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Archive for janvier 2011


Il était commerçant. Il achetait des vaches en Iraq ou en Iran et les revendait en Syrie. C’était un homme musulman authentique, qui avait pris l’habitude de prier la nuit, de jeûner le jour et donner une partie de ses biens aux pauvres et démunis. C’était un dévot, pieux et pur.

Lors de l’un de ses voyages de commerce, alors qu’il se déplaçait avec ses vaches et parcourait les chemins pour les vendre, il neigea abondamment. Les chemins furent obstrués, les prairies dévastées et ses vaches moururent à l’exception de quatre d’entre elles. Il voyagea d’un endroit à l’autre avec elles et un soir, il arriva à un petit village sur la route Mossoul-Alep. Il frappa à la porte d’une maison et lorsque le propriétaire de celle-ci sortit, il l’informa qu’il était un hôte de passage et qu’il voulait juste passer la nuit dans sa maison, et que le matin venu, il continuera son voyage vers une autre destination.
Le propriétaire de la maison accueillit son hôte, fit entrer ses vaches dans la cour de sa maison et servit un repas à l’hôte et du fourrage aux vaches. Le propriétaire de la maison était pauvre, son bétail était mort et ses cultures avaient été endommagées par les tombées de neige abondantes et répétées. Il était marié et avait un fils. Sa maison était dotée de deux chambres, l’une pour lui et sa femme et l’autre pour son fils.
La famille se rassembla autour du nouvel hôte et une plaisante discussion nocturne commença. Le propriétaire de la maison apprit au cours de la conversation que son hôte transportait avec lui une certaine somme d’argent.
Après cela, le propriétaire de la maison se rendit en compagnie de son épouse dans sa chambre et l’hôte se rendit dans la chambre du fils. Le fils s’installa sur son lit dans le coin droit de la chambre et l’hôte s’installa sur le sien dans le coin gauche de la pièce.
Le propriétaire demanda à l’hôte s’il avait besoin de quelque chose et s’assura qu’il était à son aise.
Il quitta la chambre de son fils et de l’hôte pour se rendre dans sa chambre et dormir également. Une fois dans la chambre, son épouse lui chuchota : « Ô toi ! Jusqu’à quand resteras-tu dans le besoin ? Cet hôte est riche et nous avons grand besoin de son argent et de ses vaches. Pour l’instant, nous mangeons un jour et restons affamés plusieurs jours, alors qu’adviendra-t-il de nous si la famine vient à toucher le village et si nous n’avons ni argent ni nourriture ?! L’opportunité est là aujourd’hui. Cet hôte est riche, alors va auprès de lui, prends-lui son argent et ses vaches afin de préserver nos vies et celle de notre fils. »
L’homme lui dit : « Comment pourrais-je faire cela alors qu’il est notre hôte ?! Comment pourrais-je lui son argent et ses vaches ?! Comment me permettre de commettre une telle absurdité?! »
Sa femme lui dit : « Tue-le et ensuite nous le jetterons dans une fosse proche, au cœur de cette vallée, et nul n’en saura rien ?! »
L’homme hésita… la femme insista, et pour mettre fin à l’hésitation de son mari elle lui dit : « Ce que tu vas faire est une nécessité pour nous sauver d’une mort certaine et la nécessité justifie les interdits !! » et le diable était leur troisième compagnon.
L’homme finit par être convaincu et se résolut à tuer son hôte et à le dépouiller de l’argent qu’il possédait.
C’était le dernier tiers de la nuit et tout était calme et paisible. L’obscurité enveloppait le village et un silence effrayant l’envahissait. L’homme sortit son poignard et l’affûta. Ensuite, il se dirigea vers la chambre de l’hôte et de son fils. Son épouse se trouvait derrière lui pour l’encourager. Il marcha lentement sur la pointe des pieds et se dirigea vers le coin gauche de la chambre où l’hôte était allongé. Il tâta son corps jusqu’à sentir son cou dans l’obscurité, puis l’égorgea comme l’on égorge une chèvre.
La femme vint auprès de son mari et ils s’entraidèrent à tirer le corps inerte hors de la chambre. C’est alors qu’ils découvrirent qu’ils avaient égorgé leur fils unique.
L’homme et la femme poussèrent un grand cri et tombèrent, évanouis.
En entendant ce vacarme, l’hôte et les voisins se réveillèrent et trouvèrent le fils mort. Ils se précipitèrent vers l’homme et sa femme avec de l’eau froide et leur aspergèrent le visage.
Lorsqu’ils revinrent à eux en pleurant à chaudes larmes, ils demandèrent aux voisins de signaler le crime à la police et celle-ci arrêta les auteurs.
Que se passa-t-il dans la chambre de l’hôte et du fils ?!
Le fils se leva et se dirigea vers le lit de l’hôte lorsque son père quitta la pièce et ils commencèrent tous deux à discuter. La conversation fut longue et perdura jusqu’à ce que le garçon s’endormît sur le lit de l’hôte après que le sommeil l’eut envahi. L’hôte ne voulut pas réveiller le fils et lui laissa son lit après l’avoir enveloppé d’une couverture. Ensuite, il se coucha sur le lit de l’enfant et rentra dans un profond sommeil. Lorsque le père vint dans la chambre de l’hôte et de son fils, il était certain de connaître l’endroit du lit de chacun d’eux et il égorgea son fils alors qu’il voulait égorger l’hôte. Le père voulait la vie de l’hôte, mais Allah, Exalté soit-Il, décida que ce serait le fils qui devrait mourir. Les voisins enterrèrent l’enfant mort et le père fut incarcéré.
Ce récit est tiré du livre intitulé «Adalatou As-Samaa» (La justice du ciel)

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« Le Messager a cru en ce qu’on a fait descendre vers lui venant de son Seigneur, et aussi les croyants : tous ont cru en Allah, en Ses anges, à Ses livres et en Ses messagers; (en disant) : « Nous ne faisons aucune distinction entre Ses messagers » » (Coran : 2/285)

« Ô les croyants ! Soyez fermes en votre foi en Allah, en Son Messager, au Livre qu’il a fait descendre sur Son Messager, et au Livre qu’il a fait descendre avant. Quiconque ne croit pas en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses messagers et au Jour dernier, s’égare, loin dans l’égarement. » (Coran : 4/136)
Le Prophète (Salla Allahou Allaihi wa Sallam) dit en réponse à l’Ange Jibril qui voulait enseigner aux musulmans leur religion à travers un certains nombre de questions réponse. « La foi consiste à croire en Allah, en Ses Anges, Ses Livres, Ses Messagers et au Jour dernier. Elle consiste aussi à croire au destin bon ou mauvais.» (Rapporté par Mouslim)
La croyance au Livre est l’un des six piliers sur lesquels repose la foi islamique. Elle consiste à croire résolumentqu’Allah, exalté soit-Il, a révélé à Ses Envoyés des Livres qui fournissent les preuves solides et palpables de Son existence, qui proclament Son unicité et qui renferment lois et recommandations visant à assurer la perfection de l’homme et à lui fournir tout ce dont il a besoin sur terre et dans l’au-delà.
Allah, exalté soit-Il, dit : «Nous avons effectivement envoyé nos messagers avec des preuves évidentes, et fait descendre avec eux le Livre et la balance, afin que les gens établissent la justice… » (Coran : 57/ 25)
La croyance aux livres consiste à croire aux Livres révélés dans leur totalité : ceux dont les noms nous sont connus et ceux dont nous ne connaissons pas les noms.
Quant à ceux dont les noms nous sont parvenus, ils sont:
1) Le Coran qui est la parole d’Allah, révélé à Son Prophète Mohammad (Salla Allahou ‘Alahi wa Sallam) par l’intermédiaire de Jibrîl, en une langue arabe claire. Il est le dernier Livre céleste révélé, confirmant ce qui a été révélé dans les Livres antérieurs concernant l’Unicité d’Allah et l’obligation de Lui obéir et de L’adorer. Allah, exalté soit-Il, a abrogé par le Coran tous les Livres précédents. Allah, exalté soit-Il, dit (sens des versets): « … et l’Esprit fidèle est descendu avec cela sur ton cœur, pour que tu sois du nombre des avertisseurs, en une langue arabe très claire » (Coran : 42/193-195).
« Il a fait descendre sur toi le Livre avec la vérité, confirmant les Livres descendus avant lui. Et il fit descendre la Thora et l’Evangile auparavant, en tant que guide pour les gens. Et Il a fait descendre le Discernement » (Coran : 3/3-4).
2) Les feuilles d’Ibrahim (Abraham) et de Moussa (Moïse). Le Coran évoque certains des principes religieux énoncés dans ces feuilles. En effet, Allah dit (sens des versets): « Ne lui a-t-on pas annoncé ce qu’il y avait dans les feuilles de Moïse et celles d’Abraham qui a tenu parfaitement (sa promesse de transmettre) qu’aucune (âme) ne portera le fardeau (le péché) d’autrui et qu’en vérité, l’homme n’obtient que (le fruit) de ses efforts et que son effort, en vérité, lui sera présenté (le jour du jugement). Ensuite il en sera récompensé pleinement » (Coran : 53/36-41) .

3) La Thora (At-Tawrât): il s’agit du Livre révélé à Moussa ; Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset): « Nous avons fait descendre la Thora dans laquelle il y a guide et lumière. C’est sur sa base que les prophètes qui se sont soumis à Allah, ainsi que les rabbins et les docteurs jugent les affaires des Juifs. Car on leur a confié la garde du Livre d’Allah, et ils en sont les témoins. Ne craignez donc pas les gens, mais craignez Moi. Et ne vendez pas Mes enseignements à vil prix. Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants » (Coran : 5/44).

4) Le Zabour : c’est le Livre révélé à Dawoud. Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset): « … et Nous avons donné le Zabour à David » (Coran : 4/163)

5) L’Evangile (Al-Injiil): est le Livre révélé à ‘Issa. Allah dit (sens du verset): « Et Nous avons envoyé après eux Jésus, fils de Marie, pour confirmer ce qu’il y avait dans la Thora avant lui. Et Nous lui avons donné l’Evangile, où il y a guide et lumière, pour confirmer ce qu’il y avait dans la Thora avant lui, et un guide et une exhortation pour les pieux. » (Coran : 5/46).
Le musulman doit croire fermement en l’existence et en l’origine divine de tous les Livres célestes, mais il ne doit pas se conformer à leurs préceptes, à l’exception du Noble Coran, car ils ont été révélés pour une époque donnée, à l’intention de peuples précis et ont été abrogés par le Coran, seul Livre envoyé à l’humanité toute entière et seul Livre dont Allah, exalté soit-Il, s’est chargé de le préservé de tout changement et de toute falsification.
« En vérité c’est Nous qui avons fait descendre le Coran, et c’est Nous qui en sommes gardien. » (Coran : 15/9).
La croyance au Coran implique l’acceptation comme licite ce qu’il a déclaré comme tel et comme illicite ce qu’il a jugé comme tel, l’exécution de ses ordres, l’abandon de ces interdits, la méditation sur ses exemples, l’apprentissage des leçons qu’impliquent ces récits, l’apprentissage de ses versets sans équivoque, l’acceptation résignée de ses versets ambiguës, le respect des limites qu’ils a tracées, sa défense, sa mémorisation, la réflexion sur ses versets, sa récitation ou sa lecture de nuit comme de jour, ..etc. En un seul mot elle implique en prendre soin (dans sens le plus large de cette expression) et de le faire connaitre aux autres.
Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset) : « Et voici un Livre (le Coran) béni que Nous avons fait descendre – suivez- le donc et soyez pieux, afin de recevoir la miséricorde –» (Coran : 6/155).
La croyance aux livres a des avantages innombrables dont les plus importants sont les suivants :
1) Elle permet de voir à quel point Allah est miséricordieux envers Ses créatures en leur révélant des Livres qui leur montrent le chemin qui conduit à Son agrément et les mettent en garde contre les chemins déviants suivis par les égarés qui prennent pour guide les démons et leurs propres passions.
2) Elle permet de connaître le soin dont Allah entoure Ses serviteurs et qui se manifeste à travers la révélation d’un livre pour chaque peuple afin de les guider.
3) Elle permet de connaître la sagesse qui fait qu’Allah, exalté soit-Il, a légiféré pour chaque peuple une législation qui correspond à ses conditions et répond à ses besoins: «A chacun de vous Nous avons assigné une législation et un plan à suivre.» (Coran : 5/48).
4) Elle permet de distinguer les croyants sincères des autres : en effet, celui qui croit en son propre Livre doit croire aux autres livres révélés et aux autres prophètes qui y sont annoncés.

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