000 kilomètres génère près de 17 km3 de nouvelle croûte océanique par année, recouvrant le fond sous-marin de basalte.  On trouve des coussins de basalte accumulé, entre autres, à Hawaï et en Islande.

Cette image montre une coupe transversale de la croûte terrestre et de la partie supérieure du manteau.  On y voit les plaques tectoniques de la lithosphère (composées de la croûte et de la partie supérieure du manteau) se mouvant au-dessus de l’asthénosphère. Windows to the Universe, à (http://www.windows.ucar.edu) at the University Corporation for Atmospheric Research (UCAR).  ©1995-1999, 2000 The Regents of the University of Michigan; ©2000-05 University Corporation for Atmospheric Research.  Croûte continentale : 0.374% de la masse terrestre; profondeur entre 0-50 kilomètres.

La croûte continentale forme 0,554% de la masse du manteau.  C’est la partie superficielle de la Terre, composée essentiellement de roches cristallines.  Ce sont des minéraux légers de faible densité comprenant surtout du quartz (SiO2) et du feldspath (minéral à base de silicate).  Les croûtes océanique et continentale forment la surface de la Terre et donc, la partie la plus froide de notre planète.  Parce que les roches froides se déforment très lentement, nous appelons cette enveloppe rigide superficielle la lithosphère (couche rocheuse).

Cette image montre les sept couches de la Terre.  (Adaptée de Beatty, 1990).

Conclusion

Les sept couches de la Terre ont donc bel et bien été mentionnées par le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui).  Le miracle est double :

(1)  L’expression utilisée dans le hadith (il sera précipité au fond des sept terres au jour de la Résurrection) indique la stratification de ces sept « terres » autour d’un centre.

(2)  L’exactitude avec laquelle le Prophète fait référence aux sept couches intérieures de la Terre.

Il y a 1400 ans, la seule façon, pour un habitant du désert, de connaître ces faits était par révélation divine.

Références

Beatty, J. K. et A. Chaikin, eds.  The New Solar System.  Massachusetts: Sky Publishing, 3e édition, 1990.

Press, Frank et Raymond Siever.  Earth.  New York: W. H. Freeman and Company, 1986.

Seeds, Michael A. Horizons. Belmont, California: Wadsworth, 1995.

El-Najjar, Zaghloul.  Treasures In The Sunnah: A Scientific Approach: Cairo, Al-Falah Foundation, 2004.

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