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Archive for octobre 2010


Les Hadiths réputés bons et authentiques parlant du mérite du Pèlerinage et de la ‘Omra (visite sainte) sont nombreux. Le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Salam) encourageait les musulmans à visiter aussi souvent qu’ils le pouvaient la Kaâba, pour mériter le pardon et la récompense d’Allah et pour se rencontrer entre eux et fortifier les liens de fraternité.

Voici, ci-après, quelques uns de ces hadiths se rapportant au pèlerinage et à la ‘Omra (visite sainte).

Abou Houreira (Radhiya Allahou ‘Anhou) rapporte la conversation suivante:
L’un des compangnons demanda au Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Salam): « Quelle est la meilleure action que l’on puisse faire ?  » Il répondit:  » Croire en Allah et en Son Messager  » On lui demanda :  » et quoi d’autre ?  » Il dit:  » Faire le Djihad dans le sentier d’Allah.  » On lui demanda:  » Et quoi encore ?  » Il dit :  » Accomplir un pèlerinage sincère » (Rapporté par Boukhari et Mouslim).

Il rapporte aussi qu’il a entendu le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Salam) dire :
« Celui qui accomplit le pèlerinage sans proférer des paroles obscènes, ni commettre des actes indécents, sort de son pèlerinage aussi innocent que le jour de sa naissance. » (Rapporté par Boukhari et Mouslim)

«La Omra (visite sainte) est un acte expiatoire des péchés. Le pèlerinage sincère nâ dâutre récompense que le Paradis. » (Rapporté par Boukhari, Mouslim et At-Tirmidhi)

Ibn Abbas rapporte que le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Salam) a demandé à une femme médinoise, qui sâppelait Oum Sinane : « Pourquoi n’es-tu pas venue au pèlerinage avec nous ? » Elle répondit : « Nous nâvions que deux dromadaires. Mon mari a pris l’un d’eux pour aller au pèlerinage avec son fils et notre serviteur utilise le deuxième pour irriguer nos palmiers. » Le Prophète – Salla Allahou Alaihi wa Salam – a lui dit suite à sa réponse: « Faits alors une ‘Oumra (visite sainte) au mois de Ramadan car elle équivaut à un pèlerinage en ma compagnie. » Hadith réputé bon.

Aïcha (Radia Allah ‘Anha) rapporte cette conversation entre elle et le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Salam):
« Je lui ai dit : « ô Messager d’Allah, puisque le Djihad est la meilleure des actions, pourquoi nous, les femmes, ne le faisons pas ?  » Il répondit :  » Vous avez droit au meilleur Djihad, le pèlerinage sincère.  » dans une autre version  » Vous avez droit à un Djihad sans combat, faire le pèlerinage et la visite sainte. » (Rapporté par Boukhari et Ibn Khouzaima).

Abdoullah ibn Messaoud (Radia Allahou ‘Anhou) rapporte la parole suivante du Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Salam) : « Faites souvent des pèlerinages et des visites saintes [à la Mecque], car ils éradiquent la pauvreté et les péchés, à l’instar du feu qui éradique les déchets de l’or et de lârgent et les purifie. Un pèlerinage sincère nâ pas dâutre récompense que le Paradis. » (Rapporté par Ibn Hibbane, At-Tirmidhi et Ibn Khouzaima)

Djaber (Radia Allahou Anhou) rapporte la parole suivante du Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Salam) :
« Le pèlerinage sincère nâ dâutre récompense que le Paradis. » On lui demanda : « Comment accomplir sincèrement un pèlerinage ? » Il répondit : « En offrant la nourriture aux autres et en diffusant la bonne parole. »

Abou Houreira (Radia Allahou Anhou) rapporte la parole suivante du Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Salam) : « Les pèlerins et les visiteurs de la Demeure sainte sont les hôtes d’Allah. Quand ils L’invoquent, Il leur répond et quand ils demandent le pardon, Il le leur pardonne» (Rapporté par An-Nassaï, Ibn Maja, Ibn Khouzaima et Ibn Hibbane)

Abou Houreira (Radia Allahou Anhou) a dit que le Messager d’Allah (Salla Allahou Alaihi wa Salam) a dit: « Les hôtes d’Allah sont au nombre de trois: le combattant (dans le sentier d’Allah), le pèlerin et celui qui effectue une Oumra » (Rapporté par An-Nassa’i et déclaré authentique par Al-Albani)

Bourayda rapporte que le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Salam) a dit à propos des dépenses du pèlerin : « Dépenser lârgent pour aller en pèlerinage vaut sept cent fois sa dépense dans le sentier d’Allah. » (Rapporté par Al-Bayhaqi, Ahmed et At-Tabarani).

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Une Education parfaite et réaliste:

L’éducation que le saint Coran fait aux croyants est à la fois merveilleuse et de haute qualité. Non seulement elle les prépare à regarder, à contempler et à suivre le bon et le parfait exemple mais également les fait atterrir sur le terrain inébranlable et ferme de la réalité. C’est donc une éducation idéale et réaliste que le musulman acquiert en développant de bons rapports avec son Seigneur (exalté soit-Il), mais aussi avec sois même et les autres autour de lui et ce en accomplissant correctement ses actes d’adoration et ses transactions et en se pliant, à la lumière de la religion, aux us et aux coutumes, bref dans chaque aspect de sa vie.

Prenons un exemple: l’islam appelle à une justice complète et générale à laquelle il encourage ses adeptes afin qu’ils adoptent l’idéal qu’il poursuit :
« Certes, Allah commande l’équité, la bienfaisance et lâssistance aux proches. Et Il interdit la turpitude, lâcte répréhensible et la rébellion. Il vous exhorte afin que vous vous souveniez. » (Coran: 16/90). Il prône aussi la tolérance et le pardon mutuel
«Le désistement est plus proche de la piété. Et n’oubliez pas votre faveur mutuelle. » (Coran : 2/237)
«Quiconque est tué injustement, alors Nous avons donné pouvoir à son proche [parent]. Que celui-ci ne commette pas d’excès dans le meurtre, car il est déjà assisté (par la loi).» (Coran : 17/33).
Cependant l’Islam ne néglige pas la vraie nature intrinsèque de l’individu, à savoir son désir inné de se défendre une fois attaqué, sinon il aurait préconisé un idéalisme chimérique insupportable pour l’être humain. C’est pourquoi il reconnaît la légitimité de la vengeance qu’il ne conçoit pas comme étant une invitation à la vengeance seulement sans pardon, ni ne l’envisage t-il en tant qu’invitation au pardon sans reconnaissance du droit à la vengeance. « C’est dans le talion que vous aurez la préservation de la vie, ô vous doués d’intelligence, ainsi atteindrez-vous la piété. » (Coran : 2/179).
L’Islam vise et applique une formule beaucoup plus globale sous forme d’une légalisation en bonne et due forme, faite par Allah lui-même, pour les deux cas en même temps. Ainsi si tu réclames vengeance et justice de ton agresseur, tu as raison parce que c’est dans ton droit; mais si tu pardonnes et tu oublies alors c’est une faveur que tu accordes parce que tu es magnanime.

La conscientisation :
Le Prophète () a été si magnanime et si merveilleux avec les siens quand il leur a donné pareilles directives et a laissé le croyant, dans chaque action qu’il entreprend ou n’entreprend pas, s’en remettre à sa propre conscience et à son esprit éveillé. Il a dit () : « Vous vous disputez et vous vous referez à moi pour trancher entre vous, or il se peut que certains parmi vous soit plus éloquents que les autres en échafaudant bien leur argumentation et alors je tranche en leur faveur. Dans ce cas s’ils ont tort cela veut dire que je ne leur soustrais qu’un morceau de feu ! Qu’ils le prennent alors ou qu’ils le laissent». (Rapporté par Boukhari et Mouslim)
Quelle éducation émotionnelle, sentimentale et morale pour l’individu ! Celle qui ne se suffit pas de la production de preuves matérielles, mais réfère l’individu à sa propre conscience. Ainsi il se peut que l’un des adversaires arrive, à force d’arguments bien étayés, à réfuter les preuves avancées par son frère qui a peut être raison et alors à lui soustraire un droit qui, au fond, n’en est pas un, c’est tout simplement un morceau de feu ! Que l’on se méfie donc et que l’on sache que la décision rendue par un juge ou par une autre autorité ne transforme pas le licite en illicite, ni l’illicite en licite.

Trois tribunaux moraux ….et une issue de sortie
Dans le Saint Coran nous sommes devant trois tribunaux moraux [Cette idée a été suffisamment développée par Cheikh Mohammad Abdoullah Draz, dans son livre sur la responsabilité.] que sont : la Cour de la Conscience dont le siège est nos coeurs, la Cour de la Société qui nous entoure et la Cour du Ciel au dessus de nous. Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset): « Et dis : « Œuvrez, car Allah va voir votre œuvre, de même que Son messager et les croyants, et vous serez ramenés vers Celui qui connaît bien l’invisible et le visible. Alors Il vous informera de ce que vous faisiez ».» (Coran : 9/105).
Le seul et unique moyen que nous avons pour éviter de comparaître devant la Cour du ciel, c’est la promotion du sentiment religieux alors que le moyen d’échapper à la seconde Cour réside dans le développement d’un sens aigu de l’éducation sociale tandis que pour la première cour (tribunal de la conscience dont le siége est notre cœur), le seul moyen de l’éviter consiste à purifier et à sanctifier nos sentiments, à développer notre conscience morale dans le but de faire en sorte que l’individu arrive à se blâmer lui-même avant que les autres ne le lui fassent. C’est ainsi que le Prophète () nous a mis en garde contre tout acte de nature à entraîner chez nous des remords et nous a ordonné de nous référer à cette conscience ainsi développée pour s’en enquérir : « Enquière toi d’abord auprès de ton cœur et ne te fie pas aux suggestions des autres.» (Ahmed, Abou Chayba et Abou Ya’la Al-Mawsili)
Le Pèlerinage c’est le développement de la conscience:
Dans la plupart des rites et des rituels le pèlerin ressent une charge émotionnelle intense doublée du sentiment d’être mis à l’épreuve pour le sondage du degré d’éveil de sa conscience religieuse surtout dans cet examen (pèlerinage) qu’il s’impose à lui-même pour développer son taqwa (crainte d’Allah) jusqu’à devenir l’arbitre et le juge de lui-même dans beaucoup d’actes qu’il fait pendant le pèlerinage.
Allah sait bien ce qu’on fait :
Après s’être engagé à fond dans les rituels le pèlerin trouve son attention, une fois de plus, attirée par le contexte coranique, de façon merveilleuse, à cet aspect des choses : « Le pèlerinage à lieu dans des mois connus. Si l’on se décide de lâccomplir, alors point de rapport sexuel, point de perversité, point de dispute pendant le pèlerinage. Et le bien que vous faites, Allah le sait. » (Coran : 2/197).

Ainsi toute bonne œuvre, toute dévotion et tout culte sont bien connus d’Allah qui en récompense au maximum leur auteur et le fait, en conséquence, élever de plusieurs degrés. C’est l’unique chemin pour sanctifier et purifier l’âme et pour l’absoudre après l’avoir débarrassée de toute forme et de tout reliquat de transgression, de rébellion et disputes.
Il est bien évident qu’en comparant devant Allah, exalté soit-Il, en cette forme propre, lumineuse et brillante et en faisant la navette entre un rite et un autre, entre un acte de dévotion et un autre on se retrouvera enfin de compte débarrassés des effets et des ténèbres du péché pour redevenir une autre personne, ayant une autre vie, pleinement consciente et responsable de ses actes.

Il suffit pour le musulman de se rendre compte qu’Allah est parfaitement au courant de tout ce qu’il fait et qu’Il le suit de très prés pour le récompenser en conséquence pour se sentir encouragé, voire poussé à faire toujours mieux.

Mais qui donc ne veut pas que son Seigneur le voie quand il est en pleine dévotion ? Et qui donc n’aspire pas à ce que le bien qu’il fait soit connu et reconnu au maximum …? C’est ce qu’on appelle le degré d’Al-Ihsan que le prophète () définit de la façon suivante : « Adore Allah comme si tu le vois, et si tu ne le vois pas Lui, par contre te voit » (Extrait du hadith de Jibril (Alaihi Sallam) au sujet de l’Islam, la foi et de charité, rapporté par Boukhari et Mouslim.)

L’impact de l’imploration, de la prière et de la supplication:
L’homme n’aura jamais une conscience religieuse suffisamment vive et éveillée tant qu’il n’aura pas établi de bons rapports avec son Seigneur Qui l’a crée et Qui lui demandera des comptes pour les actes qu’il a accomplis, tant qu’il ne s’est pas engagé dans les implorations, dans la prière et dans les supplications franches et sincères mais aussi et bien sûr dans les Talbiyah que le pèlerin fait à haute voix …
Autant donc de moyens et de procédures pour cultiver et revaloriser les sentiments sublimes et pour purifier et sanctifier l’âme car c’est une situation où l’on fait preuve de beaucoup d’humilité, de soumission et de recours sincère à Allah le Très Haut.

Contrôle rigide de sois même contre les violations:
Une fois engagé dans les rites du pèlerinage, le musulman se sent en pleine dévotion et donc s’impose un contrôle strict sur son comportement, un contrôle qui tient compte du moindre écart de conduite. Ainsi quand il transgresse l’une des interdictions de l’Ihram le voilà qui revient à sa conscience qui, d’emblée, lui ordonnera de se racheter par une offrande, par une aumône ou par l’observation d’un jeûne. Il est vrai que l’autorité de contrôle et le tribunal qui enregistrent ceci sont uniquement la conscience. Il n’existe aucune autre autorité en dehors d’elle … Il y a donc en cela une bonne éducation et une revalorisation de la conscience religieuse du pèlerin qui, en conséquence, devient méritant du pardon d’autant plus qu’il s’est écarté, pendant son Hajj, des relations sexuelles, de la débauche et des controverses.

Le Tawaf, une façon de se conscientiser davantage:
Si tu observes les autres rites tu te rendras compte qu’ils stimulent, sans exception aucune, cette autocensure de la conscience. Ainsi, beaucoup d’hommes et de femmes font ensemble le tour (Tawaf) autour de la Kaaba, ce qui fait produire une foule immense où se bousculent, pèle mêle, tout ce monde et où les regards, non rigoureusement et religieusement contrôlés, se croisent trompant la vigilance de toute autorité de contrôle, qui d’ailleurs ne pourra pas grand-chose devant une telle marée humaine. Et pourtant, l’Islam nâ ni interdit le Tawaf mixte, ni institué un Tawaf séparé pour les femmes. C’est peut-être une conséquence directe de cette conscientisation que l’Islam cherche à promouvoir chez le musulman qui est ici abandonné à sa propre conscience et à son propre esprit de croyant qui l’empêcheront de transgresser quand il atteint ce niveau de responsabilité personnelle. D’ailleurs comment pourrait il agir autrement lui qui sait qu’Allah le contrôle et le suit de très prés et que les transgressions faites dans l’enceinte du Haram sont beaucoup plus graves que celles faites ailleurs dans la mesure où elles sont multipliées au dépend de leurs auteurs. Cependant quand il n’y a pas de transgression mais seulement préméditation alors nous sommes devant un péché qui mérite un châtiment douloureux. Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset) : «Quiconque cherche à y commettre un sacrilège injustement, Nous lui ferons goûter un châtiment douloureux» (Coran : 22/25) .

L’accomplissement des rites est en lui-même éducateur
Lorsque le pèlerin aura accompli ses rites, invoqué et imploré Allah (le Tout Puissant), dans les journées connues et précises, renouvelé son engagement vis-à-vis d’Allah d’être désormais plus conforme avec ses ordres et ses injonctions ce qu’il concrétise par un repentir franc et sincère émanant d’une âme croyante et pleine d’humilité et de remords, lorsque ces rites l’auront remis sur les rails et sur la voie de la responsabilité, alors certainement il ne se laissera plus dérapé ou s’écarté de la voie tracée par Allah. Bien mieux, sa modestie et son humilité devant Lui ainsi que son sentiment vis-à-vis de cette grande dévotion développeront en lui une conscience religieuse éveillée et une éducation à charge émotionnelle intense.

Conclusion:
Ce sont là quelques idées relatives à l’impact du pèlerinage sur la conscientisation et la responsabilisation du serviteur et qui donc viendront s’ajouter à bon nombre d’autres impacts et avantages que le pèlerin gagne pour l’occasion.

Félicitations donc à ces musulmans humbles, obéissants et soumis ; félicitations pour leur pèlerinage et leur dévotion qui les ont hissés à ce niveau brillant et lumineux, qui ont raffiné et sanctifié leur âme, cultivé et développé leurs consciences, absous leurs péchés et leurs crimes. Nous implorons Allah de nous choisir parmi eux. Louange à Allah, Seigneur de l’Univers.

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Omar Ibn Al Khattab, Radhia Allahou Anhou, a rapporté qu’un juif lui avait dit : « Ô Commandeur des croyants ! Vous lisez dans votre livre un verset que nous célébrerions s’il nous avait été destiné ! » « De quel verset s’agit-il » a dit Omar.

« C’est le suivant : « Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J’agrée l’Islam comme religion pour vous. » (Coran: 5/3)
Omar a dit : « Nous connaissons le jour et le lieu de révélation de ce verset au Prophète Salla Allahou Alaihi wa Sallam. C’était un vendredi quand il était stationné à ‘Arafah. »
Omar Ibn Al Khattab, Radhia Allahou Anhou, a dit : « Ce verset a été révélé un vendredi à ‘Arafah. Or ces deux circonstances sont fêtées par nous ».
Le Prophète, Salla Allahou Alaihi wa Sallam, a dit : « Les journées de ’Arafah, du sacrifice et les trois journées qui le suivent sont des jours de réjouissance pour nous musulmans, des journées où l’on mange et boit [à satiété] et invoque Allah.» [Rapporté par les auteurs des Sounanes]
Allah dit (sens du Verset): « … et par le jour promis ! » (Coran: 85/3)
D’après Abou Houreira, le jour promis est le jour de la Résurrection et le jour bien attesté est le jour de ’Arafah et le jour témoin est le vendredi. [Rapporté par At-Tirmidhi et jugé authentique par Cheikh Al Albani]
C’est le Witr par lequel Allah a juré dans Sa parole (sens du verset): « Par le pair et l’impair ! » (Coran: 89/3)
Ibn Abbas, Radhia Allahou Anhou, a dit : Ach-Chafaâ signifie le jour du sacrifice et Al-Witr le jour de ’Arafah C’est également l’opinion de ’Ikrima et d’Ad-Dahhak.
D’après Abou Qatada, Radhia Allahou Anhou, le Messager d’Allah, Salla Allahou Alaihi wa Sallam, a été interrogé à propos du Jeûne du jour de ’Arafah et il a dit : « Il expieles péchés de l’année précédente et ceux de l’année suivante » [Rapporté par Mouslim]
D’après Ibn Abbas (Radhia Allahou Anhou), le Messager d’Allah, Salla Allahou Alaihi wa Sallam, a dit : Certes Allah a reçu l’engagement à partir du dos d’Adam à Noûmane, c’est-à-dire ‘Arafah, il a fait sortir de ses entrailles toute sa progéniture qu’Il avait créé et les a éparpillées entre Ses mains telles des fourmis et leur a adressé cette parole (sens du verset):
«Et quand ton Seigneur tira une descendance des reins des fils d’Adam et les fit témoigner sur eux-mêmes : « Ne suis-Je pas votre Seigneur ?  » Ils répondirent : « Mais si, nous en témoignons… » – afin que vous ne disiez point, au Jour de la Résurrection : « Vraiment, nous n’y avons pas fait attention» (Coran: 7/172-173)
Dans le Sahih de Mouslim, Aïcha, Radhia Allahou Anha, rapporte que le Prophète, Salla Allahou Alaihi wa Sallam, a dit : « Il n’est pas de jour durant lequel Allah affranchi plus d’esclaves que le jour de ’Arafah. En effet, Il s’approche et se manifeste devant les anges Majestueux de l’état des gens et leur dit : que veulent-ils ceux-là ? »
D’après Ibn Omar, le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) a dit : « Certes le Très-Haut se manifeste Majestueux devant les anges au soir du jour d’Arafat à cause de l’état des gens rassemblés à Arafat et Il dit : « Regardez mes serviteurs, ils sont venus vers moi couverts de poussière et les cheveux ébouriffés. » [Rapporté par Ahmed et déclaré Sahih par Cheikh Al-Albani]

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D’après Abou Horayrah, qu’Allah soit satisfait de lui, le Prophète, Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam, a dit : « La ‘Omrah efface les péchés commis dans l’intervalle la séparant d’une autre ; et le Hadj accompli avec piété n’aura d’autre récompense que le Paradis » (Boukhari et Mouslim), et dans la narration d’At-Tirmidhi : « Accomplir la ‘Omrah permet d’expier les péchés commis dans l’intervalle la séparant d’une autre ; et le Hadj accompli avec piété n’aura d’autre récompense que le Paradis. »

Le Prophète, Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam, a également dit : « Accomplissez fréquemment le pèlerinage et la ‘Omrah, car leur accomplissement fréquent élimine la pauvreté et les péchés, de la même façon que le soufflet élimine les scories du fer et de l’or » (At-Tirmidhi, An-Nassaa’i et Ibn Maadjah)

La signification des Hadiths :
Selon les Oulémas, le Hadj accompli avec piété est celui au cours duquel aucun péché n’a été commis, et après lequel le serviteur retourne chez lui dans un état meilleur qu’avant de partir, sans revenir aux désobéissances. On dit aussi que c’est le Hadj accepté. Le Hadj accompli avec piété est également le Hadj sincère, accompli exclusivement pour Allah, Exalté soit-Il.

Selon Al-Qortobi, les différentes interprétations du « Hadj accompli avec piété » convergent et débouchent toutes sur le fait qu’il s’agit du Hadj dont les conditions de validité ont été respectées et qui a été dûment accompli par le pèlerin.

Dans la narration de Djaabir, rapportée par Ahmad et d’autres, le Prophète, Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam, a dit : « Le Hadj accompli avec piété n’aura d’autre récompense que le Paradis
– Les gens ont demandé : « Et comment le Hadj peut-il être accompli avec piété ? »
– « En donnant à manger aux pauvres et en répandant les salutations », a répondu le Prophète, Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam (Ahmad et autres : Marfou’). Ce Hadith explique donc le sens de « Hadj accompli avec piété»

«La ‘Omrah est une expiationdes péchés commis dans l’intervalle la séparant d’une autre » souligne legrand mérite de la ‘Omrah et constitue une recommandation de la renouveler, puisqu’elle permet d’expier les péchés commis depuis la ‘Omrah précédente.

Les Oulémas ont argué de ce Hadith pour démontrer qu’il est fort recommandé d’accomplir la ‘Omrah à plusieurs reprises, et ont affirmé que tous les moments de l’année sont propices pour cela. Partant, elle sera valable toute l’année, exception faite pour le temps consacré à l’accomplissement des rites du Hadj. Dans ce cas, le pèlerin ne peut accomplir la ‘Omrah avant de parachever les rituels du Hadj.

Un groupe d’Oulémas, dont ‘Omar, Ibn ‘Omar, Ibn Abass, Taawous, ‘Ataa’, Ibn Al-Mossayyab, Sa’iid ibn Zobayr, Ahmad, Daaoud et d’autres, sont allés même jusqu’à dire que la ‘Omrah représente une obligation qui doit être accomplie une fois dans la vie, tout comme le Hadj, alors que Maalik et Abou Haniifah ont affirmé qu’elle constitue un acte d’adoration surérogatoire et qu’elle n’est pas obligatoire.

Les péchés visés dans l’expression « La ‘Omrah efface les péchés commis dans l’intervalle la séparant d’une autre » ne sont pas les péchés majeurs. Ce contexte est analogue à celui du Hadith dans lequel le Prophète, Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam, a dit : «L’accomplissement de la prière du vendredi permet une expiation des péchés commis dans l’intervalle le séparant du vendredi précédent tant que les péchés majeurs sont évités » (Ibn Maadjah)

Dans son Fat-h Al-Baari, Ibn Hadjar, qu’Allah lui fasse miséricorde, a indiqué : « Certains ont demandé en quoi la ‘Omrah permettait une expiation des péchés commis dans l’intervalle la séparant d’une autre, alors que le simple évitement des péchés majeurs est susceptible d’expier les autres fautes du serviteur. En fait, l’expiation qui a lieu suite à la ‘Omrah concerne les péchés commis entre deux ‘Omrahs seulement, alors que le fait d’éviter les péchés majeurs permet d’expier les fautes d’une manière continuelle et tout au long de la vie du serviteur d’Allah. »

L’expression « car ils éliminent la pauvreté et les péchés » signifie que l’accomplissement récurrent du Hadj et de la ‘Omrah amène la richesse. Si le serviteur d’Allah, Exalté soit-Il, dépense d’importantes sommes d’argent pour accomplir son Hadj et sa ‘Omrah, Allah, Exalté soit-Il, l’indemnise de ce qu’il a dépensé pour Le satisfaire. Allah, Exalté soit-Il, dit (sens du verset) :

« Et toute dépense que vousfaites [dans le bien], Il la remplace, et c’est Lui le Meilleur desdonateurs»(Coran 34/39)

Concluons avec ‘Omar, qu’Allah soit satisfait de lui, qui, en voyant le convoi des pèlerins, de retour après l’accomplissement des rites, a dit : « Si les pèlerins de ce convoi connaissaient les faveurs avec lesquelles ils sont revenus, après l’absolution de leurs péchés, ils s’appuieraient dessus et négligeraient leurs obligations, mais cette ignorance vise à ce qu’ils reprennent l’accomplissement de leurs œuvres pies ». Cela prouve que le pèlerin ne doit pas se contenter des obéissances vers lesquelles Allah, Exalté soit-Il, l’a guidé pendant son Hadj, et qu’il doit persévérer dans l’accomplissement des œuvres qui le rapprochent d’Allah, Exalté soit-Il, jusqu’à ce qu’il Le rencontre. Allah, Exalté soit-Il, dit (sens du verset) : « Et adore ton Seigneur jusqu’à ce que te vienne la certitude (la mort) » (Coran 15/99)

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Bien connaître la réalité du pèlerinage, les règles et les secrets qui sous-tendent l’instauration de ses rites sont autant dâtouts qui sont susceptibles dâider à mieux préparer le pèlerinage pour le rendre un hajj mabrour. Il est vrai que ce genre de préparation rappelle celles que fait un individu qui cherche à accomplir sa prière avec dévotion, sachant que, plus il est dévoué, plus sa prière est méritoire. Il en est de même pour le pèlerinage. Plus on est imbibé de son esprit, de ses règles et préceptes et des objectifs pour lesquels il a été institué, plus on est en mesure de lâccomplir de façon plus acceptable et plus conforme aux normes et donc plus méritoire et plus édifiante. Cependant, on ne saurait arriver à ce stade que si on s’y prépare bien, que si on étudie profondément les véritables enjeux du pèlerinage, faute de quoi le risque est grand de voir celui-ci se transformer en tourisme gâté par une fatigue insupportable.
Parmi les préceptes et les objectifs que le pèlerin doit garder à l’esprit il y a essentiellement:
1-la réalisation du taqwa (crainte d’Allah)
L’objectif essentiel du pèlerinage est la réalisation du taqwa ; c’est pourquoi le Coran cite les deux toujours ensemble dans les versets où il est question du pèlerinage :
« […]. Et craignez Allah. Et sachez qu’Allah est dur en punition. » (Coran : 2/196)

« Le pèlerinage à lieu dans des mois connus. Si l’on se décide de lâccomplir, alors point de rapport sexuel, point de perversité, point de dispute pendant le pèlerinage. Et le bien que vous faites, Allah le sait. Et prenez vos provisions; mais vraiment la meilleure provision est la piété (Taqwa). Et redoutez-Moi, ô doués d’intelligence ! » (Coran : 2/197)

2-la consolidation et la confirmation de la question de l’unicité d’Allah dans les esprits

Le pèlerinage insiste sur la nécessité absolue pour le serviteur d’orienter sa volonté et ses actes uniquement et exclusivement vers Allah et Allah Seul Qui dit (sens des versets) : «Et accomplissez pour Allah le pèlerinage et l’Umra. » (Coran : 2/196)

« Voilà [ce qui doit être observé] et quiconque prend en haute considération les limites sacrées d’Allah cela lui sera meilleur auprès de Son Seigneur. Le bétail, sauf ce qu’on vous a cité, vous a été rendu licite. Abstenez-vous de la souillure des idoles et abstenez-vous des paroles mensongères. (Soyez) exclusivement [acquis à la religion] d’Allah ne Lui associez rien; car quiconque associe à Allah, c’est comme s’il tombait du haut du ciel et que les oiseaux le happaient, ou que le vent le précipitait dans un abîme très profond.» (Coran : 22/30-31)

Même dans la Talbiya (le fait de dire : « Me voici, Ô Allah ! Me voici, Ô Toi qui n’a pas d’associé. Certes, les louanges, les biens, la royauté T’appartiennent, sans associé ») il est clair que lâppel est adressé à Allah et à Lui Seul.
Aussi le pèlerinage insiste t il sur le suivi absolu du Prophète () et sur la nécessité de prendre toutes les précautions pour ne pas se livrer à une dévotion teintée d’innovation ou d’idolâtrie. Dâilleurs c’est le rite où il n’y a de place ni aux caprices, ni aux us, ni aux coutumes. Le chemin est seulement celui déjà tracé par le Prophète (): il faut et il suffit de le suivre.

3-Observer les rites tout en se gardant de transgresser les limites tracées par Allah

Le pèlerinage est sensé nous inculquer le respect, la révérence et lâmour des rites d’Allah ainsi que la crainte réelle de sâpprocher ou, à plus forte raison, de transgresser ses interdictions. Ainsi, il est dit dans le Coran (sens du verset) :« Voilà [ce qui est prescrit]. Et quiconque exalte les injonctions sacrées d’Allah, s’inspire en effet de la piété des cœurs. » (Coran : 22/32)

4-Cultiver la bonne morale et les bonnes qualités :
a) La retenue: Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset) : « Le pèlerinage à lieu dans des mois connus. Si l’on se décide de lâccomplir, alors point de rapport sexuel, point de perversité, point de dispute pendant le pèlerinage.» (Coran : 2/197). Le mot arabe Al-Ravath mentionné dans le verset signifie les rapports sexuels ainsi que des paroles et actes les concernant.
b) La maîtrise de sois au moment de la colère et le souci d’éviter, à tout prix, de s’engager dans des controverses ou dans des rixes. Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset) : « Le pèlerinage à lieu dans des mois connus. Si l’on se décide de lâccomplir, alors point de rapport sexuel, point de perversité, point de dispute pendant le pèlerinage.» Les controverses défendues ici sont, apparemment, celles qui n’ont aucun intérêt pour la religion.
c) L’aménité, la civilité et la tranquillité. Ayant entendu un grand vacarme, des tumultes, des réprimandes et des voix émanant du côté des chameaux devant lui se ruant en direction d’Almouzdeliva, le Prophète () a fait cette mise en garde : »ô pèlerins, restez calmes, la dévotion nâ rien à voir avec la précipitation. »
d) Lâbnégation et l’immersion totale dans l’ensemble: en plein pèlerinage le serviteur fait preuve d’une abnégation totale au point de ne tenir aucun compte de lui-même préférant plutôt se joindre, corps et âmes, à ses autres frères, s’habillant de la même façon, répétant les mêmes paroles et faisant les mêmes gestes qu’eux.
e) La responsabilisation de l’individu: cela transparaît clairement au niveau du rituel de l’offrande qui devient obligatoire à tout pèlerin qui, délibérément, transgresse l’une des interdictions de l’Ihram, ne fait pas correctement l’étape d’Arafat ou se rend à Mouzdeliva avant le coucher du soleil …etc.
f) L’apprentissage de la modestie : cela apparaît clairement dans l’uniformité qui caractérise les rites et les actes de dévotion mais aussi et surtout dans l’élimination complète de toute forme de différence liée à la langue, au rang, au sang ou aux moyens financiers …etc. D’ailleurs le prêche fait par le Prophète () à l’occasion du Pèlerinage d’Adieu, insistait beaucoup sur cet aspect des choses : « Vous nâvez qu’un seul Dieu et vous nâvez qu’un seul et même ancêtre (Adam). Un Arabe n’est pas meilleur qu’un non-Arabe, et un non-Arabe n’est pas meilleur qu’un Arabe. Et un rouge (un blanc au teint rouge) n’est pas meilleur qu’un noir, et un noir n’est pas meilleur qu’un rouge, sauf au niveau de la piété (taqwa).»
g) L’apprentissage de la patience et de la persévérance : En s’éloignant des interdictions liées à l’Ihram et en renonçant à certaines choses non prohibées (en dehors de l’Ihram) le pèlerin, non seulement se prive des plaisirs mais s’expose aussi à beaucoup de désagréments et à la fatigue excessive dans le but avoué de se conformer aux ordres et aux injonctions d’Allah, en l’occurrence l’accomplissement des rites du pèlerinage. En agissant ainsi il se sentira encouragé voire carrément poussé à abandonner, pour la cause du pèlerinage, les péchés en faveur des actes de dévotion et à mieux supporter les tracasseries et les torts causés par les autres.
h) L’apprentissage de la générosité et de la dépense des biens: cela se voit car l’individu prend en charge les dépenses liées à son pèlerinage.

5 – Rappeler le Dernier Jour

Le pèlerinage avec tous ses rites rappelle le Jour Dernier et ses différentes et terribles étapes dans la mesure où :

En partant de chez lui, en se séparant de ses amis et de ses parents, il se rappellera du jour inéluctable où il devra faire autant en allant pour le grand voyage ;
En se séparant de tout habit cousu et de toute forme d’ornement, il se rappellera du linceul et de la sortie, le Jour Dernier, des hommes de leurs tombes, corps nus, pieds nus et non excisés ;
En se déplaçant sans cesse et en s’éreintant de fatigue, il se rappellera du stress et de l’angoisse qui s’empareront de lui au cours de cette Journée terrible du Jugement Dernier où certains seront submergés par la sueur qui leur arrivera jusqu’à la bouche.

6- Apprendre à se soumettre et à se plier aux ordres d’Allah

Le pèlerinage est l’occasion par excellence qui permet de cultiver, chez le serviteur, l’esprit de soumission, de résignation, de docilité et d’obéissance absolue à Allah, le Seigneur de l’Univers. Ainsi cela transparaît il dans les actes même du pèlerinage tel l’abandon des habits cousus, de toute forme d’ornement, l’accomplissement du tawaf, du sa’y, de l’étape d’Arafat, du lancement des jamarat, du passage de la nuit à Minen, du rasage ou de la coupure des cheveux… et autres aspects du pèlerinage qui, même si leur sens n’est pas toujours suffisamment clair, n’en constituent pas moins des actes que l’individu fait sans y être mû par ses sentiments propres ou par un désir personnel apparent. C’est là aussi un moment à charge émotionnelle intense à cause des souvenirs immémoriaux remontant à l’époque d’Abraham (Alaihi Sallam) et qui, à l’instant même, reviennent à l’esprit du pèlerin qui sera tout de même consolé de constater que tous ces événements ont eu pour conséquence la soumission et la résignation totales aux ordres d’Allah et la recherche de sa satisfaction, dût cela être au dépend des désirs et des caprices de la personne elle-même.

7-consolidation de la fraternité religieuse et de l’unité islamique

En dépit des barrières de la langue qui les séparent, de la différence de couleur, de pays et d’ ethnie, les pèlerins se réunissent et s’entassent dans un seul lieu, en un seul moment, en un même uniforme, avec un même appel et pour un même objectif qui est la concrétisation de la croyance en Allah, l’obéissance à Ses ordres et au renoncement aux péchés. Ainsi se sentiront ils plus proches les uns des autres et plus soucieux de l’approfondissement de leur connaissance et de leur coopération mutuelles. Ils pourraient alors envisager de réfléchir ensemble à une approche globale qui leur permettra d’échanger leurs points de vue, leurs expertises et leurs expériences à fin qu’ils puissent les mettre au service de l’Islam, cette grande religion qui est à l’origine de cette retrouvaille on ne peut plus auguste.

8-Le pèlerinage : moyen de relier les pèlerins à leurs ancêtres

Les actes accomplis par le pèlerin ont une profonde signification historique dans la mesure où ils nous font revivre l’épisode relatif à l’émigration , à destination du Hijaz, d’Abraham (Alaihi Sallam) accompagné de son épouse ainsi que sa décision audacieuse d’offrir son fils en offrande, sa construction de la Kaaba, son appel solennel aux hommes pour qu’ils viennent faire le pèlerinage, appel dont le retentissement s’est poursuivi jusqu’à l’arrivé du Prophète Mohamed () pour être repris et d’avantage souligner dans son fameux Pèlerinage d’Adieu auquel a assisté une centaine de mille de ses honorables Compagnons où justement il leur a enjoint de le suivre, et de le recopier à la lettre, en matière d’accomplissement des rites du Pèlerinage. Ensuite le cours de l’histoire a continué et le nombre de pèlerins n’a depuis cessé d’augmenter jusqu’ à dépasser aujourd’hui la barre de deux millions, ce qui doit pousser le pèlerin à se rappeler de cette multitude de personnes venues ici, au fil des siècles, exprimer leurs sentiments envers leur Seigneur et à le pousser également à méditer sur la série de conflits qui ont émaillé l’histoire tant bouleversées des partisans de l’unicité d’Allah et des adeptes de l’idolâtrie. Ce sont des conflits où les adeptes de l’unicité d’Allah ont tout sacrifié (personnes, moyens matériels et financiers, prestige, plaisirs de la vie…. ) en vue de sauver la foi en Allah contre laquelle s’acharnent les polythéistes dont l’intransigeance, l’injustice et le zèle à défendre leurs propres intérêts et leurs caprices n’a d’égal que leur volonté d’en découdre avec la religion. Ainsi le pèlerin réalisera t il la raison pour laquelle certains ont péri alors que d’autres ont été sauvés et alors il fera attention et prendra ses dispositions pour ne pas « chuter » lui aussi. Bien plus il se considérera comme faisant partie intégrante du cortège dirigé par les Prophètes et les justes et mettra les autres en garde contre les causes de la perte. Désormais il se comptera parmi les ennemis jurés des criminels, tout en restant convaincu au fond de lui-même que tout finira bien pour les vertueux. Aussi sentira t il que ceux, parmi ces pèlerins, qui passeront de vie à trépas auront tous le même sort auquel lui-même n’échappera pas. Autant donc s’y préparer pour ne pas être pris au dépourvu et pour être de ceux qui seront sauvés.

9 – Multiplier les invocations d’Allah, le Tout Puissant:

Quiconque se prend à méditer les rites du pèlerinage tels la Talbiya, le Takbir ( dire allahou akbar), le Tahlil(dire la ilaha illa lah), bref toute sorte d’invocations … Etc., ainsi que les textes de la Révélation (le Coran et le Hadith ) ne manquera pas de constater que l’invocation répétée du nom d’Allah en constitue non seulement l’objectif mais également l’essence. Voir le verset 198 de sourate Al-Baqarah et les hadiths relatifs le Tawaf autour de la kaaba, à la course entre Safa et Marwah ainsi qu’au le lancement des Jamarat. Celui qui médite sur ce verset et ses hadiths ne manquera pas de constater que tous les rites du Hajj ne sont établis que pour faire prévaloir et perpétuer l’invocation du nom d’Allah sur la terre.

10 – S’habituer aux règles de discipline et d’éducation:

Le pèlerinage comporte des restrictions, des limitations, des engagements et des aspects auxquels le pèlerin est astreint et que donc il ne saurait violer, ce qui l’habituera au mode de l’organisation qu’il chérira alors et y tiendra beaucoup, il apprendra aussi la discipline et le respect des ordres reçus et des consignes. Quant aux textes religieux qui soulignent cet aspect des choses ils ne manquent pas.

11 – Autres avantages:

Il y a d’autres avantages matériels et spirituels, individuels et collectifs qu’on ne sauraient citer exhaustivement c’est pourquoi le verset en parle de manière aussi indéfinie qu’ambiguë : « pour participer aux avantages qui leur ont été accordés et pour invoquer le nom d’Allah aux jours fixés, sur la bête de cheptel qu’Il leur a attribuée, « Mangez-en vous-mêmes et faites-en manger le besogneux misérable » (Coran : 22/28).

Nous demandons à Allah le Tout Puissant de nous guider sur la bonne voie et de nous inscrire parmi ceux qui en bénéficient au maximum.


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La perception de la réalité du Hadj par le musulman ainsi que les sagesses et les secrets pour lesquels ces rites ont été prescrits le préparent afin que son Hadj soit accepté (Mabrour). Ceci se manifeste par exemple à travers le recueillement dans la prière : plus la personne fait preuve de recueillement dans sa prière, plus la prière est acceptée. Il en est de même pour le Hadj, plus l’homme perçoit la réalité du Hadj, son esprit, les sagesses et les objectifs pour lesquels il a été prescrit et prend cela comme moyen de corriger sa croyance et son comportement, plus son Hadj est accepté et plus la récompense et le bénéfice sont grands. Nul ne sera en mesure de faire cela sans s’y préparer et sans s’être immergé dans la méditation et la recherche des secrets du Hadj et de ses sagesses. Quant à celui qui ne fait pas cela, qu’il craigne que son action ne soit qu’un mélange de tourisme et d’efforts vains ; rien de plus.

Les sagesses et les objectifs les plus apparents qu’il convient au pèlerin de percevoir sont les suivants:
1. Parvenir à la piété :
L’objectif du Hadj est de parvenir à la piété: nous constatons le lien entre la piété et le Hadj dans des versets du Hadj de façon claire et nette, Allah, Exalté soit-il, dit (sens des versets) :
· « Et accomplissez pour Allah le pèlerinage et l’Omra. […] Et craignez Allah.[…] » (Coran : 2/196)
· « […] Et prenez vos provisions ; mais vraiment la meilleure provision est la piété. […] » (Coran : 2/197)
2. Enraciner la question du monothéisme dans les esprits et la consolider :
Le Hadj est fondé sur le fait de restreindre l’intention à Allah, Exalté soit-il, exclusivement et sur la recherche de Son agrément par le biais des rituels. Allah, Exalté soit-il, dit (sens des versets) :
· « Et accomplissez pour Allah le pèlerinage et l’Omra. » (Coran : 2/196)
· « […] Abstenez-vous de la souillure des idoles et abstenez-vous des paroles mensongères.(Soyez) exclusivement [acquis à la religion] d’Allah ne Lui associez rien […] » (Coran : 22/30-31)
Lors de la Talbiya, qui est le symbole le plus marquant du Hadj, l’unicité d’Allah, Exalté soit-il, est explicitement déclarée: « Me voici, ô Allah, me voici. Me voici, Tu nâs aucun associé, me voici. La louange, la grâce et la souveraineté sont à Toi, Tu nâs pas dâssocié. ». Le Hadj est basé sur le monothéisme à travers la conformité à la pratique du Prophète, Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam, et le fait de s’écarter de tout polythéisme en matière d’obéissance, de ne laisser aucune place à l’influence des passions et des mœurs dans l’accomplissement des rites. Au contraire, il incombe d’imiter le Prophète, Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam, et de faire ce qu’il faisait.
3. L’exaltation des rites d’Allah, Exalté soit-il, et de Ses ordres sacrés :
L’un des objectifs les plus éminents du Hadj et l’une de ses sagesses est l’éducation des serviteurs à l’acceptation des rituels d’Allah, Exalté soit-il, de Ses ordres sacrés, leur exaltation, leur amour et le fait de s’abstenir de les transgresser. Allah, Exalté soit-il, dit (sens du verset) : « Voilà [ce qui est prescrit]. Et quiconque exalte les injonctions sacrées d’Allah, s’inspire en effet de la piété des cœurs. » (Coran : 22/32)
4. L’éducation fondée sur le bon comportement et des bonnes mœurs, notamment :
a) La chasteté : Allah, Exalté soit-il, dit (sens du verset) : « Le pèlerinage a lieu dans des mois connus. Si l’on se décide de lâccomplir, alors point de rapport sexuel […] »(Coran : 2/197), on entend par rapport sexuel, le coït et ce qui y mène comme paroles et actes.
b) Contenir sa colère et délaisser les disputes et les controverses : Allah, Exalté soit-il, dit (sens du verset) : « […] point de dispute pendant le pèlerinage. […] »(Coran 2/197), ‘Ata’ a dit : « Les disputes signifient : discuter avec votre Compagnon jusqu’à le mettre en colère contre vous et à vous mettre en colère contre lui, et ce qui apparaît dans le verset est que le sens de l’interdiction des disputes désigne l’interdiction relative à un genre particulier de disputes, à savoir les disputes répréhensibles uniquement, c’est-à-dire les conflits et les controverses sans intérêts légitimes. »
c) La gentillesse, la douceur et le calme : Le Prophète, Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam, a dit lorsqu’il entendit des cris, des coups et les bruits des chameaux lors du départ de Mouzdalifa : « Ô gens, soyez calme, car l’obéissance n’est pas dans l’empressement » (Boukhari)
d) L’abnégation et l’intégration dans la masse : Durant le Hadj, le serviteur accomplit le sacrifice de soi-même, se débarrasse de ce qui peut lui être personnel et fusionne avec ses frères pèlerins en matière d’habillement, de cris, de mouvement et d’action.
e) L’apprentissage du fait d’assumer la conséquence de ses erreurs : Ceci est clairement reflété dans l’expiation obligatoire pour celui qui a commis l’un des interdits de l’ I’Ihram (état de sacralisation) volontairement et pour celui qui a commis une erreur lors de la station à Arafat ou qui est parti de Mouzdalifa avant le coucher du soleil, etc.
f) L’apprentissage de l’humilité : Cela se reflète clairement dans l’unité de tous les pèlerins dans les rituels et les sentiments, et l’abolition des différences matérielles entre eux telles que la langue, l’origine, la richesse, etc. Cela faisait certes partie du sermon du Prophète, Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam, lors de son pèlerinage d’adieu : « Ô bonnes gens, votre Seigneur est Unique et votre père est unique. Un Arabe n’est pas supérieur à un non-Arabe et un non-Arabe n’est pas supérieur à un Arabe, une personne claire de peau n’est pas supérieure à celle qui a la peau foncée, si ce n’est par sa piété. » (Ahmad)
g) L’apprentissage des différentes formes de patience : En considérant le fait que le pèlerin doit contrôler ses passions en délaissant les interdits de l’Ihram, se prive de certaines choses autorisées (en dehors de l’état d’ Ihram) et s’expose aux peines et à la fatigue pour obéir aux ordres d’Allah, Exalté soit-il, pour accomplir le rituel de manière intégrale. Par conséquent, tout cela incite au délaissement des péchés, à l’accomplissement des actes d’obéissance et à l’endurance quant aux nuisances sur cette voie après le Hadj.
h) La munificence et la générosité : Cela est évident par rapport aux frais du Hadj assumés par le serviteur.
5. Le rappel du Jour Dernier :
Le pèlerin se rappelle du Jour Dernier et ce qu’il comporte comme situations et horreurs et celade façon claire, notamment :
· La sortie de son pays et la séparation d’avec sa famille : cela lui rappelle sa séparation d’avec sa famille lorsqu’il quittera ce bas monde pour l’au-delà.
· Le fait de ne pas mettre d’habit cousu ni de porter de parure : cela rappelle le linceul et la sortie des serviteurs de leur tombe le Jour de La Résurrection, pieds nus et non circoncis.
· Le voyage et la fatigue : cela nous rappelle la difficulté et les peines du Jour de la Résurrection comme le fait que certains transpireront à tel point que le niveau de sueur recouvrira leur bouche et leur nez.
6. L’éducation à la soumission et à l’obéissance à Allah, Exalté soit-il :
Le serviteur fait l’apprentissage, durant le Hadj, de la soumission, de l’obédience, de la subordination et de l’obéissance totale à Allah, Seigneur de l’univers, que ce soit lors des rites du Hadj lui-même tels que le fait de ne pas porter d’habit cousu, le délaissement de toute parure, le Tawaf, le Saây, la station à Arafat, le jet des cailloux, le campement à Mina, le rasage des cheveux (ou leur coupe); il est de même d’autres actes dont le sens n’apparaît peut-être pas de façon évidente, ou d’actes qui n’ont pas de sens particulier, et qui n’ont, pour le serviteur, ni avantage ni d’intérêt apparent. Quant à certains actes, ils rappellent à l’esprit des serviteurs des souvenirs anciens de l’époque d’Ibrahim, , et ce qui en résulta comme soumission, obédience et priorité donnée à l’amour pour d’Allah, Exalté soit-il, et à Sa satisfaction par rapport aux désirs et aux passions de l’âme.
7. L’approfondissement de la fraternité religieuse et de l’unité islamique :
Les pèlerins se rassemblent malgré la différence de leurs langues, de leurs couleurs, de leurs contrées et de leurs races en un lieu unique, en un seul moment, avec la même apparence, une seule voix et pour une seule raison qui est la foi en Allah, Exalté soit-il, le respect de Ses commandements, l’évitement de la désobéissance et afin que ainsi s’approfondira leur amour mutuel, de sorte à les pousser à se connaître, à s’entraider, à réfléchir, à se conseiller, à échanger expériences et expertises, à s’encourager ainsi à accomplir les commandements de cette religion qui les a rassemblés et à l’action d’élever ses conditions agir pour relever son rang.
8. Le maintien des liens entre les pèlerins et leurs prédécesseurs :
Les actes du Hadj contiennent dans leurs esprits des souvenirs anciens tels que la migration d’Ibrahim, , lorsqu’il laissa son épouse et son fils en bas âge dans le Hidjaz, son histoire lorsqu’il reçut l’ordre d’immoler son fils, sa construction de La Maison Sacrée, son appel aux gens au pèlerinage jusqu’à ainsi que l’envoi de notre Prophète, Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam, le rappel du pèlerinage d’adieu lorsque près de cent mille Compagnons accomplirent le Hadj en sa compagnie et qu’il, Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam, leur dit : « Apprenez de moi vos rites » (Mouslim). Puis, les époques islamiques se succédèrent jusqu’à notre époque où le nombre de pèlerins dépasse les deux millions de musulmans. Ceci fait que le pèlerin se rappelle ces générations parmi celles qui ont été témoins de territoires sacrés avant lui. Il médite sur le conflit religieux qui a eu lieu entre les monothéistes et les polythéistes sur ces territoires, ce qu’ont enduré les monothéistes, eux qui ont fait le sacrifice de leur âme et des plaisirs de la vie tels que la famille, l’argent et le prestige. Ils se rappellent l’intransigeance des polythéistes, leur injustice et la défense de leurs intérêts personnels et de leurs désirs afin que se réalisent les causes de la perte pour les perdants et celles de la délivrance pour ceux qui seront sauvés parmi les Prophètes et les vertueux.
Le pèlerin a donc recours aux causes de la délivrance et se voit dans le prolongement ce ceux qui seront sauvés parmi les Prophètes et les pieux. Il s’écarte des causes qui mènent à la perte et se considère comme ennemi des criminels. Il acquiert la certitude que la récompense est pour les pieux. Il comprend, à travers l’exemple de ceux qui ont accompli le pèlerinage et quitté ce bas monde pour rejoindre leur Seigneur parmi ces peuples, que la destinée de tous est unique et qu’ils repartiront eux aussi comme ils sont arrivés et il s’attachera donc à piété afin d’être sauvé et sauvegardé le jour où il se présenteradevant Allah Exalté soit-il.
9. La multiplication de l’évocation d’Allah, Exalté soit-il :
Celui qui médite les rites du Hadj tels la Talbiya, le Takbir, la proclamation de l’unicité d’Allah, Exalté soit-il, les invocations, etc. et qui médite les textes révélés qui parlent de cela, constate que la multiplication de l’évocation d’Allah, Exalté soit-il, est une des sagesses et objectifs les plus remarquables du Hadj; nous voyons cela notamment dans la Parole suivante d’Allah, Exalté soit-il (sens du verset) : « […]Puis, quand vous déferlez depuis Arafat, invoquez Allah, à al-Mashar-al-Haram (Al-Muzdalifa). […] » (Coran : 2/198), ainsi que la parole suivante du Prophète, : « Certes, le Tawaf autour de La Maison et entre As-Safaa et Al-Marwa ainsi que la lapidation des stèles ont été établis pour l’évocation d’Allah, Exalté soit-il. » (Ahmad)
10. L’habitude de l’organisation et l’éducation à la discipline :
Il y a dans le Hadj des restrictions, des limites, des engagements que le pèlerin ne peut transgresser, et des situations auxquelles il doit se conformer, ce qui l’aide à aimer l’organisation et à la respecter; ceci contribue à lui apprendre la discipline, à respecter les ordres et à délaisser les interdits; les textes qui démontrent cela sont nombreux et évidents.

11. Autres avantages :
Il y a également d’autres avantages innombrables individuels et collectifsqui concernent ce bas monde et l’au-delà; Allah, Exalté soit-il, mentionne cela lorsqu’Il, Exalté soit-Il, dit (sens du verset) : « pour participer aux avantages qui leur ont été accordés […] » (Coran : 22/28)
Nous demandons à Allah, Exalté soit-il, de nous guider dans tous nos affaires et de nous en réserver la meilleure part.

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En islam, l’invocation et le rappel de Dieu sont les origines de la stabilité et de la douce tranquillité face aux circonstances et aux difficultés de la vie. A notre époque, la culture s’est généralisée, les connaissances humaines se sont répandues ; offrant à l’individu de part sa situation, moyens d’occupation et loisirs divers. Malgré tous ces moyens, force est de constater, la croissance des troubles nerveux, la complexité des problèmes, la généralisation des séditions et des incrédulités. De nombreuses causes sont à l’origine de ce syndrome, tel que le débris des cœurs dévastés, le refus de sâttacher à la Providence, de s’y fier et de s’y reposer. La négligence des apathiques de faire appel à Dieu ne fait que barrer le chemin de la vérité. L’invocation de Dieu par la parole qui se traduit par la soumission et l’humilité des cœurs, par la tendresse des organes, contribue à diriger l’individu sur le droit chemin, à lui faire comprendre la mission qui lui est attribuée par essence à établir son niveau de grande dignité auprès des Nobles, ainsi cet individu adorera Dieu en toute quiétude et conviction, avec sacrement de confirmation, vérité et sincérité. Par la présence de son Créateur Tout Puissant, il se dévouera aux préceptes dans Ses Ordres et Ses Interdits, il se soumettra cœur et âme à l’ordre divin, et ainsi il jouira du repos et de la douce tranquillité et se fiera au destin du Seigneur, persévérant devant toute disette, crise et calamité. C’est alors que l’homme deviendra lucide, et acquerra un état d’éveil permanent et une surveillance totale de tous ses agissements. L’invocation et le rappel à Dieu sont à la tête des bonnes actions ; c’est ainsi que le Prophète (saw) recourait aux invocations pour tout évènement et ne cessa de recommander par cette parole à un homme venu l’interroger sur quoi il devait baser sa persévérance devant les devoirs religieux devenus nombreux : »Maintiens ta bouche tendre et fraîche par le rappel de Dieu ». L’invocation englobe toute œuvre obéissante à Dieu, et qui consiste à rappeler à l’individu les innombrables faveurs et privilèges de Dieu sur la créature humaine et cela s’obtient par la lecture ou la récitation du Coran, la prière et autres actes dâdoration. Le rappel est un excellent moyen pour atteindre la connaissance parfaite de Dieu, une véritable passerelle pour la jouissance de la confiance, de la sérénité auprès du Seigneur et l’initiation à sa morale infaillible qu’Il nous a prescrit. Notre Prophète (saw) s’est distingué toute sa vie durant par des invocations et le rappel lors du sommeil et de l’éveil, lors d’une maladie et du rétablissement, avant et après les repas, à chaque épreuve douloureuse ou dans des circonstances heureuses… Pour conclure sur cette introduction au rappel de Dieu, ayons à l’esprit ces quelques paroles de Dieu : « Evoquez Moi donc, et je me souviendrai de vous. Et soyez Moi reconnaissants et ne me méconnaissez pas ! » (S2/V152) « Ceux qui croient, et dont les cœurs se tranquillisent au rappel de Dieu. N’est ce pas que les cœurs se tranquillisent au rappel de Dieu ? » (S13/V28) « Ne soyez pas comme ceux qui ayant oublié Dieu, Dieu leur a fait oublier leur propre personne. Ce sont ceux-là les dévoyés. (S59/V19)

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