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sGrey Abd Al Karim Ibn

Al-Aouja

Hamad Ibn Zaid écrit :

« Les Zanadiquas ont forgé quatorze mille hadiths.
Quatre mille ont été forgés par Abd Al Karim Ibn Al Aouja.
Ce dernier, avant d’être exécuté par le calife Al Mahdi, avoua l’avoir fait.
Il dit : « J’ai forgé quatre mille ahadiths rendant le licite illicite et l’illicite licite ».

sGrey ‘Abd ar-Rahmân Ibn Ishâq Al-Wâsiti

 
Abou Dâwoud a dit :
 
« J’ai entendu Ahmad Ibn Hanbal déclarer ‘Abd ar-Rahmaan Ibn Ishâq al-Koufi est da’if (faible) ».
C’est pourquoi l’Imam Ahmad n’a pas accepté ce Hadith.
An-Nawawi a dit dans Majmou’ (3/313), et aussi dans Charh Sahih Mouslim et ailleurs :
 
« Ils (les savants du Hadith) déclaraient ce Hadith faible, parce que c’est un récit de ‘Abd ar-Rahmaan Ibn Ishâq al-Wasiti, qui est un narrateur faible [Da’îf], comme il a été jugé par les Imams de l’éloge et critique des rapporteurs ».
Zayla’i a dit dans ar-Raayah Nasb (1/314) :
 
« Bayhaqi a dit dans al-Ma’rifah : « Sa chaîne n’est pas ferme, car c’est un récit unique de ‘Abd ar-Rahmaan Ibn Ishâq Al-Wâsiti, qui est abandonné [Matroûk] »


sGrey Abou Bakr Ibn Abi Maryam

Ibn Hibbân a dit :

 

« Abou bakr Ibn Abi Maryam faisait partie des meilleurs habitants de Sham (Syrie,Liban..). Mais il possédait une mauvaise mémoire de sorte qu’il rapportait mal ce qu’il rapportait; pas assez mal pour mériter le rejet, mais suffisamment mal pour ne pas être intégré dans le groupe sûr. En somme, pour moi, on ne doit pas accepter ce qu’il est seul à rapporter ». (al-Madjrouhin 3/146)
sGrey  Abou Ishaq as-Soubay’i


Al-Albani l’a jugé faible dans As-Silsila as-Sahiha n°1281.

sGrey Abou Ja’far ar-Razi

Al-Albâni (رحمه الله) a dit : « Abou Ja’far ar-Razi avait une très mauvaise mémoire ».

sGrey ‘Ali Ibn ‘Oubayd

Al-Albâni (رحمه الله) a dit qu’il est un inconnu.

sGrey Al-Waqidi

Ahmad (رحمه الله) a dit : « Al-Waqidi est un pilier du mensonge ».

sGrey ‘Amr Ibn Thâbit

Abdallah Ibn Moubarak (رحمه الله) disait : « délaissez les hadith de ‘Amr Ibn Thabit car il insultait les salafs ».

sGrey ‘Atiyya al-‘Awfi

Il n’est pas crédible à l’unanimité, comme cela a été rapporté par certains savants du hadith.

sGrey Faid Ibn Abderahman

Il a été critiqué par Ahmad (رحمه الله) et d’autres.

sGrey Faraj Ibn Fudala

Faible

sGrey Hamza an-Noussaybi

An-Nassaï : « Ses hadith sont à rejeter ». (ad-dou’afa wa l-matroukin p.39)

Ibn al-Djawzi : « Le hadith de Hamza est à rejeter. Yahya dit : il n’est rien; il ne vaut pas un fals (centime). Al-Boukhari et ar-Razi disent : ses hadith sont contestables. Nassaï et Daraqutni disent : ses hadith sont à rejeter. Ibn Ady dit : il invente des hadith. Ibn Hibbân dit : il se singularise par l’attribution aux hommes sûrs de hadith inventés à la manière de celui qui agit délibérément. Il n’est pas permis de rapporter ses hadith ».(ad-doua’fa wa al-madjrouhin 1/237)

sGrey Haram Ibn ‘Outhmân

Ach-Châfi’i (رحمه الله) a dit au sujet de son contemporain : « Rapporter des hadith de Haram, c’est interdit (حرام) ».

sGrey Mouhammad Ibn Ibrahim

Ibn Habban écrit que Mohamed Ibn Ibrahim forgeait des hadiths.

sGrey Mouhammad Ibn Ishaq

Mâlik (رحمه الله) a dit de lui : « C’est un menteur ».

sGrey Oubayd Ibn Ishaq al-Attar

Yahya Ibn Ma’in dit : « Oubayd Ibn Issehaq al-Attar n’est rien ».

Abou Hatim ar-Razi dit :  « nous n’avons vu que du bien! il n’est pas ferme; ses hadith comportaient des parties contestables ». (al-Jarh wa at-ta’dil 5/401)

An-Nasâi a dit :  « Ses hadith sont à rejeter ». (ad-dou’afa wa al-matroukin p.72)

Ad-Dhahabi dit :  « Yahya le juge faible. Al-Boukhari dit : il rapporte des hadith contestables. Al-Azdi dit : ses hadith sont à rejeter. Ad-Daraqutni dit : il est faible. Mais Abou Hatim est satisfait de lui. Ibn Ady dit : la totalité de ses hadith sont contestables ». (Mizan al-I’tidal 5/24)

Ibn Ady dit :  « La plupart de ce qu’il rapporte est contestable , soit à cause de son contenu ou pour sa voie de transmission ».

sGrey Sa’id b. Bishr al-Khaddi

Habitant de Damas.

Ibn Mahdi rejétait ses hadith. Quand à Ahmad, Ibn al-Madini et al-Nasa’i, que Dieu leur accorde Sa miséricorde, ils les ont jugé comme étant faibles.

sGrey Sanan Ibn Haroun al-Bardjami

Ibn Hibbân : « ses hadith sont très contestables; même s’il en rapporte d’après des gens célèbres. »

Yahya Ibn Ma’in : « Les hadith de Sanan Ibn Haroune al-Bardjami ne valent rien ». (Al-madjrouhin 1/354)

Al-Aquili l’a mentionné dans Ad-dhu’afa, 2/171.

 

sGrey Sayf Ibn Omar at-Tamimi

 

Al-Hakim (رحمه الله    ) écrit : « Sayf est accusé d’avoir une existence d’hérétique. Ses récits sont abandonnés ».

An-Nasâi (رحمه الله) a écrit : « Les récits de Sayf sont faibles et ils devraient être négligés parce qu’ils étaient peu fiable et indigne de confiance ».

Abou Dâwoud (رحمه الله) a écrit : « Sayf n’est rien. Il était un menteur. Quelques-uns de ses Hadiths ont été véhiculés et la majorité niés ».

Ibn Hibbân (رحمه الله) a écrit : « Sayf a attribué des traditions fabriquées à des bons rapporteurs de Hadiths. Il a été accusé d’existence hérétique et de menteur ».

Al-Darqoutini (رحمه الله) a écrit : « Sayf est faible ».

As-Souyouti (رحمه الله) a écrit : « Les Hadiths de Sayf sont faibles ».

Ibn Hajar al-Asqalani (رحمه الله) après avoir relaté une tradition, a dit : « Beaucoup de rapporteurs de cette tradition sont faibles, et le plus faible parmi eux est Sayf ».

 

sGrey Yahya Ibn salama Ibn KouHayl

 

Al-Boukhâri a dit de lui : « Il a fait de graves erreurs ».

An-Nasâi a dit : « Ses ahâdîth doivent être abandonnés ».

Ibn Ma’in a dit : « On n’écrit pas ses ahadîth ».

 

copié de mouslim.over-blog.org

 
 

Il n’est en aucune manière permis de mettre en pratique le hadith faible que ce soit dans les mérites des actions ou dans tout autre chose.

Cheikh al Albani qu’Allah lui fasse miséricorde dît dans son livre « daeif aljaami assaghir » tome 1 page 45 :

« Je dis : alhafidh ibnou Rajab alhanbali a dit dans « charh Attirmidhi » (112 /2) :

« Ce qui apparaît de ce qu’a cité l’imam Mouslim dans l’introduction de son livre (c’est-à-dire son authentique) nécessite que l’on ne rapporte les ahadiths dans attarhib wa attarghib (littéralement : le fait de faire espérer et de faire peur) que de celui dont on rapporte les jugements »

Je dis (cheikh AlAlbani) : c’est mon avis (littéralement : c’est ce avec quoi j’adore Allah) et ce à ce quoi j’appelle les gens car on ne peut jamais mettre en pratique un hadith faible ni dans les mérites et les choses préférables, ni dans autre chose car le hadith faible n’est qu’une faible conjecture et je ne connais aucune divergence sur cela entre les savants; comment peut –on dire alors : on peut le mettre en pratique alors qu’Allah l’a réprouvé dans plus d’un verset de Son Livre (traductions rapprochées) :

« Alors que la conjecture ne sert à rien contre la vérité » Sourate l’étoile verset 28

« Ils ne suivent que la conjecture et ne font que fabriquer des mensonges » Sourate les bestiaux versets 116

Et le messager d’Allah a dit :
 

« Prenez garde à la conjecture car la conjecture est le plus mensonger des hadith »
Rapporté par Albokhari et Mouslim

Et saches que ceux qui ne sont pas d’accord avec cet avis que j’ai choisi n’ont pas de preuve ni du Coran ni de la Sunnah »

Cheikh AlAlbani a détaillé ce sujet dans l’introduction de son livre « sahih attarghib wa attarhib »

Source : arrawdou addaani fi alfawaaidi alhadithia lil3alaamati alalbani pages 178-179

copié de salafs.be

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany

Ils sont ceux qui sont sur la voie des Compagnons et ceux qui les ont suivit dans la droiture, en s’accrochant au Livre et à la Sounnah, y mordant avec leurs molaires, et les laissant [le Qor’ân et la Sounnah] prendre le dessus sur toute affirmation ou manière d’agir, que ce soit dans la croyance ou les actes d’adoration tels que les contrats et transactions, le comportement, la politique et la vie sociale.

Ils sont ceux qui sont fermes en ce qui concerne les fondements de la religion et ses branches, sur ce qu’Allâh a fait descendre sur Son Serviteur et Messager (sallallahu ’alayhi wa sallam).

Ils sont ceux qui ont mis en place l’appel à cela avec tous les efforts, la sincérité et la ferme volonté.

Ils sont ceux qui portent le savoir du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam), en en expulsant toutes les distorsions de ceux qui ont exagéré et les affirmations illégitimes de gens du mensonge [de la fausseté] et les interprétations des ignorants.

Ils sont ceux qui observent et sont à l’affût de tout groupe qui a dévié du chemin de l’Islâm, tels que les Djahmites, les Mou’tazilites, et les Khawâridj, et les Mourji’ah, et les Qadariyah, et tous ceux qui ont dévié du chemin d’Allâh et ont suivi leurs passions, et ce, à toutes les époques, et dans tous les lieux.

Ils ne sont pas affectés par les reproches de ceux qui les blâment, pour la cause d’Allâh.

Ils sont le groupe que le Messager (sallallahu ’alayhi wa sallam) d’Allâh a loué et désigné dans sa parole :

« Il ne cessera d’y avoir un groupe de ma Ummah manifeste sur le chemin de la vérité, et qui n’est pas touché par ceux qui les délaissent ni par ceux qui s’opposent à eux, jusqu’à ce que l’Heure soit établie. » [1]

Ils sont le « Groupe Victorieux », ferme sur ce sur quoi le Messager (sallallahu ’alayhi wa sallam) et Ses Compagnons (radhiallâhu ’anhum) étaient, ceux qui ont été différenciés et distingués précisément lorsque le Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam) mentionna que cette Ummah se diviserait en 73 sectes, toutes allant au Feu excepté une et il fut demandé :

« Qui sont-ils, Ô Messager d’Allâh ? »

Il répondit : « Ils sont ceux qui sont sur ce sur quoi je suis moi et mes Compagnons. »

Et ce n’est pas quelque chose que nous disons avec exagération, ni une simple prétention, mais véritablement nous parlons d’une réalité dont les textes du Qor’ân et de la Sounnah témoignent, dont l’histoire témoigne, et dont leurs [c-a-d les gens du hadîth] paroles, leur condition, leurs écrits et travaux témoignent.

Ils sont ceux qui mettent devant leurs yeux la Parole d’Allah (traduction rapprochée) :

« Et tenez fermement au « habl » [câble/ corde] d’Allâh »

Et à Sa Parole (traduction rapprochée) :

« Que ceux, donc, qui s’opposent à son commandement prennent garde qu’une épreuve ne les atteigne ou que ne les atteigne un châtiment douloureux » [2]

Ils sont les plus assidus dans le fait de s’éloigner de désobéir aux ordres du Messager et les plus éloignés de la « fitnah » [discorde].

Ils sont ceux qui font de leur constitution (traduction rapprochée) :

« Non !… Par ton Seigneur ! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu’ils ne t’auront demandé de juger de leurs disputes et qu’ils n’auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu’ils se soumettent complètement (à ta sentence). » [3]

Ils sont ceux qui donnent au Qor’ân et à la Sounnah leur vraie valeur, et leur donne l’honneur et la vénération qu’ils méritent, leur donnant priorité au-dessus de toute parole humaine, et qui donnent préséance à leur guidance par-dessus la guidance de toute personne, et qui jugent par eux dans toutes les affaires avec une satisfaction totale, avec des cœurs dévoués et sans resserrement ni restriction, et ils se soumettent à Allâh et à Son Messager (sallallahu ’alayhi wa sallam) d’une soumission totale dans leur ’Aqîdah et leur adoration et leurs affaires.

 

Il sont ceux pour lesquels la Parole d’Allâh tient vrai que (traduction rapprochée) :

« La seule parole des croyants, quand on les appelle vers Allah et Son messager, pour que celui-ci juge parmi eux, est : « Nous avons entendu et nous avons obéi ». Et voilà ceux qui réussissent » [4]

Ils sont, après tous les Compagnons, et dont à leur tête sont les Califes bien guidés et les leaders des tabi’înes et à leur tête :

sortbook  Sa’îd Ibn al-Mousayyib [m. 90H],

sortbook  ’Urwah Ibn Zoubair [m. 94H],

sortbook  ’Alî Ibn al-Houssayn Zain al-’Âbidin [m. 93H],

sortbook  Mouhammad Ibn Hanafiyyah [m. 80H],

sortbook  ’Ubaydullâh Ibn ’Abdillâh Ibn ’Utbah Ibn Mas’oud [m. 94H],

sortbook  Salim Ibn ’Abdillâh Ibn ’Umar [m. 106H],

sortbook  Qâsim ibn Mouhammad Ibn Abî Bakr as-Sadiq [m. 106H],

sortbook  al-Hasan al-Basrî [m. 110H],

sortbook  Mouhammad Ibn Sîrîn [m. 110H],

sortbook  ’Umar Ibn ’Abdul-’Aziz [m. 101H]

sortbook  et Mouhammad Ibn Shihâb az-Zuhrî [m. 125H]

Puis les « Tabî’ at-Tâbi’în », et à leur tête :

sortbook  Imâm Mâlik [m. 179H],

sortbook  al-Awzâ’î [m. 157H],

sortbook  Sufyân Ibn Sa’îd ath-Thawrî [m. 161H],

sortbook  Sufyân Ibn Uyayna [m. 198H],

sortbook  Ismâ’îl Ibn Ubya [m. 193H],

sortbook  Layth Ibn Sa’d [m. 175H]

sortbook  et Abû Hanîfa an-Nou’mân [m. 150H ]

Puis ceux qui les ont suivit, et à la tête desquels :

sortbook  ’Abdullâh Ibn al-Mubârak [m. 181H],

sortbook  Waki’ Ibn al-Djarrâh [m. 197H],

sortbook  l’ Imâm Mouhammad Ibn Idris ash-Shâfi’î [m. 204H],

sortbook  ’Abdur-Rahmân Ibn Mahdî [m. 198H],

sortbook  Yahya Ibn Sa’id al-Qatân [m. 198H]

sortbook  et Afân Ibn Muslim [m.219H].

Puis leurs étudiants qui les ont suivit dans cette voie [méthodologie], et à la tête desquels :

sortbook  l’Imâm Ahmad ibn Hanbal [d. 241H],

sortbook  Yahya Ibn Ma’în [m. 233H]

sortbook  ’Alî Ibn al-Madinî [m. 234H]

Puis leurs étudiants tels que :

sortbook  Al-Bukhârî [m. 256H],

sortbook  Muslim [m. 261H],

sortbook  Abî Hâtim [m. 277H], Abî Zara’ [Abû Zur’ah] [m. 264H],

sortbook  Abû Dâwoud [m. 275H],

sortbook  at-Tirmidhî [m. 279H]

sortbook  et an-Nassâ’î [m. 303H] »

Puis ceux qui ont pris leur voie dans les générations qui leurs ont succédées comme :

sortbook  Ibn Djarîr [at-Tâbarî] [m. 310H],

sortbook  Ibn Khouzaymah [m. 311H],

sortbook  ad-Dâraqoutnî [m. 385H] à son époque,

sortbook  al-Khatib al-Baghdâdî [m. 463H]

sortbook  et Ibn ’Abdel-Barr an-Niwârî [m. 463H]

Et :

sortbook  ’Abd ul-Ghanî al-Maqdasî [m. 620H],

sortbook  Ibn Salâh [m. 643H],

sortbook  Ibn Taymiyyah [m. 728H],

sortbook  al-Mizzî [m. 743H], adh-Dhahabî [m. 748H],

sortbook  Ibn Kathîr [m. 774H]

et leurs contemporains et ceux qui vinrent après eux, et suivirent leurs pas en s’accrochant fermement au Livre et à la Sounnah jusqu’à ce jour.

Ce sont ceux qui sont désignés par : « Les gens du hadîth ». [5]

Notes

[1] Hadîth authentique, rapporté par Muslim (3/1523), Ahmad (5/278-279), Abû Dâwoûd (3/4), Tirmidhî (4/420), Ibn Mâdjah (1/4-5), al-Hâkim (4/449-450), at-Tabarânî dans Mou’djam al-Kabîr (7643) et Abû Dâwoûd at-Tayâlisî (p. 94, no. 689) – Authentifié par SHeikh al-Albânî dans « As-Sahîhah n°270-1955 »

[2] Coran 24/63

[3] Coran 4/65

[4] Coran 24/51

[5] kitâb « Makânat Ahl ul-Hadîth » – traduit par Bilal Davies – salafipublications.com

copié de manhajulhaqq.com

Cheikh Rabi Ibn Hadi al-Madkhali

« Et celui qui fait revivre ma Sunna m’aime. Et celui qui m’aime sera avec moi dans le Paradis. » Quel musulman et quelle musulmane ne connaissent pas ces mots du célèbre Hadith du Prophète (sur lui la paix) ? Et qui ne voudrait pas être en compagnie du Prophète dans le Paradis ? Et qui ne voudrait pas mettre en pratique la Sunna, c’est-à-dire « la voie du Prophète » (sur lui la paix) ?

Le problème c’est que trop souvent certains musulmans ont adopté une vision étriquée de « la Sunna du Prophète » (sur lui la paix). En effet, celle-ci est considérée par ces musulmans comme se constituant avant tout – voire presque uniquement – des faits de « manger avec ses doigts, manger en s’asseyant par terre, porter des sandales » et d’autres sunna de ce genre, qui relèvent des sunna ‘âdiyya ». Or la Sunna est constituée avant tout des « sunna ta’abbudiyya » (dont certaines sont obligatoires, d’autres fortement recommandées, d’autres conseillées). La Sunna, c’est ce que le Prophète a dit, fait et approuvé, et elle concerne, en tant que telle, tous les domaines auxquels est lié l’islam.
Voici ci-après, des paroles du Prophète où il a employé le mot « sunna » pour décrire certains de ces domaines :
Suivre la Sunna du Prophète à propos des croyances (‘aqâ’ïd) :
Le Prophète a dit : « … Et celui d’entre vous qui vivra verra de nombreuses déviances. Attachez-vous alors à ma Sunna et à la Sunna des califes bien guidés après moi (al-khulafâ ar-râshidûn) (rapporté par at-Tirmidhî). Ces déviances dont parlait le Prophète sont celles qui allaient surgir à propos des croyances, comme celles d’Ibn Sabâ qui ont conduit au kharidjisme etc., ou encore comme celles qui ont conduit au mutazilisme, etc.
Face à des déviances, qui concernent donc les croyances, le Prophète demande de s’attacher à la Sunna, donc aux croyances que lui il a enseignées. Suivre les croyances (‘aqâ’ïd) qu’a enseignées le Prophète, c’est donc suivre la Sunna du Prophète.
Suivre la Sunna du Prophète à propos de ce qui est purement cultuel (ta’abbudât) :
Le Prophète a dit : « Chaque fois qu’un peuple invente une innovation (bid’a), une quantité semblable de Sunna est enlevée de lui. Car s’en tenir à une Sunna vaut mieux que rajouter une innovation (bid’a) » (rapporté par Ahmad, hadîth dhaîf lada-l-Albânî, wa lâkin hunâka hadîth sahîh ladayhi, rawâhu ad-Dârimî, wa huwa fî ma’nâhu). Il s’agit ici de tout ce qui est purement cultuel, où il faut s’en tenir strictement à ce que le Prophète a fait, et où on ne peut rien rajouter sous peine de tomber dans la Bid’a. S’en tenir, dans le domaine du purement cultuel, à ce qu’a fait le Prophète, c’est donc suivre la Sunna du Prophète.
Suivre la Sunna du Prophète à propos des règles du droit (fiqh) :
Deux Compagnons étaient partis en voyage. L’heure de la prière arriva et n’ayant pas d’eau, ils firent la purification par la poussière (tayammum) et accomplirent leur prière. Mais ensuite, avant que l’heure de cette prière se termine, ils trouvèrent de l’eau. L’un se dit alors que la prière accomplie avec la purification par la poussière (tayammum) était suffisante. Mais l’autre fit les ablutions (wudhû) et refit la prière qu’il avait déjà faite après avoir fait la purification par la poussière (tayammum). Arrivés auprès du Prophète à Médine, ces deux Compagnons lui racontèrent ce qu’ils avaient fait. Le Prophète donna alors raison au premier et lui dit : « Tu as pratiqué la Sunna » (rapporté par Abû Dâoûd). Voici ce que nous avons appris être une « règle de droit » dans les « ouvrages de jurisprudence » : « On n’avait pas d’eau, on a fait la purification par la poussière (tayammum) et on a accompli la prière. Puis, avant la fin de l’heure de la prière, on a trouvé de l’eau. Il ne faut pas refaire cette prière. » C’est vrai : cela relève du droit. Mais c’est aussi une sunna du Prophète. Les règles du droit musulman sont, ainsi, soit directement, soit indirectement issues des paroles du Prophète (que ces règles concernent ce qui est purement cultuel ou ce qui est financier, ce qui est social, etc.). Suivre les règles juridiques (fiqh) qu’a enseignées le Prophète, c’est donc suivre la Sunna du Prophète.
Suivre la Sunna du Prophète à propos de ce qu’on pense et dit des autres, et de son comportement vis-à-vis d’eux :
Le Prophète avait dit à Anas ibn Mâlik : « Mon petit, si tu es capable d’avoir, chaque matin et chaque soir, le cœur pur de rancœur (« ghissh ») vis-à-vis de chacun, fais-le. Mon petit, cela fait partie de ma Sunna. Et celui qui fait revivre ma Sunna m’aime. Et celui qui m’aime sera avec moi dans le Paradis » (rapporté par at-Tirmidhî, hadîth dh’aîf wa lâkin yasluhu lil-fadhîlah wa lil-istish’hâd fil-hukm).
Où est notre mise en pratique de la Sunna par rapport à cette parole ? Les cœurs sont-ils purs de rancœur vis-à-vis de ceux que l’on côtoie ? Ou bien sont-ils pleins de ce qui fait de leur possesseur un « double visage » (dhu-l-wajhayn selon les mots du Prophète) ? En plus, c’est dans cette parole que se trouve justement la phrase que l’on aime répéter : « Et celui qui a fait revivre ma Sunna m’aime. Et celui qui m’aime sera avec moi dans le Paradis ». Où est-elle dans notre Communauté, la Sunna, sur ce point ?
Certains frères disent : « Par amour pour le Prophète, nous, nous portons des sandales qui ressemblent aux siennes plutôt que des chaussures européennes, de même que nous mangeons par terre plutôt qu’à table ». C’est un choix respectable pour ce qui relève de « sunna ‘âdiyya ». Mais le problème c’est que ces mêmes personnes, ensuite, vous racontent des rumeurs qu’elles ont entendues ici et là. Et quand vous leur dites que le contenu en est faux, elles vous récitent le proverbe : « Il n’y a pas de fumée sans feu ! »
Bravo. Tu considères que, par amour pour le Prophète, il s’agit de ne pas adopter des chaussures qui sont différentes du modèle de celles du Prophète. Mais ça ne gêne pas ta conception de l’amour du Prophète que d’adopter le proverbe « Il n’y a pas de fumée sans feu » bien que celui-ci contredise les paroles du Prophète ?
– En effet, le proverbe dit que s’il y a une rumeur, c’est qu’il y a forcément une vérité.
– Et le Prophète, lui, a dit qu’il y a des gens qui inventent des propos, que ces propos se répandent ensuite partout sous forme de rumeur sans que ce soit vrai, et que ces gens subiront dans leur tombe (al-barzakh) le châtiment d’avoir le visage sans cesse déchiré (rapporté par al-Bukhârî, hadîth n° 5745 et n° 1320). Le Prophète a dit aussi : « Il est suffisant, comme mensonge, qu’un homme répète tout ce qu’il entend » (rapporté par Muslim). Le Prophète dit : « Dieu (…) déteste le « qîla wa qâla » (rapporté par Muslim) (« qîla wa qâla » désigne les rumeurs et les on-dit). Le Prophète a dit encore : « Quelle mauvaise monture pour un homme que « za’amû » (« on dit que… ») (rapporté par Abû Dâoûd).
Et malgré toutes ces paroles du Prophète, on adopte l’autre proverbe la conscience tranquille… et on prétend être de ceux qui suivent le modèle du Prophète.
La vérité est là, affligeante : on s’est focalisé, en matière de Sunna du Prophète, uniquement sur la forme de ses chaussures, la couleur de ses vêtements, et le fait de manger par terre. Le reste, est devenu secondaire, à la limite de l’utile. Est-ce là la conception de la Sunna qu’avaient le Prophète et ses Compagnons ?!
Conclusion :
1. La Sunna concerne non pas seulement la façon de s’habiller, de manger et de boire, mais aussi et surtout les croyances, les règles juridiques, le fait de s’en tenir à ce que le Prophète a fait comme acte purement cultuel, le comportement vis-à-vis d’autrui, etc.
2. Certaines Sunna sont obligatoires, d’autres fortement recommandées, d’autres conseillées.
3. On ne peut pas – et cela relève de l’enseignement même du Prophète – considérer ce qui est conseillé comme étant primordial, et considérer ce qui est obligatoire comme étant secondaire !
4. Pour toute chose relevant du domaine de ce qui est purement cultuel (al-‘ibâdât), on ne peut rien faire que le Prophète n’ait pas fait, sous peine de tomber dans l’innovation religieuse (bid’ah). Par contre, pour ce qui relève du domaine de ce qui n’est pas purement cultuel (al-‘âdât), pratiquer la Sunna du Prophète revient à intégrer de nouvelles choses aux principes laissés par le Prophète (les « sunna ‘âdiyya »), même si le Prophète n’avait pas fait ces nouvelles choses.
5. Et si le Prophète avait, dans ce domaine des ‘âdât, pratiqué certaines choses liées à son époque à lui, on peut les pratiquer par amour pour lui, ce qui relèvera alors des « sunna ‘âdiyya » et sera source de récompenses pour un acte recommandé, comme on peut ne pas les pratiquer sans les mépriser. Ainsi, on ne doit pas mépriser une « sunna ‘âdiyya » telle que manger avec ses doigts – car c’est une chose qu’a faite le Prophète – , mais on ne doit pas non plus faire de reproche à ceux des musulmans qui choisissent de manger avec une fourchette dès qu’ils tiennent compte des « sunna ta’abbudiyya » du Prophète en la matière (entre autres utiliser sa main droite, ne pas manger de choses interdites dans les Hadîths, etc.).
« Pratiquer et faire revivre la Sunna du Prophète » « pratiquer l’excellent modèle (uswa hassana) que constitue le Prophète, c’est tenir compte de tout cela…
islamweb

ahl as-sunnah wa-l-jamâah ne délaisse pas la sunna pour comprendre le coran

ceci en raison de la parole d’allah :

« ô vous les croyants ! obéissez à allah, et obéissez au messager et à ceux d’entre vous qui détiennent le commandement. puis, si vous divergez en quoi que ce soit, renvoyez le jugement à allah et au messager» (an-nisâ’, v.59)

« et vers toi, nous avons révélé le coran, pour que tu exposes clairement aux gens ce qu’on a révélé pour eux » (an-nahl, v.44)

« que ceux qui s’opposent à son ordre prennent garde qu’une épreuve ne les atteigne, ou que ne les atteigne un châtiment douloureux. » (an-nûr, v.63)

et le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : « certes, on m’a accordé le coran et son équivalent, et peu s’en faut qu’un homme repu allongé sur son divan dise : attachez-vous au coran. ce qui vous y trouverez de licite, déclarez-le licite, et ce que vous y trouverez d’illicite déclarez-le illicite. » [sahîh sunan abî dâwud(1294)]

al-‘irbâd ibn sâriyah rapporte : « le messager d’allah (salallahu ‘alayhi wasalam) nous adressa un sermon éloquent qui fit trembler les cœurs et couler les larmes. je dis : ô messager d’allah ! cela ressemble à un sermon d’adieu, alors fais-nous des recommandations. il dit : « je vous recommande de craindre allah, et d’écouter et obéir, même si c’est un esclave abyssin qui vous gouverne. quiconque vivra parmi vous verra de nombreuses divergences, alors attachez-vous à ma sunna et la sunna des califes bien guidés, mordez-y avec vos molaires. et prenez garde aux choses nouvelles [dans la religion] car toute innovation est un égarement. » [as-sahîhah (937)]

et dans le sahîh al-bukhârî, il est rapporté d’après hudhayfah : « ô vous assemblée de savants ! restez sur la voie droite car vous avez été devancés de loin, et si vous déviez à droite ou à gauche, vous vous égarerez très loin. » [al-bukhârî (6853)]

shaykh fawzân dit :

ceci montre que la sunna est une preuve qu’il faut utiliser au même titre que le noble coran. elle est au deuxième rang après le coran car allah a confié à son prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) l’exposé du coran. allah dit : « et vers toi, nous avons révélé le coran, pour que tu exposes clairement aux gens ce qu’on a révélé pour eux et afin qu’ils réfléchissent. » [an-nahl, v.44]

ainsi, la sunna explique le coran, l’explicite, le commente et l’indique, il est donc nécessaire d’utiliser la sunna comme preuve avec le coran. par exemple, allah a ordonné la prière : son accomplissement, sa préservation, la continuité en cela, et il a menacé ceux qui la délaissent et suivent leurs désirs. mais on ne trouve pas dans le coran de détails sur la prière : quel est le nombre de ses rakaât, qu’y dit-on, que dit-on lors de la station debout, l’inclinaison et la prosternation, et quels sont les détails de la prière ? tout cela ne se trouve pas dans le coran, mais dans la sunna. le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : « priez comme vous m’avez vu prier. » [al-bukhârî (605)] de même pour la zakât, allah l’a ordonnée de manière globale dans le coran, sans en exposer la valeur, les types de bien qui y sont soumis, mais il l’a uniquement ordonnée de manière globale. allah dit : « accomplissez la prière, acquittez la zakât, et inclinez-vous avec ceux qui s’inclinent » [al-baqarah, v.43]

celui qui l’explique, la délimite et l’explicite est le messager d’allah (salallahu ‘alayhi wasalam) dans sa sunna. il a exposé ce qu’était la zakât : quand elle était obligatoire, quels étaient les biens soumis à lazakât, la valeur de ce que l’on doit acquitter en zakât. et il en est de même pour le jeûne, le pèlerinage et pour toutes les adorations, leurs détails ont été rapportés du prophète (salallahu ‘alayhi wasalam).

c’est là la voie de ahl as-sunnah wa-l-jamâah, ils prennent pour preuve la sunna au même titre que le coran. ils placent le coran au premier degré, puis la sunna, puis l’unanimité, puis l’analogie, puis le reste des fondements exposés dans les livres traitant des fondements de la religion.

mais il existe des groupes d’égarés qui ne considèrent pas la sunna comme une preuve, comme al-khawârij et ceux qui empruntent leur voie, parmi ceux qui ont rejeté la sunna et s’en sont tenus au coran, comme ils prétendent. à notre époque, on les nomme les coranites, c’est-à-dire qu’ils prétendent s’appuyer sur le coran, et ils mentent en cela, ils ne s’appuient pas sur le coran, car le coran ordonne de suivre la sunna. allah dit : « ce que le messager vous donne, prenez-le ; et ce qu’il vous interdit, abstenez-vous en» [al-hashr, v.7]

ainsi, ils ne mettent pas en pratique le coran lorsqu’allah dit de son prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) : « il leur enseigne le livre et la sagesse »

le livre désigne le coran, et la sagesse désigne la sunna, ou encore le fait que la sunna prophétique fait partie de la sunna. allah dit : « quiconque obéit au messager obéit à allah» [an-nisâ’, v.80]

« nous n’avons envoyé de messager que pour qu’il soit obéi, par la permission d’allah. » [an-nisâ’, v.64]

« obéissez à allah et obéissez au messager » [al-mâ’idah, v.92]

« obéissez au messager, afin qu’il vous soit fait miséricorde. »

et les versets à ce sujet sont très nombreux. et le prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : « certes, on m’a accordé le coran et son équivalent. » [sahîh sunan abî dâwud (1294)] la voie de ahl as-sunnah wa-l-jamâ’ah consiste à prendre pour preuve la sunna et la mettre en pratique. quant à ceux qui sont d’avis de se limiter au coran en se passant de la sunna, ils sont égarés, et leur acte peut même les rendre mécréants.

de même, certains d’entre eux qui font une différence dans la sunna, comme al-muctazilah et ceux qui ont emprunté leur voie, et ne prennent pas comme preuve une partie authentique de la sunna. ils disent : on ne doit prendre comme preuve que ce qui est rapporté de nombreuses chaînes de transmission, quant à ce qui n’est rapporté que d’une seule chaîne de transmission, on ne doit pas le prendre comme preuve dans la croyance. ils n’utilisent pas la sunna authentique concernant la croyance, si cela n’est rapporté que d’une chaîne de transmission, selon leur prétention, mais ils s’appuient sur des règles de rhétoriques et de raisonnement qu’ils ont fondées. et si ces règles sont en contradiction avec le hadith authentique et confirmé du messager d’allah (salallahu ‘alayhi wasalam), ils s’appuient sur leur règle de raisonnement et rejettent le hadith, soit par une fausse interprétation, soit en mentant et en accusant faussement les transmetteurs de hadiths du messager d’allah (salallahu ‘alayhi wasalam). ils comptent également parmi ceux qui ont rejeté la sunna, même s’ils ne l’ont pas repoussée en intégralité, mais ils en ont rejeté la plus grande partie. c’est là une voie caduque, égarée et déviante, nul doute en cela, car ils ont renié la sunna prophétique, ou une partie. et si on renie la sunna, ou une partie seulement, de nombreuses règles de la législation disparaissent, et ainsi que signifie l’obéissance au messager (salallahu ‘alayhi wasalam) ? de plus, cela est contraire à la voie des adeptes de la vérité qui prennent pour preuve ce qui est authentique de ce qui est rapporté du messager d’allah (salallahu ‘alayhi wasalam), que cela soit rapporté de plusieurs chaînes de transmission ou d’une seule, concernant les croyances ou autre, conformément à la parole d’allah : « ce que le messager vous donne, prenez-le ; et ce qu’il vous interdit, abstenez-vous en. », et sa parole : « quiconque obéit au messager obéit à allah. », ou encore : « si vous lui obéissez, vous serez bien guidés. » [an-nûr, v.54] et bien d’autres versets encore.

utiliser la sunna comme preuve fait donc partie des fondements de ahl as-sunnah wa-l-jamâ’ah ; et au contraire la rejeter, totalement ou en partie, compte parmi les fondements des adeptes de l’innovation, de l’égarement et de l’éloignement vis-à-vis de la vérité.

il existe ce que l’on nomme aujourd’hui les rationalistes, qui sont les descendants de al-mu’tazilah et empruntent cette voie égarée. lorsqu’un hadith authentique du messager d’allah (r) contredit leur raison et pensées, ils le rejettent et disent : « nous n’allons pas repousser ce que nous dit la raison pour un hadith rapporté par untel ! » et ce, au point qu’ils ont émis des doutes sur les hadiths rapportés par al-bukhârî et d’autres. ils ont dit : « même si al-bukhârî le rapporte, ou n’importe qui d’autre. » tant que cela est contraire à leur raison, ils ne l’acceptent pas, et ils l’ont clairement affirmé dans leurs écrits et ouvrages. on les nomme rationalistes car ils donnent priorité à la raison sur la sunna authentique rapportée du messager d’allah (salallahu ‘alayhi wasalam). mais quels sont ces esprits auxquels on donne priorité sur la sunna ? des esprits limités, si seulement ils savaient ! pour ce qui est de la sunna, elle est infaillible, et quant à leurs esprits ils sont suspects et limités. mais l’égarement, qu’allah nous en protège, conduit son adepte à la perte. c’est un groupe qui existe à notre époque et qui possède des ouvrages, il est donc obligatoire d’avertir contre ses égarements et sa voie.

 source : al-isbâh

traduit et publié par les salafis de l’est

Son Mariage

Une année s’écoula depuis le traité de Hudaybiyya. Arriva alors le jour où le Prophète  et les croyants décidèrent d’effectuer une Umra (petit pèlerinage) comme le leur permettait le traité de paix. C’est en l’an 7 de l’Hégire que le Prophète et les croyants se rendirent à la Mecque. Les présents lançaient d’une seule voix « Labayka Allahumma labayk« .

Au même moment, le coeur d’une femme s’était épris de l’Envoyé de Dieu . C’était l’une des plus honorables femmes de la Mecque. Elle s’appelait Barrah Bint al-Harith ibn Huzn Ibn Bajir al-Amiryya al-Hilaliyya. Elle était la soeur d’Umm al-Fadl, l’épouse d’al-Abbas, oncle paternel du Prophète, cette femme qui n’hésita pas à lever la main sur Abu Lahab, l’ennemi de Dieu et le frappa d’un coup de bâton sur la tête.

 cette époque, Barrah était veuve d’Abu Rahm Ibn Al-‘Uzza al-Amari. Elle avait trente six ans. Elle se confia à sa soeur pour lui exprimer son désir d’épouser l’Envoyé de Dieu . Umm Fadl en fit part à son mari. Al Abbas n’hésita pas un instant pour transmettre le message au Prophète . Celui ci accepta cette union avec promesse de remettre quatre cents dirhams en guise de dot.

Après trois jours de la Umra, le Prophète  et ses compagnons quittèrent la Mecque comme convenu. Il laissa à Abi Rafi’ le soin de lui apporter Maymouna. Ainsi, le mariage fut consommé à Sarif, une étape lors du retour vers Médine. Le Prophète  lui donna un nouveau nom « Maymouna »  qui signifie « La Bénie ».

Sa vie à Médine

Maymuna était de très bonne nature et s’entendait bien avec tout le monde, et aucune querelle ou mésentente avec les autres femmes du Prophète ne fut relatée à son sujet. Aïcha dit d’elle : « Parmi nous, elle était celle qui craignait le plus Allah – Exalté soit-Il – et elle faisait le maximum pour maintenir les liens de parenté« .

Il est également rapporté qu’Abdallah Ibn Abbas, qui était encore un enfant, fut une nuit l’invité de Maymouna (qui était sa tante) et du Prophète. Au milieu de la nuit, le Prophète  se leva pour accomplir la prière du tahajjoud (prière nocturne surérogatoire) et Ibn Abbas se joignit à lui. Ils firent tous deux leurs ablutions et la prière de onze rak`ât, puis se couchèrent à nouveau jusqu’à l’aube.

Maymuna vécut trois ans auprès du Prophète  jusqu’à son décès. Ce fut dans sa chambre que le Prophète  commença à sentir les effets de sa maladie finale. Il demanda ensuite la permission à ses femmes de rester dans la chambre d’Aïcha pendant cette période.

Sa mort

Maymuna mourut à l’âge de quatre-vingts ans, en 51 de l’Hégire. Elle demanda à être enterrée à l’endroit où elle avait épousé le Prophète à Sarif, et sa requête fut entendue.

On rapporte qu’à ses funérailles, Ibn Abbas dit : “Ce fut la femme du Messager d’Allah  alors, lorsque que vous la soulèverez, ne la secouez pas et ne soyez pas trop brutaux, mais soyez doux”.

Islammedia 2011

Un don d’Egypte

Maria , la copte (Chrétienne Egyptienne) naquit dans un village appelé Hifin, situé sur le bord oriental du Nil. Son père, était copte et sa mère aussi. Après sa première enfance, au début donc de sa jeunesse, elle alla résider, avec sa soeur Sérine, dans le palais du dirigeant des coptes. Elle vivait en ce lieu quand elle entendit parler d’un Prophète, habitant la Presqu’île arabique, qui appelait à une nouvelle religion céleste. Elle se trouvait dans le palais quand Hatib Ibn Abi Balta’a vint en délégation, porteur d’un message au roi. Celui-ci entra et remit la lettre en question.

Après : Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, la lettre appelait à embrasser l’Islam. Le roi lut le message, le plia avec soin et le plaça dans un étui qu’il remit à l’une de ses servantes. Ensuite, il se tourna vers Hatib et lui demanda de lui parler de ce Prophète et de le décrire. A la fin de l’exposé de l’émissaire du Prophète, il dit à Hatib :

– Je savais qu’il restait encore un prophète à envoyer. Je pensais qu’il allait se manifester dans le Shâm car c’est dans cette région que les messagers sont issus. Je vois qu’il vient d’apparaître dans une terre arabe… Malheureusement, les coptes ne m’obéiront pas.

Il ne pouvait donc embrasser l’Islam, sans quoi il risquerait certainement de perdre son trône. Or, il ne voulait pas se séparer de son autorité sur son peuple.

Dans sa réponse au Prophète , le roi le remercia en l’informant qu’il envoyait, avec son émissaire, deux femmes coptes, de hautes conditions sociales, ainsi que des vêtements somptueux et un mulet qu’il pourrait monter.

En remettant le message à Hatib, il s’excusa de ne pas répondre favorablement à son appel d’adhésion à l’Islam car les coptes sont attachés à leur religion. Il lui demanda également de garder secret ce qui vient de se produire entre eux, afin que son peuple n’en sache absolument rien.

Après quoi, Hatib partit avec les présents royaux et les deux soeurs, Maria et Sérine. Il était compréhensible que ces dernières quittent avec regret leur patrie. Pour apaiser leur tristesse et leur faire oublier quelque peu ce qu’elles viennent d’abandonner, Hatib se mit, en cours de route, à leur raconter l’histoire antique du pays des Arabes. Il leur conta les récits et les légendes que le temps avait tissés autour de la Mecque et du Hijaz au cours des siècles. Après quoi, il leur parla du Prophète et de l’Islam. Il sut choisir les faits les plus convaincants et les arguments les plus probants, si bien que les deux soeurs furent réjouies de ce qu’elles venaient d’entendre et leurs coeurs s’ouvrirent à l’Islam et à son Prophète.

Arrivée et vie à Médine

L’arrivée de Maria et de sa soeur eut lieu en l’an VII de l’Hégire. Le Prophète  venait de revenir de Hudaybiyya où il conclut un pacte avec les Qurayshites. Maria lui plut et la prit pour épouse. Quant à sa soeur, il la maria avec son poète Hasan Ibn Thabit. Le bruit courut à travers la ville qu’une belle Egyptienne, aux cheveux longs, venait d’arriver des rivages du Nil et qu’elle avait été offerte en cadeau à l’Elu de Dieu.

Une année s’écoula et Maria menait une vie heureuse. Sa nostalgie de l’Egypte s’estompa. A présent, elle se familiarisa avec la vie médinoise et vivait paisiblement dans la Maison du Prophète. Aussi, accepta-t-elle volontiers de porter le Hijab, au même titre que les Mères des croyants.

Sa situation s’identifiait quelque peu à Hagar, la femme d’Abraham, qui, elle aussi, quitta l’Egypte, dans son état d’esclave, pour venir s’installer au Hijaz, en femme libre. Présentement, la différence portait sur le fait que sa compatriote donna naissance à Ismael. Allait-elle, à son tour, donner un enfant au Prophète ? C’est que son mari, depuis la mort de Khadija eut plusieurs épouses, pourtant, aucune d’elles ne lui donna un héritier mâle.

La bonne nouvelle

Deux années s’étaient écoulées depuis son mariage avec l’Envoyé de Dieu. Le souvenir de Hagar et d’Ismael continuait à habiter son esprit quand, un jour, elle sentit qu’elle portait un enfant dans son ventre. Cependant, elle n’y croyait pas, se figurant que ce n’était qu’une illusion qu’elle se faisait. C’était peut-être son imagination qui lui jouait un tour. C’est pourquoi, vivant encore dans le doute, elle cacha la nouvelle pendant un ou deux mois. Cependant, au fur et à mesure que la grossesse prenait forme, le doute se transforma en certitude. Ce n’était plus un rêve mais bel et bien une réalité.

Maria communiqua d’abord la bonne nouvelle à sa soeur Sérine qui l’assura qu’elle portait bien un enfant dans son ventre. Elle fut transportée de joie et elle annonça au Prophète  la prochaine naissance d’un enfant. Celui ci leva les yeux au Ciel et remercia, à son tour, son Créateur. Sa joie atténua quelque peu la tristesse qui l’envahi après le décès de ses filles Zaynab, Ruqiya et Umm Kaltoum.

L’évènement ne tarda pas à faire le tour de la ville :

– L’Elu de Dieu attendait un enfant de Maria l’Egyptienne.

Nous pouvons imaginer le désarroi des autres épouses. Voilà une femme étrangère enceinte alors qu’elle n’avait séjourné qu’une année avec le Prophète, au moment où elles-mêmes n’avaient pas porté de descendant dans leur ventre après plusieurs années dans sa Maison. C’était le destin.

Le Prophète craignait pour la santé de Maria. Aussi, la transporta-t-il dans les faubourgs de Médine afin qu’elle jouisse du calme et préserve la santé de l’enfant qui allait naître. Sérine resta auprès de sa soeur Maria pour prendre soin d’elle jusqu’au jour de la naissance, à savoir la nuit du mois de Dhu-l-Hijja, an VIII de l’Hégire. Le Prophète  fit appel à une sage-femme et s’isola dans un coin de la maison où il s’adonna aux prières et aux implorations.

La sage femme lui annonça la naissance d’un garçon qui, issu d’un homme libre, allait affranchir sa mère de son état d’esclave. L’envoyé de Dieu  était transporté de joie. Il nomma son fils Ibrahim, nom du père des croyants. Il distribua en aumônes une quantité d’orge égale au poids du nourrisson.

Un jour, le Prophète  prit son fils dans ses bras et le porta chez Aisha afin que celle-ci puisse y voir les traits similaires aux siens. Certes, l’épouse préférée retint ses larmes de joie. Elle se retint de montrer sa jalousie mais elle la manifesta sous une autre forme :

– Je ne vois aucune ressemblance entre toi et ce fils.

Aisha avait dit plus tard, qu’elle n’avait jamais été jalouse d’une femme autant que de Maria car elle était non seulement belle mais aussi Dieu lui accorda un enfant alors que les autres épouses en étaient privées.

Le décès d’Ibrahim

Hélàs ! Le bonheur de Maria ne dura qu’une année et un peu plus. Elle allait connaître une épreuve terrible et une période amère : la perte de son enfant. Celui ci tomba malade alors qu’il n’avait pas encore clos ses deux années. Maria fit appel à sa soeur pour lui tenir compagnie et veillait avec elle autour du lit d’Ibrahim. Cependant, la vie de ce dernier commença à s’éteindre petit à petit.

Le Prophète , apprenant la mauvaise nouvelle, arriva à la maison, appuyé sur l’épaule de Abd ar-Rahman ibn Awf, parce que la douleur et la souffrance lui firent perdre ses forces. Il prit son fils dans les bras de sa mère et le mit sur ses genoux, le coeur triste.

Il ne restait plus à l’Elu de Dieu qu’à dire que telle était la volonté divine. La mort était le lot de tous les humains. Les derniers rejoindront toujours les premiers, ajoutant un deuil à un autre. Certes, les yeux pleurent et le coeur est triste, mais, en aucune manière, ils ne se lamentent du sort décidé par le Créateur.

Il se tourna vers Maria, attendri par l’état où elle se trouvait. Il lui dit :

– Ibrahim est mon fils. Son allaitement se poursuivra au Paradis.

Il fit alors appel à son neveu, al-Fadl, le fils de ‘Abbas pour laver le petit garçon tandis que lui, il demeura assis dans un coin, triste. Ensuite, il ensevelit son fils, s’acquitta d’une prière de quatre unités et l’ensevelit lui-même dans le cimetière d’al-Baqi.

L’éclipse solaire

Au retour de l’enterrement, le soleil se voila et l’horizon s’obscurcit. Quelqu’un dit :

– L’éclipse du soleil est conséquente à la mort d’Ibrahim.

Cette réflexion parvint aux oreilles du Prophète . Il se tourna vers ses compagnons et leur dit :

– Le soleil et la lune sont deux des signes de Dieu. Ni l’un ni l’autre ne s’éclipsent ni à la mort ni à la vie de quelqu’un.

De son côté Maria, la blessure au coeur, fit preuve de patience, acceptant avec résignation la volonté de Dieu. Elle resta cloîtrée dans sa chambre pendant la durée de l’enterrement. Ensuite, elle alla au cimetière, s’assit près de la tombe de son fils. Elle ne pouvait retenir ses larmes. Elle les avait retenues jusque là devant son mari, pour ne pas aggraver la blessure de ce dernier. Mais là, seule, ses yeux exprimaient la forte douleur de son coeur.

Le Prophète  mourra une année plus tard. Il laissa Maria veuve. Celle-ci mourut en l’an XVI de l’hégire. Le calife Umar appela les gens à se rassembler et à suivre le cercueil. Il pria sur sa tombe et l’enterra dans le cimetière de Baqi.

Islammedia 2011

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