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Archive for décembre 2010

Abdoullah Ibn Mas’oud a dit : « Jâi dit au Prophète, : «  Ô Messager d’Allah! Quelle est l’œuvre la plus aimée par Allah ? » Il me dit : « La prière à son heure. » Je dis: « Et celle qui vient après ? » Il me dit : « La piété filiale » Je dis : « Et celle qui vient aprés ? » Il dit : « Le combat dans le sentier d’Allah » (Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim) L’imam Abou Hanifa était particulièrement bienfaisant vis-à-vis de ses parents pour lesquels il ne cessait de prier et de demander le pardon d’Allah. En plus il fait chaque mois, en leur nom, lâumône de vingt dinars. En parlant de lui-même et sa propre mère, il raconte : »Parfois je l’amenais assister aux conférences que donnait Oumar Ibn Zhar, et parfois elle m’envoyait pour lui poser une question. Je viens et lui dis: ma mère mâ dit de m’enquérir auprès de toi au sujet de telle ou telle chose ». Il me répondait à chaque fois: « quelqu’un de ta stature me pose pareille question? » Je rétorque : »c’est elle qui m’en a donné l’ordre ». Il dit: « donne moi alors la réponse pour que je t’en informe ». Ainsi je lui donne la réponse et il me la repasse. Alors je reviens voir ma mère et je lui fais part de la réponse. Une fois elle me consulta au sujet de quelque chose et je lui ai donné une réponse qu’elle rejeta en disant : « je nâccepte que ce que Zour’ah Al-Wa’idh dit ». Je dus donc lâmener voir ce dernier auquel jâi dit : ma mère te consulte au sujet de telle et telle chose. Il me répondit en ces termes: « tu es plus savant que moi et plus versé dans la jurisprudence, tu dois lui répondre. Je lui dis elle n’a pas accepté la réponse que je lui ai donné. Sur ce Zour’ah répliqua : la réponse c’est ce que Abou Hanifa t’a dit. Elle fut satisfaite et alors elle prit congé de lui ». Ibn Al-Hadaj raconte : «Jâi dit à Sa’id bin Al-Moussayab: tout ce qu’il y a dans le Coran au sujet de l’obéissance aux parents m’est connu, à l’exception du sens de ce verset: (Et dis-leur une parole généreuse) (Isra: 23), quelle est cette parole généreuse ? Ibn Al-Moussayab répondit : c’est la parole qu’un serviteur fautif adresse à son maître violent et brutal « . · Abou Bourdata raconte : « un homme du Yémen portait sa mère sur son cou pour lui faire un tawaf autour de la Kaaba en chantant ces vers de poésie : « Je suis pour elle un chameau bien apprivoisé; si les autres chameliers sâffolent moi non. En réalité elle me porta beaucoup plus longtemps ». Puis il s’adressa à Ibn Omar en lui disant: Penses-tu que je lâi récompensée? Non jamais! Lui dit Ibn Omar, qu’Allah soit satisfait de lui, ce que tu lui fais n’équivaut même pas à un seul des soupires qu’elle poussa au moment de ta naissance.  » · Les biographes racontent que Zabian ibn Ali a été particulièrement dévoué à sa mère. Une nuit elle sentait comme un malaise à cause de lui, alors il dut passer toute la nuit debout de crainte de la faire réveiller. Il ne put sâsseoir. · Haywah ibn Choureih avait l’habitude de sâsseoir au milieu d’un cercle de personnes pour les enseigner lorsque sa mère lâppelle pour lui dire: « allez-y, donne des grains aux poules « . Sur le champ il abandonne la session d’enseignement et exécute les ordres de sa mère. · Zain Al-Abidine était très obéissant et très dévoué à sa mère. Un jour quelques uns lui disent : »comment! Tu es si dévoué à ta mère et pourtant on tâ jamais vu manger avec elle dans le même plat! Pourquoi »? « Parce que», répond-il  » je crains que ma main ne se pose sur un morceau déjà visé par ma mère et que, en conséquence, je deviens ingrat vis-à-vis d’elle. » · Abou Omar Dharr a été interrogé au sujet de son fils en ces termes: « Comment se comportait-il à ton égard ? » Il répondit : « En marchant avec moi la nuit il est toujours devant moi alors que pendent le jour il est toujours derrière moi ; aussi il nâ jamais monté sur un plafond sous lequel j’étais. » · El Fadl ibn Yahya était si bienfaisant envers son père que, lorsque tous les deux étaient en prison, et que Yahya ne pouvait faire ses ablutions quâvec de l’eau chaude, alors que le gardien de la prison les a empêché, dans une nuit froide, d’introduire du bois pour le chauffage, El Fadl s’est levé après que son père Yahya s’est endormi, et alla ramasser un récipient qu’il remplit d’eau et qu’il plaça tout prés de la lampe. Il passa toute la nuit éveillé, le récipient à la main. · Jaafar Al Khouldi raconte : «L’imam Al Abar était un vrai ascète. Un jour il demanda à sa mère de lui permettre de se rendre à Qutaiba mais elle refusa. Après la mort de sa mère il est allé à Khorasan et est arrivé à  » Balkh « . Entretemps Qutaiba est mort. On lui présenta alors les condoléances pour cette occasion. Il répondit que c’est le fruit de la science. Jâi choisi le plaisir de ma mère. Allah l’en récompensa par un savoir abondant. « 

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Allah, exalte soit-Il, dit (sens des versets) :

« […]. Craignez Allah, au nom de qui vous vous implorez les uns les autres et respectez les liens de sang qui vous unissent. Allah observe vos faits et gestes. » (Coran : 4/1)

« Adorez Allah sans rien lui associer. Traitez avec bonté vos père et mère, vos proches, les orphelins, les infortunés, les voisins, proches ou éloignés, le compagnon de proximité, le voyageur démuni et les esclaves en votre possession. En vérité, Allah nâime pas tous ceux qui sont arrogants et orgueilleux. » (Coran : 4/36)

« Quant à ceux qui violent le pacte d’Allah, après y avoir solennellement souscrit, qui rompent les liens qu’Allah a ordonné de maintenir et qui sèment le désordre sur terre ceux-là seront maudits et voué à un affreux séjour » (Coran : 13/25)

« Ne craignez-vous pas, si vous vous détourniez de la voie d’Allah, de semer le désordre sur terre et de rompre les liens de sang avec vos proches ? » (Coran : 47/22)

Le Prophète, Salla Allahou wa Sallam, a dit :

« Que celui qui veut qu’Allah lui attribue largement Ses dons, que sa bonne renommée lui survive, consolide ses liens de sang.» (Boukhari et Mouslim)

« Les actes des humains sont exposés à Allah chaque jeudi soir et les actes de celui qui rompt ses liens de sang ne sont pas agréés » (Ahmed, Al-Bayhaqi, Al- Boukhar dans son livre Al-Adaboul Moufrad)

«Celui qui croit en Allah et au jour dernier, qu’il reçoive généreusement son hôte. Celui qui croit en Allah et au jour dernier, qu’il maintienne les liens de sang (avec toute sa famille). Celui qui croit en Allah et au jour dernier, qu’il dise du bien ou qu’il se taise». (Rapporté par Boukhara et Mouslim)

« Après qu’Allah, le Très-Haut ait fini de créer les créatures, Ar-Rahim (liens du sang) s’est accrochée au Trône et dit : « Ô Seigneur ! Je cherche Ta protection contre la rupture. » Allah lui répond : « Veux-tu que Je maintienne le lien avec celui qui tient à toi et rompe avec celui qui rompt avec toi ? » Elle répondit : « Oui. » Allah lui dit : « Je te l’accorde. » » Le Prophète, Salla Allahou wa Sallam, ajouta ensuite : « Si vous voulez, lisez ce verset : « Ne craignez-vous pas, si vous vous détourniez de la voie d’Allah, de semer le désordre sur terre et de rompre les liens de sang avec vos proches ? » » (Coran : 47/22) (Rapporté par Mouslim)

«Celui qui respecte les liens de la parenté n’est pas (seulement) celui qui rend le bien par le bien mais c’est celui qui continue à respecter ces liens même quand ses proches les rompent». (Rapporté par Mouslim)

Les versets et hadiths précédents montrent l’importance que l’Islam accorde aux liens du sang et constituent une preuve tangible que le fait de les rompre fait partie des plus grands péchés que tout musulman soucieux de voir ses actions agréées par Allah doit éviter. Dans les lignes qui suivent nous allons essayer de voir ensembles quels sont les liens du sang, Ar-Rahim, que l’on est tenu respecter, comment maintenir et entretenir ces liens comme Allah, exalté soit-Il, a ordonné ?

Le lien du sang qui mérite le plus d’être maintenu et entretenu est celui qui nous lie aux deux parents (le père et la mère). En effet, c’est une obligation en Islam de bien traiter ses deux parents et c’est un grand péché de les maltraiter.

Il est évident que l’on ne peut obéir à nos parents quand ils nous ordonnent de désobéir à Allah. Le Prophète () a dit : « Point d’obéissance à la créature quand il s’agit d’une désobéissance au Créateur ». Mais un tel agissement de leur part ne doit pas nous empêcher de continuer à prendre soin d’eux et à bien nous comporter avec eux.

Allah dit dans le Coran : (sens des versets) :

«Ton Seigneur a décrété : « nâdorez que Lui; et (marquez) de la bonté envers les père et mère : si l’un d’eux ou tous deux doivent atteindre la vieillesse auprès de toi; alors ne leur dis point : « Fi !  » et ne les brusque pas, mais adresse-leur des paroles respectueuses. Et par miséricorde; abaisse pour eux lâile de l’humilité; et dis : « ô mon Seigneur, fais-leur; à tous deux; miséricorde comme ils m’ont élevé tout petit« .». (Coran : 17/23 et 24)

Le Prophète () a dit : « Malheur puis malheur puis malheur à celui dont les deux parents (ou l’un d’eux) ont atteint avec lui la vieillesse et cela ne lui a pas permis d’entrer au Paradis. » (Rapporté par Boukhari et Mouslim)

« Ô Messager d’Allah ! Quelle est la personne qui mérite le plus que je lui tienne compagnie ? ». Il dit : « Ta mère. » – « Puis qui ? » – « ta mère. » – « Puis qui ? » – « Ta mère. » – « Puis qui ? » – « Ton père [puis le plus proche au proche] » (Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim)

En plus de nos parents (qui sont prioritaires) comme nous venons de dire, le maintien, l’entretien et l’affermissement des autres liens du sang est un devoir conformément aux propos d’Allah, exalté soit-Il, et celles de Son Messager () susmentionnés.

Il y a une divergence entre les Oulémas quant à l’étendu d’Ar-Rahim, mais l’avis le plus juste est celui qui considère qu’elle renferme tous ceux qui ont un lien de sang avec notre père et/ou mère. Les plus proches parmi eux sont évidemment la mère, le père, les grands parents, les enfants et leurs enfants et petits enfants, les frères et sœurs et leurs enfants, les oncles et tantes (paternelles et maternelles) et leurs enfants…

Le respect des liens du sang se fait par plusieurs manières. Il se fait par :

– La visite,

– le bon conseil,

– le soutient matériel et moral dans les moments difficiles et le partage des moments de bonheur,

– la bonne parole et le meilleur comportement,

– l’invitation et la réponse à l’invitation,

– venir au secours (dans la mesure du possible) de celui de nos proche qui a besoin d’aide,

– le Prophète () nous apprend dans un hadith authentique que le fait de donner l’aumône à un proche parent nécessiteux est doublement rétribué du fait qu’il implique en plus de l’acquittement de l’aumône elle-même, un renouement des liens du sang.

D’une manière générale toute forme de bienfaisance avec nos parents est un entretien du lien de sang. Le minimum étant le salut, le sourire et ne pas leur nuire.

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Les relations entre les parents et les enfants ont beaucoup changé ces dernières décennies. Or, le Prophète, , avait prédit, dans un Hadith, la désobéissance qui apparaîtra au sein de la communauté musulmane. Ceci a touché malheureusement beaucoup de foyers musulmans et les conséquences en sont très graves car une fois que les liens de parenté sont altérés et touchés par la mésentente et le manque de respect, c’est toute la communauté musulmane qui est touchée et ce sont les générations futures qui en payeront le prix.

La bonté envers les parents occupe une place très importante dans l’Islam. Le Prophète a dit : « La satisfaction d’Allah se trouve dans la satisfaction des parents. »

Donc si tu veux qu’Allah soit satisfait de toi, tu dois satisfaire tes parents, par le bon comportement et en leur obéissant. Et dans la suite du Hadith il a dit : «Et la colère d’Allah se trouve dans la colère des parents. »

L’obéissance aux parents est l’une des plus grandes voies qui mène au Paradis. Ainsi, la plus importante adoration en Islam est la prière et son sommet c’est le Djihad. Cependant le Prophète relia les deux actes avec la bonté envers les parents. Abdallah Ibn Messaoud rapporte qu’il vint voir le Prophète, , et lui demanda : « Ô Prophète, quelles sont les meilleures œuvres au regard d’Allah ? » Il lui répondit : « La prière accomplie à son heure, la bonté envers les parents, le Djihad dans le sentier d’Allah. » [Rapporté par Boukhari]

Abdallah Ibn Amr Ibn Ass rapporte qu’un homme vint voir le Prophète, , et lui a dit : « Ô Envoyé d’Allah, je m’engage à faire le Djihad et à faire la Hidjra. » Le Prophète, , lui demanda pourquoi voulait- il s’engager dans ces deux actions. Le Compagnon répondit qu’il voulait être récompensé par Allah. Alors le Prophète lui demanda si l’un de ses parents était encore vivant. Le Compagnon répondit que tous les deux l’étaient encore. Le Prophète lui dit : « Retournes chez tes parents et soit bienfaisant envers eux. » [Rapporté par Muslim]

Parlant de l’obéissance aux parents qui est coordonnés à Son adoration, Allah dit : « […] et ton Seigneur a décrété : Nâdorez que Lui; et (marquez) de la bonté envers les père et mère : si l’un d’eux ou tous deux doivent atteindre la vieillesse auprès de toi; alors ne leur dis point : « Fi ! » et ne les brusques pas, mais adresses-leur des paroles respectueuses. » [Coran 7 / 23]

Abdallah Ibn Abbas en lisant le Coran a fait une remarque et a dit : « Trois versets ont été révélés au Prophète joints à trois sujets et Allah n’accepte pas une partie de ces versets sauf si on accomplit l’autre partie. »

Puis il a cité les trois versets en question :

« Obéissez à Allah et obéissez au Prophète » [Coran 3 / 132]

« Accomplissez la prière et acquittez vous de la zakat » [Coran 2 / 110]

« Sois reconnaissant envers Moi ainsi qu’envers tes parents.» [Coran 31 / 14]

Malheureusement, à un certain âge, beaucoup de jeunes veulent, comme on le dit, « profiter de la vie ». Ils disent que leurs parents ayant fait leur vie, ayant profité de leur jeunesse, c’est à eux aujourd’hui de faire la leur sans savoir rendre compte à leurs parents. Ils ne veulent pas être surveillés par leur père. Ceci est un grand péché pour le musulman.

L’Islam recommande une relation de miséricorde, Rahma, entre parents et enfants, une relation de responsabilité, de respect et de piété de part les uns et les autres et non d’être adversaires dans des situations où les enfants sont d’un côté et les parents de l’autre. Le Prophète, , a dit dans un Hadith rapporté par Boukhari : « N’entrera point au Paradis celui qui désobéit aux parents. »

Il est interdit de se montre agressif contre ses parents (notamment à l’égard de la mère qui est plus faible) en haussant la voix auprès d’eux ou refuser leur conseil ou claquer la porte contre eux et le plus pire est de les battre. Ces comportements sont considérés comme étant un péché capital et très grave. Le Prophète, , a dit à ses Compagnons : « Ne voulez-vous pas que j’attire votre attention sur les grands péchés ? » Les compagnons répondirent : « Bien sûr. Ô ! Messager d’Allah. » Alors le Prophète, , a cité en premier lieu : « Le Chirk, polythéisme, puis la désobéissance aux parents…. »

Un Compagnon a demandé au Prophète, : « Ô Envoyé d’Allah, qui est la personne qui a le plus droit à ma bienveillante compagnie ? » Il, , lui a dit : « Ta mère. » Le Compagnon a demandé : « Et ensuite, après ma mère? » Il, , lui a dit : « Ta mère. » Le Compagnon a encore demandé : « Et ensuite, après ma mère ? » Il, , lui a dit : « Ta mère. » Le Compagnon a enfin demandé : « Et ensuite ? » Alors le Prophète, , lui a dit : « Ton père. » [Rapporté par Boukhari]

Il est prescrit au musulman de se comporter de la meilleure façon envers ses parents et plus particulièrement lorsqu’ils sont âgés ou deviennent incapables de travailler ou de gérer leurs affaires. En ce moment là, les parents âgés ont davantage besoin de la bienveillance de leurs enfants. En cette période délicate s’illustre la miséricorde d’Allah pour ceux qui ont leur parent âgé vivant avec eux. C’est une opportunité pour ces enfants qu’Allah leur confère cette tache sublime parce qu’Il les aime. S’ils traitaient leur parent âgé de la meilleure façon, Allah leur facilitera le chemin du Paradis.

Le Prophète, , a dit : « Qu’il soit humilié ! Qu’il soit humilié ! Qu’il soit humilié ! Celui qui a eu l’opportunité d’avoir des parents âgés et malgré cela n’entre pas au Paradis. »

Le musulman ne doit pas oublier en vivant sa vie, qu’il soit marié ou père de famille, qu’il a des devoirs vis-à-vis de ses parents. Il doit les aimer, les respecter, être humble envers eux et leur obéir tant qu’ils lui ordonnent de faire le bien et le licite.

N’est-il pas étrange que le musulman dont les parents sont les seuls êtres au monde qui l’aiment sans attendre de lui des biens matériels, préfère les voir mourir (lorsqu’ils atteignent un âge avancé) les considérant tel un fardeau dont il faut s’en débarrasser ?

Qu’Allah nous aide tous et toutes à être bienveillants envers nos parents, de nous guider sur le droit chemin et de nous faire rentrer au Paradis. Amine.

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